LES MYTHES FONDATEURS

DE LA POLITIQUE ISRALIENNE



Aprs avoir, pendant plus 
d'un demi-sicle, publi mes 
ouvrages chez les plus grands 
diteurs franais, je suis 
contraint d'diter aujourd'hui en 
samizdat,  compte d'auteur, 
cette anthologie de l'hrsie 
sioniste, parce que j' ai, depuis 
1982, viol un tabou : la critique 
de la politique isralienne, 
dfendue dsormais par la loi 
sclrate Gayssot-Fabius du 13 
juillet 1990, qui restaure en 
France le dlit d'opinion du 
Second Empire, en supplant par 
une loi rpressive  la carence 
des arguments.

C'est pourquoi les libraires 
qui entendent continuer  faire 
leur mtier doivent passer leurs 
commandes  la Librairie du 
Savoir, Librairie Roumaine de 
Paris, qui a accept le dpt de 
ce samizdat comme elle le faisait 
au temps de Ceaucescu o 
rgnait dj _ mais ailleurs 
qu'en France _ la pense unique 
et le terrorisme intellectuel.
			R. G.



Roger Garaudy




Les Mythes fondateurs
de la politique
isralienne




SAMISZDAT
Roger Garaudy
1996





I.S.B.N. : 2-951-000-5


@  Roger Garaudy. 1996





POURQUOI CE LIVRE ?



Les intgrismes, gnrateurs de violences et de guerres, 
sont une maladie mortelle de notre temps.
Ce livre fait partie d'une trilogie que j'ai consacre  les 
combattre :
Grandeur et dcadence de l'Islam, dans lequel je dnonce 
l'picentre de l'intgrisme musulman : l'Arabie Saoudite. 
J'y ai dsign le Roi Fahd, complice de l'invasion 
amricaine au Moyen-Orient, comme "prostitue politique", 
qui fait de l'islamisme une maladie de l'Islam.
Deux ouvrages consacrs  l'intgrisme catholique 
romain qui, tout en prtendant "dfendre la vie", disserte 
sur l'embryon, mais se tait lorsque 13 millions et demi 
d'enfants meurent chaque anne de malnutrition et de 
faim, victimes du "monothisme du march" impos par la 
domination amricaine. Ces ouvrages s'intitulent : Avons-
nous besoin de Dieu ? et Vers une guerre de religion ? (contre 
le monothisme du march).
Le troisime volet du triptyque : Les Mythes fondateurs 
de la politique isralienne, dnonce l'hrsie du sionisme 
politique qui consiste  substituer au Dieu d'Isral l'tat 
d'Isral, porte-avions nuclaire et insubmersible des 
provisoires matres du monde : Les tats-Unis, qui 
entendent s'approprier les ptroles du Moyen-Orient, nerf 
de la croissance  l'occidentale. (Modle de "croissance" qui, 
par le truchement du F.M.I., cote au Tiers Monde 
l'quivalent  en morts d'un Hiroshima tous les deux jours).
Depuis Lord Balfour, dclarant, lorsqu'il livrait aux 
sionistes un pays qui ne lui appartenait pas : Peu importe 
le systme mis en ouvre pour que nous conservions le ptrole 
du Moyen-Orient. Il est essentiel que ce ptrole demeure 
accessible. (Kimhe John, Palestine et Isral. d. Albin 
Michel. 1973, p. 27), jusqu'au secrtaire d'tat amricain, 
Cordell Hull : Il faut bien comprendre que le ptrole 
d'Arabie Saoudite constitue l'un des plus puissants leviers du 
monde (ibidem, p. 240), une mme politique assigne la 
mme mission aux dirigeants sionistes israliens, celle qu'a 
dfinie Joseph Luns, ancien secrtaire gnral de 
l'O.T.A.N. : Isral a t le mercenaire le moins coteux de 
notre poque moderne. (Nadav Shraga, Haaretz du 13 
mars 1992).
Un mercenaire pourtant bien pay puisque, par exemple, 
de 1951  1959, deux millions d'Israliens ont reu, par 
tte, cent fois plus que deux milliards d'habitants du Tiers 
Monde; et surtout mercenaire bien protg : de 1972  
1996, les tats-Unis ont oppos trente fois leur veto, aux 
Nations Unies,  toute condamnation d'Isral, alors que ses 
dirigeants appliquaient leur programme de dsintgration 
de tous les tats du Moyen-Orient, programme expos par 
la revue Kivounim (Orientations) n  4, fvrier 1982, p. 50  
59,  l'poque de l'invasion du Liban. Cette politique 
repose, grce  l'appui inconditionnel des tats-Unis, sur 
l'ide que la loi internationale est un "chiffon de papier" 
(Ben Gourion), et que par exemple, les rsolutions 242 et 
338 des Nations Unies, qui exigent qu'Isral se retire de la 
Cisjordanie et du Golan, sont destines  rester lettre 
morte, de mme que la condamnation unanime de 
l'annexion de Jrusalem, que mme les tats-Unis 
votrent, mais en excluant toute sanction.
Une politique aussi inavouable en son fond exige le 
camouflage que mon livre a pour objet de dvoiler.
D'abord, une prtendue justification "thologique" des 
agressions par une lecture intgriste des textes rvls, 
transformant le mythe en histoire : le grandiose symbole de 
la soumission inconditionnelle d'Abraham  la volont de 
Dieu, et sa bndiction de "toutes les familles de la terre", 
transform en son contraire tribal : la terre conquise 
devenant "terre promise", comme chez tous les peuples du 
Moyen-Orient, de la Msopotamie aux Hittites et  
l'gypte.
Il en est de mme pour l'Exode, cet ternel symbole de la 
libration des peuples contre l'oppression et la tyrannie, 
invoqu aussi bien par le Coran (XLIV, 31-32) que par les 
actuels "thologiens de la libration". Alors qu'il s'adresse  
tous les peuples fidles  la volont d'un Dieu Universel, il 
devient un miracle unique, et le privilge qu'aurait accord 
un Dieu partiel et partial  un peuple lu, comme dans 
toutes les religions tribales et tous les nationalismes, qui 
prtendent tre le peuple lu dont la mission serait 
d'accomplir la volont de Dieu : Gesta Dei per Francos, pour 
les Franais, Gott mit uns, pour les Allemands, Faire Christ 
Roi, pour Franco, In God we trust, blasphme inscrit sur 
chaque dollar, dieu tout puissant du monothisme de 
l'argent et du march.
Et puis une mythologie plus moderne : celle de l'tat 
d'Isral qui serait "la rponse de Dieu  l'Holocauste", 
comme si Isral tait le seul refuge des victimes de la 
barbarie de Hitler, alors qu'Itzac Shamir lui-mme (qui 
offrait son alliance  Hitler jusqu' son arrestation par les 
Anglais, pour collaboration avec l'ennemi et terrorisme) 
crit : Contrairement  l'opinion commune, la plupart des 
immigrants israliens n'taient pas les restes survivants de 
l'Holocauste, mais des Juifs de pays arabes, indignes  la 
rgion. (Itzac Shamir, Looking back, looking ahead. 1987, 
p. 574).
Il fallait donc gonfler les chiffres des victimes. Par 
exemple, la plaque commmorative du monument 
d'Auschwitz disait, en dix-neuf langues, jusqu'en 1994 : 
quatre millions de victimes. Les nouvelles plaques 
proclament aujourd'hui : "environ un million et demi". Il 
fallait faire croire, avec le mythe des six millions, que 
l'humanit avait assist l "au plus grand gnocide de 
l'histoire", en oubliant 60 millions d'indiens d'Amrique, 
100 millions de Noirs (10 tus pour un captif), oubliant 
mme Hiroshima et Nagasaki, et les cinquante millions de 
morts de cette deuxime guerre mondiale, dont 17 millions 
de slaves, comme si l'hitlrisme n'avait t qu'un vaste 
pogrom et non pas un crime contre l'humanit entire. 
Serait-on antismite pour dire que les juifs ont t trs 
durement frapps, mais qu'ils ne furent pas les seuls, sous 
prtexte que la tlvision ne parle que de ces victimes mais 
pas des autres ?
En outre, pour complter le camouflage, il fallait, par un 
nom thologique : "Holocauste", donner un caractre 
sacrificiel  ces massacres rels, et les insrer en quelque 
sorte dans le plan divin, comme par exemple la crucifixion 
de Jsus.
Notre livre n'a d'autre objet que de dnoncer ce 
camouflage idologique d'une politique, pour empcher 
qu'on la confonde avec la grande tradition des prophtes 
d'Isral. Avec mon ami Bernard Lecache, fondateur de la 
L.I.C.A. (devenue la L.I.C.R.A.) dport dans le mme camp 
de concentration que moi, nous apprenions, en des cours du 
soir,  nos compagnons, la grandeur, l'universalisme, et la 
puissance libratrice de ces prophtes juifs.
A ce message prophtique, je n'ai jamais cess d'tre 
fidle, mme lorsqu'aprs 35 ans de militantisme au Parti 
communiste, et membre de son Bureau politique, j'en tais 
exclu, en 1970, pour avoir dit, ds 1968 : "L'Union 
Sovitique n'est pas un pays socialiste". Comme je dis 
aujourd'hui : La thologie de la domination de la Curie 
romaine n'est pas fidle au Christ, l'Islamisme trahit 
l'Islam, et le sionisme politique est aux antipodes du grand 
prophtisme juif.
Dj, lorsqu'au temps de la guerre du Liban, en 1982, 
avec le Pre Lelong, le Pasteur Matthiot, et Jacques 
Fauvet, nous tions traduits en justice par la L.I.C.R.A. 
pour avoir montr, dans Le Monde du 17 juin 1982, avec la 
bienveillance de son directeur, que l'invasion du Liban tait 
dans la logique du sionisme politique, le tribunal de Paris 
par jugement du 24 mars 1983, confirm en appel, puis 
dfinitivement par la Cour de Cassation, "considrant qu'il 
s'agit de la critique licite de la politique d'un tat et de 
l'idologie qui l'inspire, et non de provocation raciale_ la 
dboute {la L.I.C.R.A.} de toutes ses demandes, et la 
condamne aux dpens."
Le prsent livre est strictement fidle  notre critique 
politique et idologique d'alors, mme si la loi sclrate du 
"communiste" Gayssot a voulu renforcer, depuis lors, la 
rpression contre la libert d'expression en faisant du 
jugement de Nuremberg le critre de la vrit historique et 
en instituant un "dlit d'opinion". Ce projet de loi fut 
combattu  l'Assemble Nationale d'alors par l'actuel 
ministre de la Justice.
Nous pensons apporter une contribution  la lutte pour 
une paix vritable, fonde sur le respect de la vrit et de la 
loi internationale.
Courageusement, en Isral mme, des juifs fidles  leur 
prophtes, de "nouveaux historiens" de l'Universit 
hbraque de Jrusalem, et les partisans israliens d'une 
paix juste, aprs la rvlation de leur malfaisance, pour 
l'tat d'Isral lui-mme, et pour la paix du monde, 
s'interrogent sur les "mythes" du sionisme politique qui ont 
conduit aux assassinats commis par Baruch Goldstein  
Hbron, et par Ygal Amir contre le Premier ministre 
Ytzhak Rabin.
La vrit est en marche, et rien ne l'arrtera.
Le terrorisme intellectuel d'un "lobby" dj dnonc par 
le Gnral De Gaulle pour "son influence excessive sur 
l'information" m'a conduit, en France,  procder  une pr-
publication de ce texte dans un numro spcial hors 
commerce, rserv aux abonns, d'une revue. Ce fait, 
expression de la situation en France, semble avoir 
beaucoup plus retenu l'attention des commentateurs que le 
contenu de mon texte.
Je le publie donc aujourd'hui moi-mme, sous ma seule 
responsabilit, sous forme de Samizdat, au sens strict de ce 
terme qui signifie en russe : "dit par soi-mme"
Ce livre est dj traduit et en cours de publication aux 
tats-Unis, en Italie, au Liban, en Turquie, au Brsil. Il est 
en cours de traduction en allemand et en russe.
Le texte franais est accessible sur le rseau tlmatique 
Internet.
<http://www.valleynet.com/~brsmith/inter/
intgarmyth.html> (= Intoduction)
intmyth1.html> (= Les mythes thologiques)
intmyth2.html> (= Les mythes du XXe sicle)
intmyth3.html> (= Conclusion) 

Contre les mythologies dvoyes, ce sera une nouvelle 
contribution  l'histoire critique du monde contemporain.




Les mythes fondateurs
de la politique
isralienne









Introduction
		
I - Les mythes thologiques
	1 - Le mythe de la "promesse" : Terre promise ou
	terre conquise ?
		 Dans l'exgse chrtienne contemporaine.
		 Dans l'exgse prophtique juive.
	2 - Le mythe du "peuple lu".
	3 - Le mythe de Josu : la purification ethnique.

II - Les mythes du XXe sicle
	1 - Le mythe de l'antifascisme sioniste.
	2 - Le mythe de la justice de Nuremberg.
	3 - Le mythe des "six millions" (l'Holocauste)
	4 - Le mythe de "la terre sans peuple pour un 
peuple sans terre".

III - L'utilisation politique du mythe
	1 - Le lobby isralo-sioniste aux tats-Unis.
	2 - Le lobby isralo-sioniste en France.
	3 - Le mythe du miracle isralien : le 
financement 	extrieur.

Conclusion

Annexe : Les Nouveaux historiens en Isral.

Bibliographie des euvres de Roger Garaudy
et des tudes sur l'auteur.







Introduction


Ce livre est l'histoire d'une hrsie.
Celle qui consiste, par une lecture littrale et slective 
d'une parole rvle,  faire de la religion l'instrument 
d'une politique en la sacralisant.
C'est une maladie mortelle de cette _n de sicle que j'ai 
d_nie dj dans Intgrismes.
Je l'ai combattue chez les musulmans dans Grandeur et 
dcadences de l'Islam, au risque de dplaire  ceux qui 
n'aimaient pas que je dise :  L'Islamisme est une maladie 
de l'Islam.
Je l'ai combattue chez les chrtiens dans Vers une guerre 
de religion, au risque de dplaire  ceux qui n'aimaient pas 
que je dise :  Le Christ de Paul n'est pas Jsus. 
Je la combats aujourd'hui chez les Juifs dans Les Mythes 
fondateurs de la politique isralienne, au risque de m'attirer 
les foudres des isralo-sionistes qui dj n'aimaient pas que 
le Rabbin Hirsh leur rappelle : Le sionisme veut d_nir le 
peuple juif comme une entit nationale... C'est une hrsie. 
Source : Washington Post du 3 octobre 1978.
Qu'est-ce que le sionisme, qui est dnonc dans mon livre 
(et non pas la foi juive) ?
Il s'est souvent d_ni lui-mme : 
1  C'est une doctrine politique.
 Depuis 1896, sionisme se rapporte au mouvement 
politique fond par Thodore Herzl. 
Source : Encyclopaedia of zionism and Isral. Herzl Press. 
New-York 1971, volume II, p. 1262.
2  C'est une doctrine nationaliste qui n'est pas ne du 
judasme mais du nationalisme europen du XIXe sicle. Le 
fondateur du sionisme politique, Herzl, ne se rclamait pas 
de la religion :  Je n'obis pas  une impulsion religieuse. 
                             Source : Th. Herzl : Diaries (Mmoires). Ed. 
Victor Gollancz. 1958. 
 Je suis un agnostique  (p. 54) 
Ce qui l'intresse, n'est pas particulirement la terre 
sainte: il accepte aussi bien, pour ses objectifs nationalistes, 
l'Ouganda ou la Tripolitaine, Chypre ou l'Argentine, le 
Mozambique ou le Congo.
Source : Herzl, Diaries. (passim)
Mais devant l'opposition de ses amis de foi juive, il prend 
conscience de l'importance de la puissante lgende ("mighty 
legend"), comme il le dit (Diaries I, p 56) qui  constitue un 
cri de ralliement d'une irrsistible puissance. 
Source : Herzl, L'tat juif, p. 45.
C'est un slogan mobilisateur que ce politique minem-
ment raliste ne saurait ignorer. Aussi proclame-t-il, 
transposant la puissante lgende du retour en ralit 
historique :  La Palestine est notre inoubliable patrie 
historique... ce nom seul serait un cri de ralliement puissant 
pour notre peuple. 
Source : Herzl, L'tat juif, p. 209.
 La question juive n'est pour moi ni une question sociale, 
ni une question religieuse..., c'est une question nationale. 
3  C'est une doctrine coloniale. L encore le lucide 
Thodore Herzl ne cache pas ses objectifs : comme premire 
tape, raliser une "Compagnie  charte", sous protection 
de l'Angleterre ou de toute autre puissance, en attendant 
d'en faire l'tat juif.
 C'est pourquoi il s'adresse  celui qui s'est rvl le 
matre de ce genre d'opration : le tra_quant colonial Cecil 
Rhodes, qui, de sa Compagnie  charte, sut faire une 
Afrique du Sud, l'une de ses composantes s'appelant de son 
nom : la Rhodsie.
Thodore Herzl lui crit, le 11 janvier 1902 :
 Je vous en prie, envoyez-moi un texte disant que vous 
avez examin mon programme et que vous l'approuvez. Vous 
vous demanderez pourquoi je m'adresse  vous, Monsieur 
Rhodes. C'est parce que mon programme est un programme 
colonial. 
Source : Herzl, Tagebuch. Vol. III, p. 105.
Doctrine politique, nationaliste, coloniale, telles sont les 
trois caractristiques d_nissant le sionisme politique tel 
que le _t triompher au Congrs de Ble, en aot 1897, 
Thodore Herzl, son gnial et machiavlique fondateur, qui 
pouvait dire, avec juste raison au terme de ce Congrs : 
 J'ai fond l'tat juif. 
Source : Diaries, p. 224.
Un demi-sicle plus tard c'est en effet cette politique 
qu'appliqueront trs exactement ses disciples crant, selon 
ses mthodes et suivant sa ligne politique, l'tat d'Isral 
(au lendemain de la Deuxime guerre mondiale.)
Mais cette entreprise politique, nationaliste et colonia-
liste, n'tait nullement sur le prolongement de la foi et de la 
spiritualit juives.
Au moment mme du Congrs de Ble qui n'avait pu se 
tenir  Munich (comme le prvoyait Herzl) en raison de 
l'opposition de la communaut juive allemande, se tenait en 
Amrique la Confrence de Montral (1897) o, sur la 
proposition du Rabbin Isaac Meyer Wise, la personnalit 
juive la plus reprsentative de l'Amrique d'alors, fut vote 
une motion qui opposait radicalement deux lectures de la 
Bible, la lecture politique et tribale du sionisme et la 
lecture spirituelle et universaliste des Prophtes.
 Nous dsapprouvons totalement toute initiative visant  
la cration d'un tat juif. Des tentatives de ce genre mettent 
en vidence une conception errone de la mission d'Isral... 
que les Prophtes juifs furent les premiers  proclamer... 
Nous af_rmons que l'objectif du judasme n'est ni politique, 
ni national, mais spirituel... Il vise une poque messianique 
o tous les hommes reconnatront appartenir  une seule 
grande communaut pour l'tablissement du Royaume de 
Dieu sur la terre. 
Source : Confrence centrale des Rabbins amricains. 
Yearbook VII, 1897, p. XII.
Telle fut la premire raction des organisations juives 
depuis "L'Association des rabbins d'Allemagne", jusqu' 
"l'Alliance Isralite universelle de France", "l'Israelitische 
Allianz" d'Autriche, de mme que les Associations juives de 
Londres.
Cette opposition au sionisme politique, inspire par 
l'attachement  la spiritualit de la foi juive, n'a cess de 
s'exprimer, mme lorsqu' la suite de la Deuxime guerre 
mondiale, pro_tant une fois de plus,  l'O N U, des rivalits 
entre nations, et surtout de l'appui inconditionnel des 
tats-Unis, le sionisme isralien parvint  s'imposer 
comme force dominante et, grce  ses lobbies,  inverser la 
tendance et  faire triompher, mme dans l'opinion, la poli-
tique isralo-sioniste de puissance, contre l'admirable 
tradition prophtique. Il ne parvint pourtant pas  touffer 
la critique des grands spirituels.
Martin Buber, l'une des plus grandes voix juives de ce 
sicle, n'a cess, pendant toute sa vie, et jusqu' sa mort en 
Isral, de dnoncer la dgnrescence et mme l'inversion 
du sionisme religieux en sionisme politique.
Martin Buber dclarait  New York :  Le sentiment que 
j'prouvais, il y a soixante ans, lorsque je suis entr dans le 
mouvement sioniste, est essentiellement celui que j'prouve 
aujourd'hui... J'esprais que ce nationalisme ne suivrait pas 
le chemin des autres - commenant par une grande esprance 
- et se dgradant ensuite jusqu' devenir un gosme sacr, 
osant mme, comme Mussolini, se proclamer sacro egosmo, 
comme si l'gosme collectif pouvait tre plus sacr que 
l'gosme individuel. Lorsque nous sommes retourns en 
Palestine, la question dcisive fut : Voulez-vous venir ici 
comme un ami, un frre, un membre de la communaut des 
peuples du Proche-Orient, ou comme les reprsentants du 
colonialisme et de l'imprialisme ?
La contradiction entre le but et les moyens pour l'atteindre 
a divis les sionistes : les uns voulaient recevoir des Grandes 
Puissances des privilges politiques particuliers, les autres, 
surtout les jeunes, voulaient seulement qu'on leur permette de 
travailler en Palestine avec leurs voisins, pour la Palestine et 
pour l'avenir...
Tout ne fut pas toujours parfait dans nos rapports avec les 
Arabes, mais il y avait, en gnral, bon voisinage entre 
village juif et village arabe.
Cette phase organique de l'tablissement en Palestine 
dura jusqu' l'poque d'Hitler.
C'est Hitler qui a pouss des masses de juifs  venir en 
Palestine, et non pas une lite qui venait accomplir leur vie et 
prparer l'avenir. Ainsi,  un dveloppement organique 
slectif a succd une immigration de masse avec la ncessit 
de trouver une force politique pour sa scurit... La majorit 
des juifs a prfr apprendre d'Hitler que de nous... Hitler a 
montr que l'histoire ne suit pas le chemin de l'esprit, mais 
celui du pouvoir, et que lorsqu'un peuple est assez fort, il 
peut tuer avec impunit... Telle est la situation que nous 
avions  combattre... Au "Ihud" nous proposons... que Juifs 
et Arabes ne se contentent pas de coexister mais de cooprer... 
Cela rendrait possible un dveloppement conomique du 
Proche-Orient, grce auquel le Proche-Orient pourrait 
apporter une grande, une essentielle contribution  l'avenir 
de l'humanit. 
Source : Jewish Newsletter du 2 juin 1958.
S'adressant au XIIe Congrs sioniste  Karlsbad, le 5 
septembre 1921, il disait :  Nous parlons de l'esprit d'Isral, 
et nous croyons n'tre pas semblables aux autres nations_ 
Mais si l'esprit d'Isral n'est rien de plus que la synthse de 
notre identit nationale, rien de plus qu'une belle 
justi_cation de notre gosme collectif... transform en idole, 
nous qui avons refus d'accepter tout prince autre que le 
Seigneur de l'univers, alors nous sommes comme les autres 
nations, et nous buvons avec elles  la coupe qui les enivre. 
La nation n'est pas la valeur suprme... Les juifs sont plus 
qu'une nation : les membres d'une communaut de foi.
 La religion juive a t dracine, et ceci est l'essence de la 
maladie dont le symptme fut la naissance du nationalisme 
juif au milieu du XIXe sicle. Cette forme nouvelle du dsir 
de la terre est l'arrire-fond qui marque ce que le judasme 
national moderne a emprunt au nationalisme moderne de 
l'Occident... 
 Qu'est-ce-que l'ide "d'lection" d'Isral a  faire en tout 
cela? "l'lection" ne dsigne pas un sentiment de supriorit, 
mais un sens de la destine. Ce sentiment ne nat pas d'une 
comparaison avec les autres, mais d'une vocation et d'une 
responsabilit d'accomplir une tche que les prophtes n'ont 
cess de rappeler : si vous vous vantez d'tre choisis au lieu 
de vivre dans l'obissance  Dieu, c'est une forfaiture . 
voquant cette "crise nationaliste" du sionisme politique 
qui est perversion de la spiritualit du judasme, il 
concluait :
 Nous esprions sauver le nationalisme juif de l'erreur de 
faire d'un peuple une idole. Nous avons chou. 
Source : Martin Buber, Israel and the world. Ed. Schocken, 
New-York, 1948, p. 263.
Le Professeur Judas Magnes, Prsident de l'Universit 
hbraque de Jrusalem depuis 1926, considrait que le 
"Programme de Biltmore" de 1942, exigeant la cration 
d'un tat Juif en Palestine  conduirait  la guerre contre 
les Arabes. .
Source : Norman Bentwich. For Sion sake. Biographie de 
Judas Magnes. Philadelphie. Jewish Publication society of 
America. 1954. p. 352.
Prononant,  la rentre de 1946, le discours d'ouverture 
de cette Universit hbraque de Jrusalem qu'il prsidait 
depuis 20 ans il disait :
 La nouvelle voix juive parle par la bouche des fusils... 
Telle est la nouvelle Thora de la terre d'Isral. Le monde a 
t enchan  la folie de la force physique. Le ciel nous garde 
d'enchaner maintenant le judasme et le peuple d'Isral  
cette folie. C'est un judasme paen qui a conquis une grande 
partie de la puissante diaspora. Nous avions pens, au temps 
du sionisme romantique, que Sion devait tre rachet par la 
droiture. Tous les juifs d'Amrique portent la responsabilit 
de cette faute, de cette mutation... mme ceux qui ne sont pas 
d'accord avec les agissements de la direction paenne, mais 
qui restent assis, les bras croiss. L'anesthsie du sens moral 
conduit  son atrophie. 
Source : Ibidem, p. 131.
En Amrique, en effet, depuis la Dclaration de 
Biltmore, les dirigeants sionistes avaient dsormais le plus 
puissant protecteur : les tats-Unis. L'Organisation 
sioniste mondiale avait balay l'opposition des juifs _dles 
aux traditions spirituelles des prophtes d'Isral, et exig la 
cration, non plus d'un "foyer national juif en Palestine", 
selon les termes (sinon l'esprit) de la Dclaration Balfour de 
la prcdente guerre, mais la cration d'un tat juif de 
Palestine.
Dj, en 1938, Albert Einstein avait condamn cette 
orientation :
 Il serait,  mon avis, plus raisonnable d'arriver  un 
accord avec les Arabes sur la base d'une vie commune 
paci_que que de crer un tat juif... La conscience que j'ai de 
la nature essentielle du judasme se heurte  l'ide d'un tat 
juif dot de frontires, d'une arme, et d'un projet de pouvoir 
temporel, aussi modeste soit-il. Je crains les dommages 
internes que le judasme subira en raison du dveloppement, 
dans nos rangs, d'un nationalisme troit... Nous ne sommes 
plus les juifs de la priode des Macchabes. Redevenir une 
nation, dans le sens politique du mot, quivaudrait  se 
dtourner de la spiritualisation de notre communaut que 
nous devons au gnie de nos prophtes. 
Source : Rabbin Mosh Menuhin : The Decadence of Judaism 
in our time. 1969, p. 324.

Les rappels n'ont pas manqu lors de chaque violation, 
par Isral, de la loi internationale.
Pour ne citer que deux exemples, o il fut dit  haute 
voix ce que des millions de juifs pensent - mais sans 
pouvoir le dire publiquement sous l'inquisition intellec-
tuelle des lobbies isralo-sionistes : en 1960, lors du procs 
d'Eichmann  Jrusalem l'American Council for judaism 
dclarait:
 Le Conseil amricain du Judasme a adress hier lundi 
une lettre  M. Christian Herter pour dnier au gouverne-
ment isralien le droit de parler au nom de tous les Juifs.
Le Conseil dclare que le Judasme est une affaire de re-
ligion et non de nationalit. 
Source : Le Monde, du 21 juin 1960.
Le 8 juin 1982, le Professeur Benjamin Cohen, de 
l'Universit de Tel-Aviv, lors de l'invasion sanglante des 
Israliens au Liban, crit  P. Vidal-Naquet :
 Je vous cris en coutant le transistor qui vient d'an-
noncer que "nous" sommes en train d'atteindre notre objectif" 
au Liban : assurer "la paix" aux habitants de Galile. Ces 
mensonges dignes de Goebbels me rendent fou. Il est clair que 
cette guerre sauvage, plus barbare que toutes les prcdentes, 
n'a rien  voir, ni avec l'attentat de Londres, ni avec la 
scurit de la Galile... Des juifs, _ls d'Abraham... Des juifs 
victimes eux-mmes de tant de cruauts, peuvent-ils devenir 
tellement cruels ?... Le plus grand succs du sionisme n'est 
donc que ceci : la "djudasation"... des juifs.
Faites, chers amis, tout ce qui est en votre pouvoir pour 
que les Beghin et les Sharon n'atteignent pas leur double 
objectif : la liquidation _nale (expression  la mode ici ces 
jours-ci) des Palestiniens en tant que peuple et des Israliens 
en tant qu'tres humains .
Source : Lettre publie dans Le Monde du 19 juin 1982. p. 9.
 Le professeur Leibowitz, traite la politique isralienne au 
Liban de judo-nazie. 
Source : Yediot Aharonoth, 2 juillet 1982, p. 6.
Tel est l'enjeu de la lutte entre la foi juive prophtique et 
le nationalisme sioniste, fond, comme tout nationalisme, 
sur le refus de l'autre et la sacralisation de soi.
Tout nationalisme a besoin de sacraliser ses 
prtentions : aprs la dislocation de la chrtient, les tats-
nations ont eu chacun la prtention d'avoir recueilli 
l'hritage du sacr et d'avoir reu l'investiture de Dieu :
La France, est la "Fille ane de l'glise", par laquelle 
s'accomplit l'action de Dieu (Gesta Dei per Francos). 
L'Allemagne est "au-dessus de tout" parce que Dieu est 
avec elle (Gott mit uns). Eva Peron proclame que la 
Mission de l'Argentine est d'apporter Dieu au monde , et, en 
1972, le Premier ministre de l'Afrique du Sud, Vorster, 
clbre par le racisme sauvage de "l'apartheid", vaticine  
son tour:  N'oublions pas que nous sommes le peuple de 
Dieu, investi d'une mission ... Le nationalisme sioniste 
partage cette ivresse de tous les nationalismes.
Mme les plus lucides se laissent tenter par cette 
"ivresse".
Mme un homme comme le Professeur Andr Neher, 
dans son beau livre : L'essence du prophtisme (d. 
Calmann-Lvy. 1972. p. 311.) aprs avoir si bien voqu le 
sens universel de l'Alliance : alliance de Dieu avec l'homme, 
en arrive  crire qu'Isral est  le signe, par excellence, de 
l'histoire divine dans le monde. Isral est l'axe du monde, il 
en est le nerf, le centre, le coeur.  (p. 311)
De tels propos voquent fcheusement le "mythe aryen" 
dont l'idologie fonda le pangermanisme et l'hitlrisme. 
Dans cette voie l'on est aux antipodes de l'enseignement 
des Prophtes et de l'admirable Je et Tu de Martin Buber.
L'exclusivisme interdit le dialogue : l'on ne peut 
"dialoguer" ni avec Hitler, ni avec Beghin, puisque leur 
supriorit raciale ou leur alliance exclusive avec le divin 
ne leur laisse plus rien  attendre de l'autre.
Parce que nous avons conscience qu' notre poque il 
n'existe d'autre alternative que le dialogue ou la guerre, et 
que le dialogue exige, comme nous ne cessons de le rpter, 
que chacun ait, au dpart, conscience de ce qui manque  sa 
propre foi, et qu'il a besoin de l'autre pour combler en soi ce 
vide qui est la condition de tout dpassement et de tout 
dsir de plnitude (qui est l'me de toute foi vivante.)
Notre anthologie du crime sioniste se situe dans le 
prolongement des efforts de ceux des Juifs qui ont tent de 
dfendre un judasme prophtique contre un sionisme 
tribal.

Ce qui nourrit l'antismitisme, ce n'est pas la critique de 
la politique d'agression, d'imposture et de sang du sionisme 
isralien, c'est le soutien inconditionnel de cette politique 
qui ne retient, des grandes traditions du judasme, que ce 
qui justifierait, par une interprtation littraliste, cette 
politique, et l'lverait au-dessus de toute loi internationale 
en la sacralisant par les mythes d'hier et d'aujourd'hui.









I

Les mythes thologiques









1. Le mythe de la "promesse": 
terre promise ou terre conquise ?



 A ta postrit je donne ce 
pays, du _euve d'gypte jusqu' 
au grand _euve, le _euve 
d'Euphrate.
Gense XV, 18







La lecture intgriste du sionisme politique

  Si l'on possde le livre de la Bible, si l'on se 
considre comme le peuple de la Bible, on devrait 
possder toutes les terres bibliques. 
Gnral Mosh Dayan. Jerusalem Post, 10 aot 1967.



 Le 25 fvrier 1994, le Docteur Baruch Goldstein 
massacre les Arabes en prires dans le tombeau des 
patriarches .

 Le 4 novembre 1995, Ygal Amir assassine Ytzhak 
Rabin,  sur l'ordre de Dieu , et de son groupe de 
"guerriers d'Isral", d'excuter quiconque cderait aux 
Arabes la "terre promise" de "Jude et de Samarie" 
(l'actuelle Cisjordanie).


a) Dans l'exgse chrtienne

Albert de Pury, professeur d'Ancien Testament  la fa-
cult de Thologie protestante de Genve, rsume ainsi sa 
thse de doctorat  Promesse divine et lgende cultuelle 
dans le cycle de Jacob  (2 vol. d. Gabalda, Paris, 1975), 
dans laquelle il intgre, discute et prolonge les recherches 
des plus grands historiens et exgtes contemporains 
notamment : Albrecht Alt et Martin Noth (voir : Histoire 
d'Isral, de M. Noth, traduction franaise, chez Payot 1954 ; 
Thologie de l'Ancien Testament, 1971 d. Labor et Fides, 
Genve, par Von Rad ; le Pre R. de Vaux : Histoire 
ancienne d'Isral (2 volumes), Paris 1971.
 Le thme biblique du don du pays a son origine dans la 
"promesse patriarcale", c'est--dire dans cette promesse di-
vine adresse, selon la tradition de la Gense, au patriarche 
Abraham. Les rcits de la Gense nous rapportent  
plusieurs reprises et sous des formes diverses que Dieu a 
promis aux patriarches et  leurs descendants la possession 
du pays dans lequel ils taient en train de s'tablir. 
Prononce  Sichem (Gn 12/7),  Bthel (Gn 13/14-16 ; 
28/13-15 ; 35/11-12) et  Mamr (prs d'Hbron, Gn 15/18-
21 ; 17/4-8), donc aux sanctuaires principaux de Samarie et 
de Jude, cette promesse semble s'appliquer avant tout aux 
rgions de l'actuelle Cisjordanie.
Les narrateurs bibliques nous prsentent l'histoire des 
origines d'Isral comme une suite d'poques bien dlimites. 
Tous les souvenirs, histoires, lgendes, contes ou pomes qui 
leur sont parvenus, charris par la tradition orale, ils les 
insrent dans un cadre gnalogique et chronologique prcis. 
Comme en conviennent presque tous les exgtes modernes, ce 
schma historique est largement _ctif.
Les travaux d'Albrecht Alt et de Martin Noth ont montr 
en particulier que la division en poques successives 
(Patriarches - servitude en gypte - conqute de Canaan) est 
arti_cielle.  
Rsumant, en accord avec la thse d'Albert de Pury, les 
travaux de l'exgse contemporaine, Madame Franoise 
Smyth, doyenne de la Facult de thologie protestante de 
Paris, crit :
 La recherche historique rcente a rduit  l'tat de _ction 
les reprsentations classiques d'exode hors d'gypte, de 
conqute de Canaan, d'unit nationale isralite avant l'exil, 
de frontires prcises ; l'historiographie biblique ne renseigne 
pas sur ce qu'elle raconte mais sur ceux qui l'laborent. 
Source : Franoise Smyth. "Les protestants, la Bible et Isral 
depuis 1948". Dans la Lettre de novembre 1984, n  313 p. 23.

Madame Franoise Smyth-Florentin a fait une mise au 
point rigoureuse sur le mythe de la promesse dans le livre 
Les mythes illgitimes. Essai sur la "terre promise". d. 
Labor et Fides. Genve 1994.
Albert de Pury poursuit :  La plupart des exgtes ont 
tenu et tiennent la promesse patriarcale dans son expression 
classique (cf par exemple Gn 13/14-17 ou Gn 15/18-21) 
pour une lgitimation post eventum de la conqute isralite 
de la Palestine ou, plus concrtement encore, de l'extension de 
la souverainet isralite sous le rgne de David. En d'autres 
termes, la promesse aurait t introduite dans les rcits 
patriarcaux a_n de faire de cette  pope ancestrale  un 
prlude et une annonce de l'ge d'or davidique et salomonien.
Nous pouvons maintenant circonscrire sommairement les 
origines de la promesse patriarcale :
1. La promesse de la terre, entendue comme une promesse 
de sdentarisation, a t adresse en premier  des groupes de 
nomades qui taient soumis au rgime des transhumances et 
qui aspiraient  se _xer quelque part dans les rgions 
habitables. Sous cette forme-l, la promesse a pu faire partie 
du patrimoine religieux et narratif de plusieurs groupes 
tribaux diffrents. 1 
2. La promesse nomade avait pour objet, non pas la 
conqute politique et militaire d'une rgion ou de tout un 
pays, mais la sdentarisation dans un territoire limit.
3. A l'origine, la promesse patriarcale dont nous parle la 
Gense n'a pas t accorde par Yahv (le dieu qui est entr 
en Palestine avec le "groupe de l'Exode"), mais par le dieu 
cananen El dans une de ses hypostases locales. Seul le dieu 
local, possesseur du territoire, pouvait offrir  des nomades 
la sdentarisation sur ses terres.
4. Plus tard, lorsque les clans nomades sdentariss se 
sont regroups avec d'autres tribus pour former le  peuple 
d'Isral , les anciennes promesses ont pris une nouvelle 
dimension. La sdentarisation tait un objectif atteint, et la 
promesse prenait dsormais une porte politique, militaire et 
"nationale". Ainsi rinterprte, la promesse fut comprise 
comme la pr_guration de la conqute d_nitive de la 
Palestine, comme l'annonce et la lgitimation de l'empire 
davidique. 

Le contenu de la promesse patriarcale

 Alors que la promesse "nomade", visant la sdentari-
sation d'un clan moutonnier, remonte sans doute  une 
origine ante eventum, il n'en va pas de mme de la promesse 
largie aux dimensions  nationales . tant donn que les 
tribus  isralites  ne se sont unies qu'aprs leur installation 
en Palestine, la rinterprtation de la promesse nomade en 
une promesse de souverainet politique doit avoir t opre 
post eventum. Ainsi, la promesse de Gn 15/18-21, qui 
envisage la souverainet du peuple lu sur toutes les rgions 
situes  entre le Torrent d'gypte (= le wadi `Arish) et le 
Grand Fleuve, le _euve Euphrate  et sur tous les peuples qui 
y habitent, est manifestement un vaticinium ex eventu 
s'inspirant des conqutes davidiques.
Les recherches exgtiques ont permis d'tablir que l'-
largissement de la promesse  nomade  en une promesse 
 nationale  a d se faire avant la premire mise par crit 
des rcits patriarcaux.
Le Yahviste, qui peut tre considr comme le premier 
grand narrateur (ou plutt : diteur de rcits) de l'Ancien 
Testament, a vcu  l'poque de Salomon. Il a t par 
consquent le contemporain et le tmoin de ces quelques 
dcennies o la promesse patriarcale, rinterprte  la 
lumire de David, semblait s'tre ralise au del de toutes 
les esprances. 
Le passage de Gn 12/3b est un des textes-clef pour la 
comprhension de l'ouvre du Yahviste. D'aprs ce texte, la 
bndiction d'Isral doit avoir pour corollaire la bndiction 
de tous "les clans de la terre (`admh)". Les clans de la terre, 
ce sont d'abord toutes les peuplades qui partagent avec Isral 
la Palestine et la Transjordanie.
Ainsi nous ne sommes pas en mesure d'af_rmer qu' tel 
ou tel moment dans l'histoire Dieu se soit prsent devant un 
personnage historique nomm Abraham et qu'il lui ait 
confr les titres lgaux de la possession du pays de Canaan. 
Du point de vue juridique, nous n'avons entre nos mains 
aucun acte de donation sign "Dieu", et nous avons mme de 
bonnes raisons de penser que la scne de Gn-12/1-8 ; 13/14-
18, par exemple, n'est pas le re_et d'un vnement historique. 
Est-il possible, ds lors, d'actualiser la promesse pa-
triarcale ? Si actualiser la promesse signi_e s'en servir 
comme d'un titre de proprit ou la mettre au service d'une 
revendication politique, alors certainement pas.
Nulle politique n'est en droit de revendiquer pour elle-
mme la caution de la promesse.
L'on ne saurait se rallier en aucune manire  ceux d'entre 
les chrtiens qui considrent les promesses de l'Ancien 
Testament comme une lgitimation des revendications 
territoriales actuelles de l'tat d'Isral. 
Source : Tous ces textes sont extraits de la confrence donne 
le 10 fvrier 1975  Crt-Brard (Suisse) lors d'un colloque sur 
les interprtations thologiques du con_it isralo-arabe, publi 
dans la revue tudes thologiques et religieuse n  3, 1976 
(Montpellier).


b) Dans l'exgse prophtique juive

(Confrence du Rabbin Elmer Berger, ancien Prsident 
de la Ligue pour le judasme aux tats-Unis.)
 Il est inadmissible pour quiconque de prtendre que 
l'implantation actuelle de l'tat d'Isral est l'accomplis-
sement d'une prophtie biblique et, par consquent, que 
toutes les actions accomplies par les Israliens pour instaurer 
leur tat et pour le maintenir sont d'avance rati_es par 
Dieu .
La politique actuelle d'Isral a dtruit, ou, au moins, 
obscurci la signi_cation spirituelle d'Isral.
Je me propose d'examiner deux lments fondamentaux de 
la tradition prophtique .
a - D'abord, lorsque les Prophtes ont voqu la restau-
ration de Sion, ce n'tait pas la terre qui avait par elle-mme 
un caractre sacr. Le critre absolu et indiscutable de la 
conception prophtique de la Rdemption, c'tait la 
restauration de l'Alliance avec Dieu, alors que cette Alliance 
avait t rompue par le Roi et par son peuple .
Miche le dit en toute clart,  Ecoutez-donc, chefs de la 
maison de Jacob, et dirigeants de la maison d'Isral, vous 
qui hassez le bien et aimez le mal, _ qui btissez Sion dans 
le sang et Jrusalem dans le crime .. Sion sera laboure 
comme un champ, Jrusalem deviendra un monceau de 
ruines, et la montagne du Temple un haut lieu d'idoltrie. 
Source : Miche III, 1 - 12.

Sion n'est sainte que si la Loi de Dieu rgne sur elle . Et 
cela ne signi_e pas que toute Loi dicte  Jrusalem est une 
Loi sainte .
b - Ce n'est pas seulement la terre qui dpend de l'obser-
vance et de la _dlit  l'Alliance : le peuple rinstall  Sion 
est tenu aux mmes exigences de justice, de droiture, et de 
_dlit  l'Alliance de Dieu .
Sion ne pouvait attendre une restauration d'un peuple 
s'appuyant sur des traits, des alliances, des rapports mi-
litaires de force, ou d'une hirarchie militaire cherchant  
tablir sa supriorit sur les voisins d'Isral .
_La tradition prophtique montre clairement que la 
saintet de la terre ne dpend pas de son sol, ni celle de son 
peuple, de sa seule prsence sur ce territoire.
Seule est sacre, et digne de Sion, l'Alliance divine qui 
s'exprime dans le comportement de son peuple.
Or l'actuel tat d'Isral n'a aucun droit  se rclamer de 
l'accomplissement du projet divin pour une re messia-
nique...
C'est l pure dmagogie du sol et du sang.
Ni le peuple ni la terre ne sont sacrs et ne mritent aucun 
privilge spirituel du monde.
Le totalitarisme sioniste qui cherche  se soumettre tout le 
peuple juif, ft-ce par la violence et la force, en fait un peuple 
parmi les autres et comme les autres. 
                 Source : Rabbin Elmer Berger : " Prophecy, Zionism 
and the state of Isral." Ed. American Jewish Alternatives to 
Zionism. Confrence prononce  l'Universit de Leiden (Pays-
Bas) le 20 mars 1968.

*

Ygal Amir, l'assassin d'Ytzhak Rabin, n'est ni un voyou 
ni un fou mais un pur produit de l'ducation sioniste. Fils 
de rabbin, excellent tudiant de l'Universit clricale de 
Bar Ilan prs de Tel-Aviv, nourri des enseignements des 
coles talmudiques, soldat d'lite dans le Golan, ayant dans 
sa bibliothque la biographie de Baruch Goldstein (celui qui 
assassina, il y a quelques mois,  Hbron, 27 Arabes en 
prire dans le tombeau des patriarches). Il avait pu voir,  
la tlvision of_cielle isralienne, le grand reportage sur le 
groupe "Eyal" (Les guerriers d'Isral) jurant, sur la tombe 
du fondateur du sionisme politique, Thodore Herzl, 
d' excuter quiconque cderait aux Arabes la "terre promise" 
de Jude et de Samarie  (l'actuelle Cisjordanie).
L'assassinat du Prsident Rabin, (comme celui que 
perptra Goldstein) s'inscrit dans la stricte logique de la 
mythologie des intgristes sionistes : l'ordre de tuer, dit 
Ygal Amir  vient de Dieu , comme au temps de Josu. 
Source : Le Monde (A.F.P.) du 8 novembre 1995.

Ce n'tait pas un marginal dans la socit isralienne : 
le jour du meurtre d'Ytzhak Rabin, les colons de Kiryat 
Arba et d'Hbron dansaient de joie en rcitant des psaumes 
de David autour du mausole rig  la gloire de Baruch 
Goldstein.
Source : El Pas (Espagne) du 7 novembre 1995, p. 4.

Ytzhak Rabin tait une cible symbolique, non pas, 
comme Bill Clinton l'a prtendu  ses obsques, parce qu'il 
aurait  combattu toute sa vie pour la paix . (Commandant 
les troupes d'occupation au dbut de l'Intifada, c'est lui qui 
donnait l'ordre de  casser les os des bras  aux enfants de la 
terre palestinienne qui n'avaient d'autre arme que les 
vieilles pierres de leur pays se levant avec eux pour 
dfendre la terre de leurs anctres.)
Mais Ytzhak Rabin, avec ralisme, avait compris 
(comme les Amricains au Vit-Nam ou les Franais en 
Algrie) qu'aucune solution militaire d_nitive n'est 
possible lorsqu' une arme se heurte, non  une autre 
arme, mais  tout un Peuple.
Il s'tait donc engag, avec Yasser Arafat, dans la voie 
d'un compromis : une autonomie administrative tait oc-
troye  une partie des territoires dont l'occupation avait 
t condamne par les Nations Unies, tout en maintenant 
la protection militaire isralienne des "colonies" voles aux 
autochtones et devenues, comme  Hbron, des sminaires 
de la haine.
C'tait trop dj pour les intgristes bn_ciaires de ce 
colonialisme : ils crrent, contre Rabin qu'ils prsentaient 
comme un "tratre", le climat conduisant  l'infamie de son 
assassinat.
Ytzhak Rabin a t victime, aprs des milliers de 
Palestiniens, du mythe de la "terre promise", prtexte 
millnaire des colonialismes sanglants.
Cet assassinat fanatique montre, une fois de plus, 
qu'une paix vritable entre un tat d'Isral en scurit 
dans les frontires _xes par le partage de 1947, et un tat 
palestinien totalement indpendant, exige l'limination 
radicale du colonialisme actuel, c'est--dire de toutes les 
colonies qui constituent,  l'intrieur du futur tat 
palestinien, d'incessantes sources de provocation et autant 
de dtonateurs pour des guerres futures.









2. Le mythe du "peuple lu"



 Ainsi parle le Seigneur : 
mon _ls premier n c'est 
Isral. 
Exode IV, 22.







La lecture intgriste du sionisme politique

	 Les habitants du monde peuvent tre rpartis 
entre Isral et les autres nations prises en bloc. Isral est 
le peuple lu : dogme capital. 
             Source : Rabbin Cohen, dans son livre, Le Talmud. 
d. Payot, Paris, 1986, p. 104.


Ce mythe c'est la croyance, sans aucun fondement 
historique, selon laquelle le monothisme serait n avec 
l'Ancien Testament. Il ressort au contraire, de la Bible elle-
mme, que ses deux principaux rdacteurs : le Yahviste et 
l'lohiste, n'taient ni l'un ni l'autre des monothistes : ils 
proclamaient seulement la supriorit du Dieu hbreu sur 
les autres dieux, et sa "jalousie"  leur gard (Exode XX, 2-
5). Le Dieu de Moab : Kamosh, est reconnu (Juges XI, 24 et 
II Rois, 27) comme "les autres dieux" (I. Samuel XXVII, 19).
La T.O.B  souligne en note :  Trs longtemps, en Isral 
on a cru  l'existence et  la puissance des dieux trangers.  
(p. 680 note d)
Ce n'est qu'aprs l'exil, et notamment chez les 
Prophtes, que le monothisme s'af_rmera, c'est--dire que 
l'on passera des formules comme celles de l'Exode :  Tu 
n'auras pas d'autres dieux que moi.  (XX, 3)  celle qui ne 
se contente pas d'exiger l'obissance  Yahv et non aux 
autres dieux (comme il est mme rpt dans le 
Deutronome :  Vous n'irez pas  la suite d'autres dieux.  
(VI, 14)), mais qui proclame :  Je suis Dieu, il n'y en a pas 
d'autre.  (sae XLV, 22). Cette af_rmation indiscutable 
du monothisme date de la deuxime moiti du VIe sicle 
(entre 550- et 539).
Le monothisme est en effet le fruit d'un long mris-
sement des grandes cultures du Moyen-Orient, celle de la 
Msopotamie et celle de l'gypte.
Ds le XIIIe sicle, le Pharaon Akhenaton avait fait 
effacer de tous les temples le pluriel du mot "Dieu". Son 
"Hymne au soleil" est paraphras presque textuellement 
dans le Psaume 104. La religion babylonienne s'achemine 
vers le monothisme ; voquant le Dieu Mardouk, 
l'historien Albright marque les tapes de cette transfor-
mation :  Quand on a reconnu que de nombreuses divinits 
diffrentes ne sont que les manifestations d'un seul Dieu... il 
n'y a qu'un pas  faire pour parvenir  un certain 
monothisme. 
Source : Albright, Les religions dans le Moyen-Orient, p. 159.

Le "Pome babylonien de la Cration" (qui date du XIe 
sicle avant notre re) porte tmoignage de ces "derniers 
pas":  Si les humains sont diviss quant aux dieux, nous, 
par tous les noms dont nous l'aurons nomm, qu'il soit, Lui, 
notre Dieu. 
Cette religion a atteint ce degr d'intriorit o apparat 
l'image du Juste souffrant :
 Je veux louer le Seigneur de la sagesse... Mon Dieu m'a 
abandonn...
Je paradais comme un Seigneur, et je rase les murs...
Tous les jours je gmis comme une colombe et les larmes 
brlent mes joues. 
Et pourtant la prire tait pour moi sagesse,
et le sacri_ce ma loi.
Je croyais tre au service de Dieu, 
mais les desseins divins, au fond des abmes, qui peut les 
comprendre ? 
Qui donc, sinon Mardouk, est le matre de la rsurrec-
tion ? Vous dont il modela l'argile originelle, 
Chantez la gloire de Mardouk. 
Source : Op. cit. p. 329  341.

Cette image de Job lui est antrieure de plusieurs 
sicles. Une image semblable du juste souffrant, celle de 
Danel (pas celui de la Bible hbreue) puni par Dieu et 
ramen par lui sur la terre, se trouve dans les textes 
ougaritiques de Ras Shamra, dans ce qu'on a pu appeler 
"La Bible cananenne" antrieure  celle des Hbreux 
puisqu' zchiel cite Danel  ct de Job (z. XIV, 14 et 
20).
Ce sont l des paraboles dont la signi_cation spirituelle 
ne dpend nullement de la vri_cation historique.
C'est, par exemple, le cas de cette merveilleuse parabole 
de la rsistance  l'oppression et de la libration qu'est le 
rcit de l'Exode.
Il importe peu que  le passage de la mer de roseaux ne 
puisse tre considr comme un vnement historique , crit 
Mircea Eliade  et ne concerne pas l'ensemble des Hbreux, 
mais quelques groupes de fugitifs. Il est par contre 
signi_ant que la sortie d'gypte, dans cette version 
grandiose, ait t "mise" en relation avec la clbration de 
Pques... revalorise et intgre  l'histoire sainte du 
Yahvisme.  
A partir de 621 avant J.-C. la clbration de l'Exode 
prend en effet la place d'un rite agraire cananen de la 
Pques au printemps : la fte de la rsurrection d'Adonis. 
L'Exode devient ainsi l'acte fondateur de la renaissance 
d'un peuple arrach  l'esclavage par son dieu.
L'exprience divine de cet arrachement de l'homme  ses 
servitudes anciennes se retrouve dans les peuples les plus 
divers : la longue errance, au XIIIe sicle, de la tribu 
aztque "mexica" qui aprs plus d'un sicle d'preuves 
arrive dans la valle sous la conduite de son dieu. Il lui 
ouvre la voie l o nulle route n'tait jusque l trace. Il en 
est de mme des voyages initiatiques vers la libert du 
Kadara africain. La _xation au sol de tribus nomades ou 
errantes est lie chez tous les peuples _ en particulier au 
Moyen-Orient _  la donation de la terre promise par un 
dieu. 
Des mythes jalonnent le chemin de l'humanisation et de 
la divinisation de l'homme. Celui du Dluge, par lequel 
Dieu punit les fautes des hommes et recommence sa 
cration, se retrouve dans toutes les civilisations depuis le 
Gilgamesh msopotamien jusqu'au Popol Vuh des Mayas 
(1re partie, chap. 3). 
Les hymnes de louange  Dieu naissent dans toutes les 
religions comme les psaumes en l'honneur de Pachamama, 
la desse mre ou du Dieu des Incas,
 Wiraqocha, racine de l'tre, 
Dieu toujours proche... 
qui cre en disant : 
que l'homme soit ! 
que la femme soit !
Wiraqocha, Seigneur lumineux, 
Dieu qui fait tre et qui fait mourir... 
Toi qui renouvelles la cration 
Garde ta crature 
de longs jours 
pour qu'elle puisse 
se parfaire... 
marchant sur la route droite. 
Si un prjug ethnocentrique n'y faisait obstacle, pour-
quoi, sur ces textes sacrs, qui sont, pour chaque peuple, 
leur "Ancien Testament", ne dploierait-on pas une 
r_exion thologique sur les moments de la dcouverte du 
sens de la vie ?
Alors seulement, le message de la vie et des paroles de 
Jsus atteindraient la vritable universalit : il serait en-
racin dans toutes les expriences vcues du divin et non 
pas triqu et mme touff par une tradition unilatrale. 
La vie propre de Jsus, sa vision radicalement nouvelle du 
Royaume de Dieu, non plus porte par la puissance des 
grands, mais par l'esprance des pauvres, ne serait plus 
gomme au pro_t d'un schma historique allant seulement 
des promesses de victoire faites  un peuple jusqu' leur 
accomplissement.
Nous n'avons voqu ici, dans leur antriorit, que les 
religions du Proche-Orient, au sein desquelles a germ le 
monothisme et parmi lesquelles se sont forms les 
Hbreux.
Dans d'autres cultures, non-occidentales, la marche au 
monothisme est plus ancienne encore.
Par exemple en Inde dans les Vedas.
 Les sages donnent  l'Etre Unique plus d'un nom  
(Hymne du Rig-Veda III, 7).
Vrihaspati  c'est notre Pre, qui contient tous les dieux. 
(III, 18)
 Celui qui est notre Pre, a engendr et contient tous les 
tres. Dieu unique, il fait les autres dieux. Tout ce qui existe 
le reconnat pour matre... Vous connaissez Celui qui a fait 
toutes choses ; c'est le mme qui est au dedans de vous.  
(CXI, 11).
 Ses noms sont multiples mais Il est Un. 
Ces textes sacrs, s'chelonnent entre le XVIe et le VIe 
sicle avant Jsus-Christ, et le Pre Monchanin (S.J.) dans 
son effort d'intuition pour se situer  l'intrieur des Vedas, 
les appelait :  Le pome liturgique absolu. 
            Source : Jules Monchanin : Mystique de l'Inde, mystre 
chrtien. p. 231-229.









3. Le mythe de Josu :
la puri_cation ethnique



 Josu, et tout Isral avec 
lui, passa de Lakish  Hbron. 
Yahv livra Lakish aux mains 
d'Isral. Ils s'en emparrent et 
la passrent au tranchant de 
l'pe au point de ne lui laisser 
aucun survivant... Josu, et 
tout Isral avec lui, monta de 
Egln  Hbron .
Livre de Josu X, 34.







La lecture intgriste du sionisme politique

	Le 9 avril 1948, Menahem Beghin, avec ses 
troupes de l'Irgoun, massacre les 254 habitants du 
village de Deir Yassin, hommes, femmes et enfants.


Nous n'tudierons ce passage de la fossilisation du 
mythe en histoire et des prtentions de ce "bricolage 
historique"  la justi_cation d'une politique que dans un 
cas particulier : celui de l'instrumentalisation des rcits 
bibliques, parce qu'ils n'ont cess de jouer un rle 
dterminant dans le devenir de l'Occident en couvrant ses 
entreprises les plus sanglantes, depuis la perscution des 
Juifs par les Romains, puis par les chrtiens, jusqu'aux 
Croisades, aux Inquisitions, aux Saintes-alliances, aux 
dominations coloniales exerces par les "peuples lus", 
jusqu'aux exactions de l'tat d'Isral, non pas seulement 
par sa politique d'expansion au Moyen-Orient, mais par les 
pressions de ses lobbies, dont le plus puissant, dans la 
"puissance la plus puissante" : les tats-Unis, joue un rle 
de premier plan dans la politique amricaine de domination 
mondiale et d'agression militaire.
Telle est la raison de notre choix : l'exploitation d'un 
pass mythique oriente l'avenir vers ce qui pourrait tre un 
suicide plantaire.

*

La Bible contient, au-del du rcit des massacres 
ordonns par un "Dieu des armes", le grand prophtisme 
d'Amos, d'zchiel, d'Isae, et de Job, jusqu' Annonciation 
d'une "nouvelle alliance" avec Daniel.
Cette nouvelle alliance (ce Nouveau Testament) 
marquera,  la fois, la plus grande mutation dans l'histoire 
des hommes et des dieux, avec la leve de Jsus, en 
laquelle, comme le disent les Pres de l'glise d'Orient : 
 Dieu s'est fait homme pour que l'homme puisse devenir 
Dieu . Puis ce fut le retour, avec Saint Paul,  la vision 
traditionnelle du Dieu souverain et tout puissant, dirigeant 
de l'extrieur et d'en haut la vie des hommes et des 
communauts, non plus par la "loi" juive, mais par une 
"grce" chrtienne qui aurait la mme extriorit 
dtruisant la responsabilit de l'homme. C'est par la grce 
que vous tes sauvs. Vous n'y tes pour rien. C'est le don de 
Dieu.  (phsiens, II, 8)
Nous ne traiterons pas de la Bible en gnral, mais 
seulement de la partie dont prtendent s'inspirer au-
jourd'hui le rgime thocratique isralien et le mouvement 
sioniste : la Thora (que les chrtiens appellent le 
Pentateuque, c'est--dire les cinq livres initiaux : la Gense, 
l'Exode, le Lvitique, les Nombres et le Deutronome) et ses 
annexes dites "historiques", les livres de Josu, des Juges, 
des Rois et de Samuel. De la Thora juive ne fait pas partie 
la grandiose critique prophtique rappelant constamment 
que "l'alliance de Dieu avec les hommes", est conditionnelle 
et universelle, lie  l'observance de la loi divine et s'ouvre 
 tous les peuples et  tous les hommes.

*

La Thora (le Pentateuque) et les livres "historiques" 
(comme depuis plus d'un sicle les exgtes l'ont prouv), 
sont une compilation crite de traditions orales qui ont t 
faites par des chroniqueurs du IXe sicle, et par des scribes 
de Salomon ayant pour proccupation centrale de lgitimer, 
en les ampli_ant, les conqutes de David et de son empire, 
dont il n'existe d'ailleurs aucune possibilit de recoupement 
historique, ni par des traces archologiques, ni par des 
documents autres que les rcits bibliques. Le premier 
vnement con_rm par des histoires extrieures, concerne 
Salomon, dont on trouve des traces dans les archives 
assyriennes.
Jusque l, il n'y a aucune source extrieure aux rcits de 
la Bible pour en contrler l'historicit.
Par exemple, les vestiges archologiques d'Ur, en Iraq, 
ne nous donnent pas plus d'informations sur Abraham, que 
les excavations sur les ruines de Troie ne nous informent 
sur Hector ou Priam.
Au livre des "Nombres" (XXXI, 7-18) l'on nous raconte les 
exploits des "_ls d'Isral" qui, vainqueurs des Madianites, 
 comme le seigneur l'avait ordonn  Mose, turent tous les 
hommes ,  _rent prisonnires les femmes ,  incendirent 
toutes les villes . Lorsqu'ils retournrent vers Mose, 
 Mose se fcha. Quoi, leur dit-il, vous avez laiss la vie  
toutes les femmes... ! Eh bien, maintenant, tuez tous les 
garons et tuez toutes les femmes qui ont connu un homme 
dans l'treinte conjugale... Mais toutes les vierges... gardez-
les pour vous.  (14-18).
Le successeur de Mose, Josu, poursuivit, lors de la 
conqute de Canaan, de manire systmatique, cette 
politique de "puri_cation ethnique" commande par le Dieu 
des armes.
 En ce jour-l, Josu s'empara de Maqqeda et la passa, 
ainsi que son roi, au tranchant de l'pe : il les voua  l'in-
terdit, eux et toutes les personnes qui s'y trouvaient ; il ne 
laissa pas un survivant et il traita le roi de Maqqeda comme 
il avait trait le roi de Jricho. 
Josu, et tout Isral avec lui, passa de Maqqeda  Livna 
et il engagea le combat avec Livna. Le Seigneur la livra 
aussi, avec son roi, aux mains d'Isral, qui la passa au 
tranchant de l'pe avec toutes les personnes qui s'y 
trouvaient ; il ne lui laissa pas de survivant et il a trait son 
roi comme il avait trait le roi de Jricho.
Josu, et tout Isral avec lui, passa de Livna  Lakish ; il 
l'assigea et lui _t la guerre. Le Seigneur livra Lakish aux 
mains d'Isral qui s'en empara le second jour, la passa au 
tranchant de l'pe avec toutes les personnes qui s'y 
trouvaient, tout comme il avait trait Livna. Alors Horam, 
roi de Guezer, monta secourir Lakish. Mais Josu le frappa 
ainsi que son peuple au point de ne lui laisser aucun 
survivant.
Josu, et tout Isral avec lui, passa de Lakish  Egln ; ils 
l'assigrent et lui _rent la guerre. Ils s'en emparrent ce 
jour-l et la passrent au tranchant de l'pe. Toutes les 
personnes qui s'y trouvaient, il les voua  l'interdit en ce 
jour-l, tout comme il avait trait Lakish.
Josu, et tout Isral avec lui, monta de Egln  Hbron. 
Source : Livre de Josu, X, 34  X, 36.
Et la litanie continue numrant les "exterminations 
sacres" perptres en Cisjordanie.
Nous devons, devant ces rcits, poser deux questions 
fondamentales :
1  Celle de leur vrit historique;
2  Celle des consquences d'une imitation littrale de 
cette exaltation d'une politique d'extermination.

a) Sur le premier point

Nous nous heurtons ici  l'archologie. Les fouilles pa-
raissent avoir dmontr que les Isralites arrivant  la _n 
du XIIIe sicle av. J.-C. n'ont pas pu prendre Jricho parce 
que Jricho tait alors inhabite. La ville du Moyen Bronze 
a t dtruite vers 1550 et a t ensuite abandonne. Au 
XIVe sicle elle a t pauvrement roccupe : on a trouv de 
la poterie de cette poque dans des tombes du Moyen 
Bronze qui ont t rutilises, et une maison o se trouvait 
une cruchette du milieu du XIVe sicle. Rien ne peut tre 
attribu au XIIIe sicle. Il n'y a pas de traces de 
forti_cations du Rcent Bronze. La conclusion de Miss K.M. 
Kenyon est qu'il est impossible d'associer une destruction 
de Jricho avec une entre des Isralites  la _n du XIIIe 
sicle av. J.-C.
Source : Cf. K.M. Kenyon, Digging up Jericho, London, 1957, p. 
256-265 ; Jericho, dans Archaeology and Old Testament Study, d. 
D. Winton, Oxford, 1967, spc. p. 272-274 ; H.J. Franken, Tell es-
Sultan and Old Testament Jericho, dans OTS, 14 (1965), p. 189-
200. M. Weippert, Die Landnahme der israelitischen Stmme, p. 
54-55.
Il en est de mme pour la prise de 'A :
 De tous les rcits de la conqute, celui-ci est le plus 
dtaill ; il ne comporte aucun lment miraculeux et 
apparat comme le plus vraisemblable. Il est 
malheureusement dmenti par l'archologie.
Le site a t fouill par deux expditions diffrentes. Les 
rsultats sont concordants : Et-Tell tait  l'Ancien Bronze 
une grande ville dont nous ignorons le nom et qui a t d-
truite au cours de l'Ancien Bronze III, vers 2400 av. J.-C. 
Elle est reste dserte jusqu'aprs 1200, o un pauvre village 
non forti_ s'est install sur une partie des ruines. Celui-ci 
n'a subsist que jusqu'au dbut du Xe sicle av. J.-C. au plus 
tard ; aprs quoi le site a t d_nitivement abandonn. Au 
moment de l'arrive des Isralites, il n'y avait pas de ville  
`Ay, il n'y avait pas de roi de `Ay, il y avait une ruine vieille 
de 1200 ans. 
Source Pre de Vaux (O.P.), Histoire ancienne d'Isral. d. 
Lecoffre et Gabalda. Paris 1971 T I, p. 565. 
Voir : en 1933-35 par Judith Marquet-Krause, Les fouilles de 
`Ay (Et-Tell), Paris, 1949, Puis par J.A. Callawy  partir de 1964, 
Cf. J.A. Callaway, Basor 178 (apr. 1965), p. I3-40 ; RB, 72 (1965), p. 
409-415 ; K. Schoonover, RB 75 (1968), p. 243-247 ; 76 (1969), p.423-
426 ; J.A. Callaway, Basor, 196 (dec. 1969), p.2-16.

b) Sur le deuxime point

Pourquoi, ds lors, un Juif pieux et intgriste (c'est--
dire s'en tenant  la lecture littrale de la Bible) ne 
suivrait-il pas l'exemple de personnages aussi prestigieux 
que Mose ou Josu ?
N'est-il pas dit dans les Nombres, lorsque commence la 
conqute de la Palestine (Canaan) :  Le Seigneur lui livra 
les Cananens. Isral les livra  l'interdit, eux et leurs villes  
(Nombres XXI, 3), puis concernant les Amorites et leur roi : 
 Ils le battirent, lui et ses _ls et tout son peuple, au point 
qu'il n'en resta aucun survivant ; et ils s'emparrent de son 
pays.  (Nombres XXI, 35).
Le Deutronome rpte, n'exigeant pas seulement la 
spoliation de la terre et l'expulsion des autochtones, mais le 
massacre :  Lorsque le Seigneur, ton Dieu t'aura fait entrer 
dans le pays... et qu'il aura chass devant toi les nations 
nombreuses... tu les voueras totalement  l'interdit.  (Deut. 
VII, 1-2)  et tu les supprimeras  (Deut. VII, 24).
De Sharon au Rabbin Mer Kahane, c'est la 
pr_guration de la manire dont les sionistes se comportent 
 l'gard des Palestiniens.
La voie de Josu n'tait-elle pas celle de Menahem 
Beghin, lorsque, le 9 avril 1948, les 254 habitants du 
village de Deir Yassin, hommes, femmes, et enfants taient 
massacrs par ses troupes de "l'Irgoun", pour faire fuir par 
la terreur les Arabes dsarms ? 
Source : Menahem Beghin, La rvolte : Histoire de l'Irgoun, p 200. 
ditions Albatros, 1978. 

Il appelait les Juifs  non seulement  repousser les 
Arabes mais  s'emparer de toute la Palestine. 
La voie de Josu n'tait-elle pas celle que dsignait 
Mosh Dayan :  Si l'on possde la Bible et si l'on se consi-
dre comme le peuple de la Bible, on devrait aussi possder 
les terres de la Bible ?
Source : Jerusalem Post, 10 aot 1977.

La voie de Josu n'tait-elle pas celle que d_nissait 
Yoram Ben Porath dans le grand journal isralien Yediot 
Aharonoth, le 14 juillet 1972 :  Il n'y a pas de sionisme, de 
colonisation d'tat juif, sans l'viction des Arabes et l'ex-
propriation de leurs terres ?
Quant aux moyens de cette dpossession des terres ils 
taient _xs par Rabin lorsqu'il tait Gnral en chef dans 
les territoires occups : casser les os des jeteurs de pierres 
de l'Intifada.
Quelle est la raction des coles talmudiques d'Isral ? 
Pousser au pouvoir l'un des responsables des plus direct de 
Sabra et Chatila : le Gnral Rafael Eytan qui demande le 
 renforcement des colonies juives existantes. 

Anim par les mmes certitudes, le Docteur Baruch 
Goldstein, colon d'origine amricaine, de Kiryat Arba 
(Cisjordanie) fit vingt-sept morts et plus de cinquante 
victimes en mitraillant des Palestiniens en prire dans le 
Tombeau des patriarches. Membre d'un groupe intgriste 
fond sous le parrainage d'Ariel Sharon (sous la protection 
de qui furent perptrs les massacres de Sabra et de 
Chatila, et qui fut rcompens de son crime par une 
promotion : Ministre du Logement, charg de dvelopper les 
"colonies" dans les territoires occups), Baruch Goldstein 
est aujourd'hui l'objet d'un vritable culte de la part des 
intgristes qui viennent _eurir et baiser sa tombe, car il fut 
rigoureusement _dle  la tradition de Josu exterminant 
tous les peuples de Canaan pour s'emparer de leurs terres.

*

Cette "puri_cation ethnique" devenue systmatique dans 
l'tat d'Isral d'aujourd'hui, dcoule du principe de la 
puret ethnique empchant le mlange du sang juif avec le 
"sang impur" de tous les autres.
Dans les lignes qui suivent l'ordre de Dieu d'exterminer 
les populations qu'il leur livre, le Seigneur recommande  
Mose que son peuple n'pouse pas les _lles de ces peuples 
(Exode, XXXIV, 16).
Dans le Deutronome, le peuple "lu" (Deut. VII, 6) ne 
doit pas se mlanger aux autres :  Tu ne donneras pas ta 
_lle  leur _ls et tu ne prendras pas leur _lle pour ton _ls  
(Deut. VII, 3).
Cet apartheid est la seule manire d'empcher la 
souillure de la race choisie par Dieu, la foi qui le lie  lui.
Cette sparation de l'Autre est reste la loi : dans son 
livre sur "le Talmud" (Paris, Payot, 1986, p. 104), le Rabbin 
Cohen crit :  les habitants du monde peuvent tre rpartis 
entre Isral et les autres nations prises en bloc. Isral est le 
peuple lu : dogme capital. 
Au retour de l'exil, Esdras et Nhmie veillent au 
rtablissement de cet apartheid :
Esdras pleure parce que  la race sainte (sic) s'est mle 
avec les peuples des pays  (Esd. 9, 2)... Pinhas empale un 
couple mixte... Esdras ordonne la slection raciale et 
l'exclusion : tous ceux qui avaient pris des femmes tran-
gres, ils les renvoyrent, femmes et enfants  (Esd. 10, 44). 
Nhmie dit des Juifs :  je les puri_ais de tout lment 
tranger  (Nh. 13, 30).
Cette mixophobie et ce refus de l'Autre excdent la 
dimension raciale. Si l'on refuse le sang de l'autre par le 
mariage mixte, on refuse aussi sa religion, sa culture ou sa 
manire d'tre.
Ainsi Yahv fulmine aprs ceux qui s'cartent de sa 
vrit, la seule qui soit, bien sr : Sophonie lutte contre les 
modes vestimentaires trangres ; Nhmie contre les 
langues trangres :  Je vis des Juifs qui avaient pous des 
femmes achdonites, amonites, moabites ; la moiti de leurs 
_ls parlait l'achdonien ou la langue de tel ou tel peuple, mais 
ne savait pas parler le judien. Je leur _s des reproches et je 
les maudis ; je frappais quelques uns d'entre eux, je leur 
arrachais les cheveux...  (Nh. 13, 23 - 25).
Les contrevenants sont tous durement jugs. Rebecca, 
femme d'Isaac et mre de Jacob, af_rme :  Je suis dgote 
de la vie  cause des _lles de Het (les femmes Hittites). Si 
Jacob prend une femme comme celle-l, d'entre les _lles de 
Het, que m'importe la vie ?  (Gn 27, 46). Les parents de 
Samson qui, excds par le mariage de leur _ls avec une 
Philistine, s'crient :  n' y a-t-il pas de femmes parmi les 
_lles de tes frres et dans tout ton peuple, pour que tu ailles 
prendre femme chez les Philistins, ces incirconcis ?  (Jug. 14, 
3).
Ham Cohen, qui fut Juge  la Cour Suprme d'Isral, 
constate: L'amre ironie du sort a voulu que les mmes 
thses biologiques et racistes propages par les nazis et qui 
ont inspir les infamantes lois de Nuremberg, servent de base 
 la d_nition de la judacit au sein de l'tat d'Isral  (voir 
Joseph Badi, Fundamental Laws of the State of Israel. New 
York, 1960, p. 156).
En effet au procs des criminels de guerre de Nuremberg, 
au cours de l'interrogatoire du "thoricien" de la race, 
Julius Streicher, la question est pose :
 En 1935 au Congrs du Parti  Nuremberg les lois 
raciales  ont t promulgues. Lors de la prparation de ce 
projet de loi, avez-vous t appel en consultation et avez-
vous particip d'une faon quelconque  l'laboration de ces 
lois ?
Accus Streicher : - Oui, je crois y avoir particip en ce 
sens que, depuis des annes, j'crivais qu'il fallait empcher  
l'avenir tout mlange de sang allemand et de sang juif. J'ai 
crit des articles dans ce sens, et j'ai toujours rpt que nous 
devions prendre la race juive, ou le peuple juif, pour modle. 
J'ai toujours rpt dans mes articles que les Juifs devaient 
tre considrs comme un modle par les autres races, car ils 
se sont donn une loi raciale, la loi de Mose, qui dit : 
 Si vous allez dans un pays tranger, vous ne devez pas 
prendre de femmes trangres.  Et ceci, Messieurs, est d'une 
importance considrable pour juger les lois de Nuremberg. Ce 
sont ces lois juives qui ont t prises pour modle. Quand, des 
sicles plus tard, le lgislateur juif Esdras constata que, 
malgr cela, beaucoup de Juifs avaient pous des femmes 
non juives, ces unions furent rompues. Ce fut l'origine de la 
juiverie qui, grce  ses lois raciales, a subsist pendant des 
sicles, tandis que toutes les autres races, et toutes les autres 
civilisations, ont t ananties. 
Source : Procs des grands criminels de guerre devant le 
Tribunal militaire international (Nuremberg : 14 novembre 1945 
- 1er octobre 1946. Texte of_ciel en langue franaise. Dbats du 
26 avril 1946, Tome XII. D. 321)

C'est en effet ainsi que les juristes, conseillers du 
Ministre de l'Intrieur nazi, avaient labor les  Lois de 
Nuremberg, du droit de la population du Reich et de la 
protection du sang allemand et de l'honneur allemand . Ces 
juristes conseillers, Bernard Losener et Friedrich Knost, 
commentent ainsi le texte, dans le recueil : "Les lois de 
Nuremberg":
 Selon la volont du Fhrer, les lois de Nuremberg 
n'impliquent pas vraiment des mesures propres  accentuer 
la haine raciale et  la perptuer ; au contraire, de telles 
mesures signi_ent le dbut d'une accalmie dans les relations 
entre le peuple juif et le peuple allemand.
Si les Juifs avaient dj leur propre tat, dans lequel ils 
se sentiraient chez eux, la question juive pourrait tre 
considre comme rsolue, tant pour les Juifs que pour les 
Allemands. C'est pour cette raison que les sionistes les plus 
convaincus n'ont pas lev la moindre opposition contre 
l'esprit des lois de Nuremberg.

Ce racisme, modle de tous les autres racismes, est une 
idologie qui sert  justifier la domination de diffrents 
peuples.
Le littralisme conduit  la perptration des mmes 
massacres que ceux effectus par Josu : 
 Les colons puritains d'Amrique, dans leur chasse  
l'Indien pour s'emparer de leurs terres, invoquaient Josu et 
les "exterminations sacres" des Amalcites et des 
Philistins. 
Source : Thomas Nelson, "The Puritans of Massachusets", 
Judaism, Vol XVI, n  2 1967.
Intermdiaire entre la shoah cananenne et la 
mixophobie s'insre actuellement l'idologie du transfert de 
populations, que soutient la majorit des rabbins de Jude-
Samarie. Cette politique se fonde sur une lecture intgriste 
des textes sacrs. La lettre du Lvitique enjoint aux juifs de 
ne pas pratiquer le mlange d'espces (Lev. 19, 19) et leur 
commande de distinguer le "pur" de l'impur (Lev. 20, 25) 
comme lui-mme a distingu Isral des autres peuples (Lev. 
20, 24), pour oprer une discrimination raciale.  j'tablirai 
une diffrence entre mon peuple et ton peuple  (Ex. 8, 19).
Ainsi, en 1993, le grand Rabbin Sitruk peut-il dire sans 
crainte d'tre rappel  l'ordre par quelque instance que ce 
soit : 
 Je voudrais que des jeunes gens juifs n'pousent jamais 
que des jeunes _lles juives. 
Ainsi Isral qui sera saint (Lev. 20, 26) ne doit pas se 
souiller (Esd. 9, 11) au contact des autres nations que Dieu 
a pris en dgot (Lev. 20, 23). L'interdiction est maintes et 
maintes fois rpte. 
 Tu ne t'allieras point par mariage avec elles (les nations 
cananennes) ; tu ne donneras pas ta _lle  leur _ls, tu ne 
prendras pas leur _lle pour ton _ls...  (Deut. 7, 3-4).  Si 
vous vous attachez  ce qui reste de ces nations qui sont 
demeures avec vous, si vous vous alliez par mariage avec 
elles, si vous pntrez chez elles et qu'elles pntrent chez 
vous, sachez-le bien : Yahv, votre Dieu, ne continuera pas  
dpossder ces nations de devant vous. Elles deviendront 
pour vous un _let et un pige, un fouet sur vos _ancs et des 
aiguilles dans vos yeux, jusqu' ce que vous disparaissiez de 
dessus ce bon sol que vous a donn Yahv, votre Dieu  (Jos. 
23, 12 - 23, 13).
Le 10 novembre 1975, en sance plnire, l'O.N.U. a 
considr que le sionisme tait une forme de racisme et de 
discrimination raciale.
Depuis l'clatement de l'U.R.S.S., les tats-Unis ont fait 
main basse sur l'O.N.U. et ont obtenu le 16 dcembre 1991, 
l'abrogation de la juste rsolution de 1975.Or, dans les 
faits, rien n'a chang depuis 1975, ou plutt si : la 
rpression, le gnocide lent du peuple palestinien, la 
colonisation, ont pris une ampleur sans prcdent.







II

Les mythes
du vingtime sicle









1. Le mythe de l'antifascisme
sioniste


En 1941, Itzac Shamir com-
mit  un crime impardonnable du 
point de vue moral : prner une 
alliance avec Hitler, avec 
l'Allemagne nazie contre la 
Grande-Bretagne. 
  Bar Zohar, Ben Gourion, Le 
Prophte arm. Paris, 1966, p. 99)

Lorsque commena la guerre contre Hitler, la quasi-
totalit des organisations juives s'engagea aux cts des 
allis et mme quelques-uns des plus minents dirigeants, 
comme Weizmann, prirent position en faveur des allis, 
mais, le groupe sioniste allemand, qui pourtant,  l'poque, 
tait trs minoritaire, prit une attitude inverse et, de 1933 
 1941 s'engagea dans une politique de compromis et mme 
de collaboration avec Hitler. Les autorits nazies, en mme 
temps qu'elles perscutaient les juifs, par exemple, en un 
premier temps, en les chassant des fonctions publiques, 
dialoguaient avec les dirigeants sionistes allemands et leur 
accordaient un traitement de faveur en les distinguant des 
juifs "intgrationistes" auxquels ils faisaient la chasse.
L'accusation de collusion avec les autorits hitlriennes 
ne s'adresse pas  l'immense majorit des juifs dont 
certains n'avaient pas mme attendu la guerre pour lutter 
- les armes  la main - en Espagne, de 1936  1939, dans 
les Brigades internationales , contre le fascisme. D'autres,, 
jusque dans le ghetto de Varsovie, crrent un "Comit juif 
de lutte" et surent mourir en combattant. Mais cette 
accusation s'applique  la minorit fortement organise des 
dirigeants sionistes dont la proccupation unique tait de 
crer un tat juif puissant.
Leur proccupation unique de crer un tat juif puissant 
et mme leur vision raciste du monde, les rendaient 
beaucoup plus anti-anglais qu'anti-nazi.
Aprs la guerre ils devinrent, comme Menahem Beghin 
ou Itzac Shamir, des dirigeants de premier plan dans l'tat 
d'Isral.
*

En date du 5 septembre 1939 - deux jours aprs la 
dclaration de guerre de l'Angleterre et de la France  
l'Allemagne - M. Cham Weizmann, Prsident de l'Agence 
Juive, crivit  M. Chamberlain, Premier ministre de Sa 
Majest le Roi d'Angleterre, une lettre par laquelle il 
l'informait que nous Juifs, sommes au ct de la Grande 
Bretagne et combattrons pour la Dmocratie  en prcisant 
que  les mandataires des Juifs taient prts  passer 
immdiatement un accord pour permettre l'utilisation de 
toutes leurs forces en hommes, de leurs techniques, de leur 
aide matrielle et de toutes leurs capacits . Reproduite 
dans le Jewish Chronicle du 8 septembre 1939, cette lettre 
constituait une authentique dclaration de guerre du 
monde juif  l'Allemagne. Elle posait le problme de 
l'internement de tous les Juifs allemands dans des camps 
de concentration en tant que  ressortissants d'un peuple en 
tat de guerre avec l'Allemagne  comme le firent les 
amricains pour leurs propres nationaux d'origine 
japonaise, qu'ils internrent lorsqu'ils entrrent en guerre 
contre le Japon.
*
Les dirigeants sionistes ont fait preuve,  l'poque du 
fascisme hitlrien et mussolinien, d'un comportement 
quivoque allant du sabotage de la lutte antifasciste  la 
tentative de collaboration.
L'objectif essentiel des sionistes n'tait pas de sauver des 
vies juives mais de crer un tat juif en Palestine. Le pre-
mier dirigeant de l'tat d'Isral, Ben Gourion, proclame 
sans ambages, le 7 dcembre 1938, devant les dirigeants 
sionistes du "Labour" :  Si je savais qu'il est possible de 
sauver tous les enfants d'Allemagne en les amenant en 
Angleterre, et seulement la moiti d'entre eux en les trans-
portant en Eretz Isral, je choisirai la deuxime solution. Car 
nous devons tenir compte non seulement de la vie de ces 
enfants, mais aussi de l'histoire du peuple d'Isral. 
Source : Yvon Gelbner, "Zionist policy and the fate of 
European Jewry", dans Yad Vashem studies. Jerusalem.
vol. XII, p. 199.
 Le sauvetage des juifs en Europe ne _gurait pas en tte 
de liste des priorits de la classe dirigeante. C'est la fonda-
tion de l'tat qui tait primordiale  leur yeux. 
Source : Tom Segev. Le septime million. d. Liana Levi, 
Paris, 1993, p. 539.
 [...] Devons-nous aider tous ceux qui en ont besoin sans 
tenir compte des caractristiques de chacun ? Ne devons-nous 
pas donner  cette action un caractre national sioniste et 
tenter de sauver en priorit ceux qui peuvent tre utiles  la 
Terre d'Isral et au judasme ? Je sais qu'il peut sembler 
cruel de poser la question de cette faon, mais nous devons 
malheureusement tablir clairement que si nous sommes 
capables de sauver 10 000 personnes parmi les 50 000 
personnes qui peuvent contribuer  la construction du pays et 
 la renaissance nationale ou bien un million de juifs qui 
deviendront pour nous un fardeau ou au mieux un poids 
mort, nous devons nous restreindre et sauver les 10 000 qui 
peuvent tre sauves  _ malgr les accusations et les appels 
du million de laisss-pour-compte. 
Source : Memorandum du Comit de sauvetage de l'agence 
juive. 1943. Cit par Tom Segev. (op. cit)
Ce fanatisme inspire, par exemple, l'attitude de la dl-
gation sioniste  la confrence d'vian, en juillet 1938, o 
31 nations s'taient runies pour discuter de l'absorption 
des rfugis d'Allemagne nazie : la dlgation sioniste exi-
gea, comme seule solution possible, d'admettre deux cent 
mille juifs en Palestine.
L'tat juif tait plus important pour eux que la vie des 
juifs.
L'ennemi principal, pour les dirigeants sionistes c'est 
l'assimilation. Ils rejoignent en ceci la proccupation 
fondamentale de tout racisme, y compris hitlrien : la 
puret du sang. C'est pourquoi, en fonction mme de 
l'antismitisme systmatique qui les animait jusqu' 
poursuivre le dessein monstrueux de chasser tous les juifs 
d'Allemagne puis d'Europe lorsqu'ils en furent les matres, 
les nazis considraient les sionistes comme des interlo-
cuteurs valables puisqu'ils servaient ce dessein.
De cette collusion existent les preuves. La Fdration 
sioniste d'Allemagne adresse au parti nazi le 21 juin 1933, 
un mmorandum dclarant notamment :
 Dans la fondation du nouvel tat, qui a proclam le 
principe de la race, nous souhaitons adapter notre com-
munaut  ces nouvelles structures... notre reconnaissance de 
la nationalit juive nous permet d'tablir des relations claires 
et sincres avec le peuple allemand et ses ralits nationales 
et raciales. Prcisment parce que nous ne voulons pas sous-
estimer ces principes fondamentaux, parce que nous aussi 
nous sommes contre les mariages mixtes, et pour le maintien 
de la puret du groupe juif... Les Juifs conscients de leur 
identit, au nom desquels nous parlons, peuvent trouver 
place dans la structure de l'tat allemand, car ils sont 
librs du ressentiment que les Juifs assimils doivent 
prouver ; ... nous croyons en la possibilit de relations 
loyales entre les Juifs conscients de leur communaut et 
l'tat allemand.
Pour atteindre ses objectifs pratiques, le sionisme espre 
tre capable de collaborer mme avec un gouvernement 
fondamentalement hostile aux Juifs... La ralisation du 
sionisme n'est gne que par le ressentiment des Juifs  l'ex-
trieur, contre l'orientation allemande actuelle. La propa-
gande pour le boycott - actuellement dirige contre l'Alle-
magne - est, par essence, non sioniste... 
Source : Lucy Dawidowicz, A Holocaust reader, p. 155.
Le Mmorandum ajoutait  qu'au cas o les Allemands 
accepteraient cette coopration les sionistes s'efforceraient de 
dtourner les Juifs,  l'tranger, d'appeler au boycott anti-
allemand. 
            Source : Lucy Dawidowicz, The war against Jews (1933 
- 1945) Ed. Penguin books,1977, p.231- 232. 
Les dirigeants hitlriens accueillent favorablement l'o-
rientation des chefs sionistes qui, par leur souci exclusif de 
constituer leur tat en Palestine, rejoignent leur dsir de se 
dbarrasser des juifs. Le principal thoricien nazi, Alfred 
Rosenberg, crit :  le sionisme doit tre vigoureusement 
soutenu a_n qu'un contingent annuel de Juifs allemands 
soient transports en  Palestine. 
Source : A. Rosenberg : Die Spur des Juden im Wandel der 
Zeiten, Munich 1937, p. 153.
Reinhardt Heydrich, qui fut plus tard le "Protecteur" en 
Tchcoslovaquie, crivait en 1935, alors qu'il tait chef des 
Services de Scurit S.S. dans Das Schwarze Korps, organe 
of_ciel de la S.S. un article sur "l'Ennemi visible", o il 
oprait des distinctions entre les Juifs :  Nous devons 
sparer les Juifs en deux catgories : les sionistes et les 
partisans de l'assimilation. Les sionistes professent une 
conception strictement raciale, et, par l'migration en 
Palestine, ils aident  btir leur propre tat juif _ nos bons 
voeux et notre bonne volont of_cielle sont avec eux. 
Source : Hohne. Order of the Death` s Head, p. 333.
 Le Betar allemand reut un nouveau nom : Herzlia. Les 
activits du mouvement en Allemagne devaient obtenir bien 
sr l'approbation de la Gestapo ; en ralit, Herzlia agissait 
sous la protection de cette dernire. Un jour, un groupe de SS 
attaqua un camp d't du Betar. Le chef du mouvement se 
plaignit alors auprs de la Gestapo et, quelques jours plus 
tard, la police secrte annona que les SS en question avaient 
t punis. La Gestapo demanda au Betar quelle 
compensation lui semblait la plus adquate. Le mouvement 
demanda que la rcente interdiction qui leur avait t faite 
de porter des chemises brunes soit leve ; la requte fut 
satisfaite. 
Source : Ben-Yeruham, Le Livre de Betar, T. II, p. 350.
Une circulaire de la Wilhelmstrasse indique :  les objec-
tifs que s'est donns cette catgorie (de Juifs qui s'opposent  
l'assimilation et qui sont favorables  un regroupement de 
leurs coreligionnaires au sein d'un foyer national), au 
premier rang de laquelle se trouvent les sionistes, sont ceux 
qui s'cartent le moins des buts que poursuit en ralit la 
politique allemande  l'gard des Juifs .
Source : Lettre circulaire de Blow-Schwante  toutes les 
missions diplomatiques du Reic,. n  83, 28 fvrier 1934.
 Il n'y a aucune raison, crivait Bulow-Schwante au 
Ministre de l'Intrieur, d'entraver, par des mesures admi-
nistratives, l'activit sioniste en Allemagne, car le sionisme 
n'est pas en contradiction avec le programme du national-
socialisme dont l'objectif est de faire partir progressivement 
les Juifs d'Allemagne. 
Source : Lettre n  Z U 83-21. 28/8 du 13 avril 1935.
Cette directive con_rmant des mesures antrieures tait 
applique  la lettre. En vertu de ce statut privilgi du 
sionisme dans l'Allemagne nazie, la Gestapo de Bavire, le 
28 janvier 1935, adressait  la police cette circulaire  les 
membres de l'organisation sioniste, en raison de leur activit 
oriente vers l'migration en Palestine, ne doivent pas tre 
traits avec la mme rigueur qui est ncessaire pour les 
membres des organisations juives allemandes 
(assimilationistes) .
Source : Kurt Grossmann, "Sionistes et non-sionistes sous la 
loi nazie dans les annes 30" Yearbook. Vol. VI, p. 310.
 L'organisation sioniste des juifs allemands avait une 
existence lgale jusqu'en 1938, cinq ans aprs l'avnement 
d'Hitler...
La Jdische Rundschau (journal des sionistes allemands) 
parut jusqu'en 1938. 
Source : Leibowitz, Isral et Judasme. d. Descle de 
Brouwer, 1993. p. 116
En change de leur reconnaissance of_cielle comme seuls 
reprsentants de la communaut juive, les dirigeants 
sionistes offraient de briser le boycott que tentaient de 
raliser tous les antifascistes du monde.
Ds 1933 commena la collaboration conomique : deux 
compagnies furent cres : la "Haavara Company",  Tel-
Aviv, et la "Paltreu",  Berlin.
Le mcanisme de l'opration tait le suivant : un juif 
dsirant migrer dposait  la Wasserman Bank de Berlin, 
o  la Warburg Bank de Hambourg, une somme d'un 
minimum de 1 000 livres sterling. Avec cette somme, les 
exportateurs juifs pouvaient acheter des marchandises 
allemandes  destination de la Palestine, et payaient la 
valeur correspondant en livres Palestiniennes, au compte 
de la Haavara,  la Banque Anglo-palestinienne,  Tel-
Aviv. Quand l'migrant arrivait en Palestine, il recevait 
l'quivalent de la somme qu'il avait dpose en Allemagne.
Plusieurs futurs premiers ministres d'Isral particip-
rent  l'entreprise de la "Haavara", notamment Ben 
Gourion, Mosh Sharret (qui s'appelait alors Mosh 
Shertok), Madame Golda Meir qui l'appuya depuis New 
York, et Levi Eshkol, qui en tait le reprsentant  Berlin.
Source : "Ben Gourion et Shertok," dans Black: L'accord de la 
"haavara". p. 294. Cit par Tom Segev, op. cit. p. 30 et 595.
L'opration tait avantageuse pour les deux parties : les 
nazis russissaient ainsi  briser le blocus (les sionistes 
parvinrent  vendre des marchandises allemandes mme 
en Angleterre) ; et les sionistes ralisaient une immigration 
"slective", telle qu'ils la dsiraient : seuls pouvaient 
immigrer des millionnaires (dont les capitaux permettaient 
le dveloppement de la colonisation sioniste en Palestine). 
Conformment aux buts du sionisme il tait plus important 
de sauver de l'Allemagne nazie des capitaux juifs, 
permettant le dveloppement de leur entreprise, que des 
vies de juifs misreux, ou inaptes au travail ou  la guerre, 
qui eussent t une charge.
Cette politique de collaboration dura jusqu'en 1941 
(c'est--dire pendant 8 ans aprs l'arrive d'Hitler au 
pouvoir). Eichmann faisait la liaison avec Kastner. Le 
procs Eichmann dcouvrit, pour une part au moins, les 
mcanismes de ces connivences, de ces "changes" entre 
juifs sionistes "utiles"  la cration de l'tat juif 
(personnalits riches, techniciens, jeunes gens aptes  
renforcer une arme, etc...) et une masse de juifs moins 
avantags abandonne aux mains d'Hitler.
Le Prsident de ce Comit, Ytzhak Gruenbaum dclarait 
le 18 janvier 1943 : "Le sionisme passe avant tout...
 Ils vont dire que je suis antismite, rpondit 
Gruenbaum, que je ne veux pas sauver l'Exil, que je n'ai pas 
"a warm yiddish heart" [...] Laissons-les dire ce qu'ils 
veulent. Je n'exigerai pas de l'Agence juive qu'elle alloue la 
somme de 300 000 ni de 100 000 livres sterling pour aider le 
judasme europen. Et je pense que quiconque exige de telles 
choses accomplit un acte antisioniste .
Source : Gruenbaum : Jours de destruction, p. 68.
C'tait aussi le point de vue de Ben Gourion :
 La tche du sioniste n'est pas de sauver le "reste" d'Isral 
qui se trouve en Europe, mais de sauver la terre d'Isral pour 
le peuple juif. 
Cit par Tom Segev. op. cit. p. 158.
 Les dirigeants de l'Agence juive s'entendaient sur le fait 
que la minorit qui pourrait tre sauve devait tre choisie en 
fonction des besoins du projet sioniste en Palestine. 
Source: Ibidem p. 125.
Hannah Arendt, l'un des plus minents dfenseurs de la 
cause juive par ses tudes et ses livres, assistait aux 
dbats. Elle leur a consacr un livre : Eichmann  
Jrusalem. Elle y a montr (p. 134 - 141) la passivit, et 
mme la complicit des "conseils juifs" (Judenrat), dont les 
deux tiers taient dirigs par des sionistes.
D'aprs le livre d'Isaiah Trunk : Judenrat (Ed. Mac 
Millan New York 1972) :  Selon les calculs de Freudiger, 
cinquante pour cent des juifs auraient pu se sauver s'ils 
n'avaient pas suivi les instructions des Conseils juifs.  (p. 
141).
Il est signi_catif que lors de la clbration du 50me 
anniversaire du soulvement du ghetto de Varsovie, le chef 
d'tat isralien demanda  Lech Walesa de ne pas donner 
la parole  Marek Edelman, chef adjoint de l'insurrection et 
l'un des survivants.
Marek Edelman avait en effet donn au journal isralien 
"Haaretz", en 1993,  Edward Alter, une interview dans 
laquelle il rappelait quels avaient t les vritables 
instigateurs et hros du Comit juif de lutte du ghetto de 
Varsovie : des socialistes du Bund, antisionistes, des 
communistes, des trotskistes, les Mihal Rosenfeld et les 
Mala Zimetbaum, avec Edelman, et une minorit de 
sionistes de gauche du Poalei Zion et du Hashomer Hatzar.
Ceux-l luttrent contre le nazisme les armes  la main 
comme le _rent les juifs volontaires des Brigades 
internationales d'Espagne, et en France, durant 
l'occupation, les membres juifs de la M.O.I. (Main d'ouvre 
immigre).
Nahum Goldman, Prsident de "l'Organisation sioniste 
mondiale" puis du "Congrs juif mondial" raconte, dans son 
Autobiographie, sa rencontre dramatique avec le Ministre 
des Affaires trangres tchques, douard Bns, en 1935, 
reprochant aux sionistes d'avoir bris le boycott d'Hitler par 
la "Haavara" (les accords de transfert) et le refus de 
l'Organisation sioniste mondiale d'organiser la rsistance 
contre le nazisme.
 Dans ma vie, j'ai d prendre part  de nombreux entre-
tiens pnibles, mais je ne me suis jamais senti aussi mal-
heureux et honteux que pendant ces deux heures. Je sentais, 
de toutes les _bres de mon tre, que Bns avait raison .
Source : Nahum Goldman. Autobiographie, op, cit. p. 157-158. 
Ibidem p. 260. 
Misant sur son opposition  l'Angleterre, les dirigeants 
sionistes avaient pris contact avec Mussolini ds 1922. Il 
les avait reus aprs sa marche sur Rome d'octobre 1922, le 
20 dcembre 1922. 
  Source : Ruth Bondy, The Emissary : a life of Enzo Sereni 
p. 45. 
Weizmann fut reu par Mussolini le 3 janvier 1923, et 
une autre fois le 17 septembre 1926 ; Nahum Goldman, 
Prsident de l'Organisation sioniste mondiale, s'entretint, 
le 26 octobre 1927, avec Mussolini qui lui dit :  Je vous 
aiderai  crer cet tat juif.  (Nahum Goldman : 
Autobiographie op. cit. p. 170).
Cette collaboration constituait dj un sabotage de la 
lutte antifasciste internationale. Elle subordonnait toute la 
politique sioniste au seul dessein de construire un tat Juif 
en Palestine. Elle se poursuivit pendant la guerre, mme 
au moment o la perscution hitlrienne des juifs 
europens tait la plus atroce.
Au moment de la dportation des juifs de Hongrie, le 
Vice-Prsident de l'organisation sioniste, Rudolf Kastner, 
ngocia avec Eichmann sur cette base : si Eichmann 
permettait le dpart en Palestine de 1684 juifs "utiles" pour 
la construction du futur tat d'Isral (capitalistes, 
techniciens, militaires, etc...) Kastner promettait  
Eichmann de faire croire aux 460.000 juifs hongrois qu'il ne 
s'agissait pas d'une dportation  Auschwitz, mais d'un 
simple transfert.
Le juge Halevi rappelle lors du procs d'Eichmann que 
Kastner est intervenu pour sauver l'un de ses interlocu-
teurs nazis : l'un des excuteurs de Himmler, le 
Standartenfhrer Kurt Becher. Le tmoignage de Kastner, 
au Procs de Nuremberg, le _t chapper au chtiment.
Le Juge est formel :  Il n'y eut ni vrit, ni bonne foi 
dans le tmoignage de Kastner... Kastner s'est parjur 
sciemment, dans son tmoignage devant cette Cour, lorsqu'il 
a ni qu'il tait intervenu en faveur de Becher. En outre, il a 
cach ce fait important : sa dmarche en faveur de Becher 
tait faite au nom de l'Agence juive et du Congrs juif 
mondial... Il est clair que la recommandation de Kastner ne 
fut pas faite en son nom personnel, mais aussi au nom de 
l'Agence juive et du Congrs juif mondial... et c'est pourquoi 
Becher fut relch par les Allis. 
Aprs le jugement, l'opinion isralienne fut branle. 
Dans le journal Haaretz le Dr Mosh Keren crivait, le 14 
juillet 1955 :  Kastner doit tre inculp de collaboration 
avec les nazis...  Mais le journal du soir "Yediot Aharonoth" 
(23 juin 1955) expliquait pourquoi il ne pouvait en tre 
ainsi...  Si Kastner est mis en jugement, c'est le 
gouvernement tout entier qui risque un effondrement total 
devant la nation, par suite de ce que ce procs va dcouvrir. 
Ce qui risquait d'tre dcouvert c'est que Kastner n'avait 
pas agi seul mais avec l'accord des autres dirigeants 
sionistes qui sigeaient, au moment du procs, dans le 
gouvernement. La seule faon d'viter que Kastner parle et 
que le scandale clate, c'est que Kastner disparaisse. Il 
mourut en effet opportunment, assassin sur les marches 
du palais de justice et le gouvernement isralien introduisit 
un recours devant la Cour Suprme pour le rhabiliter. Ce 
qu'il obtint.
Cette politique de collaboration atteignit son point 
culminant en 1941, lorsque le groupe le plus extrmiste des 
sionistes, le "Lehi" ("Combattants pour la libration 
d'Isral") dirig par Abraham Stern et, aprs sa mort, par 
un triumvirat dont faisait partie Itzak Shamir, commit  un 
crime impardonnable du point de vue moral : prner une 
alliance avec Hitler, avec l'Allemagne nazie, contre la 
Grande-Bretagne. 
     Source : Bar Zohar, Ben Gourion. Le Prophte arm. 
Fayard. Paris 1966. p. 99.

M. Eliezer Halevi, syndicaliste travailliste connu, 
membre du Kibboutz Gueva, rvle dans l'hebdomadaire 
"Hotam" de Tel-Aviv (dat du 19 aot 1983) l'existence d'un 
document sign par M. Itzak Shamir, (qui s'appelait alors 
Yezernitsky) et Abraham Stern, remis  l'Ambassade 
d'Allemagne,  Ankara, alors que la guerre en Europe 
faisait rage, et que les troupes du Marchal Rommel taient 
dj sur le sol gyptien. Il y est dit notamment :  En 
matire de conception, nous nous identi_ons  vous. 
Pourquoi donc ne pas collaborer l'un avec l'autre ? Haaretz 
dans son dition du 31 janvier 1983, cite une lettre 
marque du mot secret, envoye en janvier 1941 par 
l'ambassadeur de Hitler  Ankara, Franz Von Papen,  ses 
suprieurs, racontant les contacts avec les membres du 
groupe Stern. Y est ajout un mmorandum de l'agent des 
services secrets nazis  Damas, Werner Otto Von Hentig, 
sur les pourparlers avec les missaires de Stern et de 
Shamir, o il est dit notamment que  la coopration entre 
le mouvement de libration d'Isral et le nouvel ordre en 
Europe sera conforme  l'un des discours du chancelier du 
IIIe Reich dans lequel Hitler soulignait la ncessit d'utiliser 
toute combinaison de coalition pour isoler et vaincre 
l'Angleterre . Il y est dit encore que le groupe Stern est 
 troitement li aux mouvements totalitaires en Europe,  
leur idologie et  leur structures.  Ces documents se 
trouvent au Mmorial de l'holocauste (Yad Vachem)  
Jrusalem, classs sous le numro E234151-8.
L'un des chefs historiques du groupe Stern, M. Isral 
Eldad, con_rme, dans un article publi dans le quotidien de 
Tel-Aviv, le Yediot Aharonoth, du 4 fvrier 1983, 
l'authenticit de ces pourparlers entre son mouvement et 
les reprsentants of_ciels de l'Allemagne nazie. Il af_rme 
sans ambages que ses collgues avaient expliqu aux nazis 
qu'une identit d'intrts entre un nouvel ordre en Europe, 
selon la conception allemande, et les aspirations du peuple 
juif en Palestine, reprsent par les combattants pour la 
libert d'Isral (le groupe Stern) tait probable.
Voici les principaux passages de ce texte :
Principes de base de l'Organisation militaire nationale 
(NMO) en Palestine (Irgun Zeva Leumi) concernant la 
solution de la question juive en Europe et la participation 
active du NMO  la guerre aux cts de l'Allemagne.

 Il ressort des discours des dirigeants de l'tat national-
socialiste allemand qu'une solution radicale de la question 
juive implique une vacuation des masses juives de l'Europe. 
(Judenreines Europa).
Cette vacuation des masses juives de l'Europe est la 
condition premire de la solution du problme juif, mais cela 
n'est possible que par l'installation de ces masses en 
Palestine, dans un tat juif, avec ses frontires historiques.
Rsoudre le problme juif de faon d_nitive, et librer le 
peuple juif, c'est l'objectif de l'activit politique et des longues 
annes de lutte du "mouvement pour la libert d'Isral" 
(Lehi) et de son Organisation militaire nationale en Palestine 
(Irgun Zeva Leumi).
Le NMO, connaissant la position bienveillante du gou-
vernement du Reich envers l'activit sioniste  l'intrieur de 
l'Allemagne, et les plans sionistes d'migration estime que :
1) Il pourrait exister des intrts communs entre l'ins-
tauration, en Europe, d'un ordre nouveau, selon la concep-
tion allemande, et les vritables aspirations du peuple juif 
telles qu'elles sont incarnes par Lehi.
2) La coopration entre l'Allemagne nouvelle et une nation 
hbraque rnove (Vlkisch Nationalen Hebrertum) serait 
possible.
3) L'tablissement de l'tat historique juif sur une base 
nationale et totalitaire, et li par un trait au Reich alle-
mand pourrait contribuer  maintenir et  renforcer, dans 
l'avenir, la position de l'Allemagne au Proche-Orient.
A condition que soient reconnues, par le gouvernement 
allemand, les aspirations nationales du "Mouvement pour la 
libert d'Isral" (Lehi), l'Organisation militaire nationale 
(NMO) offre de participer  la guerre aux cts de 
l'Allemagne.
La coopration du mouvement de libration d'Isral irait 
dans le sens des rcents discours du Chancelier du Reich 
allemand, dans lesquels Monsieur Hitler soulignait que toute 
ngociation et toute alliance devait contribuer  isoler 
l'Angleterre et  la battre.
D'aprs sa structure et sa conception du monde, le NMO 
est troitement li avec les mouvements totalitaires 
europens. 
Source : Le texte original, en allemand, se trouve, en 
Appendice n  11, dans le livre de David Yisraeli : Le problme 
palestinien dans la politique allemande, de 1889  1945, Bar Ilan 
University, Ramat Gan, Isral, 1974, p. 315-317. 
Selon la presse isralienne, qui a publi une dizaine 
d'articles sur ce sujet,  aucun moment les nazis n'ont pris 
au srieux les propositions de Stern, de M. Shamir et de 
leurs amis. 
Les pourparlers ont subi un coup d'arrt lorsque les 
troupes allies ont arrt en juin 1941, l'missaire 
d'Abraham Stern et Itzak Shamir, M. Naftali Loubentchik, 
au bureau mme des services secrets nazis  Damas. 
D'autres membres du groupe ont poursuivi des contacts 
jusqu' l'arrestation, par les autorits britanniques, de M. 
Itzak Shamir, en dcembre 1941, pour "terrorisme et 
collaboration avec l'ennemi nazi." 
Un tel pass n'empche pas Itzak Shamir de devenir 
Premier Ministre et d'tre, aujourd'hui encore, le chef d'une 
puissante "opposition", la plus acharne  maintenir 
l'occupation de la Cisjordanie. C'est qu'en ralit, les 
dirigeants sionistes, en dpit de leurs rivalits internes, 
poursuivent le mme objectif raciste : chasser par la ter-
reur, l'expropriation ou l'expulsion, tous les autochtones 
arabes de Palestine, pour en rester les seuls conqurants et 
les seuls matres.
Ben Gourion dclarait :
 Beghin appartient incontestablement au type hitlrien. 
C'est un raciste dispos  dtruire tous les Arabes dans son 
rve d'uni_cation d'Isral, prt, pour raliser ce but sacr,  
user de tous les moyens. 
Source : E. Haber, Menahem Beghin, the man and the legend 
Ed. Delle Book. New York, 1979, p. 385.
Le mme Ben Gourion n'a jamais cru  la possibilit 
d'une coexistence avec les Arabes. Moins il y aura d'Arabes 
dans les limites du futur tat (d'Isral), mieux cela vaudra. 
Il ne le dit pas explicitement, mais l'impression qui se 
dgage de ses interventions et de ses remarques est nette : 
une grande offensive contre les Arabes ne briserait pas 
seulement leurs attaques mais aussi rduirait au 
maximum le pourcentage de la population arabe dans 
l'tat  (...) On peut l'accuser de racisme, mais alors on 
devra faire le procs de tout le mouvement sioniste, qui est 
fond sur le principe d'une entit purement juive en 
Palestine. 
Source : Bar Zohar (op. cit) p. 146.
Au Procs d'Eichmann  Jrusalem, le Procureur 
Gnral Ham Cohen rappelait aux juges :  Si cela ne 
concide pas avec votre philosophie, vous pouvez critiquer 
Kastner... Mais qu'est-ce que cela a  voir avec la collabora-
tion ?... Il a toujours t dans notre tradition sioniste de 
slectionner une lite pour organiser l'immigration en 
Palestine... Kastner n'a rien fait d'autre. 
Source : "Court record" 124/53. Jrusalem district court.
Ce haut magistrat invoquait en effet une doctrine 
constante du mouvement sioniste : il n'avait pas pour 
objectif de sauver des juifs mais de construire un tat juif 
fort.
Le 2 mai 1948, le Rabbin Klaussner, charg des 
Personnes dplaces, prsentait un Rapport devant la 
Confrence juive amricaine : 
 Je suis convaincu qu'il faut forcer les gens  se rendre en 
Palestine... Pour eux un dollar amricain leur apparat 
comme le plus grand des objectifs. Par le mot "force", c'est un 
programme que je suggre... Il a dj servi, et trs rcemment 
encore. Il a servi pour l'vacuation des juifs de Pologne, et 
dans l'histoire de "l'Exodus"_
Pour appliquer ce programme, il faut, au lieu de fournir 
du confort aux "personnes dplaces", leur crer le plus 
d'inconfort possible... Dans un second temps, une procdure 
faisant appel  la Haganah pour harceler les juifs. 
           Source : Alfred H. Lilienthal. What Price Isral. 
Chicago 1953, p. 194 - 195.
Les variantes de cette mthode d'incitation et mme de 
coercition furent multiples. 
En 1940, pour soulever l'indignation contre les Anglais 
qui avaient dcid de sauver les Juifs menacs par Hitler, 
en les accueillant dans l'Ile Maurice, le navire qui les 
transportait, le cargo franais Patria, ayant fait escale dans 
le port de Haffa, le 25 dcembre 1940, les dirigeants 
sionistes de la "Haganah" (dont le chef tait Ben Gourion), 
n'hsitrent pas  le faire exploser, entranant la mort de 
252 Juifs et de membres anglais de l'quipage.
Source : Dr. Herzl Rosenblum, directeur de Yediot Aharonoth,  
en fait rvlation en 1958, et la justi_cation en est donne dans 
Jewish Newsletter N.Y. Novembre 1958.
Yehuda Bauer confirme la ralit de ce "sabotage" par la 
Haganah, et le nombre des victimes, dans son livre Juifs  
vendre, d. Liana Levi, Paris 1996, p. 84.

Autre exemple, L'Irak :
la communaut juive (110.000 personnes en 1948) tait 
bien enracine dans le pays. Le grand Rabbin d'Iraq, 
Khedouri Sassoon, avait dclar :  Les Juifs et les Arabes 
ont joui des mmes droits et privilges depuis mille ans et ne 
se considrent pas comme des lments spars dans cette 
nation. 
Alors, commencrent les actions terroristes israliennes, 
en 1950,  Bagdad. Devant les rticences des Juifs irakiens 
 s'inscrire sur les listes d'immigration vers Isral, les 
services secrets israliens n'hsitrent pas, pour convaincre 
les Juifs qu'ils taient en danger,  jeter contre eux des 
bombes... L'attaque contre la synagogue Shem-Tov tua trois 
personnes et en blessa des dizaines . Ainsi commena 
l'exode baptis: "Opration Ali Baba".
Source : "Ha'olam hazeh". 20 avril et 1er juin 1966. et "Yediot 
Aharonoth " du 8 novembre 1977.
Il y a l une doctrine constante depuis que Thodore 
Herzl avait remplac la d_nition du juif non plus par sa 
religion, mais par sa race.
L'article 4b de la loi fondamentale de l'tat d'Isral (qui 
n'a pas de Constitution), qui d_nit la "Loi du retour" (5710 
de 1950) stipule :  est considr comme juive une personne 
ne d'une mre juive, ou convertie.  (Critre racial ou critre 
confessionnel).
Source : Klein : L'tat juif , d. Dunod. Paris. p. 156.
Ceci tait dans la droite ligne de la doctrine fondatrice de 
Thodore Hertzl. Il ne cesse d'y insister dans ses 
"Mmoires" (Diaries) Ds 1895, il prcise  un interlocuteur 
allemand (Speidel),  Je comprends l'antismitisme. Nous, 
les Juifs, nous sommes rests, mme si ce n'est pas de notre 
faute, des corps trangers dans les diverses nations. .
Source : Diaries, p. 9.
A quelques pages de l il est plus explicite encore :  Les 
antismites deviendront nos amis les plus srs, les pays 
antismites nos allis. 
Source : Diaries, p. 19.
Le but tait en effet commun : rassembler les Juifs dans 
un ghetto mondial. 
Les faits ont donn raison  Thodore Hertzl.
Les Juifs pieux, comme d'ailleurs beaucoup de chrtiens, 
rptaient chaque jour :  L'an prochain  Jrusalem . Ils 
faisaient de Jrusalem non pas un territoire dtermin, 
mais le symbole de l'Alliance de Dieu avec les hommes, et 
de l'effort personnel pour la mriter. Mais le "Retour" ne se 
produisit que sous l'impulsion des menaces antismites en 
provenance des pays trangers. 
Le 31 aot 1949, s'adressant  un groupe d'Amricains 
en visite en Isral, Ben Gourion dclarait :  Bien que nous 
ayons ralis notre rve de crer un tat juif, nous en sommes 
encore au dbut. Il n'y a aujourd'hui que 900 000 Juifs en 
Isral, tandis que la majorit du peuple juif se trouve encore 
 l'tranger. Notre tche future est d'amener tous les Juifs en 
Isral. 
L'objectif de Ben Gourion tait d'amener en Isral quatre 
millions de Juifs entre 1951 et 1961. Il en vint 800 000. En 
1960 il n'y avait, pour l'anne, que trente mille immigrs. 
En 1975-76 l'migration hors d'Isral dpassait l'immigra-
tion.
Seules les grandes perscutions, comme celles de 
Roumanie, avaient donn une certaine impulsion au 
"Retour".
Mme les atrocits hitlriennes ne russirent pas  
exaucer le rve de Ben Gourion.
Parmi les victimes juives du nazisme qui se sont 
rfugies  l'tranger entre 1935 et 1943,  peine 8,5% sont 
alles s'installer en Palestine. Les tats-Unis limitrent 
leur accueil  182 000 (moins de 7%), l'Angleterre  67 000 
(moins de 2%). L'immense majorit, c'est--dire 75%, trouva 
refuge en Union Sovitique.
Source : "Institute for Jewish Affairs" de New York, repris 
par Christophe Sykes dans Crossroads to Isral, Londres, 1965, et 
par Nathan Weinstock : Le sionisme contre Isral, p. 146.
Un exemple typique des manipulations de l'histoire par 
les historiens officiels nous est fourni par le dernier livre de 
Yehuda Bauer, membre de l'Institut d'histoire 
contemporaine des juifs  l'Universit hbraque de 
Jrusalem. Son livre s'intitule : Juifs  vendre, avec ce sous 
titre : Les ngociations entre nazis et juifs. 1933-1945". (d. 
Liana Levi, Paris 1996. Traduction de l'anglais par Denis 
Authier. (Yale University Press, 1994) 
L'ouvrage a toute les apparences extrieures d'un travail 
scientifique, avec ses 523 notes de rfrences qui occupent 
49 pages du livre, avec bibliographie, index, etc.
Apparences seulement, car certaines sources traitant du 
mme sujet, et que l'auteur ne pouvait ignorer, y sont 
passes sous silence (sans doute parce qu'elles vont  
l'encontre de sa thse tendant  montrer la sollicitude des 
dirigeants sionistes pour arracher les juifs les plus dmunis 
aux griffes d'Hitler, alors qu'ils pratiquaient, eux aussi, une 
slection. (Cf. supra p. 61, textes de Tom Segev.)
Parmi les tmoignages sur la position de Ben Gourion, 
aucune rfrence  la clbre biographie, pourtant 
apologtique, crite par Bar Zohar : Ben Gourion, le 
prophte arm. d. Fayard, 1966, qui ne figure pas dans la 
bibliographie, ni dans l'Index. Sans doute l'approbation par 
Ben Gourion de la "Haavara", son principe de sauvetage 
slectif des juifs  accueillir en Palestine, son apprciation 
de Shamir comme appartenant au type hitlrien, l'excluent 
de l'horizon historique de Bauer.
 Les travaux d'Yvon Gelbner, figurant pourtant dans 
Yad Vashem studies Vol. XII, p. 189, pour les mmes 
raisons, ne sont pas non plus mentionns. 
Ces travaux manent pourtant de sa famille spirituelle 
sioniste. Parmi bien d'autres "omissions" de ce genre : Le 
septime million de Tom Segev, qui fit, lui aussi, ses tudes 
 l'Universit hbraque de Jrusalem Il est actuellement 
chroniqueur  "Haaretz", le plus grand journal isralien.
Pas davantage, dans les 7 lignes consacres  l'Irgoun 
Tzvai Leumi (sans mme une note). n'est voqu l' hostilit 
de cette organisation envers l'Angleterre en 1944. Pas la 
moindre allusion  ses propositions de collaboration avec 
Hitler de 1941, dont  les auteurs, parmi lesquels Shamir, 
ne sont pas non plus nomms. (Ceci dans un livre consacr 
aux "ngociations entre nazis et juifs"!)
Le livre d'Hannah Arendt sur le mme problme: 
Eichmann  Jrusalem  et son jugement trs dur sur les 
"conseils juifs" dans leurs rapports avec les nazis, est pass 
sous silence, dans la bibliographie comme dans l'index. Il 
en est de mme pour le livre de Marek Edelman, chef 
adjoint de l'insurrection du ghetto de Varsovie, qui 
naturellement ne figure pas,  la page 352 du livre de 
Yehuda Bauer, dans son palmars des "hros" dans lequel 
figurent Kasztner, bien qu'il soit coupable d'avoir soustrait 
des nazis  la justice  comme le reconnat pourtant Bauer, 
et qu'il s'tait empar, au profit d'Hitler, de la plus grande 
entreprise d'armements de Hongrie, l'entreprise Weiss. 
Bauer fait une liste de ces "ngociateurs" avec Hitler, 
ajoutant (p. 352) : Tous furent des hros , Tous mritent 
une telle reconnaissance (p. 354) sans le moindre hommage 
aux rsistants juifs tombs dans la lutte contre le fascisme, 
depuis les volontaires des Brigades Internationales 
d'Espagne contre Franco, alli de Hitler, jusqu'aux 
rsistants de la M.O.I. en France et aux martyrs du 
soulvement du ghetto de Varsovie.
Mais au del des aspects scientifiques de ces distorsions 
du rel par l'un des historiens officiels  qui exalte ou justifie 
toute ngociation avec Hitler (mais en dissimule 
d'essentielles), que dire de l'a priori politique et moral : 
seuls sont des hros, ceux qui ont ngoci avec Hitler ! Pas 
ceux qui lui ont rsist les armes  la main !
De mme, ceux qui prconisaient le boycott d'Hitler  
l'chelle mondiale, et dont Bauer minimise l'importance 
stratgique en voquant seulement les changes 
conomiques entre l'Allemagne nazie et la Palestine 
(favoriss par la "ngociation de la Haavara", ennemie du 
boycott, ) ne sont pas des "hros".
La vise du livre consiste  essayer de masquer une 
vrit fondamentale : la proccupation centrale des 
dirigeants sionistes, pendant le rgne d'Hitler, n' tait pas 
de sauver les juifs de l'enfer nazi, mais, selon le projet du 
sionisme politique fond par Thodore Herzl, de fonder un 
"tat juif" puissant. Ce programme exigeait donc que, dans 
toute ngociation on slectionne pour l'immigration un 
"matriel humain utile" (qui amne avec lui des capitaux 
ou des comptences techniques ou militaires) et que l'on ne 
s'attendrisse pas sur le sort des plus dmunis: (vieillards, 
immigrants sans ressources ou rendus malades par les 
mauvais traitements dans les camps) et qui eussent t une 
charge et non une aide pour construire le bastion.
La deuxime thse matresse du livre de Bauer, consiste 
 faire croire que la guerre d'Hitler c'est une guerre contre 
les juifs  (p. 72) et non pas, avant tout une guerre contre le 
communisme, faisant porter l'essentiel de sa puissance 
militaire  l'Est, et cherchant au contraire  faire une "paix 
spare" avec les tats-Unis et mme l'Angleterre, afin de 
s'assurer la domination de toute l'Europe sans avoir  
combattre sur deux fronts. 
Tous les historiens s'accordent pour dire que Himmler 
prfrait une paix spare avec l'Occident afin de consacrer 
toutes ses forces contre la menace bolchevique. (Bauer p. 
167) Von Papen croyait fermement  une future entente avec 
les tats-Unis et l'Allemagne pour faire barrage au 
communisme (Bauer p. 189).
Les "ngociations" entre les sionistes et les nazis avaient 
prcisment cet objet, c'est pourquoi Bauer est oblig de le 
reconnatre, et mme de le rappeler souvent : Hitler 
permettait  Himmler de ngocier avec les sionistes.
 Une note personnelle de Himmler, rdige le 10 dcembre 
1942 dit : "J'ai demand au Fhrer ce qu'il pensait de l'ide 
de relcher les juifs contre une ranon. Il m' a donn les 
pleins pouvoirs pour approuver des oprations de ce type."  
(cit par Bauer p. 148).
Ces rapports conomiques, et ces "changes" avaient une 
raison politique plus profonde que Bauer lui-mme avoue : 
utiliser les filires juives pour entrer en contact avec les 
puissances occidentales. (Bauer p. 283). Cette 
proccupation dominait toutes les autres, les nazis 
connaissant le poids des lobbies sionistes auprs des 
dirigeants occidentaux.
 Les nazis savaient que, contrairement aux Russes le 
gouvernement de Sa Majest et celui des tats-Unis ont la 
faiblesse politique de subir les pressions que les juifs exercent 
sur eux.  (Cit par Bauer p. 260).
Ces dirigeants hitlriens faisaient aisment passer leur 
antismitisme au second plan : A la fin de 1944, la volont 
de Himmler d'tablir le contact avec l'Ouest en se servant 
dans ce but, entre autres, des juifs, tait devenue manifeste  
(Bauer. p. 326).
Les dirigeants sionistes jouaient fort bien ce rle 
d'entremetteur.
En avril 1944, Eichmann proposa au dlgu sioniste 
Brand, d'changer 1 million de juifs contre 10.000 camions 
(Bauer p. 227 et 229) qui seraient utiliss exclusivement 
sur le front russe.
Ben Gourion et Moshe Sharett (Shertok), appuyrent 
cette offre, Ben Gourion, envoyant mme un appel 
personnel  Roosevelt pour  ne pas permettre qu'on laisse 
passer cette chance unique et peut tre ultime de sauver les 
derniers juifs d'Europe. (Bauer p. 265). Le but tait clair : 
changer des juifs contre des quipements stratgiques, ou 
mme encore tablir des contacts diplomatiques avec l'Ouest, 
contacts qui pourraient conduire  une paix spare, voire - 
telle tait l'esprance -  une guerre associant les allemands 
et les occidentaux contre les sovitiques. (Bauer, p. 343)
Tel tait le but d'Himmler, et les dirigeants sionistes 
acceptaient de lui servir d'intermdiaires.
Ce complot choua lorsque les Amricains et les Anglais 
informrent les sovitiques de ces tractations qui 
conduisaient  une vritable trahison  l'gard des juifs 
eux-mmes, de tous les rsistants et de toutes les victimes 
du nazisme, car Bauer lui-mme est oblig de reconnatre : 
 Le rle essentiel de l'URSS dans la lutte contre l'Allemagne 
nazie fut le principal soutien de la fermet allie. La 
Wehrmacht a t dfaite en Russie par l'Arme rouge : 
l'invasion de la France, le 6 juin 1944, contribua certes,  
cette victoire finale, mais ne fut pas le facteur dcisif. Sans 
les Sovitiques, sans leurs terribles souffrances et leur 
hrosme indescriptible, la guerre aurait dur encore des 
annes, et peut-tre n'aurait-elle pas t vraiment gagne. 
(Bauer p. 347)
Que penser alors de ceux qui, pour leur "gosme 
collectif", comme disait Buber, proposrent  Hitler du 
matriel stratgique assorti de la promesse qu'il ne 
servirait que sur le front russe ? Si ce marchandage, entre 
les dirigeants sionistes et les nazis avaient russi, le 
systme dont Auschwitz est le symbole aurait pu continuer 
ses crimes.
D'autant plus, et c'est une ide qui imprgne tout le 
livre, qu'il s'agissait bien d'un "gosme collectif". 
Pour nous en tenir  la priode traite par Bauer : 1933-
1945, toutes les ngociations des dirigeants sionistes avec 
les nazis : depuis la Haavara qui brisait le boycott d'Hitler, 
jusqu' l'affaire des camions dirige contre ceux qui,  
Stalingrad, avaient bless mortellement la bte nazie, et 
supportaient, en 1944, le poids de 236 divisions des nazis et 
de leurs satellites alors que seules 19 divisions allemandes 
s'opposaient en Italie aux troupes amricaines, et que 64 
taient rparties de la France  la Norvge - toutes ces 
"ngociations" ont les faveurs de Bauer.
C'est que, du dbut  la fin, les dirigeants sionistes (dont 
tous sont passs au pouvoir dans les gouvernements 
israliens, y compris ceux qui, en 1941 proposaient leur 
collaboration  Hitler, comme Shamir) ne pensaient qu' 
btir un tat fort en Palestine, en y amenant "un matriel 
humain utilisable", subsidiairement des juifs moins 
efficaces, mais  aucun moment, n'ont pens aux 
responsabilits qui incombaient  toute la communaut des 
rsistants  Hitler, comme si les nazis n'avaient eu d'autres 
ennemis et d'autres victimes que les juifs, et qu'il s'agissait 
de secourir les seuls juifs.
Mme les anglais finirent par tre indigns par cette 
volont d'ignorer les souffrances de 50 millions de victimes 
de l'hitlrisme, et d'appeler au secours en faveur des juifs, 
exclusivement, et encore pas de tous mais avant tout en 
faveur de ceux qui pouvaient aider  la cration d'un tat 
fort en Palestine.
 La dlgation londonienne du Congrs juif mondial 
ayant suggr l'ide d'une dclaration commune du Pape et 
des Puissances occidentales, un membre du Foreign Office 
nota : Serions-nous les instruments de ces gens-l ? Pourquoi 
le Pape devrait-il condamner l'extermination des juifs de 
Hongrie, plutt que l'utilisation des bombes incendiaires 
contre notre pays. (Cit par Bauer. p. 393.)











2. Le mythe de la justice
de Nuremberg 



 Ce tribunal reprsente une 
continuation des efforts de guerre 
des nations allies. 
Robert H. Jackson, Procureur 
gnral des tats-Unis (sance 
du 26 juillet 1946)

Le 8 aot 1945, les dirigeants amricains, anglais, 
franais et russes, se runirent  Londres pour mettre au 
point  la poursuite et le chtiment des grands criminels de 
guerre des puissances europennes de l'Axe,  en crant un 
 Tribunal militaire international  (article I, a). 
Les crimes taient d_nis au Titre II, article 6.
1 - "Crimes contre la paix" concernant ceux qui 
taient responsables du dclenchement de la guerre. 
2 - "Crimes de guerre" pour la violation des lois et 
coutumes de la guerre. 
3 - "Crimes contre l'humanit" c'est--dire essen-
tiellement contre les populations civiles.
La constitution d'une telle juridiction appelle dj 
quelques remarques :
1 - Ce n'est pas un tribunal international puisqu'il n'est 
constitu que par les vainqueurs et que, par consquent, ne 
seront retenus que les crimes commis par les vaincus _ 
Comme le reconnatra, avec juste raison, le Procureur 
gnral des tats-Unis, Robert H. Jackson, qui prsidait 
l'audience du 26 juillet 1946 :  Les Allis se trouvent encore 
techniquement en tat de guerre avec l'Allemagne... En tant 
que tribunal militaire, ce tribunal reprsente une 
continuation des efforts de guerre des nations allies. 
2 - Il s'agissait donc d'un tribunal d'exception 
constituant le dernier acte de la guerre, et excluant, par son 
principe mme, toute responsabilit des vainqueurs, et 
d'abord, dans le dclenchement de la guerre.
L'on excluait d'avance tout rappel de ce qui en fut la 
source premire :  Nuremberg l'on ne posa pas la question 
de savoir si le Trait de Versailles, avec toutes ses 
consquences, en particulier la multiplication des faillites, 
et surtout le chmage, n'avait pas permis l'ascension d'un 
Hitler par l'assentiment d'une majorit du peuple 
allemand . Par exemple, en imposant  l'Allemagne 
vaincue de 1918, (la seule loi du plus fort faisant dj _gure 
de "droit") de payer,  titre de rparation, 132 milliards de 
marks-or (l'quivalent de 165 milliards de francs or) alors 
qu' cette poque la fortune nationale de l'Allemagne tait 
value  260 milliards de marks or.
L'conomie allemande s'en trouva ruine et le peuple 
allemand rduit au dsespoir par la faillite, l'effondrement 
de la monnaie, et surtout le chmage, qui permirent 
l'ascension de Hitler en lui donnant les plus faciles 
arguments pour soutenir son mot d'ordre majeur : annuler 
le Trait de Versailles avec son cortge de misre et 
d'humiliation.

La meilleure preuve est la monte parallle du chmage 
et des succs du "Parti national-socialiste" aux diffrentes 
lections :
I. De 1924  1930

Dates	Voix obtenues	%	Siges	Nb de 	
			chmeurs
4/05/24	 1 918 000	6,6	32	320 711
7/12/24	    908 000	3	14	282 645
20/5/28	    810 000	2,6	12	269 443

II. De 1930  1933

Dates	Voix obtenues	%	Siges	Nb de 	
			chmeurs
14/4/30	  6 407 000	18,3	107	1 061 570
31/7/32	13 779 000	37,3	230	5 392 248
6/11/32	11 737 000	33,1	196	5 355 428
5/3/33	17 265 800	43,7	288	5 598 855

Puis lorsque Hitler obtint, avec ses allis politiques, la 
majorit absolue au Reichstag, l'aide apporte  son r-
armement par les hommes du dollar, de la livre et du franc. 
Non seulement la "Caisse centrale de propagande" du parti 
d'Hitler tait alimente par la banque allemande Schreider, 
mais, le rarmement fut largement _nanc par les grands 
trusts amricains, anglais et franais.
Ce fut le cas du Consortium chimique amricain Dupont 
de Nemours et du trust anglais Imperial Chemicals 
Industry, qui subventionnaient l'I.G. Farben avec laquelle 
ils s'taient partags le march mondial de la poudre, et de 
la Banque Dillon de New-York qui subventionnait le 
Vereinigte Stahlwerke, trust allemand de l'acier. D'autres 
taient subventionns par Morgan ou Rockfeller, etc...
Ainsi la Livre et le Dollar participrent-ils au complot 
qui porta Hitler au pouvoir.
Pour la France, sur une demande adresse au Ministre 
de l'conomie nationale, par le Snateur Paul Laffont, sur 
les quantits de minerai de fer exportes en Allemagne 
depuis 1934, la rponse fut la suivante :
 Les quantits de minerai de fer (N  204 du tarif des 
douanes) exportes  destination de l'Allemagne au cours des 
annes 1934, 1935, 1936 et 1937, sont consignes dans le 
tableau ci-aprs :

Anne		Quantits (en quintaux mtriques)
1934		17.060.916
1935		58.616.111
1936		77.931.756
1937		71.329.234
             Source : Journal of_ciel de la Rpublique franaise du 
26 mars 1938.
Mais ni les dirigeants des groupes Dupont de Nemours, 
Dillon, Morgan, Rockfeller, ni Franois de Wendel, ne fu-
rent interpells  Nuremberg sur le chapitre consacr au 
"complot contre la paix".
Note : Les tats-Unis produisirent prs de 135.000 
tonnes d'agents chimiques toxiques durant la guerre, 
l'Allemagne 70.000 tonnes, le Royaume-Uni 40.000 tonnes 
et le Japon 7.500 tonnes.
*
L'on invoque souvent les imprcations de Hitler et des 
principaux dirigeants nazis contre les communistes et les 
juifs.
En particulier le chapitre XV du second volume de Mein 
Kampf o Hitler voque le pass : celui de la guerre des gaz 
initie par les Anglais lors de la Premire guerre mondiale, 
chapitre qui s'intitule : "Le droit de lgitime dfense":
 Si l'on avait, au dbut et au cours de la guerre, soumis 
une seule fois douze ou quinze mille de ces Hbreux cor-
rupteurs du peuple aux gaz toxiques que des centaines de 
milliers de nos meilleurs travailleurs allemands de toute 
origine et de toute profession ont d endurer sur le front, le 
sacri_ce de millions d'hommes n'et pas t vain. Au 
contraire, si l'on s'tait dbarrass  temps de ces quelques 
douze mille coquins, on aurait peut-tre sauv l'existence 
d'un million de bons et braves Allemands pleins d'avenir. 
Dans un discours devant le Reichstag, le 30 janvier 
1939, il dit aussi :
 Si les milieux juifs internationaux de la _nance  l'in-
trieur et  l'extrieur de l'Europe devaient russir  prci-
piter une nouvelle fois les peuples dans une guerre mondiale, 
le rsultat ne serait pas la bolchevisation de la terre avec 
pour corollaire la victoire du judasme, mais l'anan-
tissement (Vernichtung) de la race juive en Europe..... Car 
l'poque o les peuples non juifs taient livrs sans dfense  
la propagande est rvolue. L'Allemagne national- socialiste et 
l'Italie fasciste possdent dsormais les institutions qui 
permettent, chaque fois qu'il est ncessaire, d'clairer le 
monde sur les tenants et les aboutissants d'une question que 
de nombreux peuples pressentent instinctivement, sans 
pouvoir se l'expliquer scienti_quement.
Les juifs peuvent bien poursuivre leur campagne de har-
clement dans certains tats, protgs qu'ils sont par le 
monopole qu'ils exercent sur la presse, le cinma, la pro-
pagande radiophonique, les thtres, la littrature, et j'en 
passe. Pourtant, si ce peuple devait russir une nouvelle fois 
 prcipiter des millions de personnes dans un con_it 
totalement absurde pour elles, bien qu'il puisse tre 
pro_table aux intrts juifs, alors se manifesterait l'ef_cacit 
d'un travail d'explication qui a permis en quelques annes, 
dans la seule Allemagne, d'abattre compltement (restlos 
erlegen) le judasme. 
Source : I.M.T. Vol. XXXI, p. 65.
Le 30 janvier 1941, Hitler dit  l'ensemble des juifs 
d'Europe qu'ils auraient _ni de jouer leur rle, en cas de 
guerre gnralise . Puis dans un discours du 30 janvier 
1942, il aurait dclar que la guerre verrait l'annihilation 
du judasme en Europe .
Le testament politique d'Hitler publi par le Tribunal 
Militaire International de Nuremberg abonde dans ce sens. 
On y lit notamment :
 Mais je n'ai laiss subsister aucun doute l-dessus si ces 
comploteurs internationaux du monde de l'argent et de la 
_nance se remettent  traiter les peuples d'Europe en paquets 
d'actions, ce peuple qui est le vrai responsable de ce con_it 
meurtrier aura  rendre des comptes : les juifs ! (Das 
Judentum!)
Je n'ai laiss personne dans l'incertitude du sort qui at-
tend celui par qui des millions d'enfants des peuples aryens 
d'Europe devraient mourir de faim, des millions d'hommes 
adultes devraient prir et des centaines de milliers de femmes 
et d'enfants seraient brls et succomberaient aux 
bombardements dans leur ville. Mme si ce doit tre avec des 
moyens plus humains, le coupable devra expier sa faute. 
Hitler parle de dtruire une "in_uence"; Himmler parle 
plus directement de dtruire des personnes.
Voici, par exemple, ce que disait Himmler dans un dis-
cours adress  des commandants des forces navales  
Weimar, le 16 dcembre 1943 :
 Quand n'importe o, j'ai t forc de donner dans un 
village l'ordre de marcher contre des partisans et contre des 
commissaires juifs, alors, j'ai systmatiquement donn 
l'ordre de faire galement tuer les femmes et les enfants de ces 
partisans et commissaires. 
Plus tard, parlant devant des gnraux, le 5 mai 1944,  
Sonthofen, il ajoutait :
 Dans ce con_it avec l'Asie, nous devons prendre l'habi-
tude d'oublier les rgles du jeu et les moeurs en usage au 
cours des guerres europennes passes, bien qu'elles nous 
soient devenues chres et conviennent mieux  notre menta-
lit. 
Cette sauvagerie n'tait malheureusement pas l'apanage 
d'un seul camp.
Le 4 septembre 1940, Hitler dclare au Sportpalast:
 Si l'aviation anglaise jette trois ou quatre mille kilogs de 
bombes, nous en jetterons cent, cent cinquante, deux cents, 
trois cents, quatre cents mille kilogs et plus encore en une 
seule nuit. 
Ceci constitue une folle exagration des possibilits de 
bombardement stratgique de la Luftwaffe, mais montre 
quel degr de haine contre les peuples l'on soulevait dans 
les deux camps.
En rponse, Clifton Fadiman, diteur du magazine 
hebdomadaire "New Yorker", et _gure de proue des 
"Writers War Board", agence littraire semi-of_cielle du 
gouvernement, demandait en 1942, aux crivains  de 
susciter une haine ardente contre tous les Allemands et pas 
seulement contre les dirigeants nazis. 
Ces propos soulevant une controverse, Fadiman pour-
suivit :  la seule faon de se faire comprendre des Allemands 
est de les tuer. Et encore je pense qu'ils ne comprendront 
pas. 
En avril 1942, faisant l'loge d'un livre de De Sales The 
making of tomorrow ("Prparer demain") il dveloppe sa 
conception raciste et il crit:  l'actuelle agression nazie n'est 
pas l'oeuvre d'un groupe de gangsters mais plutt 
l'expression _nale des plus profonds instincts du peuple 
allemand. Hitler est l'incarnation de forces plus grandes que 
lui. L'hrsie qu'il prche est vieille de 2.000 ans. Quelles est 
cette hrsie ? Ni plus ni moins que la rbellion contre la 
civilisation occidentale qui commence avec Arminius... les 
dimensions de cette guerre apparaissent alors avec une 
grande clart... 
Il approuvait la suggestion d'Hemingway :  la seule so-
lution _nale (the only ultimate settlement) serait de striliser 
les nazis, au sens chirurgical du mot .
Il ridiculisait Dorothy Thomson qui faisait une 
distinction entre les nazis et les autres Allemands.
Ce n'tait pas une opinion isole. Aprs le discours 
d'Hitler au "Sportpalast" le Daily Herald de Londres 
publiait un article du Rvrend C.W. Wipp dclarant : 
 Le mot d'ordre doit tre : "les balayer" et, pour cela, 
concentrer notre science dans la dcouverte de nouveaux et 
plus terri_ants explosifs... Un Ministre de l'vangile ne doit 
peut-tre pas se laisser aller  de tels sentiments, mais je dis 
franchement que, si je le pouvais, je rayerais l'Allemagne de 
la carte. C'est une race diabolique qui a t la maldiction de 
l'Europe pendant des sicles. 
Heureusement des protestations s'levrent, contre de 
telles aberrations en Angleterre o le peuple, pas plus que 
le peuple allemand et sa haute culture, ne pouvaient tre 
confondus avec des dirigeants sanguinaires et des aboyeurs 
de la haine et de la mort.
Ds le mois de janvier 1934, le dirigeant sioniste 
Wladimir Jabotinsky dclarait au journal juif Natscha 
Retsch :
 Nos intrts juifs exigent l'anantissement d_nitif de 
l'Allemagne, le peuple allemand dans sa totalit reprsente 
pour nous un danger. 
Churchill, pour sa part, con_a  Paul Reynaud, le 16 
mai 1940 :
 Nous affamerons l'Allemagne. Nous dmolirons ses 
villes. Nous brlerons ses rcoltes et ses forts. 
         Source : Paul Baudouin, Neuf mois au gouvernement. La 
Table Ronde, 1948, p. 57.
En 1942, le Ministre Britannique Lord Vansittart, 
vritable aptre de la haine, pour justi_er la terreur des 
bombardements britanniques :
 Les seuls bons Allemands sont les Allemands morts ; 
donc, que les bombes pleuvent ! 
En juillet 1944, Winston Churchill adressait  son chef 
d'tat-major, le gnral Hastings Imay, un mmorandum 
de quatre pages o il proposait le projet suivant :
 Je veux que vous r_chissiez trs srieusement  cette 
question des gaz asphyxiants _
Il est absurde de prendre en compte la moralit dans cette 
affaire alors que tout le monde les a mis en ouvre (les gaz 
asphyxiants) durant la dernire guerre sans qu'il y ait 
protestation de la part des moralistes ou de l'glise. D'un 
autre ct,  cette poque-l, le bombardement de villes 
ouvertes tait considr comme interdit ; aujourd'hui tout le 
monde le pratique comme une chose qui va de soi. Il s'agit 
tout simplement d'une mode, comparable  l'volution de la 
longueur des jupes des femmes._
Je veux qu'on examine froidement combien a paierait 
d'utiliser des gaz asphyxiants... On ne doit pas se laisser lier 
les mains par des principes niais,_
Nous pourrions inonder les villes de la Ruhr et bien 
d'autres villes en Allemagne de telle sorte que la majorit de 
la population requerrait des soins mdicaux constants... Il 
faudra attendre peut-tre quelques semaines ou mme 
quelques mois avant que je vous demande d'inonder 
l'Allemagne de gaz asphyxiants et, si nous le faisons, allons-y 
carrment. En attendant je voudrais que cette question soit 
examine froidement par des gens senss et pas par une 
quipe en uniforme de chanteurs de psaumes rabat-joie 
comme on en croise ici et l. 
Source : American Heritage n  d'aot - septembre 1985.
Ni Churchill, ni Staline, ni Truman ne furent assis au 
banc des criminels de guerre.
Pas plus d'ailleurs que ne furent mis en cause les 
auteurs des plus ignobles appels au crime. Pour n'en citer 
que deux exemples parmi les plus dlirants: l'appel  un 
"gnocide", cette fois au vrai sens du mot, lanc en 1942, 
par le livre du Juif amricain Theodor Kaufman : Germany 
must perish ("L'Allemagne doit prir") dont la thse 
matresse est la suivante : Les Allemands (quel qu'ils 
soient : antinazis, communistes, ou mme philosmites) ne 
mritent pas de vivre. En consquence, dit-il, aprs la guerre 
on mobilisera 20.000 mdecins pour striliser chacun 25 
allemands ou allemandes par jour, de sorte qu'en trois mois 
il n'y ait plus un seul Allemand capable de se reproduire, et 
qu'en 60 ans la race allemande soit totalement limine. 
Ce fut une aubaine pour nourrir l'antismitisme : Hitler 
_t lire des extraits de ce livre par tous les postes de radio. 
Ou encore "l'Appel  l'Arme Rouge", publi par l'crivain 
sovitique Ilya Ehrenbourg, en octobre 1944 :
 Tuez, tuez ! Chez les Allemands, il n'y a pas d'innocents, 
ni parmi les vivants, ni parmi ceux  natre ! Excutez les 
Instructions du camarade Staline en crasant pour toujours 
la bte fasciste dans son antre. Brisez par la violence l'orgueil 
des femmes germaniques. Prenez-les en butin lgitime. Tuez, 
tuez, vaillants soldats de l'Arme Rouge, dans votre assaut 
irrsistible.  (Cit par l'Amiral Donitz, Dix ans et 20 jours, 
p. 343-44).
Ceux-l non plus ne _guraient pas parmi les accuss de 
Nuremberg, pas plus que les chefs d'tat qui les avaient 
couverts.
Ni les responsables anglo-amricains du bombardement 
de Dresde, qui _t 200.000 victimes civiles, et sans aucun 
intrt militaire, puisque l'Arme sovitique avait dpass 
ses objectifs.
Ni le coupable, Truman, de l'Apocalypse atomique 
d'Hiroshima et de Nagasaki qui _t 300.000 victimes civiles, 
l aussi sans ncessit militaire puisque la reddition du 
Japon tait dj dcide par l'Empereur.
Ni Beria et Staline, par exemple, qui rejetaient sur les 
Allemands le massacre de milliers d'of_ciers polonais  
Katyn.

*

Les mthodes de la procdure relevaient des mmes 
principes (ou plutt de la mme absence de principes) que le 
choix des accuss parmi les seuls vaincus.
Le statut de ce tribunal est ainsi d_ni
 Article l9 : le Tribunal ne sera pas li par les rgles 
techniques relatives  l'administration des preuves. Il 
adoptera et appliquera autant que possible une procdure 
rapide (la version anglaise dit : "expditive") et non 
formaliste, et admettra tout moyen qu'il estimera avoir une 
valeur probante.
 Article 21 : le Tribunal n'exigera pas que soit appor-
te la preuve des faits de notorit publique, mais les 
tiendra pour acquis. Il considre galement comme preuves 
authentiques les documents et rapports of_ciels des 
gouvernements des Allis.
Tel est le monstre juridique, dont les dcisions doivent 
tre canonises et tenues pour critres d'une intouchable 
vrit historique, selon la loi Gayssot-Fabius du 13 juillet 
l990.
Ce texte insre en effet dans la loi sur la libert de la 
presse de 1981, un article 24 bis, disant :
Seront punis des peines prvues par le sixime alina de 
l'article 24 {un emprisonement d'un mois  un ans, et d'une 
amende de 2000  300 000 F. ou de l'une de ces deux peines 
seulement} ceux qui auront contest, par un des moyens 
noncs  l'article 23, l'existence d'un ou plusieurs crimes 
contre l'humanit tels qu'ils sont dfinis par l'article 6 du 
statut du tribunal militaire international annex  l'accord 
de Londres du 8 aot 1945 et qui ont t commis soit par les 
membres d'une organisation dclare criminelle en 
application de l'article 9 dudit statut, soit par une personne 
reconnue coupable de tels crimes par une juridiction 
franaise ou internationale. 
Le tribunal pourra en outre ordonner :
1  L'affichage de sa dcision dans les conditions prvues 
par l'article 51 du Code pnal;
2  La publication de celle-ci ou l'insertion d'un 
communiqu dans les conditions prvues par l'article 51-1 
du Code pnal, sans que les frais de publication ou 
d'insertion puissent excder le maximum de l'amende 
encourue.
*
Une telle procdure du Tribunal de Nuremberg souleva 
des objections jusque chez les juristes amricains du plus 
haut niveau : ceux de la Cour Suprme.
A commencer par le Juge Jackson qui en fut le 
Prsident. L'historien anglais David Irving, qui reconnat 
l'avoir d'abord mal jug, apporte ce tmoignage :
 Des juristes de renom, dans le monde entier, eurent 
honte de la procdure de Nuremberg. Certainement, le Juge     
Robert H. Jackson, Prsident amricain des accusateurs 
avait honte de ces procds ; cela est vident dans son 
"journal personnel" que j'ai lu.
   J'ai eu le privilge d'avoir accs aux "Mmoires" (du 
juge Jackson)  la Bibliothque du Congrs_ Peu de temps 
aprs que Robert H. Jackson ait reu du Prsident Truman 
la tche de diriger les juges amricains, au procs de 
Nuremberg (mai 1945), il eut connaissance des plans 
amricains sur le bombardement par bombes atomiques, il se 
trouva mal  l'aise dans la tche qui lui tait con_e : 
poursuivre, au nom d'une nation, des actes qu'elle a elle-
mme commis, car il tait conscient que les tats-Unis 
allaient commettre un crime plus grand encore.  (33.9392 et 
9394) .
Se rfrant au livre d'Alpheus Thomas Mason sur 
Harlan Fiske Stone, Pilier de la loi (Harlan Fiske Stone 
tait Chief Justice of the Supreme Court of United States), 
l'avocat Christie cite la page 715 de ce livre, ou Stone crit 
au Directeur du magazine "Fortune" que, non seulement il 
dsavoue une telle procdure, mais considre qu'il s'agit 
d'un "lynchage  grande chelle" (high-grade lynching party 
in Nuremberg). (5. 995-996) p. 716.
Le juge Wennerstrum, de la Cour Suprme des tats-
Unis, Prsident de l'un des tribunaux (23.5915 - 5916) fut 
"si dgot de toute l'atmosphre et du comportement des 
interprtes, avocats, procureurs_ qu'il refusa sa 
nomination et quitta subitement l'Allemagne pour rentrer 
aux tats-Unis. Il exposa au Chicago Daily Tribune du 23 
fvrier 1948 ses objections  l'gard de l'organisation et de 
la procdure. Il y mentionne particulirement le climat de 
haine et le parti pris d'trangers qui venaient d'acqurir la 
nationalit amricaine .
 Quant aux principaux accuss : Hss, Streicher, Pohl, ils 
ont t torturs.  (23.5919)
En vertu des statuts de Nuremberg, selon lesquels les 
rapports des commissions d'enqutes allies avaient valeur 
de preuves, le rapport sovitique sur Katyn, accusant les 
Allemands du massacre de 11.000 of_ciers polonais a t 
accept comme "preuve authentique", indiscutable, le 8 
aot 1945, par les vainqueurs.
    Source : Document URSS 54, dans le volume 39 du T.M.I. (p. 
290 . 32)
Le Procureur gnral sovitique, le Gnral Rudenko put 
dire que, d'aprs l'article 21 du Statut du Tribunal de 
Nuremberg  il ne saurait faire l'objet de contestation.  (XV, 
p. 300).
Le 13 avril 1990 la presse internationale annonait que 
le crime de Katyn avait pour auteur Beria et les autorits 
sovitiques. Le Professeur Naville, de l'Universit de 
Genve, examinant les cadavres, avait trouv dans leurs 
poches des documents de 1940 prouvant que l'excution 
avait eu lieu  cette date. En 1940 la rgion de Smolensk 
tait occupe par les sovitiques.

*

Pour nous en tenir  notre thme : "les mythes 
fondateurs de l'tat d'Isral", nous nous attacherons  
examiner l'une des contrevrits qui exercent encore, aprs 
plus d'un demi-sicle, le plus de ravages dans le monde 
actuel et pas seulement au Proche-Orient : le mythe des 6 
millions de Juifs extermins devenu un dogme justi_ant, 
sacralisant (comme l'implique le mot mme : Holocauste) 
toutes les exactions de l'tat d'Isral en Palestine, dans 
tout le Proche-Orient, aux tats-Unis et,  travers les 
tats-Unis, dans toute la politique mondiale, en les plaant 
au-dessus de toute loi internationale.
Le Tribunal de Nuremberg a of_cialis ce chiffre, qui n'a 
cess, depuis lors, de servir  manipuler les opinions 
publiques, dans la presse, crite ou parle, dans la litt-
rature et le cinma, et jusque dans les manuels scolaires.
Or, ce chiffre ne s'appuie que sur deux tmoignages : 
celui de Hoettl et un autre de Wisliceny.
Voici ce que dclara le premier :
 En avril 1944, dit aux juges de Nuremberg, 
l'Obersturmbannfhrer Dr Wilhelm Hoettl, chef du bureau 
adjoint de la section IV de l'Of_ce central de scurit du 
Reich, le S.S. Obersturmbannfhrer Adolf Eichmann que je 
connaissais depuis 1938 eut un entretien avec moi dans mon 
appartement  Budapest... Il savait qu'il tait considr 
comme criminel de guerre par les Nations Allies puisqu'il 
avait des milliers de vies juives sur la conscience. Je lui 
demandais combien il y en avait et il me rpondit que, bien 
que le nombre ft un grand secret, il me le dirait parce que 
des renseignements qu'il possdait, il tait arriv  la 
conclusion suivante : dans les diffrents camps 
d'extermination environ 4 millions de juifs avaient t tus 
alors et que deux millions avaient trouv la mort d'une autre 
manire.
Source : Procs de Nuremberg, tome IV, p. 657.

Et le second :
 Il (Eichmann) disait qu'il sauterait en riant dans la 
tombe, car l'impression d'avoir cinq millions de personnes 
sur la conscience serait pour lui la source d'une extraordi-
naire satisfaction.  (Op. cit.).
De ces deux tmoignages, M. Poliakov lui-mme dit :
 Il serait possible d'objecter qu'un chiffre si imparfai-
tement tay doit tre considr comme suspect. 
  Source : Revue d'Histoire de la seconde guerre mondiale, oct. 
1956.
Le journal hbraque de New York Der Aufbau du 30 
juin 1965 signale qu' cette date 3 millions et 375.000 
personnes avaient effectu des demandes de "rparation" 
au titre des dommages subis au temps de la domination 
d'Hitler.
Ajoutons que le principal tmoignage, le plus complet et 
le plus prcis, est celui de Hoettl, agent de l'Intelligence 
Service.
Source : la revue anglaise Week end du 25 janvier 1961, por-
tant sur sa couverture le portrait de Hoettl, avec cette lgende :
 "Histoire d'un espion" plus trange que la _ction : cet ami de 
dirigeants nazis avait pour patron un homme des services secrets 
britanniques..

Con_rmant les objections des grands juristes de la Cour 
Suprme des tats-Unis et de bien d'autres, sur les 
anomalies juridiques du "Tribunal de Nuremberg" nous 
donnerons seulement,  titre d'exemples, les violations des 
rgles constantes de la procdure de tout procs vritable :
1 - L'tablissement et la vri_cation de l'authenticit 
des textes produits;
2 - L'analyse de la valeur des tmoignages et des 
conditions dans lesquelles ils furent obtenus;
3 - L'examen scienti_que de l'arme du crime pour 
tablir son fonctionnement et ses effets.







a) Les textes

Les textes fondamentaux, dcisifs pour tablir ce que 
pouvait tre "la solution _nale" sont d'abord les ordres 
d'extermination attribus aux plus hauts responsables : 
Hitler, Goering, Heydrich, Himmler, et les directives don-
nes pour leur excution.
D'abord la directive de Hitler sur l'extermination.
Malgr les efforts des thoriciens du gnocide et de 
l'Holocauste, il n'en fut jamais trouv aucune trace : 
Madame Olga Wormser-Migot crit ds 1968 :
 Pas plus qu'il n'existe d'ordre crit en clair d'extermina-
tion par les gaz  Auschwitz, n'existe d'ordre de les cesser en 
novembre 1944.  Elle prcise :  ni au procs de Nuremberg, 
ni au cours des procs de zone, ni au procs de Hss  
Cracovie, d'Eichmann en Isral, ni au procs des 
commandants de camps, ni de novembre 1966  aot 1975, 
au procs de Francfort (accuss d'Auschwitz de seconde zone) 
n'a t produit le fameux ordre sign de Himmler, du 22 
novembre 1944, sur la _n de l'extermination des juifs par les 
gaz, l'ordre de mettre _n  la "Solution _nale". 
	Source : Olga Wurmser-Migot. Le systme 
concentrationnaire nazi. P U F 1968, p. 544 et p. 13.
Le Docteur Kubovy, du "Centre de Documentation" de 
Tel-Aviv, reconnat, en 1960 :  il n'existe aucun document 
sign par Hitler, Himmler ou Heydrich parlant d'exterminer 
les juifs... le mot "extermination" n'apparat pas dans la 
lettre de Goering  Heydrich concernant la solution _nale de 
la question juive. 
        Source : Lucy Dawidowicz, The War against the jews 
(1975) p. 121.
Aprs un colloque tenu  la Sorbonne,  Paris, en fvrier 
1982, pour combattre les travaux critiques des 
"rvisionnistes", Raymond Aron et Franois Furet avaient 
d dclarer, au cours de la confrence de presse qui suivit la 
rencontre :  Malgr les recherches les plus rudites, on n'a 
jamais pu trouver un ordre d'Hitler d'exterminer les Juifs. 
En 1981, c'est l'aveu de Laqueur :  Jusqu' aujourd'hui 
on n'a pas trouv d'ordre crit de Hitler en vue de dtruire la 
communaut juive europenne et, selon toute probabilit, cet 
ordre n'a jamais t donn .
  Source : Walter Laqueur : The terrible secret, Francfort-sur-
le-Main., Berlin., Vienne. 1981, p. 190.
Malgr tout cela il s'est trouv,  l'instigation de Vidal-
Naquet et de Lon Poliakov, d'autres historiens pour signer 
la dclaration suivante :
 (...) Il ne faut pas se demander comment techniquement, 
un tel meurtre de masse a t possible. Il a t possible 
techniquement puisqu'il a eu lieu. Tel est le point de dpart 
oblig de toute enqute historique sur ce sujet. Cette vrit, il 
nous appartenait de la rappeler simplement : il n'y a pas, il 
ne peut pas y avoir de dbat sur l'existence des chambres  
gaz. 
- Il ne faut pas se demander... 
- le point de dpart oblig _
- Il ne peut pas y avoir de dbat...
Trois interdits, trois tabous, trois limites d_nitives  la 
recherche.
Un tel texte marque une date effectivement historique 
dans l'histoire de l'histoire : le fait qu'il s'agit d'tablir est 
pos, avant toute recherche et toute critique, comme vrit 
absolue et intangible interdisant, par trois impratifs 
rdhibitoires, toute recherche et toute critique de ce qui a 
t une fois, au lendemain d'une victoire, jug par les 
vainqueurs.
L'histoire doit pourtant, si elle entend respecter un sta-
tut scienti_que, tre une perptuelle recherche, remettant 
en cause mme ce que l'on croyait aussi d_nitivement 
tabli que le postulat d'Euclide ou les lois de Newton.
En voici un exemple notoire :
 Le Comit International d'Auschwitz prvoyait, en no-
vembre 1990, de remplacer la plaque commmorative  
Auschwitz, qui indiquait "4 millions de morts" par une autre 
portant la mention "plus d'un million de morts". Le docteur 
Maurice Goldstein, Prsident de ce comit, s'y opposa. 
     Source : Le Soir, Bruxelles, 19-20 octobre 1991, page 16.
En fait, le docteur Goldstein ne contestait nullement la 
ncessit de changer les anciennes plaques, mais il sou-
haitait que la nouvelle plaque ne comporte pas de chiffre, 
tant il savait qu'il serait probablement ncessaire  bref 
dlai de rviser une nouvelle fois  la baisse le chiffre 
actuellement envisag.
La plaque,  l'entre du camp de Birkenau porta donc 
cette inscription jusqu'en 1994. 
 Ici, de 1940  1945, quatre millions d'hommes, de 
femmes et d'enfants ont t torturs et assassins par les 
gnocides hitlriens. 
Grce  l'action du Comit international du Muse 
d'tat  que prside l'historien Wladislaw Bartoszewski, et 
comprenant vingt-six membres de toutes nationalits, le 
texte a t modi_ dans un sens moins loign de la vrit : 
 Que ce lieu o les nazis ont assassin un million et demi 
d'hommes, de femmes, d'enfants, en majorit des juifs de 
divers pays d'Europe, soit  jamais pour l'humanit un cri de 
dsespoir et un avertissement. 
             Source : Article de Luc Rosenzweig, dans Le Monde du 
27 janvier 1995.
Cet exemple montre que l'histoire, pour chapper au 
terrorisme intellectuel des prdicateurs de la haine, exige 
une perptuelle rvision. Elle est rvisionniste ou bien elle 
est une propagande dguise. 
Revenons donc  l'histoire proprement dite, critique, 
"rvisionniste", c'est--dire fonde sur l'analyse des textes, 
la vri_cation des tmoignages, les expertises sur l'arme du 
crime.
Voici d'abord ce qui, dans le programme du Parti 
national-socialiste, concerne les juifs.
Le problme des juifs est abord au point 4 du 
Programme du Parti national-socialiste (N.S.D.A.P.) :
 Seuls peuvent possder la nationalit allemande ceux 
qui sont des citoyens  part entire. Et, sont citoyens  part 
entire ceux qui ont du sang allemand, sans discrimination 
confessionnelle. Donc, aucun juif ne peut tre citoyen  part 
entire. 
Staatsbrger dsignait le citoyen et Volksgenosse le 
citoyen  part entire, en tant que membre d'une com-
munaut homogne.
Plus loin nous voyons au point 5 : 
 Celui qui ne possde pas la nationalit allemande ne 
pourra vivre en Allemagne qu'en qualit d'hte (Gast) et 
devra se soumettre  la lgislation en vigueur concernant le 
sjour des trangers. 
Puis, au point 7, il est question de l'interdiction de sjour 
dans le Reich, dans certaines conditions, de ceux qui ne 
possdent pas la nationalit allemande ; au point 8, on 
exige l'arrt de toute nouvelle immigration de non-
Allemands ainsi que l'expulsion immdiate des non-
Allemands entrs en Allemagne depuis le 2 aot 1914. Ce 
dernier point est visiblement dirig contre les juifs de l'Est, 
qui taient arrivs en grand nombre dans le Reich pendant 
et aprs le Premire Guerre mondiale.
Le point 23 aborde galement ce problme : il stipule que 
les juifs n'auront pas le droit de travailler dans la presse, et 
le point 24 af_rme que le Parti lutte contre l'"esprit 
matrialiste juif".


a - Les ordres d'Hitler sur l'extermination des 
juifs

Dans son livre La destruction des juifs d'Europe Raul 
Hilberg, en 1961 dans la premire dition, crit qu'il y eut 
deux ordres d'extermination donns par Hitler : l'un au 
printemps de 1941 (entre en Russie) et l'autre quelques 
mois plus tard.
Mais en 1985  dans la deuxime dition, rvise, toutes 
les rfrence aux ordres ou aux dcisions d'Hitler concourant 
 la "solution _nale" ont t systmatiquement supprimes 
 Source : "The Revised Hilberg". Simon Wiesenthal Annal 
(Vol, 3.1986. p. 294)
L'dition de 1961, indiquait,  la page 171 :  Comment 
apparut la phase dcrtant la mort ? Essentiellement par 
deux dcisions d'Hitler. Un ordre a t donn au printemps 
de 1941. 
Dans quels termes ces ordres ont-ils t donns ?
Hilberg :  Selon le Gnral Jodl, qui crivit le document 
que je cite, les termes taient les suivants : Adolf Hitler a dit 
qu'il voulait que les commissaires bolcheviks juifs soient 
liquids. C'est le premier point... Tel tait le contenu de 
l'ordre dcrit par le Gnral Jodl.  (4-82) 
Hilberg :  L'ordre tait oral. 
Ainsi : Hilberg a dit que le Gnral Jodl avait dit 
qu'Hitler avait dit...!
Ds ses premires diatribes antismites et dans "Mein 
Kampf", Hitler proclame sa volont d'expulser les juifs 
d'Allemagne. Nous ne retiendrons dsormais des textes 
allemands que ceux employant l'expression "solution _nale" 
a_n d'en obtenir une d_nition prcise.
Le 24 juin 1940, aprs la victoire sur la France, Heydrich 
voque dans une lettre  Ribbentrop, Ministre des _nances, 
"une solution _nale territoriale" ("Eine territoriale 
Endlsung").
Source : Gerald Flemming. Hitler und die Endlsung. 
Wiesbaden - Munich. 1982. p. 56.
Crer, hors de l'Europe, une "rserve" juive, et 
Ribbentrop suggre alors le "projet Madagascar".
En juillet 1940, le responsable aux affaires juives, Franz 
Rademacher, rsume ainsi cette directive :  Tous les juifs 
hors d'Europe ! 
Source : Joseph Billig. La solution _nale de la question juive. 
Paris, 1977, p. 58.
Cette "solution _nale territoriale" rpondait en effet  la 
situation nouvelle de l'Allemagne dominant dsormais 
l'Europe : il ne suf_sait plus d'expulser les juifs 
d'Allemagne.
Le responsable de ce projet de "solution _nale" par la 
dportation de tous les juifs de l'Europe  Madagascar, 
Rademacher, fait observer que la ralisation exigera quatre 
ans et, au chapitre "Financement", il indique La 
ralisation de la solution _nale (Endlsung) propose exige 
des moyens considrables.
Source : N.G. 2586.



b - Lettre de Goering  Heydrich du 31 juillet 
1941

Heydrich demande  Goering :  En 1939, vous m'avez 
donn l'ordre de prendre des mesures concernant la question 
juive. Dois-je maintenant tendre la tche que vous m'avez 
con_e alors aux nouveaux territoires dont nous nous 
sommes empars en Russie_ ?
L encore, rien sur l'assassinat des juifs. Il s'agit seu-
lement de leur transfert gographique, tenant simplement 
compte des conditions nouvelles (33.93739374). 
La seule "solution _nale" consistait donc  vider l'Europe 
de ses juifs en les loignant toujours plus jusqu' ce que la 
guerre ( supposer qu'on la gagne), permette de les mettre 
tous dans un ghetto extrieur  l'Europe (comme le projet 
de Madagascar en avait t la premire suggestion).
L'hypothse du langage cod et secret est insoutenable  
car, pour d'autres crimes, les documents existent en clair : 
l'euthanasie, l'ordre de tuer les commandos britanniques, 
de lyncher les aviateurs amricains, d'exterminer la 
population mle de Stalingrad si on l'occupait.  Pour tous 
ces crimes les documents sont l. Alors que dans ce seul cas il 
n'y a rien, ni les originaux, ni les copies , ni, ajoutons-le, les 
directives ou les commandes ncessaires  l'excution de si 
vastes directives. (33.9375- 9376).
 En janvier 1942 Reinhard Heydrich, chef de la Gestapo, 
avait inform les dirigeants de Berlin que le Fhrer avait 
dcid l'vacuation de tous les juifs vers les territoires de 
l'Est, remplaant ainsi la dportation au-del des mers 
antrieurement projete.  (34-9544).
Dans une note qui circula en mars 1942, dans le bureau 
de Heydrich les ministres taient informs que les juifs 
d'Europe devaient tre concentrs  l'Est  en attendant 
qu'aprs la guerre ils puissent tre envoys dans un territoire 
loign, tel que Madagascar, qui serait leur foyer national..  
(34- 9545 - 9546).
Poliakov note :  Jusqu' son abandon le "Plan 
Madagascar" fut parfois dsign par les dirigeants 
allemands sous le nom de "solution _nale" de la "question 
juive".
                      Source : Poliakov. Le Procs de Jrusalem Paris. 
1963, p. 152.
Pour maintenir  tout prix la thse de l'extermination 
physique, il fallut donc trouver un subterfuge :  Solution 
_nale du problme juif fut une des phrases conventionnelles 
pour dsigner le plan hitlrien d'extermination des juifs 
europens. 
Source : Gerald Reitlinger. La solution _nale, p. 19.
Il n'est d'ailleurs donn aucune justi_cation  cette 
hypothse d'un langage cod, qui permettait de faire dire ce 
que l'on veut  n'importe quel document. En voici 2 
exemples : 
Le premier, la lettre de Goering du 31 juillet 1941 (un 
mois aprs la lettre d'Heydrich cite plus haut, la 
signi_cation des mots aurait brusquement chang!).

Par cette lettre Goering complte ses directives  
Heydrich :  En complment de la tche qui vous a t assi-
gne par dcret du 24-1-1939,  savoir, d'obtenir pour la 
question juive par la voie de l'migration et de l'vacuation 
la solution la plus avantageuse possible eu gard aux cir-
constances, je vous charge par la prsente de procder  tous 
les prparatifs ncessaires... pour aboutir  une solution 
d'ensemble (Gesamtlsung ) de la question juive dans la zone 
d'in_uence allemande en Europe.... Je vous charge de 
soumettre rapidement un projet d'ensemble (Gesamt-
entwurf) portant sur les mesures d'organisation et les 
dispositions concrtes et matrielles pour raliser la solution 
_nale  laquelle nous aspirons de la question juive. 
(Endlsung der Judenfrage.) 
                   Source : Hilberg (op. cit.) 2me dition p. 401 (N.G. 
2586 - E. P. S. 710)
Il est signi_catif que, citant ce document ( la page 108 
de son livre), Reitlinger coupe le dbut concernant 
l'migration et l'vacuation, alors que cette lettre prescrit 
une nouvelle extension des mesures d'vacuation prises "eu 
gard aux circonstances" au temps o Hitler ne dominait 
que la Pologne en janvier 1939 et mme pas encore la 
France, alors qu'en juillet 1941 il domine toute l'Europe.
La signi_cation du texte de Goering est pourtant par-
faitement claire ds le premier paragraphe : la politique 
d'migration ou d'vacuation des juifs, pratique jusque l 
en Allemagne, doit s'tendre dsormais, en raison des 
conqutes nouvelles,  toutes les zones sous domination 
allemande en Europe. La "solution d'ensemble" tient 
compte de la situation nouvelle. Elle ne pourra tre une 
"solution _nale" qu'aprs la _n de la guerre, o, en cas de 
victoire totale en Europe, y compris en Russie, une va-
cuation _nale, en Afrique ou ailleurs, permettra, selon 
l'objectif constant d'Hitler  de vider l'Europe de ses juifs .
En rsum, la directive de Goering  Heydrich,  moins 
de vouloir arbitrairement l'interprter en fonction d'un 
schma prconu, ne fait qu'appliquer  l'Europe ce qui, 
jusque l, ne pouvait tre appliqu qu'en Allemagne. 
Objectif sans aucun doute inhumain et criminel, mais qui 
ne comporte  aucun moment l'ide "d'extermination" que 
lui prte le Procureur de Nuremberg, Robert M.W. 
Kempner en dclarant :  Par ces lignes, Heydrich et ses 
collaborateurs taient of_ciellement chargs du meurtre lgal 
(des juifs) .
Goering, ayant protest contre la traduction anglaise du 
mot allemand "Gesamtlsung" (solution d'ensemble) par 
"solution _nale" (Endlsung), amena le Procureur Jackson 
 reconnatre la falsi_cation et  rtablir l'expression 
vritable. 
Source : I.M.T., IX, 575.
Ds le 24 juin 1940 Heydrich avait inform Ribbentrop 
de son dsir de raliser au plus tt la solution _nale. Il 
crivait :
 Le problme global pos par la prsence actuelle de 
quelques 3 millions 1/4 de juifs sur les territoires placs 
aujourd'hui sous la souverainet allemande ne peut plus tre 
rsolu par l'migration : une solution _nale territoriale 
devient ds lors ncessaire. 
Source : Pice justi_cative n  464 du procs d'Eichmann  
Jrusalem.
A la mme poque Himmler avait adress  Hitler un 
mmoire dont la conclusion tait :  J'espre voir le question 
juive d_nitivment rgle grce  l'migration de tous les 
juifs vers l'Afrique ou dans une colonie. 
Source : Vierteljahreshefte, 1957, 197.
Hitler se rallia  cette suggestion puisque le 10 fvrier 
1942, le responsable de la "Deutschland III", au Ministre 
des Affaires trangres, Rademacher crivait, dans une 
lettre of_cielle :
 Entre-temps, la guerre contre l'Union Sovitique nous a 
permis de disposer de nouveaux territoires pour la solution 
_nale. En consquence, le Fhrer a dcid de dplacer les 
juifs non pas vers Madagascar, mais vers l'Est. Ainsi, il n'est 
plus besoin d'envisager Madagascar pour la solution _nale. 
Source : Document N.G. 3933, du procs de la Wilhelmstrasse, 
cit par Reitlinger. The _nal solution p. 79, o il "interprte" 
encore au sens de "_ction" ou "camou_age" sans en donner la 
moindre justi_cation.

L'expression originale est en ralit die Gesamtlsung 
der Judenfrage ou la solution d'ensemble totale sur laquelle 
il n'y aurait plus  revenir. Mais Goring, qui l'employa 
pour la premire fois dans le 1er paragraphe d'une lettre en 
date du 31-7-1941 par laquelle il donnait  Heydrich l'ordre 
de la prparer (P.S. 710 T. XXVI, p. 266) employa dans le 
dernier paragraphe l'expression die Endlsung der 
Judenfrage et, dans l'usage, ce fut celle-ci qui prvalut, 
mais dans le mme sens et non pas dans celui de 
liquidation du problme par la liquidation de ceux qui en 
faisaient l'objet. Pris en _agrant dlit de traduction 
tendancieuse par Goering lui-mme,  Nuremberg le 20 
mars 1946, le juge Jackson fut bien oblig d'en convenir (T. 
IX, p. 552). Mais, de cet incident, qui dtruisait toute une 
thorie, la presse ne souf_a mot.
Le deuxime exemple de ce changement arbitraire du 
sens des mots pour justi_er une thse est celui de la 
confrence du "Grand Wannsee", tenue  Berlin le 20 
janvier 1942.
Ds le dbut de la confrence Heydrich rappelle qu'il 
vient d'tre nomm  au poste de responsable charg de la 
prparation de la solution _nale de la question juive en 
Europe  (Endlsung der europischen Judenfrage)... Il 
sera dsormais responsable de l'ensemble des mesures n-
cessaires  la solution _nale de la question juive sans 
considration de limites gographiques  (soulign par moi 
R. G.).
Heydrich rsume ensuite la politique anti-juive mene 
jusque l :
- a - Le refoulement des juifs hors des sphres vitales au 
peuple allemand.
- b - Le refoulement des juifs hors de l'espace vital du 
peuple allemand. 
Du fait de l'avance foudroyante de l'arme allemande 
sur le front de l'Est (Union Sovitique), Heydrich poursuit 
donc, en fonction de cette situation nouvelle :  Avec 
l'autorisation pralable du Fhrer, l'migration a laiss 
place  une autre possibilit de solution : l'vacuation des 
juifs vers l'Est  (soulign par moi : R. G.).
On ne saurait cependant considrer ces actions que 
comme des palliatifs, mais les expriences pratiques dj 
recueillies en ce domaine sont d'une importance signi_cative 
pour la future solution _nale de la question juive. 
Source : N.G. 2586 G.
Cette solution d_nitive ne pouvait en effet tre ralise 
qu'aprs la guerre et cette solution est toujours cherche 
dans la mme voie : l'expulsion de tous les juifs d'Europe. 
C'est ce que dit expressment Hitler  l'ambassadeur  
Paris, Abetz : le Fhrer lui dit qu'il avait l'intention 
d'vacuer tous les juifs d'Europe aprs la guerre.
Source : "Documents on German Foreign Policy", 1918-1945. 
Series D. Vol. X. p. 484.

Le texte de Wannsee (20 janvier 1942)
 Au cours de la solution _nale les juifs seraient achemi-
ns sous direction approprie vers l'Est pour utiliser leur 
travail. Ils seront spars selon les sexes. Les juifs capables 
de travailler seront conduits en grosses colonnes dans les 
rgions de grands travaux pour construire des routes, et par 
consquent sans aucun doute, un grand nombre succombera 
par slection naturelle.
Ceux qui _nalement resteront, qui, sans aucun doute, 
constituent l'lment le plus robuste, devront tre traits en 
consquence car ils reprsentent une slection naturelle dont 
la libration doit tre considre comme la cellule germinale 
d'un nouveau dveloppement juif. (comme le montre 
l'exprience de l'histoire_)  (13-3133).
Irving :  J'ai lu les comptes-rendus du procs de la 
Wilhelm Strasse, le second, aprs celui de Nuremberg. Il y en 
eut ensuite douze. Aucun d'entre eux n'apporte le tmoignage 
selon lequel on avait,  la confrence de Wannsee, discut de 
la liquidation des juifs.  (33-9372 - 9373)
Le Protocole de Wannsee est le compte rendu d'une 
confrence qui eut lieu le 20 janvier 1942 et  laquelle 
participrent les Secrtaires d'tat administrativement 
intresss  la solution de la question juive et les chefs des 
services chargs de l'excution. Il s'agit l d'un texte o il 
n'est pas question de chambre  gaz ni d'extermination, 
mais seulement de transfert de juifs dans l'Est europen. 
Ce compte rendu prsente d'ailleurs toutes les carac-
tristiques d'un document apocryphe, si on s'en rapporte  
la photocopie qui en a t publie dans le livre de M. Robert 
N. W. Kempner, Eichmann und Komplizen, p. 132 et 
suivantes (Europa Verlag 1961) : pas de cachet, pas de 
date, pas de signature, caractres de machine  crire 
normaux sur un papier de format rduit, etc...
De toutes faons, il n'y est pas question de chambres  
gaz.
Dans les versions franaises qui en ont t donnes, on a 
par exemple traduit  die Zurckdrngung der Juden aus 
dem Lebensraum des deutschen Volkes  par  l'limination 
des Juifs de l'espace vital du peuple allemand  en donnant 
dans le commentaire, au mot "limination" le sens de 
"extermination" alors qu'il s'agit du  refoulement des Juifs 
hors de l'espace vital du peuple allemand . On a procd de 
mme en anglais et en russe.
Cependant, pour exprimer leur dcision de refouler les 
Juifs hors de ce qu'ils appelaient leur espace vital, les 
Allemands employrent plus volontiers d'autres expressions 
de mme sens, comme Ausschaltung (exclusion, viction, 
limination) ou surtout Ausrottung (extirpation, 
dracinement). C'est ce dernier mot qui a t traduit par 
extermination qui, en allemand se dit Vernichtung. 
Exemple : dans son discours de Posen devant les 
Obergruppenfhrer (gnraux de division des Waffen SS) le 
4 octobre 1943, Himmler a dit :  Ich meine jetzt die 
Judenevakuierung, die Ausrottung des jdischen Volkes... 
Das jdische Volk wird ausgerotten. etc.... Prcisant sa 
pense dans la phrase suivante, il emploie le mot 
Ausschaltung... (P.S. 1919, T. XXIX p. 145). Autrement dit : 
 Je pense maintenant  l'vacuation des Juifs, a l'extirpa-
tion du peuple juif, etc...  Mais dans le "Dossier Eichmann" 
M. Billig traduit :  J'entends par l l'vacuation des Juifs, 
l'extermination du peuple juif  (p. 55) et  vacuation des 
Juifs, c'est-a-dire extermination  (p. 47).

Autre exemple : Dans une note du 16 dcembre 1941, sur 
un de ses entretiens avec Hitler (P. S. 1517, T. XXVII, p. 
270) Rosenberg emploie l'expression  Ausrottung des 
Judentums . A l'audience du 17 avril 1946, l'Avocat 
gnral amricain Dodd traduit  Extermination des Juifs  
(Tome XI, p. 562). Rosenberg protesta en vain. Mais, dans 
les discours des nazis, l'expression  Ausrottung des 
Christentums  qui revient souvent, est chaque fois traduite 
par  extirpation du Christianisme de la culture allemande  
(Cf. Revue d'Histoire de la Seconde guerre mondiale, 1er 
octobre 1958, p. 62). C'est seulement quand il s'agit du 
judasme (Judentum) ou du peuple juif (das jdische Volk) 
que le mot "Ausrottung" signi_erait extermination et 
s'appliquerait, non pas  l'entit elle-mme, mais  tous les 
individus qui la compose..

La confrence de Wannsee, du 20 janvier 1942, o l'on a 
prtendu, pendant plus d'un tiers de sicle, qu'y avait t 
prise la dcision "d'exterminer" les Juifs europens, 
disparat,  partir de 1984, de la littrature mme des plus 
farouches ennemis des "rvisionnistes". Sur ce point ils 
avaient d, eux aussi, "rviser" leur histoire : c'tait au 
Congrs de Stuttgart de mai 1984, o cette "interprtation" 
fut explicitement abandonne.
Source : Eberhard Jaeckel et Jurgen Rohwer. Der Mord an 
den Juden im Zweiten Weltkrieg ("Le meurtre des juifs pendant 
la deuxime guerre mondiale"). D.V.A.. 1985 p. 67.
En 1992, Yehuda Bauer crit dans "The Canadian 
Jewish News" du 30 janvier que cette interprtation de 
Wannsee est "stupide" (silly).
En_n le plus rcent porte-parole des historiens ortho-
doxes antirvisionnistes, le pharmacien Jean-Claude 
Pressac, con_rme cette nouvelle rvision de l'orthodoxie. Il 
crit,  la page 35 de son livre : Les crmatoires 
d'Auschwitz, CNRS ditions, Paris 1993 :
 Le 20 janvier, se tenait  Berlin la confrence dite de 
Wannsee. Si une action de "refoulement" des Juifs vers l'Est 
fut bien prvue avec l'vocation d'une limination "naturelle" 
par le travail, personne ne parla alors de liquidation 
industrielle. Dans les jours et les semaines qui suivirent, la 
Bauleitung d'Auschwitz ne reut ni appel, ni tlgramme, ni 
lettre rclamant l'tude d'une installation adapte  cette 
_n. 
Et mme, dans sa "Chronologie rcapitulative" il 
indique,  la date du 20 janvier 1942 :  Confrence de 
Wannsee sur le refoulement des Juifs vers l'Est.  (p. 114)
L'extermination a t rvise : il s'agit de refoulement.
Il est galement remarquable que, dans tout ce livre qui 
se donne pour objectif de "prouver" la thse de l'extermi-
nation il n'est pas question non plus du document qui, 
aprs celui de Wannsee, tait, disait-on, le plus dcisif : la 
lettre de Goering  Heydrich du 31 juillet 1941 dans la-
quelle on af_rmait que solution _nale signi_ait 
extermination, et non pas transfert hors d'Europe.

*
L'avocat Christie, le dfenseur d'Ernst Zndel au procs 
de Toronto, cite la page 651 du livre d'Hilberg o il est 
crit :  En novembre 1944 Himmler a dcid que pour toutes 
sortes de raisons pratiques, la question juive tait rsolue. Le 
25 du mme mois il ordonna le dmantlement de toutes les 
installations de mort.  
Source : Tmoignage de Kurt Becher. 8 mars 1946. P.S. 3762.
Hilberg reconnat que ce n'tait pas un ordre de Himmler 
(4-861  864) :  Becher l'a prsent probablement de 
mmoire dans son tmoignage. Il n'avait donc pas besoin 
d'user du langage exact employ par Himmler. 
Une fois de plus Hilberg dit que Becher a dit, 
qu'Himmler avait dit... (4.867)
Que la "solution _nale" du problme juif ne trouvera sa 
solution qu'aprs la guerre, c'est ce dont tmoigne aussi le 
"Dossier brun" (Braun Mappe) de l't 1941. Le paragraphe 
intitul "Directives pour la solution de la question juive" 
prcise :  Toutes les mesures concernant la question juive 
dans les territoires occups de l'Est ne devant tre prises 
qu'aprs la guerre, la question juive trouvera en Europe une 
solution gnrale. 
Source : P.S. 702. Henri Monneray. La perscution des juifs 
dans les pays de l'Est prsente  Nuremberg. C.D.J.C. 1949.

Cette mise au point ne comporte aucune attnuation des 
crimes d'Hitler, mais simplement le rappel d'une vidence 
qui n'a pas chapp mme aux plus acharns partisans de 
la thse de l'extermination : Hitler, dans les deux dernires 
annes de la guerre, aprs Stalingrad, est aux abois : les 
allis dtruisent, par leurs bombardements, ses centres de 
production de guerre, dsorganisent ses transports.
Il est accul  mobiliser des effectifs nouveaux en d-
garnissant ses usines, et il n'aurait eu que cette obsession 
fatale pour son effort de guerre, d'exterminer ses 
prisonniers et ses juifs, au lieu de les employer, ft-ce dans 
des conditions inhumaines,  travailler dans ses chantiers. 
Poliakov lui-mme, dans son Brviaire de la haine (p. 3) 
souligne cette contradiction absurde :  Il est tellement plus 
conomique de les affecter aux travaux les plus durs, les 
parquant, par exemple, dans une rserve.  
Mme Hannah Arendt montre aussi ce qu'avait de 
dmentiel une telle opration :  Les nazis poussrent 
carrment l'inutile juqu'au nuisible quand, en pleine guerre, 
et malgr la pnurie de matriaux de construction et de 
matriel roulant, ils dressrent d'normes et coteuses 
entreprises d'extermination et organisrent le transport de 
millions de gens... la contradiction manifeste entre cette 
faon d'agir et les impratifs militaires donne  toute 
l'entreprise un air fou et chimrique. 
              Source : Hannah Arendt. Le systme totalitaire. Paris, 
1972, p. 182.
Ce qui est encore plus trange, c'est que des esprits aussi 
subtils que ceux de Poliakov ou de Hannah Arendt, aient 
t  ce point obnubils par leurs a priori, qu'ils n'aient pas 
mis en cause leurs hypothses surralistes et recouru aux 
documents et aux faits.
A Auschwitz-Birkenau, se trouvaient des implantations 
puissantes de Farben-industrie (chimiques), de Siemens 
(transports), de Portland (construction). A Monovitz (l'un 
des camps annexes d'Auschwitz) travaillaient 10.000 
dtenus, 100.000 ouvriers civils, et 1.000 prisonniers de 
guerre britaniques.
Source : German crimes in Poland. Varsovie, 1946, I. p. 37.
De 1942  1944, sur les 39 camps satellites d'Auschwitz, 
31 utilisaient les dtenus comme main d'oeuvre et 19 
d'entre eux employaient une majorit de juifs.
Le 25 janvier 1942, Himmler adressait la directive 
suivante  l'inspecteur gnral des camps de concentration : 
 Prparez-vous  accueillir 100.000 juifs... D'importantes 
tches conomiques seront con_es aux camps de 
concentration dans les prochaines semaines. 
Source : N.O. 020 - a..
En mai 44 Hitler ordonna d'utiliser 200.000 juifs comme 
ouvriers dans le programme de construction Jager et de 
l'organisation Todt. 
Un ordre du S.S.W.V.H.A. du 18 novembre 1943 attri-
buait une prime aux dtenus - mme juifs - qui se seraient 
distingus au travail.
Source : Centre du Muse d'Auschwitz, 6 - 1962, p. 78.
Il ne s'agit donc l de rien de "fou ou de chimrique", 
mais au contraire d'un ralisme implacable. Mais surtout 
cela constitue une rfutation supplmentaire des thses 
"exterminationnistes".







b) Les tmoignages



Au procs d'Auschwitz, qui eut lieu  Francfort, du 20 
dcembre 1963 au 20 aot 1965, dans un vaste thtre, 
comme il convient  une opration politique  grand spec- 
tacle, la formidable mise en scne judiciaire ne put viter 
que dans l'expos des motifs de son verdict, la Cour 
d'Assises fut amene  reconnatre qu'elle disposait 
d'lments drisoires pour tayer son jugement.
  Il manqua  la Cour presque tous les moyens d'infor-
mation dont on dispose dans un procs criminel ordinaire 
pour se composer une image _dle des faits, tels qu'ils se sont 
rellement produits au moment du meurtre. Il manquait les 
cadavres des victimes, les rapports d'autopsie, les conclusions 
des experts sur la cause du dcs ; il manquait les traces 
laisses par les coupables, les armes du crime, etc... La 
vri_cation des tmoignages ne fut possible que dans de 
rares cas. 
Source : Page 109 de l'expos des motifs du verdict.
L'arme du crime, c'tait pourtant, selon les accusateurs, 
les "chambres  gaz". Et voici que les juges n'en trouvaient 
pas de "trace"!
Il suf_sait sans doute que le fait soit de "notorit 
publique". Comme au temps du procs des sorcires, nul 
n'aurait os mettre en doute leur "commerce charnel" avec 
le diable sans risquer d'aller soi-mme au bcher.
Jusqu'en 1757, il tait de notorit publique que le soleil 
tournait autour de la terre. C'tait un fait d'vidence.
L'historien Seignobos soulignait que si la vrit d'un fait 
devait tre consacre parle nombre des tmoignages qui 
l'attestent, l'xistence du diable au Moyen-Age serait mieux 
fonde que celle de n'importe quel personnage historique.
L'un des juristes envoys par les tats-Unis  Dachau 
devenu un camp amricain et un centre de "procs contre 
les crimes de guerre", Stephen S. Pinter crit : 
 J'ai vcu  Dachau pendant 17 mois aprs la guerre 
comme juge militaire des tats-Unis, et je puis tmoigner 
qu'il n'y eut pas de chambre  gaz  Dachau. Ce que l'on 
montre aux visiteurs est prsent de manire errone comme 
une chambre  gaz, tant un four crmatoire. Il n'y eut 
galement aucune chambre  gaz dans les camps de 
concentration en Allemagne. On nous a dit qu'il y avait une 
chambre  gaz  Auschwitz, mais comme Auschwitz tait 
dans la zone russe, nous n'avions pas, de la part des Russes, 
la permission de visiter... L'on faisait ainsi usage du vieux 
mythe de propagande selon lequel des millions de juifs ont 
t tus. Je peux af_rmer, aprs 6 ans d'aprs-guerre passs 
en Allemagne et en Autriche, qu'il y eut beaucoup de juifs 
tus, mais que le nombre de 1 million ne fut certainement 
jamais atteint, et je me crois plus quali_ que quiconque  ce 
sujet. 
        Source : Lettre de Pinter  l'hebdomadaire catholique 
Our Sunday visitor, 14 juin 1959, p. 15.
A dfaut de preuves crites, de documents irrcusables, 
le Tribunal de Nuremberg dut, comme toute la littrature 
romance et les _lms ultrieurs, se fonder sur des 
"tmoignages".
Les rescaps, appels comme tmoins, et qui ont au-
thenti_ l'existence de "chambres  gaz", l'ont fait non 
d'aprs ce qu'ils avaient vu, mais d'aprs ce qu'ils avaient 
"entendu dire".
Un exemple typique et illustre est celui du Docteur 
Benedict Kautzsky, qui succda  son pre  la direction du 
Parti social - dmocrate autrichien.
Aprs avoir dclar qu' Auschwitz le maximum de 
survie tait de trois mois (alors qu'il y fut dtenu lui-mme 
pendant 3 annes), il crit son livre : Teufel und Verdammt 
("Le diable et le damn"), publi en Suisse en 1946,  
propos des "chambres  gaz":  Je ne les ai pas vues moi-
mme, mais leur existence m'a t af_rme par tant de gens 
dignes de foi. 
Quelques uns furent tenus pour fondamentaux, 
notamment ceux de Rudolf Hss, de Sauckel et celui de 
Nyiszli, Mdecin  Auschwitz.
Le tmoin-cl, qui se rvla le tmoin parfait pour 
"prouver" la thse des vainqueurs, dguiss en toges de 
juges, fut Rudolf Hss, ancien commandant du camp 
d'Auschwitz.
Le rsum qu'il donne, ds son arrestation, et qui 
devient le synopsis de ses dpositions  Nuremberg, 
rpondait  tout ce que le Tribunal attendait de lui.
Voici sa dclaration, faite sous serment et signe par 
Rudolf Hss le 5 avril 1946.
 J'ai command Auschwitz jusqu'au 1er dcembre 1943 
et j'estime, qu'au moins 2.500.000 victimes y ont t 
excutes et extermines par gazage et crmation, et qu'au 
moins un autre demi-million y ont succomb  la faim et  la 
maladie, ce qui fait un total de morts d'environ 3.000.000, 
La "solution _nale" de la question juive signi_ait 
l'extermination de tous les juifs d'Europe. J'ai reu l'ordre de 
prparer l'extermination  Auschwitz en juin 1941. A cette 
poque il y avait dj trois autres camps d'extermination 
dans le gouvernement gnral : Belzec, Treblinka, Wolzek. 
L'on ne saurait imaginer plus parfaite con_rmation des 
thses que l'on allait vulgariser dans les mdias pendant 
un demi-sicle.
Et pourtant, dans ce texte mme se trouvaient dj 3 
contre-vrits manifestes :
1 - Le nombre de 3 millions de morts  Auschwitz, 
ncessaire pour justi_er le nombre total des victimes juives 
(6 millions), chiffre of_ciel proclam d'entre de jeu  
Nuremberg et qui n'a cess d'tre le leitmotiv de l'histoire 
of_cielle et des mdias depuis lors, doit tre rduit au 
moins des 2/3 comme le prouve la nouvelle plaque 
commmorative d'Auschwitz-Birkenau qui a remplac le 
chiffre de 4 millions par : un peu plus d'un million.
2 - Les camps de Belzec et de Treblinka n'existaient pas 
en 1941. Ils ne furent ouverts qu'en 1942.
3 - Quant au camp de Wolzek, il n'a jamais exist sur 
aucune carte.
Comment a-t-on pu enregistrer, sans vri_cation 
pralable, ce "tmoignage capital"?
Hss lui-mme l'explique : les premires dclarations 
furent crites sous le contrle des autorits polonaises qui 
l'avaient arrt.
Le livre intitul : Commandant  Auschwitz : 
l'autobiographie de Rudolf Hss, indique p. 174 :
 Lors de mon premier interrogatoire, les aveux ont t 
obtenus en me battant. Je ne sais pas ce qu'il y a dans ce 
rapport bien que je l'ai sign. (5.956).
(Une note en bas de page : un document dactylographi 
de 8 pages a t sign par Hss  2 heures 30 du matin le 
14 mars 1946. Il ne diffre pas essentiellement de ce qu'il a 
depuis lors dit et crit  Nuremberg ou  Cracovie.)
Hss dcrit lui-mme, dans ses notes manuscrites de 
Cracovie, les circonstances du premier interrogatoire que 
lui _t subir la police militaire britannique.
 J'ai t arrt le 11 mars 1946  23 heures... La Field 
Security Police m'a fait subir de pnibles traitements. On 
m'a tran jusqu' Heide, justement dans la caserne d'o, 
huit mois auparavant, j'avais t relch par les Anglais. 
C'est l que se place mon premier interrogatoire, pour lequel 
on employa des arguments frappants. Je ne sais pas le 
contenu du procs-verbal, bien que je l'ai sign. Tant d'alcool 
et de coups de cravache, c'tait trop, mme pour moi... 
Quelques jours aprs, je fus amen  Minden-sur-Weser, 
principal centre d'interrogatoire de la zone britannique. L, 
on me traita plus mal encore, aux mains d'un procureur 
public, un commandant. 
Source : Document NO - 1210.
C'est seulement en 1983 que l'on eut la con_rmation des 
tortures in_iges  Rudolf Hss pour en obtenir les 
"preuves" des "2 millions et demi" de juifs extermins par 
lui, donc ds 1943,  Auschwitz.
Le livre est crit par Ruppert Butler sous le titre : 
Legions of Death ("Les lgions de la mort") (Ed. Hamlyn 
Paperbacks). Il y apporte le tmoignage de Bernard Clarke 
(celui qui a arrt Rudolf Hss aprs avoir obtenu de son 
pouse, sous menace de mort d'elle-mme et de ses enfants, 
l'adresse de la ferme o il se cachait, et o il l'arrta le 11 
mars 1946). Butler raconte qu'il fallut trois jours de 
tortures pour obtenir une "dclaration cohrente" (celle que 
nous venons de citer, signe le 14 mars 1946  2 heures du 
matin).
Ds son arrestation il fut battu au point que  en _n de 
compte l'of_cier de sant intervint avec insistance auprs du 
capitaine : dites-lui d'arrter ou c'est un cadavre que vous 
ramnerez. 
Il est  noter que Butler, comme son interlocuteur 
Clarke, paraissaient trs satisfaits de ces actes de torture.
La commission d'enqute amricaine compose des juges 
Van Roden et Simpson, qui fut envoye en Allemagne en 
1948 pour enquter sur les irrgularits commises par le 
Tribunal militaire amricain de Dachau - qui avait jug 
1.500 prisonniers Allemands, et condamn 420  mort - 
tablit que les accuss avaient t soumis  des tortures 
physiques et psychiques de toute sorte a_n de les forcer  
faire les "confessions" dsires.
Ainsi, dans 137 cas sur les 139 examins, les prisonniers 
allemands avaient reu, au cours des interrogatoires, des 
coups de pied dans les testicules qui leur avaient laiss des 
blessures ingurissables.
Source : Interview du Juge Edward L. Van Roden  la revue 
The Progressive, de fvrier 1949.

Procs d'Auschwitz
Le sort du principal accus, le dernier commandant 
d'Aushwitz Richard Baer, qui devait mourir avant le dbut 
du procs, est particulirement digne d'intrt. Il fut arrt 
en dcembre 1960 aux environs de Hambourg o il vivait 
comme ouvrier forestier. En juin 1963, il mourut en prison 
dans des circonstances mystrieuses.
Selon plusieurs sources, qui ont elles-mmes pour origine 
des comptes rendus de presse franais, Baer, au cours de sa 
dtention prventive, avait obstinment refus de con_rmer 
l'existence de chambres  gaz dans le secteur plac 
autrefois sous sa responsabilit.
Source : Hermann Langbein, Der Auschwitz-Proze 
Europische Verlagsanstalt, Francfort. 1965.
Le rapport d'autopsie de l'Institut mdico-lgal de 
l'Universit de Francfort dit que  l'ingestion d'un poison 
inodore et non corrosif... n'a pu tre exclue 
L'avocat de Nuremberg, Eberhard Engelhardt, cite ce 
passage du rapport d'autopsie dans une lettre adresse au 
Parquet de Francfort le 12 novembre 1973 et af_rme que 
Baer a t empoisonn pendant l'enqute.
Deuxime exemple : le rapport Gerstein, of_cier de la 
Waffen SS, si visiblement aberrant qu'il fut refus comme 
preuve par le Tribunal militaire de Nuremberg le 30 
janvier 1946, puis partielement utilis par le procureur 
Franais Dubost, pour les factures de Zyklon B qui y taient 
annexes. mais utilis au procs d'Eichmam  Jrusalem en 
1961.
Selon ce "tmoin" le nombre des victimes (60.000 par 
jour en 3 camps : Belzec, Treblinka et Sobibor) s'levait  
25 millions de victimes !
Source : Cte P.S. 1553.
Il a en outre vu 700  800 personnes entasses, debout 
dans une pice de 25 mtres carrs (plus de 28 par mtres 
carrs !).
Roques soutint une thse dmontrant l'inconsistance du 
"rapport Gerstein", qui obtint la mention "trs bien". Alain 
Decaux, dans Le Matin de Paris, du 13 septembre 1986, 
crivait que  tous les chercheurs devraient dsormais tenir 
compte de ces travaux  ajoutant que le Professeur Roques 
tait  l'homme le mieux inform actuellement sur l'affaire 
Gerstein. 
On rechercha donc des motifs administratifs. Ayant 
prpar sa thse  Paris sous la direction du Professeur 
Rougeot et la soutenance de thse ayant t transfre  
Nantes, sous la direction du professeur Rivire, de faon 
parfaitement rgulire, il n'aurait pas pay son inscription 
 la facult des lettres de Nantes ! C'est ainsi que Henri 
Roques se vit retirer le titre de docteur.
Troisime exemple : pour nous en tenir aux "tmoins" 
les plus clbres: Le Docteur Miklos Nyiszli, mdecin 
hongrois dport qui crivit Mdecin  Auschwitz, (publi 
ds 1953 par Jean-Paul Sartre dans Les Temps Modernes, 
traduit par Tibere Kremer, Julliard, 1961). 
Exemple : les chambres  gaz, nous dit Miklos Nyiszli 
ont 200 m. de long et le document produit  Nuremberg 
nous dit qu'elles ont, soit 210 m2, soit 400 m2, soit 580 m2 
de super_cie ; cela fait des largeurs respectives de 1m. 05, 2 
m. ou 2 m. 90. Cela tient d'autant moins que 3.000 
personnes y entrent et y circulent aisment, qu'il y a des 
colonnes au milieu et des bancs de chaque ct. 
Il est signi_catif que l'Encyclopdia Judaica (1971) et 
l'Encyclopdia of the Holocauste (1990) ne mentionnent 
mme pas cette oeuvre dont elles mesurent sans doute le 
discrdit qui y est attach depuis la critique qu'en _t Paul 
Rassinier.
Sa premire af_rmation est que, lorsqu'il est arriv au 
camp (_n mai 1944) les exterminations par le gaz duraient 
depuis 4 ans. Or, le document de Nuremberg (N.O. 4.401) 
indique que les commandes des crmatoires n'ont t faites 
qu'en aot 1942 et le document 4.463, qu'elles n'ont t 
prtes que le 20 fvrier 1943.
 En aot 1960, l'Institut d'Histoire Contemporaine 
(Institut fr Zeitgeschichte) de Munich communiquait  la 
presse :
 Les chambres  gaz de Dachau n'ont jamais t termi-
nes ni mises en action... Les exterminations massives de 
Juifs par les gaz ont commenc en 1941-42 et seulement en 
peu d'endroits de la Pologne occupe, au moyen d'instal-
lations techniques prvues  cette _n, mais en aucun cas sur 
le territoire allemand 
Source : Die Zeit, 19 aot 1960. 
Autres exemples :
Sauckel (l'un des principaux accuss). Sance du 30 mai 
1946 au Tribunal de Nuremberg :
 Je con_rme que ma signature _gure dans ce document. 
Je demande au tribunal la permission d'expliquer comment 
cette signature fut obtenue.
Ce document m'a t prsent dans sa forme acheve. J'ai 
demand la permission de le lire et de l'tudier a_n de 
dcider si je devais le signer. Ceci me fut refus... Puis un 
policier polonais ou russe entra et demanda : "O est la 
famille de Sauckel ? Nous prendrons Sauckel avec nous mais 
sa famille sera livre en territoire sovitique". Je suis pre de 
10 enfants et, pensant  ma famille, j'ai sign ce document. 

*

Parmi les tmoignages des criminels, celui du Gnral 
Ohlendorf est particulirement rvlateur. Il dirigea, de 
l't 1941  l't 1942, les "Einsatzgruppen" chargs 
d'excuter les commissaires politiques dirigeant l'activit 
des partisans dans le Sud de la Russie. Au procs du 
I.M.T.  il dclara qu'il avait reu des ordres oraux pour 
ajouter  ses fonctions celle d'exterminer les juifs en 
utilisant les camions amnags pour donner la mort y 
compris aux femmes et aux enfants.
             Source : I.M.T. Vol IV, p. 311-355 et I.M.T. Vol XXII, p. 
478-480 ; 491-494 ; p. 509-510 ; 538.

Le tmoignage du Gnral Ohlendorf lors de son second 
procs (N.M.T. case 9) est tout  fait diffrent : d'abord, il 
rtracte ses dclarations au I.M.T. en ce qui concerne 
l'ordre oral d'extermination des juifs : il reconnut avoir tu 
des juifs et des gitans mais dans le cadre de la lutte contre 
les partisans, mais non pas selon un plan spci_que 
d'extermination des juifs et des gitans. Il avoua aussi avoir 
tu 40.000 personnes et non 90.000 comme il l'avait dit au 
I.M.T. 
Source : N.M.T. Vol IV. p. 223-312.

Aux historiens critiques ne fut oppose aucune rfutation 
critique, aucune discussion scienti_que contradictoire : 
seuls leur furent opposs, au mieux le silence, au pire la 
rpression.
Tant que subsistera cette rpression et cette conspiration 
du silence  l'gard des recherches critiques, et au contraire 
un financement plthorique et la mdiatisation pour les 
dfenseurs du tabou, ne seront pas limins en moi le doute 
et mme le scepticisme, que l'exprience d'une telle 
partialit et d'une telle discrimination ne peut que 
renforcer.
De cette discrimination et de cette partialit j'ai en effet 
fait l'exprience depuis 14 ans. Depuis ce procs de 1982, 
intent par la L.I.C.R.A. parce que j'avais situ la guerre au 
Liban dans la logique du sionisme politique, et bien que la 
L.I.C.R.A. ait t invariablement dboute et condamne 
aux dpens, en premire instance, en appel, et en cassation.
Mon livre L'Affaire Isral, ditions Papyrus, Paris 1983, 
a vu son diteur accul immdiatement  la faillite.
Palestine, terre des messages divins, ditions Albatros, 
Paris 1986, ne put tre normalement diffus. Les libraires 
qui l'exposaient taient systmatiquement menacs de voir 
leurs vitrines brises. La plupart des exemplaires furent 
retourns  l'diteur, et il fut pratiquement retir de la 
circulation. Jusqu' ces Mythes fondateurs de la politique 
isralienne, sur lequel s'acharne la presse, du Canard 
Enchan au Monde en passant par Le Parisien, La Croix, et 
L'Humanit, sans me donner la possibilit de rpondre,  la 
seule exception du Figaro, qui accepta de publier ma 
rponse, dans une version d'ailleurs tronque. 
Je suis donc oblig, comme certains nouveaux historiens 
en Isral, de publier mon livre en France  compte d'auteur, 
en Samizdat, alors que ce mme livre est traduit, et en 
cours de publication en Italie, en Allemagne, en Turquie, au 
Liban, aux tats-Unis, et mme en Russie.
Ces silences, ces perscutions, ces rpressions contre une 
histoire critique des crimes hitlriens reposaient sur des 
prtextes parfaitement diffamatoires et mensongers : 
montrer que les crimes immenses de Hitler,  l'gard des 
juifs comme de tous ses ennemis, communistes allemands 
ou slaves qui allaient lui in_iger la dfaite, n'avaient besoin 
d'aucun mensonge pour rvler leur atrocit, c'tait, selon 
les adversaires de l'histoire critique (qu'ils appelaient 
"rvisionnistes"), "innocenter Hitler ou au moins attnuer 
ses crimes"!
Montrer que les crimes nazis ne se rduisaient pas  un 
vaste pogrom contre les seuls juifs, mais avaient fait des 
dizaines de millions de morts dans la lutte contre le 
fascisme, c'tait du "racisme" encourageant  la discri-
mination et  la haine raciale !
C'est contre une telle orchestration de la haine contre les 
chercheurs critiques que nous tenons aujourd'hui  
apporter, avec leurs sources, des lments  ce dossier avec 
l'espoir qu'il servira  engager une discussion vritable sur 
les ralits objectives de ce pass, sans prter  tel ou tel 
chercheur d'arrire-penses politiques, sans le condamner 
d'avance  la rpression et au silence. On ne prpare pas 
l'avenir en perptuant des haines et en les nourrissant par 
le mensonge.
La critique de tmoignages historiquement vri_s et 
d'tudes scienti_ques permettant de donner  l'opinion 
publique la possibilit de r_chir sur les crimes d'hier pour 
prvenir ceux de demain, est une obligation morale autant 
que scienti_que.
*
Jusqu'ici, l'on a donn, mme  des artistes d'un grand 
talent et d'une parfaite bonne foi, que des chiffres 
arbitraires et des faux. 
Il n'en sortit pas moins de vritables chefs-d'oeuvre, 
comme par exemple, le roman de Robert Merle : La mort est 
mon mtier, reconstituant, en premire personne, 
l'itinraire de Hss, commandant d'Auschwitz. Mme en 
citant les chiffres arbitraires du faux tmoin, Robert Merle 
atteignit parfois un style digne de Stendhal : 
 _ le Procureur s'cria : Vous avez tu trois millions et 
demi de personnes ! 
_ Je rclamai la parole et je dis : Je vous demande 
pardon, je n'en ai tu que deux millions et demi ! 
Il y eut alors des murmures dans la salle._ Je n'avais 
rien fait d'autre, pourtant, que recti_er un chiffre inexact. 
Source : Robert Merle : La mort est mon mtier. d. Gallimard. 
1952. Folio. p. 365 - 366.
Dans le domaine cinmatographique, un _lm artistique 
admirable et nuanc d'Alain Resnais, "Nuit et brouillard", 
donne une image poignante, inoubliable, de la barbarie et 
du martyre, mais il se trouve d_gur et dnatur par 
l'vocation du chiffre arbitraire de 9 millions de victimes 
juives,  Auschwitz seulement !
Mais bientt toute une littrature, et surtout un raz de 
mare cinmatographique et tlvisuel furent consacrs  
cette inversion du sens du crime hitlrien. Combien de fois 
fut projet, aprs la libration, lorsque toute une gnration 
pouvait tmoigner et juger, les exploits de ceux qui ont le 
plus ef_cacement lutt contre les nazis, par exemple le 
_lm : "La bataille de l'eau lourde", qui voque l'exploit 
dcisif de Joliot-Curie et de son quipe pour soustraire, en 
Norvge, les stocks d'eau lourde qui auraient permis  
Hitler de construire et d'utiliser le premier, la bombe 
atomique ? 
Mme question pour "La bataille du rail" qui montre 
comment les cheminots ont sabot les transports allemands 
pour paralyser leurs concentrations de troupes ? Combien 
de _lms, comme "Paris brle-t-il ?" montrent, malgr la 
majoration du rle des tats-majors extrieurs, le 
soulvement du peuple de Paris librant lui-mme sa ville 
et capturant le gouverneur allemand Von Choltitz, pour le 
contraindre  la capitulation ?
A l'inverse, combien de fois nous a-t-on repass 
"L'Exodus", "L'Holocauste", la "Shoah", et tant d'autres 
bandes romances dont chaque semaine les visions 
larmoyantes inondent nos crans ? Comme si la souffrance 
"sacri_cielle" de quelques-uns tait sans commune mesure 
avec la souffrance de tous les autres et avec leurs luttes 
hroques.
"Shoah" de Lanzman, pendant 9 heures, nous in_ige, 
avec des imageries de pierre et d'interminables convois 
ferroviaires aux bruitages obsessionnels, des tmoignages 
comme celui du coiffeur de Treblinka qui plaait, dans une 
pice de 16 mtres carrs, 60 femmes et 16 coiffeurs !
Pour ce "Shoah-business" les commanditaires sont 
gnreux. Et d'abord l'tat d'Isral. Menahem Beghin avait 
fait dbloquer pour le _lm "Shoah" 850.000 dollars pour, 
disait-il, ce  projet d'intrt national .
             Source : "Agence tlgraphique juive" 20 juin 1986. 
The Jewish Journal. N.Y. 27 juin 1986 p. 3.
L'une des pellicules qui ont le plus contribu  manipu-
ler l'opinion mondiale,  le tl_lm "Holocauste" est un crime 
contre la vrit historique. Le thme gnral tait qu'un 
vnement aussi massif : l'extermination de 6 millions de 
juifs, n'avait pu rester inaperu du peuple allemand dans 
son ensemble. Si donc les Allemands n'avaient pas su, c'est 
qu'ils n'avaient pas voulu savoir, ils taient donc 
coupables. 
Source : Libration, 7 mars 1979.
Et voici les fruits vnneux que portent ces "brviaires 
de la haine".
 Tous ces agents de l'ennemi doivent tre renvoys du 
territoire mtropolitain. Voici deux ans que nous demandons 
la possibilit de le faire. Ce qu'il nous faut, c'est trs simple et 
c'est trs clair : l'autorisation, et suffisamment de bateaux. Le 
problme qui consisterait  faire couler ces bateaux ne relve 
pas, hlas ! du conseil municipal de Paris. 
Source : Bulletin municipal officiel de Paris. Dbat des 
assembles, conseil municipal de Paris, sance du 27 octobre 
1962, page 637.
Il s'agissait d'un propos r_chi. M. Moscovitch devait le 
con_rmer le 15 janvier 1963,  l'occasion d'un procs en 
diffamation intent par lui-mme :  J'ai effectivement 
regrett que les ennemis de la France ne soient pas 
extermins_ et je le regrette encore !  (Le Monde, 17 janvier 
1963).
Le roman a particip  cette mystification.
Aprs un premier ouvrage digne et sobre, crit juste  sa 
sortie du camp de Buchenwald : L'Univers concen-
trationnaire" d. de Minuit 1946, David Rousset a fourni 
sous forme littraire et subtile, dans Les jours de notre mort 
la plupart des poncifs qui formrent le moule de la 
littrature concentrationnaire.
Jusqu' Martin Gray, dans Au nom de tous les miens, 
utilisant les services d'un grand crivain franais pour 
dcrire un camp o il n'avait jamais mis les pieds. Depuis 
les fausses archives du Ministre des Anciens combattants 
"dcouvertes" par Serge Klarsfeld, jusqu'aux faux 
apocalyptiques d'lie Wiesel (Prix Nobel) qui a mme vu, 
"de ses yeux vu", des "_ammes gigantesques" monter d'une 
fosse de plein air "o l'on jetait de petits enfants", (des 
_ammes que n'ont "repres" aucun des avions amricains 
qui ne cessrent de survoler le camp). Dans un crescendo de 
l'atroce et du dlirant, il ajoute :  Plus tard j'ai appris par 
un tmoin que, pendant des mois et des mois, le sol n'avait 
cess de trembler ; et que de temps en temps, des geysers de 
sang en avaient gicl.  (Il s'agit cette fois, d'un 
"tmoignage" sur Babiyar.)
 Source : Elie Wiesel : Paroles d'tranger, d. du Seuil. 1982, p. 
192, p. 86.
L'apothose de cette littrature romanesque est le best-
seller mondial du Journal d'Anne Frank. Le roman, 
merveilleusement mouvant, se substitue au rel, et une 
fois de plus le mythe se dguise en histoire.
L'historien anglais David Irving, intervenant au Procs 
de Toronto les 25 et 26 avril 1988 (33.9399-9.400) apporte, 
sur le "Journal" d'Anne Frank, ce tmoignage :
 Le pre d'Anne Frank, avec qui j'ai correspondu pendant 
plusieurs annes, a _nalement accept de donner son accord 
pour que l'on soumette le manuscrit du "Journal"  un 
examen de laboratoire, ce que j'exige toujours lorsqu'il y a 
contestation sur un document. 
Le laboratoire qui se livra  cette expertise est le labo-
ratoire de la police criminelle allemande,  Wiesbaden. La 
conclusion fut qu'une partie du "Journal" d'Anne Frank 
tait crite avec un stylo  bille (ce genre de stylos ne fut 
commercialis qu'en 1951 alors qu'Anne Frank est morte en 
1945).
David Irving poursuit :  Ma propre conclusion sur le 
"Journal" d'Anne Frank est qu'il est, en grande partie au-
thentiquement crit par une juive d'une dizaine d'annes. Les 
textes ont t pris par son pre, Otto Frank, aprs la mort 
tragique par le typhus de la jeune _lle dans un camp de 
concentration : son pre, et d'autres personnes que je ne 
connais pas, ont corrig ce "Journal" pour lui donner une 
forme vendable qui enrichit  la fois le pre et la Fondation 
Anne Frank. Mais, en tant que document historique l'oeuvre 
n'a aucune valeur parce que le texte en a t altr. 
Ce "Shoah-business" n'utilise que des "tmoignages" vo-
quant diverses manires de "gazer" les victimes, sans qu'il 
nous soit jamais montr le fonctionnement d'une seule 
"chambre  gaz" (dont Leuchter a dmontr l'impossibilit 
physique et chimique), ni un seul de ces innombrables 
camions qui auraient servi, par l'manation du Diesel, de 
"chambre  gaz ambulantes". Ni les tonnes de cendres des 
cadavres enfouis aprs leur crmation.
 Il n'existe aucune photographie des chambres  gaz et les 
cadavres sont partis en fume. Il reste des tmoins. 
Source : Le Nouvel Observateur, 26 avril 1985.
L'interminable navet de Claude Lanzman est ainsi 
conu. L'auteur lui-mme nous dit :  Il fallait faire ce _lm 
avec du rien, sans documents d'archives, tout inventer. 
Source : Libration, 25 avril 1985, p. 22.







c) L'arme du crime



Si l'on se place du point de vue de l'objectif assign  un 
procs criminel, il aurait t de la premire importance 
d'entendre des experts se prononcer sur un grand nombre 
de questions, ne serait-ce que pour se faire une ide de la 
crdibilit de nombreux tmoins ainsi que de quelques 
"documents". Que l'on nous permette de formuler ici 
quelques-unes de ces questions :
% Combien de temps fallait-il au gaz Zyklon B pour agir, 
et comment se manifestaient ses effets ?
% Pendant combien de temps le gaz restait-il actif dans 
un local ferm (soit sans aration, soit avec une aration 
immdiatement conscutive  l'utilisation) ?
% tait-il possible comme on l'a af_rm, de pntrer sans 
masque  gaz, dans les locaux imprgns de gaz Zyklon B, 
une demi-heure seulement aprs l'utilisation de ce gaz ?
% tait-il possible de brler compltement les cadavres 
en 20 minutes dans un four crmatoire ?
% Les fours crmatoires peuvent-ils fonctionner jour et 
nuit sans interruption ?
% Est-il possible de brler des cadavres humains dans 
des fosses profondes de plusieurs mtres et dans 
l'af_rmative, en combien de temps ?
Or, jusqu'ici aucune "pice  conviction" n'a t produite.
Nous n'en donnerons que deux exemples : 
 celui des "chambres  gaz itinrantes" par camions ; 
 celui du savon fait avec de la graisse humaine. (bobard 
utilis dj pendant la guerre de 1914-18).
(Tout comme d'ailleurs, le "gazage" est une version re-
cycle des "gazages" des Serbes par les Bulgares en 1916.)
Source : The Daily Telegraph. Londres 22 mars 1916. p. 7.
The Daily Telegraph. Londres 25 juin 1946. p. 5.
L'histoire des exterminations par de vritables 
"chambres  gaz mobiles" constitues par des camions dans 
lesquels auraient t extermins des milliers de gens par 
une orientation de l'chappement de Diesel vers l'intrieur 
a t rpandue pour la premire fois dans l'opinion 
occidentale dans le New-York Times du 16 juillet 1943, p. 7. 
(Jusque l le thme n'avait t dvelopp que dans la 
presse sovitique.)
L encore, l'arme du crime (les centaines ou les milliers 
de camions amnags pour ces assassinats) a disparu. Pas 
un seul d'entre eux n'a pu tre produit,  aucun procs, 
comme pice  conviction.
L'on peut noter aussi que si le plan "d'extermination" 
devait rester le "secret" le plus absolu dont parle Hss, il 
serait trange qu'il ait t communiqu  des milliers de 
chauffeurs de camions et  leurs funbres assistants 
prenant livraison des victimes (sans ordre de mission) et 
faisant disparatre magiquement ces milliers de cadavres, 
en restant dpositaires du "terrible secret".
Wiesenthal a assur la promotion de la lgende du 
"savon humain" dans des articles publis en 1946 dans le 
journal de la communaut juive autrichienne, Der Neue Weg 
(La nouvelle voie). Dans un article intitul "RJF", il 
crivait :
 Les terribles mots "Transport pour savon" furent en-
tendus pour la premire fois  la _n de 1942. C'tait dans le 
Gouvernement gnral (de Pologne) et l'usine se trouvait en 
Galicie,  Belzec. D'avril 1942  mai 1943, 900.000 juifs 
furent utiliss comme matire premire dans cette usine. 
Aprs la transformation des cadavres en diverses ma-
tires premires, crivait Wiesenthal,  Le reste, les dchets 
graisseux rsiduels, tait employ  la production de savon.  
Il poursuivait ainsi :
 Aprs 1942, les gens dans le Gouvernement gnral sa-
vaient trs bien ce que signi_ait le savon RJF. Le monde 
civilis ne peut pas imaginer la joie que ce savon procurait 
aux nazis du Gouvernement gnral et  leurs femmes. Dans 
chaque morceau de savon, ils voyaient un juif qui avait t 
magiquement mis l et qu'on avait ainsi empch de devenir 
un second Freud, Ehrlich ou Einstein. 
Le Mmorial de Yad Vashem rpond trs of_ciellement 
que les nazis n'avaient pas fabriqu de savon avec les 
cadavres des juifs. Pendant la guerre l'Allemagne avait 
souffert d'une pnurie de matire grasse et la production de 
savon passa sous la supervision du gouvernement. Les 
barres de savon furent marques des initiales RIF, le sigle 
allemand qui dsigne "Office du Reich pour 
l'approvisionnement en matire grasses". Certains, lurent, 
par erreur RJF, et interprtrent "pure graisse juive". La 
rumeur s'tendit rapidement.

*

Il existe trois documents qui permettraient, s'ils taient 
discuts srieusement et publiquement, de mettre _n aux 
polmiques sur les "chambres  gaz": ce sont le "Rapport 
Leuchter" (5 avril 1988), la contre-expertise de Cracovie du 
24 septembre 1990, et celle de Germar Rudolf (1994) car ce 
sont les seuls qui relvent d'une approche scientifique et 
objective, et qui comportent l'analyse de prlvements 
effectus sur place, permettant  une analyse chimique.
Le Zyklon B,  base d'acide cyanhydrique, est tenu pour 
le produit qui aurait gaz des multitudes de dtenus. 
Normalement il est employ pour la dsinfection de linges 
ou d'instruments risquant de propager des pidmies, 
notamment le typhus, ds avant la Premire guerre 
mondiale. Nanmoins l'acide cyanhydrique fut utilis, pour 
la premire fois, pour l'excution d'un condamn, en 
Arizona, en 1920. D'autres tats amricains l'utilisrent 
pour l'excution de leurs condamns, notamment la 
Californie, le Colorado, le Maryland, le Mississippi, le 
Missouri, le Nevada, le Nouveau-Mexique et la Caroline du 
Nord.
Source : Rapport Leuchter (n  9.004)

L'ingnieur Leuchter a t consultant pour les tats du 
Missouri, de la Californie et de la Caroline du Nord. 
Aujourd'hui plusieurs de ces tats ont renonc  ce mode 
d'excution en raison du cot excessif, non seulement du 
gaz HCN mais du matriel de fabrication et d'entretien qui, 
en raison des mesures de scurit qu'exige son usage, en 
font le mode d'excution le plus coteux.
En outre, la ventilation ncessaire aprs la fumigation 
par le Zyklon B exige un minimum de 10 heures selon les 
dimensions du btiment (6.005).
L'tanchit de la salle exige un revtement d'poxy ou 
d'acier inoxydable, et les portes doivent tre pourvues de 
joints d'amiante, de noprne ou de t_on (7.001).
Aprs avoir visit et expertis par prlvements les 
"chambres  gaz" prsumes d'Auschwitz-Birkenau et 
d'autres camps de l'Est, Leuchter aboutit aux conclusions 
suivantes : (12.001  propos des crmatoires 1 et 2 
d'Auschwitz) :  L'inspection sur place de ces constructions 
indique que la conception de ces installations aurait t 
extrmement mauvaise et dangereuse si elles avaient d 
servir en tant que chambres d'excution. Rien n'y est prvu_
Le Krema I est adjacent  l'hpital S.S. d'Auschwitz et il 
est dot de drains de canalisations qui se jettent dans le 
principal gout du camp, ce qui aurait permis au gaz de 
s'in_ltrer dans tous les btiments du camp. (12.002). Sur 
Majdanek : le btiment ne pouvait pas tre utilis dans le 
but qu'on lui attribue et ne correspond mme pas aux n-
cessits minimales de la construction d'une chambre  gaz. 
Leuchter a conclu qu'aucune des conditions n'tait 
remplie pour des chambres  gaz homicides. Quiconque y 
travaillerait aurait mis en danger sa propre vie et celle de 
ceux des alentours. (32.9121). Il n'y avait aucun moyen de 
ventilation ni de distribution de l'air, aucun moyen 
d'ajouter le matriel exig par le Zyklon B (33. 145).
 Aprs avoir pass en revue tout le matriel de docu-
mentation et inspect tous les emplacements  Auschwitz, 
Birkenau et Majdanek, l'auteur trouve que les preuves sont 
crasantes : en aucun de ces lieux il n'y a eu de chambre  
gaz d'excution. 
     Source : Fait  Malden. Massachusetts, le 5 avril 1988. Fred 
Leuchter Jr. Ingnieur en Chef.

Au procs de Toronto l'avocat Christie a relev combien 
les "tmoignages" taient en contradiction avec la ralit 
des possibilits chimiques et techniques. En voici trois 
exemples :
a) - Rudolf Hss, dans "Commandant d'Auschwitz", p. 
198, crit :
La porte tait ouverte une demie heure aprs l'adduction 
du gaz et aprs que la ventilation l'ait renouvel. Le travail 
pour l'enlvement des cadavres commenait aussitt.
 On accomplissait cette tche avec indiffrence comme si 
elle faisait partie d'un travail quotidien. Tout en tranant les 
cadavres ils mangeaient ou fumaient. 
Ils ne portaient donc mme pas de masques ? demande 
l'avocat Christie (5-1123).
Il n'est pas possible de manipuler des cadavres qui 
viennent d'tre en contact avec du Zyklon B dans la demi-
heure qui suit et moins encore de manger, de boire ou de 
fumer_ Il faut au moins dix heures de ventilation pour 
qu'il n'y ait pas de danger.
b) - L'avocat Christie produisit le document PS 1553 de 
Nuremberg, avec, en annexe, plusieurs factures. Hilberg 
dut admettre que la quantit de Zyklon B envoye  
Oranienbourg tait la mme qu' Auschwitz, et le mme 
jour.
Or Hilberg indique qu'Oranienbourg tait  un camp de 
concentration et un centre administratif o personne,  sa 
connaissance, ne fut gaz .
Les prlvements et l'expertise de Leuchter montrent 
mme que les traces d'acide cyanhydrique du Zyklon B sont 
beaucoup plus importantes dans les salles ou l'on est sr 
qu'elles taient rserves  la dsinfection, que dans celles 
des prsumes "chambres  gaz".
 On aurait pu s'attendre  la dtection d'un taux plus 
lev de cyanure dans les chantillons prlevs dans les 
premires chambres  gaz (en raison de la plus grande 
quantit de gaz utilis, d'aprs les sources, dans ces endroits) 
que dans l'chantillon de contrle. Comme c'est le contraire 
qui est vrai, force est de conclure {_} que ces installations 
n'taient pas des chambres  gaz d'excution. 
Source : Rapport Leuchter (op. cit.) 14.006.

Cette conclusion est partiellement con_rme par la 
contre-expertise de Cracovie mene par l'Institut 
d'expertises mdico-lgales de Cracovie du 20 fvrier au 18 
juillet 1990, dont les rsultats ont t communiqus au 
Muse par lettre du 24 septembre 1990.
  Source : Rfrence de l'Institut. 720.90. Rfrence du Muse 
1-8523 / 51 / 1860 . 89.

Il est vrai que l'on montre aux touristes, sinon le 
fonctionnement, du moins des reconstitutions plus ou moins 
bien bricoles de "chambres  gaz", mme l o il est avr 
qu'elles n'ont jamais fonctionn, comme  Dachau.
c) - Leuchter a examin les lieux qui, selon les cartes 
of_cielles de Birkenau, avaient t utilises comme "fosses 
de crmation" par les nazis pour se dbarrasser des 
cadavres. La plupart des textes de la littrature de 
l'Holocauste les dcrivent comme des fosses d'environ 6 
pieds de profondeur... Le plus remarquable,  leur sujet, 
c'est que le niveau de l'eau tait  un pied ou un pied et 
demi de la surface. Leuchter a soulign qu'il tait impos-
sible de brler des corps sous l'eau. Et il n'y avait aucune 
raison de penser que les choses avaient chang depuis la 
guerre car la littrature de l'Holocauste dcrit Auschwitz et 
Birkenau comme ayant t construits sur un marcage 
(32.9100, 9101). Il y a pourtant, dans l'exposition, des 
photographies de ces prtendues "fosses de crmation".
En ce qui concerne les crmatoires de plein air, dans des 
"fosses de crmation" : Birkenau est construit sur un 
marais, tous ces emplacements avaient de l'eau  environ 60 
cm de la surface. L'opinion de l'auteur de ce rapport est qu'il 
n'y a jamais eu de fosses de crmation  Birkenau.  
(14.008).
Un document prcieux pour l'tude objective  partir de 
documents incontestables du complexe d'Auschwitz-
Birkenau, et en particulier sur ces fameuses incinrations 
en plein air dont la "fume obscurcissait tout le ciel" d'aprs 
de si nombreux tmoignages, aura t la srie des 
photographies ariennes d'Auschwitz et de Birkenau prises 
par l'aviation amricaine et publies par les Amricains 
Dino A. Brugioni et Robert C. Poirier ("The Holocaust 
revisited : A Retrospective Analysis of the Auschwitz 
Birkenau Extermination Complex." C.I.A. fvrier 1979. 
Washington D.C. 19 pages).

En dpit du commentaire, qui se veut orthodoxe, des 
analystes de la C.I.A., on ne retrouve sur ces photos rien 
qui corresponde  cet enfer de feu dont les _ammes dvo-
raient, a-t-on os nous dire, jusqu' 25.000 cadavres par 
jour, entre mai et aot 1944, en raison surtout de la d-
portation des juifs hongrois. Les photos ariennes (le 26 
juin et le 25 aot 1944) ne rvlent pas la moindre trace de 
fume. Ni d'ailleurs de concentration de foules, ou d'activit 
particulire.

L'Album d'Auschwitz, recueil de 189 photographies 
prises dans le camp mme de Birkenau  la mme poque, 
publi avec une introduction de Serge Klarsfeld et un 
commentaire de J.-C. Pressac, donne  voir 189 scnes de la 
vie concentrationnaire lors de l'arrive d'un convoi de 
dports venu de Hongrie. L encore, rien, rigoureusement 
rien, qui con_rmerait une extermination massive et 
systmatique.
Tout au contraire, de trs multiples photographies, qui 
permettent d'avoir une vue d'ensemble du lieu, non seu-
lement ne comportaient rien qui con_rmerait cette exter-
mination, mais excluent en outre qu'une telle extermi-
nation ait pu avoir lieu au mme moment en quelque lieu 
"secret" du camp. Le commentaire de J.-C. Pressac, par les 
extrapolations manifestes auxquelles il se livre, rend au 
contraire visible et palpable le mcanisme de la fabrication.
Source : L'Album d'Auschwitz. ditions du Seuil pour 
l'dition et la traduction franaise. Paris, 1983. 221 pages.

Mais c'est le Canadien John C. Ball, spcialiste de l'in-
terprtation des photos ariennes, qui semble avoir runi le 
plus de documents photographiques originaux et men avec 
comptence une analyse rigoureuse. Ses conclusions sont en 
totale contradiction avec l'histoire of_cielle.
      Source : "Air Photo Evidence". Ball Resource limited. 
Suite 160. 7231 120th street Delta, B.C. Canada. 4C6PS. 1992.

L'ensemble des questions techniques ont t souleves 
lors du procs de Ernst Zndel  Toronto, o les deux 
parties ont pu s'exprimer librement et compltement. Le 
compte rendu de ce procs est donc une source 
exceptionnelle pour tout historien honnte puisqu'il permet 
de prendre connaissance des thses en prsence et de tous 
les lments de la controverse. Les dclarations des uns et 
des autres sont d'autant plus prcieuses et signi_catives 
que chacun parlait sous le contrle de la critique immdiate 
de l'autre partie.
Un dtail qui semble bien d'une importance dcisive : le 
5 et 6 avril 1988, le directeur du Crmatorium de Calgary 
(Canada), Yvan Lagac, dont les crmatoires sont d'un type 
et d'une conception proche de ceux de Birkenau, pourtant 
construits en 1943, put exposer l'ensemble des contraintes 
techniques et des ncessits d'entretien de ce type de 
mou_es d'incinration. Il parla de la ncessit de pauses de 
refroidissement entre les crmations, et lors de l'in-
troduction d'un corps, faute de quoi on endommage les 
revtements ignifuges des fours.
L'on demanda  Lagac de donner son avis sur le fait 
que Raul Hilberg, dans son livre, La destruction des juifs 
d'Europe (2me dition, p. 978) value le rendement de 46 
fours dans les 4 crmatoires de Birkenau.
Hilberg prtend :
 Le rendement thorique journalier des 4 fours de 
Birkenau tait de plus de 4.400, mais avec les arrts et les 
ralentissements, pratiquement la limite tait infrieure. 
Lagac dclara que cette af_rmation tait "absurde" et 
"irraliste". Prtendre que 46 fours pouvaient brler plus 
de 4.400 corps en un jour est grotesque. Se fondant sur sa 
propre exprience, Lagac af_rma qu'il tait possible 
d'incinrer 184 corps par jour  Birkenau.
Source : Procs de Toronto, 27 - 736  738.

Ce n'est certes pas un livre comme celui de Pressac : Les 
Crmatoires d'Auschwitz. La machinerie du meurtre de 
masse, (Paris, 1993) qui ne consacre qu'un chapitre de 20 
pages (sur 147) aux "chambres  gaz", et qui ne cite mme 
pas le Rapport Leuchter auquel il a consacr, en 1990, 
(toujours _nanc par la Fondation Klarsfeld) une 
"rfutation"  laquelle nul n'ose plus se rfrer, qui 
quilibrera les analyses de Leuchter.
Tant que n'aura pas lieu, entre spcialistes de comp-
tence gale, un dbat scienti_que et public sur le rapport de 
l'ingnieur Fred Leuchter, et sur la contre-expertise de 
Cracovie effectue 1990  la demande des autorits du 
muse d'Auschwitz, et tant que l'ensemble des pices du 
dbat sur les "chambres  gaz" ne feront pas l'objet d'une 
discussion libre, le doute existera et mme le scepticisme.
Jusqu'ici,  l'gard des contestataires de l'histoire 
of_cielle, les seuls arguments employs furent le refus de 
discuter, l'attentat, la censure et la rpression.







3. Le mythe des "six millions" 
(L'Holocauste)


 Gnocide : destruction m-
thodique d'un groupe ethnique 
par l'extermination de ses indi-
vidus. 
Dictionnaire Larousse

 A l'instar de la promesse 
divine contenue dans la Bible, le 
Gnocide est un lment de 
justi_cation idologique pour la 
cration de l'tat d'Isral. 
Tom Segev, Le septime 
million. d. Liana Levi. 1993. p. 
588.

Trois termes sont souvent employs pour d_nir le 
traitement qui fut in_ig aux juifs, par le nazisme : 
Gnocide, Holocauste, Shoah. 
Le terme "Gnocide" a un sens prcis, de par son ty-
mologie mme : extermination d'une race. A supposer qu'il 
existt une "race" juive, comme le prtendait le racisme 
hitlrien et comme le soutiennent encore les dirigeants 
israliens.
Y a-t-il eu, au cours de la guerre, un "gnocide" des 
juifs ?
Le terme de "gnocide", dans tous les dictionnaires, a un 
sens prcis. Le Larousse donne, par exemple, cette 
d_nition :  Gnocide : Destruction mthodique d'un groupe 
ethnique par l'extermination de ses individus. 
Cette d_nition ne peut s'appliquer  la lettre que dans 
le cas de la conqute de Canaan par Josu, o il nous est 
dit pour chaque ville conquise :  il n'en reste aucun 
survivant  (par exemple dans Nombres XXI, 35).
Le mot a donc t employ  Nuremberg de manire tout 
 fait errone puisqu'il ne s'agit pas de l'anantissement de 
tout un peuple comme ce fut le cas pour les "exterminations 
sacres" des Amalcites, des Cananens et d'autres peuples 
encore dont le livre de Josu dit par exemple qu' Egln et 
 Hbron :  il ne laisse aucun survivant.  (Josu X, 37) ou 
 Hagor:  ils passrent tous les tres humains au tranchant 
de l'pe...ils ne laissrent aucun tre anim.  (Josu XI, 14).
Au contraire le judasme (sa d_nition comme "race" 
appartenant au vocabulaire hitlrien) a connu un essor 
considrable dans le monde depuis 1945.
Sans aucun doute les juifs ont t l'une des cibles pr-
fres d'Hitler en raison de sa thorie raciste de la sup-
riorit de la "race aryenne", et aussi de l'assimilation 
systmatique qu'il _t entre les juifs et le communisme qui 
tait son ennemi principal (ce dont tmoignent les 
excutions de milliers de communistes allemands, puis, au 
cours de la guerre, son acharnement contre les prisonniers 
"slaves"). Il avait, pour cet amalgame, cr le terme de 
"judo-bolchevisme".
Ds la cration de son parti "national-socialiste", il avait 
envisag non seulement d'extirper le communisme, mais de 
chasser tous les juifs, d'Allemagne d'abord, puis de toute 
l'Europe lorsqu'il en fut le matre. Et ceci de la faon la plus 
inhumaine : d'abord par l'migration, puis par l'expulsion, 
et, pendant la guerre, par l'incarcration dans des camps de 
concentration en Allemagne d'abord, puis par la 
dportation, envisage d'abord  Madagascar, qui et 
constitu un vaste ghetto pour les juifs europens, puis  
l'Est dans les territoires occups, surtout en Pologne, ou 
slaves, juifs, tziganes, furent dcims, d'abord par un 
travail forc au service de la production de guerre, puis par 
de terribles pidmies de typhus dont la multiplication des 
fours crmatoires tmoigne de l'ampleur.
Quel fut le bilan atroce de cet acharnement hitlrien 
contre ses victimes politiques ou racistes ?
Cette deuxime guerre mondiale _t 50 millions de morts 
dont 17 millions de sovitiques et 9 millions d'Allemands. 
La Pologne, les autres pays occups d'Europe, et aussi les 
millions de soldats d'Afrique ou d'Asie mobiliss pour cette 
guerre qui, comme la premire, tait ne de rivalits 
occidentales, payrent un lourd tribut de morts.
La domination hitlrienne fut donc autre chose qu'un 
vaste "pogrom" dont les juifs auraient t, sinon les seules, 
du moins les principales victimes, comme une certaine 
propagande tend  l'accrditer. Elle fut une catastrophe 
humaine qui, malheureusement, n'est pas sans prcdent, 
car Hitler appliqua  des blancs ce que les colonialistes 
europens, depuis cinq sicles, appliquaient aux "hommes 
de couleur", depuis les Indiens d'Amrique, dont 60 millions 
sur 80 furent dtruits (eux aussi par le travail forc et les 
pidmies plus encore que par les armes) jusqu'aux 
Africains dont dix  vingt millions furent dports aux 
Amriques, et, comme les ngriers obtenaient un esclave 
pour 10 tus dans la lutte pour la capture, la "traite" cota 
 l'Afrique de l00  200 millions de morts.
Le mythe faisait l'affaire de tout le monde : parler du 
 plus grand gnocide de l'histoire , c'tait, pour les colo-
nialistes occidentaux, faire oublier leurs propres crimes : (la 
dcimation des Indiens d'Amrique et la traite des esclaves 
africains), pour Staline, gommer ses rpressions sauvages. 
Pour les dirigeants anglo-amricains, aprs le massacre 
de Dresde du 13 fvrier 1945, qui _t prir dans les _ammes, 
par les bombes au phosphore, en quelques heures, 200.000 
civils, sans raison militaire puisque l'arme allemande 
battait en retraite sur tout le front de l'Est devant 
l'offensive foudroyante des sovitiques qui en janvier 
taient dj sur l'Oder.
Pour les tats-Unis, plus encore, qui venaient de lcher 
sur Hiroshima et Nagasaki, les bombes atomiques, faisant 
 plus de 200.000 tus et prs de 150.000 blesss condamns 
 plus ou moins longue chance. 
Source : Paul-Marie de la Gorce : 1939-1945. Une guerre 
inconnue. d. Flammarion. Paris, 1995. p. 535.

Les _ns n'taient pas militaires mais politiques. 
Churchill crivait, ds 1948, dans son livre : La Deuxime 
guerre mondiale (Volume VI) :  Il serait faux de supposer 
que le sort du Japon fut dcid par la bombe atomique. 
L'amiral amricain William A. Leahy, dans son livre 
I was there ("J'tais l") con_rme :  A mon avis, l'emploi de 
cette arme barbare  Hiroshima et Nagasaki n'a pas t 
d'une grande aide dans la guerre contre le Japon. 
En effet, l'Empereur du Japon Hirohito avait dj en-
gag la ngociation pour la reddition de son pays, ds le 21 
mai 1945 auprs de l'Union Sovitique (qui n'tait pas 
encore en guerre contre le Japon), par l'intermdiaire de 
son Ministre des Affaires trangres et l'ambassadeur 
sovitique Malik.  Le Prince Konoye fut pri de se prparer 
 se rendre  Moscou pour ngocier directement avec 
Molotov. 
Source : Paul-Marie de la Gorce. op. cit. p. 532.
 A Washington on connaissait parfaitement les intentions 
japonaises : "Magic" rendait compte de la correspondance 
entre le Ministre des Affaires trangres et son correspondant 
 Moscou. 
Source : Ibidem. p. 533.
L'objectif poursuivi n'tait donc pas militaire mais po-
litique, comme l'avouait le ministre amricain de l'Air, 
Finletter, expliquant que l'emploi des bombes atomiques 
avait pour but  de mettre le Japon "Knock-out" avant 
l'entre de la Russie en guerre. 
Source : Saturday Review of Literature du 5 juin 1944.
L'amiral amricain Leahy concluait (op. cit.) :  En em-
ployant les premiers la bombe atomique, nous nous sommes 
abaisss au niveau moral des barbares du Moyen Age... cette 
arme nouvelle et terrible, qui sert  une guerre non civilise, 
est une barbarie moderne, indigne des chrtiens. 
 Ainsi tous ces dirigeants, qu'un vritable "Tribunal 
International" compos par des pays neutres et placs au 
banc des criminels de guerre  ct de Goering et de sa 
bande, dcouvrirent avec les "chambres  gaz", les 
"gnocides" et les "holocaustes", un alibi inespr pour 
"justi_er" sinon pour effacer leurs propres crimes contre 
l'humanit.
L'historien amricain W.F. Albright, qui fut Directeur de 
l'American School of Oriental Research crit dans son livre 
majeur de synthse, De l'ge de pierre  la chrtient. Le 
monothisme et son volution. (Trad. franaise : d. Payot, 
1951), aprs avoir justi_ les "exterminations sacres" de 
Josu dans son invasion de Canaan,  Nous autres, 
Amricains, avons peut-tre... moins le droit de juger les 
Isralites.. puisque nous avons extermin... des milliers 
d'Indiens dans tous les coins de notre grand pays et avons 
runi ceux qui restaient dans de grands camps de 
concentration.  (p. 205).
Le terme d'Holocauste, appliqu au mme drame depuis 
les annes soixante-dix  partir du livre d'Elie Wiesel : La 
Nuit (1958) et popularis par le titre du _lm : 
"L'Holocauste", marque mieux encore la volont de faire du 
crime commis contre les juifs un vnement exceptionnel 
sans comparaison possible avec les massacres des autres 
victimes du nazisme ni mme avec aucun autre crime de 
l'histoire, car leurs souffrances et leurs morts avaient ainsi 
un caractre sacral. Le "Larousse universel" (2 volumes, 
Paris, 1969, p. 772) d_nit ainsi "holocauste":  Sacri_ce en 
usage chez les juifs, et dans lequel la victime tait 
entirement consume par le feu. 
Le martyre des juifs devenait ainsi irrductible  tout 
autre : par son caractre sacri_ciel il tait intgr au projet 
divin  la manire de la Cruci_xion de Jsus dans la 
thologie chrtienne, inaugurant ainsi un temps nouveau. 
Ce qui permettra  un rabbin de dire :  La cration de 
l'tat d'Isral, c'est la rponse de Dieu  l'Holocauste. 

Pour justi_er le caractre sacral de l'Holocauste il fallait 
qu'il y et extermination totale et organisation industrielle 
indite des excutions puis crmation.
Extermination totale. Il fallait pour cela que ft 
envisage une solution _nale du problme juif qui fut 
l'extermination.
Or aucun texte n'a jamais pu tre produit attestant que 
la "solution _nale" du problme juif tait, pour les nazis, 
l'extermination.
L'antismitisme d'Hitler est li, ds ses premiers 
discours,  la lutte contre le bolchevisme (il emploie 
constamment l'expression "judo-bolchevisme") ; les 
premiers camps de concentration qu'il _t construire taient 
destins aux communistes allemands dont des milliers 
prirent, y compris leur chef Thaelman.
Quant aux juifs ils furent chargs par lui des accusations 
les plus contradictoires : d'abord, ils taient - disait-il - les 
acteurs les plus actifs de la rvolution bolchevique (Trotski, 
Zinoviev, Kamenev, etc..) ; en mme temps, ils taient, 
selon lui, les capitalistes les plus exploiteurs du peuple 
allemand.
Il importait donc, aprs avoir liquid le mouvement 
communiste, et prpar l'expansion de l'Allemagne  l'Est, 
 la manire des chevaliers teutoniques, d'craser l'Union 
Sovitique, ce qui fut, du dbut  la _n de sa carrire, sa 
proccupation centrale, obsessionnelle, et qui se manifesta, 
au temps de sa puissance, par sa frocit  l'gard des 
prisonniers slaves (polonais et russes). Il cra mme, 
pendant la guerre contre l'U.R.S.S., des "Einsatzgruppen", 
c'est--dire des units charges spcialement de lutter 
contre la guerre des partisans sovitiques et d'abattre leurs 
commissaires politiques, mme prisonniers. Parmi eux 
beaucoup de juifs, hroques, comme leurs compagnons 
slaves, furent massacrs.
Ce qui prouve les limites de la propagande sur 
"l'antismitisme sovitique". L'on ne peut  la fois 
prtendre que les sovitiques cartaient les juifs des postes 
importants et af_rmer que les juifs constituaient la 
majorit des "commissaires politiques" des partisans que 
les "Einsatzgruppen" taient chargs d'abattre. Car on 
imagine mal qu'une telle responsabilit : diriger l'action des 
partisans derrire les lignes ennemies (o la dsertion et la 
collaboration taient le plus aises) et t con_e  des 
juifs dont on se serait m_...
Quant  la masse des juifs allemands puis europens 
lorsque Hitler devint matre du continent, l'une des ides 
les plus monstrueuses des nazis fut d'en vider l'Allemagne 
puis l'Europe (judenrein).
Hitler procda par tapes :
 la premire fut d'organiser leur migration dans des 
conditions qui lui permettaient de spolier les plus riches. 
(Et nous avons vu que les dirigeants sionistes de la 
"Haavara" collaborrent avec ef_cacit  cette entreprise, 
en promettant, en change, d'empcher le boycott de 
l'Allemagne hitlrienne et de ne pas participer au 
mouvement antifasciste.)
 la deuxime tape fut l'expulsion pure et simple pour-
suivant le dessein de les envoyer tous dans un ghetto 
mondial : aprs la capitulation de la France : l'le de 
Madagascar, qui devait passer sous contrle allemand 
aprs avoir fait indemniser par la France les anciens 
rsidents franais. Le projet fut abandonn, moins du fait 
des rticences franaises, qu'en raison de l'importance du 
tonnage de navires ncessaires pour cette opration, qu'en 
temps de guerre l'Allemagne ne pouvait consacrer  cette 
tche.
 L'occupation hitlrienne de l'Est de l'Europe, notam-
ment de la Pologne, rendit possible d'atteindre la "solution 
_nale" : vider l'Europe de ses juifs en les dportant 
massivement dans ces camps extrieurs. C'est l qu'ils 
subirent les pires souffrances, non seulement celles de 
toutes les populations civiles en temps de guerre, telles que 
les bombardements ariens, la famine et les privations de 
toutes sortes, les marches forces, mortelles pour les plus 
faibles, pour vacuer les centres, mais aussi le travail forc, 
dans les conditions les plus inhumaines pour servir l'effort 
de guerre allemand (Auschwitz-Birkenau tait, par 
exemple, le centre le plus actif des industries chimiques de  
l' I. G. Farben). En_n les pidmies, notamment le typhus, 
_rent d'pouvantables ravages dans une population 
concentrationnaire sous-alimente et rduite  
l'puisement.
Est-il donc ncessaire de recourir  d'autres mthodes 
pour expliquer la terrible mortalit qui frappa les victimes 
de tels traitements, et ensuite d'exagrer dmesurment les 
nombres, au risque d'tre obligs ensuite de les rviser en 
baisse ?_ et par exemple d'tre contraint_
 de changer l'inscription de Birkenau-Auschwitz pour 
rduire le nombre des morts de 4 millions  1 ?
 de changer l'inscription de la "chambre  gaz" de 
Dachau pour prciser qu'elle n'avait jamais fonctionn.
 ou celle du "Vlodrome d'Hiver"  Paris indiquant que 
le nombre de juifs qui y furent parqus tait de 8.160 et 
non pas 30.000 comme l'indiquait la plaque d'origine, qui a 
t  retire.
Source : Le Monde, 18 juillet l990, p. 7.
Il ne s'agit pas d'tablir une comptabilit macabre.
L'assassinat d'un seul innocent, qu'il soit juif ou qu'il ne 
le soit pas, constitue dj un crime contre l'humanit. Mais 
si le nombre des victimes n'a,  cet gard, aucune 
importance, pourquoi s'accrocher, depuis plus d'un demi-
sicle au chiffre fatidique de six millions, alors qu'on ne 
considre pas comme intouchable le nombre des victimes 
non-juives de Katyn, de Dresde ou d'Hiroshima et de 
Nagasaki, pour lesquelles il n'a jamais exist de nombre 
d'or, contrairement au chiffre de six millions qui a t 
sacralis, bien qu'il ait fallu constamment rviser  la 
baisse ce nombre d'une seule catgorie de victimes, dont les 
injustes souffrances ne sont pas contestables.
Pour le seul camp d'Auschwitz-Birkenau :
	9 millions disait, en 1955, le film d'Alain Resnais 
"Nuit et Brouillard", par ailleurs fort beau et profondment 
mouvant;
	8 millions selon les Documents pour servir l'Histoire 
de la guerre. Camps de concentration. Office franais 
d'dition, 1945, p. 7
	4 millions d'aprs le rapport sovitique auquel le 
Tribunal de Nuremberg a donn valeur de preuve 
authentique en vertu de l'article 21 de ses statuts qui 
stipulaient : Les documents et rapports officiels des 
commissions d'enqute des gouvernements allis ont valeur 
de preuves authentiques. Ce mme article 21 proclamait : 
Ce tribunal n'exigera pas que la preuve des faits de 
notorit publique soit rapporte. Il les tiendra pour acquis.
	2 millions selon l'historien Lon Poliakov, dans son 
Brviaire de la haine, Calmann Lvy, 1974, p. 498.
	1 million deux cent cinquante mille, selon l'historien 
Raul Hilberg dans La Destruction des Juifs d'Europe. 
dition en anglais, Holmes and Mayer, 1985, p. 895.
Or voici qu'au terme de longues recherches historiques, 
faites par des savants de toutes origines sous la pression 
des critiques rvisionnistes, le Directeur de l'Institut 
d'histoire du temps prsent au C.N.R.S., Monsieur Franois 
Bdarida, rsume ses travaux, dans un article paru dans Le 
Monde et intitul : L'valuation des victimes d'Auschwitz :
La mmoire collective s'est empare du chiffre de quatre 
millions _ celui-l mme qui, sur la foi d'un rapport 
sovitique, figurait jusqu'ici  Auschwitz sur le monument 
lev  la mmoire des victimes du nazisme, - cependant qu' 
Jrusalem le muse de Yad Vashem indiquait quant  lui un 
total trs au-dessus de la ralit.
Pourtant, ds la fin de la guerre, la mmoire savante 
s'tait mise au travail. De ces investigations patientes et 
minutieuses, il rsultait que le chiffre de quatre millions, ne 
reposant sur aucune base srieuse, ne pouvait tre retenu.
Le tribunal, au demeurant, s'appuyait sur une 
affirmation d'Eichmann, soutenant que la politique 
d'extermination avait caus la mort de six millions de juifs, 
dont quatre millions dans les camps. Si maintenant l'on s'en 
rapporte aux travaux les plus rcents et aux statistiques les 
plus fiables - c'est le cas de l'ouvrage de Raul Hillberg, la 
"Destruction des juifs d'Europe" (Fayard 1988), on aboutit  
environ un million de morts  Auschwitz. Un total corrobor 
par l'ensemble des spcialistes, puisque aujourd'hui ceux-ci 
s'accordent sur un nombre de victimes oscillant entre 
950.000 au minimum et 1,2 million au maximum. 
Source : Le Monde, 23 juillet l990.
L'on n'en continue pas moins, aprs avoir of_ciellement 
rduit le nombre des victimes,  Auschwitz - Birkenau, de 
4  1 million,  rpter le chiffre global: 6 millions  de juifs 
extermins, selon cette trange arithmtique : 6 - 3 = 6.
Cette srie d'valuation concerne le seul camp 
d'Auschwitz. Une dmonstration du mme genre pourrait 
tre faite pour d'autres camps.
Par exemple, combien y eut-il de morts  Majdanek ? : 
	1 million cinq cent mille selon Lucy Dawidowicz 
dans The War against the Jews. Penguin books, 1987 
p. 191.
	Trois cent mille selon Lea Rosch et Eberhard. 
Jaeckel dans Der Tod ist ein Meister im Dritten Reich. Ed. 
Hoffmann und Campe, 1991, p. 217. 
	Cinquante mille selon Raul Hilberg (Op.cit.)
Alors la question se pose. N'est-ce pas servir la 
propagande des no-nazis allemands (ou, en France, tel 
parti d'extrme droite) que de fournir cet argument : Si 
vous avez menti sur ce problme du nombre des victimes 
juives, pourquoi n'auriez-vous pas exagr les crimes de 
Hitler ? 
On ne combat pas la minimisation criminelle de 
l'horreur nazie par de pieux mensonges, mais par la vrit, 
qui est la meilleure accusatrice de la barbarie.
Les mmes variantes troublantes sur les moyens de 
l'assassinat des juifs peuvent galement engendrer le 
doute :
	Le New York Times du 3 juin 1942 parle d'un 
"btiment d'excution" ou l'on fusillait 1.000 juifs par jour. 
	Le 7 fvrier 1943, le mme journal parle de "stations 
d'empoisonnement du sang" en Pologne occupe. 
	En dcembre 1945, dans son livre Der letze Jude aus 
Polen, Europa-Verlag, Zurich, New York, p. 290 et 
suivantes, Stefan Szende fait entrer les juifs dans une 
immense piscine ou l'on fait passer un courant  haute 
tension pour les excuter. Il conclut : Le problme de 
l'excution de millions d'hommes tait rsolu.
	Le document de Nuremberg P.S. 3311, du 14 
dcembre 1945, indique dans un procs-verbal que les 
victimes taient bouillantes dans des "chambres  
vapeurs brlantes".
	Deux mois et demi plus tard (fvrier 1946) le mme 
Tribunal remplace les chambres  vapeur d'eau bouillante, 
par des chambres  gaz. En 1946 Simon Wiesenthal ajoute 
une variante aux chambres d'excution : elles comportaient 
des rigoles pour recueillir la graisse des juifs assassins 
pour en faire du savon. Chaque savonnette portait 
l'inscription RJF (pure graisse juive). En 1958, dans son 
livre La Nuit, il ne fait aucune allusion aux chambres  
gaz, mais, dans la traduction allemande (ditions Ullstein), 
le mot "crmatoire" n'est pas traduit par Krematorium, 
mais par "chambre  gaz".
Il y eut d'autres versions : celle de la mort par la chaux 
vive rpandue dans des wagons, due au polonais Jan 
Karski, auteur du livre, Story of a secret State, d. The 
Riverside Press, Cambridge. Traduit en franais sous le 
titre, Un Tmoignage devant le Monde. d. Self, Paris 1948.
Mais les deux versions les plus mdiatises par la 
tlvision, la presse, les manuels scolaires sont l'excution 
par le Zyklon B, et d'autre part, les camions tuant par une 
manipulation des gaz d'chappement de leur moteurs 
Diesel.
Le moins qu'on puisse dire _ l encore pour ne pas 
donner prise  la propagande des admirateurs de Hitler, 
c'est qu'il est pour le moins fcheux qu'aucune expertise 
n'ait t ordonne, ni par le Tribunal de Nuremberg, ni par 
aucun autre tribunal ayant eu  juger par la suite des 
criminels de guerre, pour fixer dfinitivement quelle avait 
t l'arme du crime.
*
*	*
Un autre exemple dplorable, le camp de Dachau. Le 
film sur les atrocits nazies projet  Nuremberg au cours 
du procs a montr une seule "chambre  gaz". C'tait celle 
de Dachau. Des visites pour les touristes et les lves des 
coles furent organises  Dachau. Aujourd'hui une discrte 
pancarte indique que personne n'a pu y tre gaz car la 
"chambre  gaz" n'a jamais t acheve.
 Au visiteur ou au plerin l'on indique que les gazages 
ont eu lieu  l'Est, hors du territoire qui fut celui de 
l'Allemagne avant la guerre.
Un communiqu de Martin Broszat, membre de l'Institut 
d'histoire contemporaine de Munich, publi le 19 aot 1960 
dans Die Zeit, reconnaissait en effet : Ni  Dachau, ni  
Bergen-Belsen, ni  Buchenwald des juifs ou d'autres 
dtenus n'ont t gazs .... L'anantissement massif des 
juifs par le gaz commena en 1941-1942 ... avant tout en 
territoire polonais occup, (mais nulle part dans l'Ancien 
Reich) :  Auschwitz-Birkenau,  Sobibor,  Treblinka, 
Chelmno et Belzec. 
Or il y eut autant de "tmoins" oculaires des "gazages" 
dans ces camps de l'Ouest qu'il y en eut pour les camps de 
l'Est.
Ne donne t'on pas ainsi des arguments  tous ceux qui 
sont dsireux de rhabiliter Hitler en demandant, par 
exemple, pourquoi l'on devrait rejeter les rcits des 
"tmoins oculaires" des camps de l'Ouest et tenir pour vrais 
ceux des survivants des camps de l'Est.
C'est leur donner des arguments pour mettre en doute la 
ralit indubitable des perscutions, des souffrances et des 
meurtres  l'gard des juifs et des autres opposants au 
rgime nazi, comme par exemple les communistes 
allemands qui en furent les premires victimes, ds 1933, 
et pour lesquels furent cres les premiers camps de 
concentration.
Outre les bombardements qui frapprent 
indistinctement les populations des pays en guerre, le 
travail forc, comme celui des esclaves, les transferts 
constants dans des conditions inhumaines qui laissaiennt 
des milliers de cadavres sur les routes, la sous-alimentation 
la plus barbare, les pidmies ravageuses de typhus, cette 
tragdie a-t-elle besoin du couronnement de flammes 
infernales pour rendre compte du massacre des juifs par 
l'antismitisme froce des nazis ?
Est-il besoin, ds lors, pour maintenir  tout prix son 
caractre d'exceptionnalit  "l'Holocauste" (extermination 
sacri_cielle par le feu) d'agiter le spectre des "chambres  
gaz" ?
En 1980, pour la premire fois le caractre unique du 
massacre des juifs fut remis en question par un journaliste 
clbre, Boaz Evron :
 ... Comme si cela allait de soi, chaque hte de marque est 
emmen en visite obligatoire  Yad Vashem [...] pour bien lui 
faire comprendre les sentiments et la culpabilit que l'on 
attend de lui. 
 En estimant que le monde nous hait et nous perscute, 
nous nous croyons exempts de la ncessit d'tre comptables 
de nos actes  son gard. L'isolement paranoaque par 
rapport au monde et  ses lois pouvait entraner certains 
Juifs  traiter les non-Juifs comme des sous-hommes, 
rivalisant ainsi avec le racisme des nazis. Evron mit en 
garde contre la tendance  confondre l'hostilit des Arabes 
avec l'antismitisme nazi.  On ne peut distinguer la classe 
dirigeante d'un pays de sa propagande politique, car celle-ci 
est prsente comme une part de sa ralit, crivait-il. Ainsi, 
les gouvernants agissent dans un monde peupl de mythes et 
de monstres qu'ils ont eux-mmes crs. 
Source : Boaz Evron : "Le gnocide : un danger pour la 
nation" Iton 77 N  21. mai - juin 1980. p. 12 et sqq.
D'abord bien qu'existe dans l'esprit de millions de gens 
dont la bonne foi est indiscutable, la confusion entre "four 
crmatoire" et "chambre  gaz", l'existence, dans les camps 
hitlriens d'un nombre important de fours crmatoires pour 
tenter d'enrayer la diffusion des pidmies de typhus, le 
four crmatoire n'est pas un argument suf_sant : il existe 
des fours crmatoires dans toutes les grandes villes,  
Paris, (au Pre-Lachaise)  Londres, et dans toutes les 
capitales importantes, et ces incinrations ne signi_ent pas 
videmment une volont d'exterminer les populations.
Il fallut donc adjoindre aux fours crmatoires des 
"chambres  gaz" pour tablir le dogme de l'extermination 
par le feu.
La premire exigence, lmentaire pour en dmontrer 
l'existence, tait de produire l'ordre prescrivant cette me-
sure. Or dans les archives si minutieusement tablies par 
les autorits allemandes, et toutes saisies par les allis lors 
de la dfaite d'Hitler, ni les budgets affects  cette 
entreprise, ni les directives concernant la construction et le 
fonctionnement de ces chambres, en un mot, rien de ce qui 
et permis l'expertise de "l'arme du crime", comme dans 
toute enqute judiciaire normale, ne fut trouv. Rien de tel 
ne fut produit.
Il est remarquable qu'aprs avoir of_ciellement reconnu 
qu'il n'y avait pas eu de gazage homicide dans le territoire 
de l'ancien Reich malgr les attestations innombrables de 
"tmoins oculaires", le mme critre de la subjectivit des 
tmoignages n'ait plus t accept en ce qui concerne les 
camps de l'Est, de Pologne notamment. Mme lorsque ces 
"tmoignages" sont entachs des plus lgitimes suspicions.
La mise en scne du Muse de Dachau permit de 
tromper, non seulement des milliers d'enfants que l'on y 
amenait pour leur enseigner le dogme de l'Holocauste, mais 
aussi des adultes, tel le Pre Morelli, dominicain, qui crit 
dans Terre de dtresse (d. Bloud et Gay, 1947, p. 15) :  Jai 
pos des yeux pleins d'pouvante sur le sinistre hublot d'o 
les bourreaux nazis pouvaient pareillement voir se tordre les 
gazs misrables. 
Il n'est pas jusqu' des anciens dports de Buchenwald 
ou de Dachau qui se laissrent suggestionner par la lgende 
si soigneusement entretenue. Un grand historien franais, 
Michel de Board, doyen honoraire de la Facult de Caen, 
membre de l'Institut et ancien dport de Mauthausen, 
dclarait en 1986 :
 Dans la monographie sur Mauthausen que j'ai donne 
(...) en 54,  deux reprises je parle de chambre  gaz. Le 
temps de la r_exion venu, je me suis dit : o ai-je acquis la 
conviction qu'il y avait une chambre  gaz  Mauthausen ? 
Ce n'est pas pendant mon sjour au camp car ni moi ni 
personne ne souponnait qu'il pouvait y en avoir ; c'est donc 
un "bagage" que j'ai reu aprs la guerre, c'tait admis. Puis 
j'ai remarqu que dans mon texte - alors que j'appuie la 
plupart de mes af_rmations par des rfrences - il n'y en 
avait pas concernant la chambre  gaz... 
Source : Ouest-France, 2 et 3 aot 1986. p. 6.
Jean Gabriel Cohn-Bendit crivait dj :  Battons-nous 
pour qu'on dtruise ces chambres  gaz qu'on montre aux 
touristes dans les camps o l'on sait maintenant qu'il n'y en 
avait point, sous peine qu'on ne nous croie plus sur ce dont 
nous sommes srs. 
Source : Libration du 5 mars 1979, p. 4.
Dans le _lm qui fut projet  Nuremberg au tribunal et 
 tous les accuss, la seule chambre  gaz qui soit prsente 
est celle de Dachau.
Le 26 aot 1960, M. Broszat, au nom de l'Institut 
d'histoire contemporaine de Munich, d'obdience sioniste, 
crivait dans Die Zeit (p. 14) :  La chambre  gaz de 
Dachau ne fut jamais acheve, et n'a jamais fonctionn. 
Depuis l't 1973, une pancarte, en face des douches, 
explique que : cette chambre  gaz, camou_e en salle de 
douches, n'a jamais t mise en service. ajoutant que les 
prisonniers condamns au gazage taient transfrs  l'Est.
Mais la "chambre  gaz" de Dachau est la seule qui ait 
t prsente en photographie aux accuss de Nuremberg, 
comme l'un des lieux d'extermination massive, et les 
accuss y ont cru,  l'exception de Goering et de Streicher.









4. Le mythe d'une "terre sans peuple  
pour un peuple sans  terre"



 Il n'y a pas de peuple 
palestinien... Ce n'est pas comme 
si nous tions venus les mettre  
la porte et leur prendre leur pays. 
Ils n'existent pas.
Madame Golda Meir. 
Dclaration au Sunday Times, 15 
juin 1969.

L'idologie sioniste repose sur un postulat trs simple : il 
est crit dans la Gense (XV, 18-21) :  Le Seigneur conclut 
une Alliance avec Abraham en ces termes : C'est  ta 
descendance que je donne ce pays, du _euve d'gypte au 
grand _euve, le _euve Euphrate. 
A partir de l, sans se demander en quoi consiste 
l'Alliance,  qui a t faite la Promesse, ou si l'lection 
tait inconditionnelle, les dirigeants sionistes, mme s'ils 
sont agnostiques ou athes, proclament : la Palestine nous 
a t donne par Dieu.
Les statistiques, mme du gouvernement isralien, 
montrent que 15% des Israliens sont religieux. Ceci 
n'empche pas 90% d'entre eux d'af_rmer que cette terre 
leur a t donne par Dieu... auquel ils ne croient pas.
L'immense majorit des Israliens actuels ne partage ni 
la pratique ni la foi religieuses, et les diffrents "partis 
religieux" qui jouent pourtant un rle dcisif dans l'tat 
d'Isral ne rassemblent qu'une in_me minorit des 
citoyens.
Cet apparent paradoxe est expliqu par Nathan 
Weinstock dans son livre : Le sionisme contre Isral :
 Si l'obscurantisme rabbinique triomphe en Isral, c'est 
parce que la mystique sioniste n'a de cohrence que par 
rfrence  la religion mosaque. Supprimez les concepts de 
"Peuple lu" et de "Terre promise", et le fondement du 
sionisme s'effondre. C'est pourquoi les partis religieux puisent 
paradoxalement leur force dans la complicit des sionistes 
agnostiques. La cohrence interne de la structure sioniste 
d'Isral a impos  ses dirigeants le renforcement de 
l'autorit du clerg. C'est le parti social-dmocrate "Mapa", 
sous l'impulsion de Ben Gourion, qui a inscrit les cours de 
religion obligatoires au programme des coles, et non les 
partis confessionnels. 
Source : Le sionisme contre Isral. d. Maspro, 1969, p. 315.

 Ce pays existe comme accomplissement d'une promesse 
faite par Dieu lui-mme. Il serait ridicule de lui demander 
des comptes sur sa lgitimit. Tel est l'axiome de base 
formul par Madame Golda Meir. 
Source : Le Monde du 15 octobre 1971.

 Cette terre nous a t promise et nous avons un droit sur 
elle.  redit Beghin.
                    Source : Dclaration de Beghin  Oslo . Davar. 12 
dcembre 1978.

 Si l'on possde la Bible, si on se considre comme le 
peuple de la Bible, on devrait possder galement les terres 
bibliques, celles des Juges et des Patriarches, de Jrusalem, 
d'Hbron, de Jricho, et d'autres lieux encore.
Source : Mosh Dayan., Jrusalem Post. 10 aot 1967.
Trs signi_cativement, Ben Gourion voque le "prc-
dent" amricain o en effet, pendant un sicle, la frontire 
demeura mouvante jusqu'au Paci_que, o fut proclame la 
"fermeture de la frontire" en fonction des succs de la 
"chasse aux Indiens" pour les refouler et s'emparer de leurs 
terres.
Ben Gourion dit trs clairement :  Il ne s'agit pas de 
maintenir le statu-quo. Nous avons  crer un tat dyna-
mique, orient vers l'expansion.
La pratique politique correspond  cette singulire 
thorie : prendre la terre, et en chasser les habitants, 
comme le fit Josu, le successeur de Mose.
Menahem Beghin, le plus profondment imbu de la tra-
dition biblique, proclamait : 
 Eretz Isral sera rendue au peuple d'Isral. Tout entire 
et pour toujours .
  Source : Menahem Beghin : The revolt : story of the Irgoun, p. 
335.
Ainsi d'emble, l'tat d'Isral se place au dessus de toute 
loi internationale.
Impos  l'O.N.U., le 11 mai 1949 par la volont des 
tats-Unis, l'tat d'Isral ne fut admis qu' trois 
conditions :
1 -  Ne pas toucher au statut de Jrusalem ;
2 - Permettre aux Arabes palestiniens de revenir chez 
eux ;
3 - Respecter les frontires _xes par la dcision de 
partition.
Parlant de cette rsolution des Nations Unies sur le 
"partage", prise bien avant son admission, Ben Gourion 
dclare : 
 l'tat d'Isral considre que la rsolution des Nations 
Unies du 29 novembre 1947, est nulle et non avenue. 
Source : New York Times, 6 dcembre 1953.

Faisant cho aux thses cites plus haut de l'amricain 
Albright, sur le parallle entre les expansions amricaines 
et sionistes, le Gnral Mosh Dayan crit :
 Prenez la Dclaration amricaine de l'Indpendance. 
Elle ne contient aucune mention des limites territoriales. 
Nous ne sommes pas obligs de _xer les limites de l'tat. 
Source : Jerusalem Post du 10 aot 1967.

La politique correspond trs exactement  cette loi de la 
jungle : la "partition" de la Palestine dcoulant de la 
rsolution des Nations Unies ne fut jamais respecte.

Dj, la rsolution de partage de la Palestine, adopte 
par l'Assemble Gnrale des Nations Unies (compose 
alors d'une crasante majorit d'tats Occidentaux) le 29 
novembre 1947, marque les desseins de l'Occident sur leur 
"bastion avanc" :  cette date les Juifs constituent 32 % de 
la population et possdent 5,6 % du sol : ils reoivent 56 % 
du territoire, avec les terres les plus fertiles. Ces dcisions 
avaient t obtenues sous la pression des tats-Unis.

Le Prsident Truman exera une pression sans prc-
dent sur le Dpartement d'tat. Le Sous-Secrtaire d'tat 
Sumner Welles crit :  Par ordre direct de la Maison-
Blanche les fonctionnaires amricains devaient user de 
pressions directes ou indirectes... a_n d'assurer la majorit 
ncessaire au vote _nal . 
       Source : Sumner Welles, We Need not Fail, Boston, 1948. p. 
63.
Le Ministre de la Dfense d'alors, James Forrestal, 
con_rme :  Les mthodes utilises pour faire pression, et 
pour contraindre les autres nations au sein des Nations 
Unies, frlaient le scandale. 
                      Source : Les Mmoires de Forrestal. N.Y. The 
Viking Press. 1951, p. 363.
La puissance des monopoles privs fut mobilise :
Dex Pearson, dans le Chicago-Daily du 9 fvrier 1948, 
donne des prcisions, dont celle-ci :  Harvey Firestone, 
propritaire des plantations de caoutchouc au Libria, agit 
auprs du gouvernement librien... 
Ds 1948, mme ces dcisions partiales furent violes.
Les Arabes protestant contre une telle injustice et la 
refusant, les dirigeants israliens en pro_tent pour s'em-
parer de nouveaux territoires, notamment Jaffa et Saint 
Jean d'Acre, si bien qu'en 1949 les sionistes contrlaient 
80% du pays et que 770.000 Palestiniens avaient t 
chasss. 
La mthode employe tait celle de la terreur : 
L'exemple le plus clatant fut celui de Deir Yassin : le 9 
avril 1948, par une mthode identique  celle des nazis  
Oradour, les 254 habitants de ce village (hommes, femmes, 
enfants, vieillards) furent massacrs par les troupes de 
"L'Irgoun", dont le chef tait Menahem Beghin.
Dans son livre, La Rvolte : Histoire de l'Irgoun, Beghin 
crit qu'il n'y aurait pas eu d'tat d'Isral sans la "Victoire" 
de Deir Yassin (p. 162 de l'dition anglaise). Il ajoute : 
 La Hagana effectuait des attaques victorieuses sur 
d'autres fronts... Pris de panique, les Arabes fuyaient en 
criant : Deir Yassin.  (Idem, p. 162, repris par l'dition 
franaise p. 200.)
tait considr comme "absent" tout Palestinien ayant 
quitt son domicile avant le 1er aot 1948.
C'est ainsi que les 2/3 des terres possdes par les 
Arabes (70.000 ha sur 110.000) furent con_sques. 
Lorsqu'en 1953 fut promulgue la loi sur la proprit 
foncire, l'indemnit est _xe sur la valeur de la terre en 
1950, mais entre-temps la livre isralienne avait perdu 5 
fois sa valeur.
En outre, depuis le dbut de l'immigration juive, et l 
encore dans le plus pur style colonialiste, les terres taient 
achetes  des fodaux propritaires (les "effendi") non 
rsidents ; si bien que les paysans pauvres, les fellahs, 
furent chasss de la terre qu'ils cultivaient, par ces 
arrangements faits sans eux entre leurs matres anciens et 
les nouveaux occupants. Privs de leur terre ils ne leur 
restait plus qu' fuir.
Les Nations Unies avaient nomm un mdiateur, le 
Comte Folke Bernadotte. Dans son premier rapport le 
Comte Bernadotte crivait :  Ce serait offenser les principes 
lmentaires que d'empcher ces innocentes victimes du 
con_it de retourner  leur foyer, alors que les immigrants 
juifs af_uent en Palestine et, de plus, menacent, de faon 
permanente, de remplacer les rfugis arabes enracins dans 
cette terre depuis des sicles.  Il dcrit  le pillage sioniste  
grande chelle et la destruction de villages sans ncessit 
militaire apparente. 
Ce rapport (U.N. Document A. 648, p. 14) a t dpos le 
16 septembre 1948. Le 17 septembre 1948 le Comte 
Bernadotte et son assistant franais, le Colonel Serot, 
taient assassins dans la partie de Jrusalem occupe par 
les sionistes.
     Source : Sur l'assassinat du Comte Bernadotte, voir le 
rapport du Gnral A. Lundstrom (qui se trouvait assis dans la 
voiture de Bernadotte), rapport adress, le jour mme de 
l'attentat (17 septembre 1948) aux Nations Unies. Puis le livre 
publi par ce gnral pour le 20 anniversaire du crime, 
L'assassinat du Comte Bernadotte, imprim  Rome (d. East. A. 
Fanelli) en 1970, sous le titre : Un tributo alla memoria del Comte 
Folke Bernadotte. Le livre de Ralph Hewins : Count Bernadotte, 
his life and work (Hutchinson, 1948). Et, dans l'hebdomadaire 
milanais Europa, les aveux de Baruch Nadel (cits dans Le 
Monde du 4 et 5 juillet 1971).
Ce n'tait pas le premier crime sioniste contre quiconque 
dnonait leur imposture.
Lord Moyne, Secrtaire d'tat britanique au Caire, 
dclare, le 9 juin 1942,  la Chambre des Lords, que les 
juifs n'taient pas les descendants des anciens Hbreux, et 
qu'ils n'avaient pas de "revendication lgitime" sur la Terre 
Sainte. Partisan de modrer l'immigration en Palestine, il 
est alors accus d'tre  un ennemi implacable de 
l'indpendance hbreue. 
Source : Isaac Zaar : Rescue and liberation : America's part in 
the birth of Isral, N.Y. Bloc Publishing Cy. 1954 p. 115.
Le 6 novembre 1944, Lord Moyne est abattu au Caire 
par 2 membres du groupe Stern (d'Itzac Shamir)
Des annes plus tard, le 2 juillet 1975, l'Evening Star 
d'Auckland rvle que les corps des deux assassins excuts 
ont t changs, contre 20 prisonniers arabes, pour les 
enterrer au "Monument des hros"  Jrusalem. Le 
gouvernement britanique dplora qu'Isral honore des 
assassins et en fasse des hros.
Le 22 juillet 1946, l'aile de l'htel du Roi David,  
Jrusalem, o tait install l'tat-major militaire du 
Gouvernement britanique, explosait, entranant la mort 
d'environ 100 personnes : Anglais, Arabes et juifs. C'tait 
l'oeuvre de l'Irgoun, de Menahem Beghin, qui le 
revendiqua.
L'tat d'Isral se substitua alors aux anciens colonia-
listes, et avec les mmes procds : par exemple l'aide 
agricole permettant l'irrigation fut distribue d'une 
manire discriminatoire, de telle sorte que les occupants 
juifs furent systmatiquement favoriss : entre 1948 et 
1969, la surface des terres irrigues est passe, pour le 
secteur juif, de 20.000  164.000 ha, et, pour le secteur 
arabe de 800  4.100 ha. Le systme colonial a t ainsi 
perptu et mme aggrav : Le Docteur Rosenfeld, dans son 
livre : Les travailleurs arabes migrants, publi par 
l'Universit hbraque de Jrusalem en 1970, reconnat que 
l'agriculture arabe tait plus prospre au temps du mandat 
britannique qu'aujourd'hui.
La sgrgation s'exprime aussi dans la politique du 
logement. Le Prsident de la Ligue isralienne des Droits 
de l'Homme, le docteur Isral Shahak, professeur  
l'Universit hbraque de Jrusalem, dans son livre, Le 
racisme de l'tat d'Isral (p. 57) nous apprend qu'il existe en 
Isral des villes entires (Carmel, Nazareth, Illith, Hatzor, 
Arad, Mitzphen-Ramen, et d'autres) o la loi interdit 
formellement aux non-juifs d'habiter.
Au niveau de la culture rgne le mme esprit 
colonialiste.
 Le Ministre de l'ducation Nationale, en 1970, proposa 
aux lycens deux versions diffrentes de la prire au "Yizkar". 
L'une dclare que les camps de la mort avaient t btis par 
le "gouvernement nazi diabolique et la nation allemande de 
meurtriers". La seconde voque plus globalement "la nation 
allemande de meurtriers"... Elles comportent, toutes les deux 
un paragraphe... appelant Dieu " venger sous nos yeux le 
sang des victimes".
  Source : "Ce sont mes frres que je cherche". Ministre de 
l'ducation et de la culture. Jrusalem, 1990.
Cette culture de la haine raciale a port ses fruits :
 A la suite de Kahana, des soldats, de plus en plus 
nombreux, pntrs de l'histoire du Gnocide, imaginrent 
toutes sortes de scnarios pour exterminer les Arabes , dit se 
souvenir l'of_cier Ehud Praver, responsable du corps 
enseignant de l'arme.  Il est trs proccupant que le 
Gnocide puisse ainsi lgitimer un racisme juif. Nous devons 
dsormais savoir qu'il n'est pas seulement indispensable de 
traiter de la question du Gnocide, mais aussi de celle de la 
monte du fascisme, d'en expliquer la nature et les dangers 
pour la dmocratie.  Selon Praver,  trop de soldats se sont 
mis  croire que le Gnocide peut justi_er n'importe quelle 
action dshonorante. 
Source : Tom Segev. op. cit. p. 473.
Le problme a t pos trs clairement, avant mme 
l'existence de l'tat d'Isral. Le Directeur du "Fonds 
national juif", Yossef Weitz, crivait ds 1940 :
 Il doit tre clair pour nous qu'il n'y a pas de place pour 
deux peuples dans ce pays. Si les Arabes le quittent, il nous 
suf_ra (_) Il n'existe pas d'autre moyen que de les dplacer 
tous ; il ne faut pas laisser un seul village, une seule tribu... 
Il faut expliquer  Roosevelt, et  tous les chefs d'tats amis, 
que la terre d'Isral n'est pas trop petite si tous les Arabes 
s'en vont, et si les frontires sont un peu repousses vers le 
nord, le long du Litani, et vers l'est, sur les hauteurs du 
Golan. 
Source : Yossef Weitz, Journal, Tel-Aviv, 1965.
 Dans le grand journal isralien Yediot Aharonoth, du 14 
juillet 1972, Yoram Ben Porath, rappelait avec force 
l'objectif  atteindre :  C'est le devoir des dirigeants 
israliens d'expliquer clairement et courageusement  
l'opinion un certain nombre de faits, que le temps fait 
oublier. Le premier de ceux-ci, c'est le fait qu'il n'y a pas de 
sionisme, de colonisation, d'tat juif, sans l'viction des 
Arabes et l'expropriation de leurs terres. 
Nous sommes, ici encore, dans la logique la plus rigou-
reuse du systme sioniste : comment crer une majorit 
juive dans un pays peupl par une communaut arabe 
palestinienne autochtone ?
Le sionisme politique a apport la seule solution dcou-
lant de son programme colonialiste : raliser une colonie de 
peuplement en chassant les Palestiniens, et en poussant  
l'immigration juive.
Chasser les Palestiniens et s'emparer de leur terre fut 
une entreprise dlibre et systmatique. 
Au temps de la Dclaration Balfour, en 1917, les 
sionistes ne possdaient que 2,5% des terres, et lors de la 
dcision de "partage" de la Palestine, 6,5%. En 1982, ils en 
possdent 93%.
Les procds employs, pour dpossder l'autochtone de 
sa terre, sont ceux du colonialisme le plus implacable, avec 
une coloration raciste encore plus marque dans le cas du 
sionisme.
La premire tape avait les caractres d'un colonialisme 
classique : il s'agissait d'exploiter la main-d'oeuvre locale. 
C'tait la mthode du Baron douard de Rothschild : tout 
comme en Algrie il exploitait, sur ses vignobles, la main 
d'ouvre  bon march des fellahs, il avait simplement 
tendu son champ d'action en Palestine, exploitant, sur ses 
vignobles, d'autres Arabes que les Algriens.
Un tournant s'opra, aux alentours de 1905, lorsqu'-
arriva de Russie une vague nouvelle d'immigrants au 
lendemain de l'crasement de la Rvolution de 1905. Au 
lieu de continuer le combat sur place, aux cts des autres 
rvolutionnaires russes, les dserteurs de la rvolution 
vaincue importrent en Palestine un trange "socialisme 
sioniste". Ils crrent des coopratives artisanales et des 
Kibboutz paysans en liminant les fellahs palestiniens pour 
crer une conomie s'appuyant sur une classe ouvrire et 
agricole juive. Du colonialisme classique (du type anglais ou 
franais), l'on passait ainsi  une colonie de peuplement, 
dans la logique du sionisme politique, impliquant un af_ux 
d'immigrants "en faveur" desquels, et "contre" personne 
(comme dit le Professeur Klein), devaient tre rservs la 
terre et les emplois. Il s'agit dsormais de remplacer le 
peuple palestinien par un autre peuple, et, naturellement, 
de s'emparer de la terre.
Le point de dpart de la grande opration c'est la cra-
tion, en 1901, du "Fonds national juif" qui prsente ce 
caractre original, mme par rapport aux autres colo-
nialismes : la terre acquise par lui ne peut tre revendue, ni 
mme loue,  des non-juifs.
Deux autres lois concernent le Kren Kaymet ("Fonds 
national juif". Loi adopte le 23 novembre 1953) et le Kren 
Hayesod ("Fonds de reconstruction". Loi adopte le 10 
janvier 1956).  Ces deux lois, crit le Professeur Klein, ont 
permis la transformation de ces socits, qui se voient 
attribuer un certain nombre de privilges.  Sans numrer 
ces privilges, il introduit, comme une simple "remarque", 
le fait que des terres possdes par le "Fonds national juif" 
sont dclares "Terres d'Isral", et une loi fondamentale est 
venue proclamer l'inalinabilit de ces terres. C'est l'une 
des quatre "lois fondamentales" (lments d'une future 
constitution, qui n'existe toujours pas, 50 ans aprs la 
cration d'Isral) adoptes en 1960. Il est fcheux que le 
savant juriste, avec son habituel souci de la prcision, ne 
fasse aucun commentaire sur cette "inalinabilit". Il n'en 
donne mme pas la d_nition : une terre "sauve" 
(Rdemption de la terre) par le Fonds national juif, est une 
terre devenue "juive" : elle ne pourra jamais tre vendue  
un "non-juif", ni loue  un "non-juif", ni travaille par un 
"non-juif".
Peut-on nier le caractre de discrimination raciste de 
cette loi fondamentale?
La politique agraire des dirigeants israliens est celle 
d'une spoliation mthodique de la paysannerie arabe.
L'ordonnance foncire de 1943, sur l'expropriation 
d'intrt public, est un hritage de la priode du mandat 
britanique. Cette loi est dtourne de son sens lorsqu'elle 
est applique de faon discriminatoire, par exemple 
lorsqu'en 1962 sont expropris 500 ha  Deir El-arad, 
Nabel et Be'neh, "l'intrt public" consistant  crer la ville 
de Carmel rserve aux seuls Juifs.
Autre procdure : l'utilisation des "lois d'urgence", 
dcrtes en 1945 par les Anglais contre les Juifs et les 
Arabes. La loi 124 donne au Gouverneur militaire, sous 
prtexte, cette fois, de "scurit", la possibilit de suspendre 
tous les droits des citoyens, y compris leurs dplacements : 
il suf_t que l'arme dclare une zone interdite "pour raison 
de scurit d'tat", pour qu'un Arabe ne puisse se rendre 
sur ses terres sans autorisation du gouverneur militaire. Si 
cette autorisation est refuse, la terre est alors dclare 
"inculte", et le ministre de l'Agriculture peut  prendre 
possession de terres non cultives a_n d'en assurer la 
culture .
Lorsque les Anglais promulgurent, en 1945, cette 
lgislation frocement colonialiste, pour lutter contre le 
terrorisme juif, le juriste Bernard (Dov) Joseph, protestant 
contre ce systme de "lettres de cachet" dclara :  Serons-
nous tous soumis  la terreur of_cielle ?... Aucun citoyen n'est 
 l'abri d'un emprisonnement  vie sans procs... les pouvoirs 
de l'administration d'exiler n'importe qui sont illimits... il 
n'est pas besoin de commettre une quelconque infraction, une 
dcision prise dans quelque bureau suf_t... .
Le mme Bernard (Dov) Joseph, devenu ministre de la 
Justice d'Isral, appliquera ces lois contre les Arabes.
J. Shapira,  propos des mmes lois, dans le mme 
meeting de protestation du 7 fvrier 1946,  Tel-Aviv, 
(Hapraklit, fvrier 1946, p. 58-64), dclarait plus fer-
mement encore :  L'ordre tabli par cette lgislation est sans 
prcdent dans les pays civiliss. Mme en Allemagne nazie il 
n'existait pas de pareilles lois.  Le mme J. Shapira, devenu 
Procureur gnral de l'tat d'Isral, puis ministre de la 
Justice, appliquera ces lois contre les Arabes. Car pour 
justi_er le maintien de ces lois de terreur, "l'tat d'urgence" 
n'a jamais t abrog, depuis 1948, dans l'tat d'Isral.
Shimon Prs crivait, dans le journal Davar du 25 
janvier 1972 : 
 L'utilisation de la loi 125, sur laquelle le gouvernement 
militaire est fond, est en continuation directe de la lutte 
pour l'implantation juive et l'immigration juive. 
L'ordonnance sur la culture des terres en friche, de 1948, 
amende en 1949, va dans le mme sens, mais par une voie 
plus directe : sans mme chercher le prtexte de "l'utilit 
publique" ou de la "scurit militaire", le ministre de 
l'Agriculture peut rquisitionner toute terre abandonne. 
Or, l'exode massif des populations arabes sous la terreur, 
du genre de Deir Yassin en 1948, de Kafr Kassem le 29 
octobre 1956, ou des "progroms" de "l'unit 101", cre par 
Mosh Dayan, et longtemps commande par Ariel Sharon, 
a ainsi "libr" de vastes territoires, vids de leurs propri-
taires ou travailleurs arabes, et donns aux occupants juifs.
Le mcanisme de la dpossession des fellahs est com-
plt par l'ordonnance du 30 juin 1948, l'arrt d'urgence 
du 15 novembre 1948 sur les proprits des "absents", la loi 
relative aux terres des "absents" (14 mars 1950), la loi sur 
l'acquisition des terres (13 mars 1953), et tout un arsenal 
de mesures tendant  lgaliser le vol en contraignant les 
Arabes  quitter leur terre pour y installer des colonies 
juives, comme le montre Nathan Weinstock dans son livre 
Le sionisme contre Isral.
Pour effacer jusqu'au souvenir de l'existence de la popu-
lation agricole palestinienne, et accrditer le mythe du 
"pays dsert", les villages arabes furent dtruits, avec leurs 
maisons, leurs cltures, et mme leurs cimetires et leurs 
tombes. Le Professeur Isral Shahak a donn, en 1975, 
district par district, la liste de 385 villages arabes dtruits, 
passs au bulldozer, sur 475 existant en 1948.  Pour 
convaincre qu'avant Isral, la Palestine tait un "dsert", des 
centaines de villages ont t rass au bulldozer avec leurs 
maisons, leurs cltures, leurs cimetires et leurs tombes. 
          Source : Isral Shahak., Le racisme de l'tat d'Isral, p. 
152 et suivantes.
Les colonies israliennes continuent  s'implanter, avec 
un regain depuis 1979, en Cisjordanie, et, toujours selon la 
plus classique tradition colonialiste, les colons ont t 
arms.

Le rsultat global est le suivant : aprs avoir chass un 
million et demi de Palestiniens, la "terre juive", comme 
disent les gens du "Fonds national juif", 6,5% en 1947, 
reprsente aujourd'hui plus de 93% de la Palestine (dont 
75%  l'tat, et 14% au Fonds national).

Le bilan de cette opration tait d'avance remarqua-
blement (et significativement) rsum dans le journal des 
Afrikaners de l'Afrique du sud, Die Transvaler, expert en 
matire de discrimination raciale (apartheid) :  Quelle est 
la diffrence entre la manire par laquelle le peuple isralien 
s'efforce de rester lui-mme parmi les populations non-juives, 
et celle des Afrikaners pour essayer de rester ce qu'ils sont ? 
Source : Henry Katzew, South Africa : a country without 
friends, cit par R. Stevens (Zionism, South Africa, and 
Apartheid).

Le mme systme d'apartheid se manifeste dans le 
statut personnel comme dans l'appropriation des terres. 
L'autonomie que veulent octroyer aux Palestiniens les 
Israliens, c'est l'quivalent des "bantoustans" pour les 
Noirs en Afrique du sud.

Analysant les consquences de la loi du "Retour", Klein 
pose la question :  Si le peuple juif dborde largement la 
population de l'tat d'Isral, inversement, l'on peut dire que 
toute la population de l'tat d'Isral n'est pas juive, puisque 
le pays compte une importante minorit non-juive, 
essentiellement arabe et druze. La question qui se pose est de 
savoir dans quelle mesure l'existence d'une Loi du Retour, 
qui favorise l'immigration d'une partie de la population 
(d_nie par son appartenance religieuse et ethnique) ne peut 
tre considre comme discriminatoire. 
Source : Claude Klein, Directeur de l'Institut de droit 
compar  l'Universit hbraque de Jrusalem. Le caractre juif 
de l'tat d'Isral. d. Cujas. Paris, 1977. p. 33.
L'auteur se demande en particulier si la Convention in-
ternationale sur l'limination de toutes les formes de dis-
crimination raciales (adopte le 21 dcembre 1965 par 
l'Assemble gnrale des Nations Unies) ne s'applique pas 
 la Loi du Retour. Par une dialectique dont nous laissons 
juge le lecteur, l'minent juriste conclut par ce distinguo 
subtil : en matire de non-discrimination  une mesure ne 
doit pas tre dirige contre un groupe particulier. La Loi du 
Retour est prise en faveur des Juifs qui veulent s'tablir en 
Isral, elle n'est dirige contre aucun groupe ou nationalit. 
On ne voit pas dans quelle mesure cette loi serait 
discriminatoire. .
Source : op. cit. de Klein, p. 35.
Au lecteur qui risquerait d'tre drout par cette logique 
pour le moins audacieuse, qui revient  dire, selon une 
boutade clbre, que tous les citoyens sont gaux mais 
certains sont plus gaux que les autres - illustrons 
concrtement la situation cre par cette Loi du Retour. 
Pour ceux qui n'en bn_cient pas est prvue une Loi sur la 
nationalit (5712-1952); elle concerne (article 3)  tout 
individu qui, immdiatement avant la fondation de l'tat, 
tait sujet palestinien, et qui ne devient pas isralien en vertu 
de l'article 2  (celui qui concerne les Juifs). Ceux que 
dsigne cette priphrase (et qui sont considrs comme 
 n'ayant jamais eu de nationalit auparavant , c'est--dire 
comme des apatrides par hrdit) doivent prouver (preuve 
documentaire trs souvent impossible parce que les papiers 
ont disparu dans la guerre et la terreur qui ont accompagn 
l'instauration de l'tat sioniste), qu'ils habitaient cette 
terre de telle  telle poque. Sans quoi reste, pour devenir 
citoyen, la voie de la "naturalisation", exigeant par 
exemple,  une certaine connaissance de la langue 
hbraque . Aprs quoi,  s'il le juge utile  le ministre de 
l'Intrieur accorde (ou refuse) la nationalit isralienne. En 
bref, en vertu de la loi isralienne, un Juif de Patagonie 
devient citoyen isralien  l'instant mme o il pose le pied 
 l'aroport de Tel-Aviv ; un Palestinien, n en Palestine, 
de parents palestiniens, peut tre considr comme 
apatride. Il n'y a l nulle discrimination raciale contre les 
Palestiniens; simplement une mesure en faveur des Juifs !
Il semble donc dif_cile de contester la Rsolution de 
l'Assemble gnrale de l'O.N.U., du 10 novembre 1975 
(Rsolution 3379-xxx) d_nissant le sionisme comme 
 forme de racisme et de discrimination raciale .
En fait, ceux qui s'installent en Isral sont, pour une 
in_me minorit ceux qui viennent pour accomplir "la 
promesse". La "loi du retour" a trs peu jou. Il est heureux 
qu'il en soit ainsi car, dans tous les pays du monde, des 
juifs ont jou un rle minent dans tous les domaines de la 
culture, de la science et des arts, et il serait navrant que le 
sionisme atteigne l'objectif que se sont _xs les 
antismites : arracher les juifs  leurs patries respectives 
pour les enfermer dans un ghetto mondial. L'exemple des 
juifs franais est signi_catif; aprs les accords d'vian de 
1962 et la libration de l'Algrie, sur 130.000 juifs quittant 
l'Algrie, 20.000 seulement sont alls en Isral et 110.000 
en France. Ce mouvement n'tait pas la consquence d'une 
perscution antismite car la proportion de colons franais 
d'Algrie non-juifs, quittant l'Algrie tait la mme. Ce 
dpart avait pour cause non l'antismitisme mais le 
colonialisme franais antrieur et les juifs franais d'Algrie 
ont connu le mme sort que les autres Franais d'Algrie.
En rsum, la quasi totalit des immigrants juifs en 
Isral est venue pour chapper aux perscutions 
antismites.
En 1880 il y a 25.000 juifs en Palestine pour une 
population de 500.000 habitants.
A partir de 1882 commencent les immigrations massives 
 la suite des grands pogroms de la Russie tsariste.
De 1882  1917 arrivent ainsi 50.000 juifs en Palestine. 
Puis viennent, entre les deux guerres, les migrs polonais 
et ceux du Maghreb pour chapper  la perscution.
Mais la masse la plus importante vint d'Allemagne en 
raison de l'ignoble antismitisme d'Hitler ; prs de 400.000 
juifs arrivrent ainsi en Palestine avant 1945.
En 1947,  la veille de la cration de l'tat d'Isral, il y 
avait 600.000 juifs en Palestine sur une population totale 
de 1 million 250 mille habitants.
Alors commena le dracinement mthodique des 
Palestiniens. Avant la guerre de 1948 environ 650.000 
Arabes habitaient dans les territoires qui allaient devenir 
l'tat d'Isral. En 1949 il en restait 160.000. En raison 
d'une forte natalit leurs descendants taient 450.000  la 
_n de 1970. La ligue des Droits de l'Homme d'Isral rvle 
que du 11 juin 1967 au 15 novembre 1969, plus de 20.000 
maisons arabes ont t dynamites en Isral et en 
Cisjordanie.
Il y avait, au recensement britanique du 31 dcembre 
1922, 757.000 habitants en Palestine, dont 663.000 Arabes 
(590.000 Arabes musulmans et 73.000 Arabes chrtiens) et 
83.000 juifs (c'est--dire : 88 % d'Arabes et 11 % de juifs). Il 
convient de rappeler que ce prtendu dsert tait 
exportateur de crales et d'agrumes.
Ds 1891, un sioniste de la premire heure, Asher 
Guinsberg (crivant sous le pseudonyme Ahad Ha'am, "Un 
du peuple") visitant la Palestine, apporte ce tmoignage : 
 A l'extrieur, nous sommes habitus  croire que Eretz-
Isral est aujourd'hui quasi dsertique, un dsert sans cul-
tures, et que quiconque dsire acqurir des terres peut venir 
ici s'en procurer autant que son coeur dsire. Mais en vrit il 
n'en est rien. Sur toute l'tendue du pays, il est dif_cile de 
trouver des champs non cultivs. Les seuls endroits non 
cultivs sont des champs de sable et des montagnes de pierres 
o ne peuvent pousser que des arbres fruitiers, et ce, aprs un 
dur labeur et un grand travail de nettoyage et de 
rcupration .
Source : Ahad. Ouvres compltes (en Hbreu). Tel-Aviv. Devir 
Publ. House, 8 dition. p. 23.
En ralit, avant les sionistes, les "bdouins" (en fait 
craliers) exportent 30.000 tonnes de bl par an; la su-
per_cie des vergers arabes triple de 1921  1942, celle des 
orangeraies et des autres agrumes est multiplie par sept 
entre 1922 et 1947, la production est multiplie par dix 
entre 1922 et 1938.
Pour ne retenir que l'exemple des agrumes, le Rapport 
Peel, prsent au Parlement britanique, par le Secrtaire 
d'tat aux colonies, en juillet 1937, se fondant sur la rapide 
progression des orangeraies en Palestine, estime que, sur 
les trente millions de cageots d'oranges d'hiver dont 
s'accrotra la consommation mondiale dans les dix annes  
venir, les pays producteurs et exportateurs seront les 
suivants :
Palestine : 15 millions 
tats-Unis : 7 millions 
Espagne : 5 millions 
Autres pays (Chypre, gypte, Algrie, etc...) : 3 millions.
Source : "Rapport Peel", chapitre 8,  19, p. 214.

Selon une tude du Dpartement d'tat amricain, 
remise le 20 mars  une commission du Congrs  plus de 
deux cent mille Israliens sont maintenant installs dans les 
territoires occups (Golan et Jrusalem-Est compris) Il 
constituent "approximativement" 13 % de la population 
totale de ces territoires. 
Quelques 90.000 d'entre eux rsident dans les 150 
implantations de Cisjordanie,  o les autorits israliennes 
disposent  peu prs de la moiti des terres. 
A Jrusalem-Est et dans les banlieues arabes dpendant 
de la municipalit, poursuit le Dpartement d'tat, prs de 
120.000 Israliens sont installs dans quelques douze 
quartiers. Dans la bande de Gaza, o l'tat hbreu a 
con_squ trente pour cent d'un territoire dj surpeupl, 
3.000 Israliens rsident dans une quinzaine d'implanta-
tions. Sur le plateau du Golan, ils sont 12.000 rpartis dans 
une trentaine de localits. 
Source : Le Monde du 18 avril 1993.
Le quotidien Yedioth Aharonoth, le plus fort tirage de la 
presse isralienne, crivait :
 Depuis les annes soixante-dix, il n'y a jamais eu pareille 
acclration de la construction dans les territoires. Ariel 
Sharon (le ministre du logement et de la construction), 
poursuit Yedioth, est fbrilement occup  tablir de 
nouvelles implantations,  dvelopper celles qui existent dj, 
 faire des routes et prparer de nouveaux terrains  
construire .
Source : Ces textes israliens sont reproduits dans Le Monde 
du 18 avril 1991.
(Rappelons qu'Ariel Sharon fut le Gnral commandant 
l'invasion du Liban, qui arma les milices phalangistes qui 
excutrent les "pogroms" des camps palestiniens de Sabra 
et de Chatila. Sharon ferma les yeux sur ces exactions et en 
fut complice comme le rvla mme la commission 
isralienne charge d'enquter sur les massacres.)
Le maintien de ces colonies juives dans les territoires 
occups, et leur protection par l'arme isralienne, et 
l'armement des colons, (comme autrefois les aventuriers du 
Far West en Amrique), rend illusoire toute "autonomie" 
vritable des Palestiniens et rend impossible la paix tant 
que subsiste l'occupation de fait.
L'effort principal d'implantation coloniale porte sur 
Jrusalem avec le but avou de rendre irrversible la 
dcision d'annexion de la totalit de Jrusalem pourtant 
unanimement condamne par les Nations Unies (y compris 
par les tats-Unis !).
Les implantations coloniales dans les territoires occups 
sont une violation _agrante des lois internationales et 
notamment de la Convention de Genve du 12 aot 1949, 
dont l'article 49 stipule :  La puissance occupante ne pourra 
procder au transfert d'une partie de sa propre population 
civile dans le territoire occup par elle. 
Mme Hitler n'avait pas enfreint cette loi 
internationale : il n'a jamais install de "colons" civils 
allemands sur des terres d'o auraient t chasss des 
paysans franais.
Le prtexte de la "scurit", comme celui du "terrorisme" 
de l'Intifada, sont drisoires : les chiffres sont  cet gard 
loquents :
 1116 Palestiniens ont t tus depuis le dbut de l'Inti-
fada (la rvolte des pierres), le 9 dcembre 1987, par les tirs 
des militaires, des policiers ou des colons. Soit 626 en 1988 et 
1989, 134 en 1990, 93 en 1991, 108 en 1992, et 155 du 1er 
janvier au 11 septembre 1993. Parmi les victimes _gurent 
233 enfants gs de moins de dix-sept ans d'aprs une tude 
ralise par Betselem, l'association isralienne des droits de 
l'homme.
Des sources militaires chiffrent  prs de vingt mille le 
nombre des Palestiniens blesss par balles, et l'Of_ce des 
Nations Unies pour l'aide aux rfugis de Palestine 
(U.N.R.W.A.),  quatre vingt dix mille.
Trente-trois soldats israliens ont t tus depuis le 9 
dcembre 1987, soit 4 en 1988, 4 en 1989, 1 en 1990, 2 en 
1991, 11 en 1992 et 11 en 1993. 
Quarante civils, pour la plupart des colons, ont t tus 
dans les territoires occups, selon un dcompte tabli par 
l'arme.
Selon les organisations humanitaires, quinze mille 
Palestiniens, en 1993, sont dtenus dans les prisons de 
l'administration pnitentiaire et dans les centres de dtention 
de l'arme. 
Douze Palestiniens sont morts dans les prisons isra-
liennes depuis le dbut de l'Intifada, certains dans des 
conditions qui n'ont pas encore t claircies, assure 
Betselem. Cette organisation humanitaire indique aussi 
qu'au moins vingt mille dtenus sont torturs, chaque anne, 
dans les centres de dtention militaire, au cours d'in-
terrogatoires .
 Source : Le Monde du 12 septembre 1993.
Autant de violations de la loi internationale tenue pour 
un "chiffon de papier" et, plus encore comme l'crit le 
professeur Isral Shahak :  parce que ces colonies, par leur 
nature mme, s'inscrivent dans un systme de spoliation, de 
discrimination et d'apartheid. 
           Source : Isral Shahak : Le racisme de l'tat d'Isral. p. 
263.

Voici le tmoignage du Professeur  Shahak sur l'idoltrie 
qui consiste  remplacer le Dieu d'Isral par l'tat d'Isral.
 Je suis un Juif qui vit en Isral. Je me considre comme 
un citoyen respectueux des lois. Je fais mes priodes dans 
l'arme tous les ans, bien que j'aie plus de quarante ans. 
Mais je ne suis pas "dvou"  l'tat d'Isral ou  quelque 
autre tat, ou organisation ! Je suis attach  mes idaux. Je 
crois qu'il faut dire la vrit, et faire ce qu'il faut pour sauver 
la justice et l'galit pour tous. Je suis attach  la langue et 
 la posie hbraques, et j'aime  penser que je respecte 
modestement quelques-unes des valeurs de nos anciens 
prophtes.
Mais vouer un culte  l'tat ? J'imagine bien Amos ou 
Isae si on leur avait demand de "vouer" un culte au 
royaume d'Isral ou de Jude. !
Les Juifs croient et disent trois fois par jour qu'un Juif 
doit tre vou  Dieu et  Dieu seulement :  Tu aimeras 
Yaveh, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton me, et de 
tout ton pouvoir.  (Deutronome, ch. VI, verset 5). Une petite 
minorit y croit encore. Mais il me semble que la majorit de 
son peuple a perdu son Dieu, et lui a substitu une idole, 
exactement comme quand ils adorrent tant le veau d'or 
dans le dsert qu'ils donnrent tout leur or pour lui lever 
une statue. Le nom de leur idole moderne est l'tat d'Isral 
Source : Ibidem p. 93.







III

L'utilisation politique
du mythe









1. Le lobby aux tats-Unis.



 Le Premier ministre d'Isral 
a beaucoup plus d'in_uence sur la 
politique trangre des tats-
Unis au Moyen-Orient qu'il n'en 
a dans son propre pays. 
               Paul Findley, They 
dare to speak out, p. 92.

Comment de tels mythes ont-ils pu susciter des 
croyances dif_cilement dracinables chez des millions de 
gens de bonne foi ?
- Par la cration de tout puissants "lobbies" capables 
d'in_chir l'action des politiques et de conditionner les 
opinions publiques. Les modes d'action sont adapts selon 
les pays. 
Aux tats-Unis, o vivent 6 millions de Juifs, le "vote 
juif" peut tre dterminant, car la majorit lectorale (en 
raison du nombre lev des abstentions et de l'absence de 
projets globaux diffrents entre les 2 partis) dpend de peu 
de chose, et la victoire peut tre emporte avec peu d'cart.
En outre, la volatilit de l'opinion qui dpend pour une 
large part du "look" du candidat ou de l'habilet de ses 
prestations tlvises, est fonction des budgets de ses 
comits et des possibilits de son "marketing" politique. 
En 1988, les lections amricaines aux postes de membres 
du Snat exigent un budget publicitaire de 500 millions de 
dollars 
    Source : Alain Cotta. Le capitalisme dans tous ses tats. d. 
Fayard. 1991. p. 158.
Le lobby le plus puissant of_ciellement accrdit au 
Capitole est le A.I.P.A.C. ("American Israeli Public Affairs 
Commitee")
La puissance des sionistes aux tats-Unis tait telle 
dj en 1942 qu' l'Htel Biltmore,  New York, une 
Convention maximaliste dcide qu'il faut passer du "Foyer 
juif en Palestine" (promis par Balfour : la colonisation lente 
par achats de terre, sous protectorat britannique ou 
amricain),  la cration d'un tat juif souverain.
La duplicit qui caractrise toute l'histoire du sionisme, 
s'exprime dans les "interprtations" de ce qui fut l'abou-
tissement des efforts de Herzl : la "Dclaration Balfour" (en 
1917). La formule de "foyer national juif" est reprise du 
Congrs de Ble. Lord Rothschild avait prpar un projet de 
dclaration prconisant "le principe national du peuple juif". 
La dclaration _nale de Balfour ne parle plus de toute la 
Palestine, mais seulement de "l'tablissement en Palestine 
d'un Foyer national pour le peuple juif". En fait tout le 
monde dit "foyer" comme s'il s'agissait d'un centre spirituel 
et culturel, et pense, en ralit : tat. Comme Herzl lui-
mme. Lloyd George crit dans son livre : The Truth about 
the Peace treaties, (Ed. Gollancz, 1938, vol. 2 p. 1138-39) : 
 Il ne saurait y avoir de doute sur ce que les membres du 
Cabinet avaient  l'poque en tte... La Palestine deviendrait 
un tat indpendant.  Il est signi_catif que le Gnral 
Smuts, membre du Cabinet de guerre, dclarait  
Johannesburg, le 3 novembre 1915 :  Au cours des 
gnrations  venir, vous allez voir se lever l-bas (en 
Palestine) une fois de plus un grand tat Juif. 
Ds le 26 janvier 1919 Lord Curzon crivait :  Pendant 
que Weizmann vous dit quelque chose, et que vous pensez 
"foyer national juif", il a en vue quelque chose de tout  fait 
diffrent. Il envisage un tat juif, et une population arabe 
soumise, gouverne par les juifs. Il cherche  raliser cela 
derrire l'cran et la protection de la garantie britannique. 
Weizmann avait clairement expliqu au gouvernement 
britannique que l'objectif du sionisme tait de crer un 
"tat juif" (avec quatre ou cinq millions de juifs). Lloyd 
George et Balfour lui donnrent l'assurance  qu'en usant 
du terme "foyer national", dans la Dclaration Balfour, nous 
entendions bien par l un tat juif .
Le 14 mai 1948, Ben Gourion proclame  Tel-Aviv l'in-
dpendance : L'tat juif en Palestine s'appellera : Isral .
Malgr la divergence entre ceux qui, comme Ben 
Gourion, considraient comme un devoir pour chaque Juif 
dans le monde de venir vivre dans cet tat, et ceux qui 
pensaient que l'action des Juifs aux tats-Unis tait plus 
importante, dans l'intrt mme d'Isral, cette dernire 
tendance l'emporta : sur 35.000 Amricains ou Canadiens 
qui immigrrent en Isral, 5.400 seulement s'y _xrent.
Source : Melvin I. Wrofsky : We are one ! American jewry 	and 
Isral. New York, 1978, Ed. Ander Press - Doubleday, p. 265 - 266.
L'tat d'Isral fut admis aux Nations Unies grce aux 
pressions hontes du lobby.
Eisenhower ne voulait pas s'aliner les pays ptroliers 
arabes :  Une prodigieuse source de puissance stratgique et 
l'une des plus grandes richesses de l'histoire du monde.  
disait-il.
Source : Bick, Ethnic linkage and Foreign policy. p. 81.
Truman balaya ses scrupules pour des raisons lecto-
rales, et il en fut ainsi de ses successeurs.
Sur la puissance du lobby sioniste et du "vote juif", le 
Prsident Truman lui-mme avait, devant un groupe de 
diplomates, dclar en 1946 :  Je regrette Messieurs, mais je 
dois rpondre  des centaines de milliers de gens qui at-
tendent le succs du sionisme. Je n'ai pas des milliers 
d'Arabes parmi mes lecteurs. 
Source : Willian Eddy, F.D. Roosevelt and Ibn Saoud. N.Y. 
"American friends of the Middle East", 1954, p. 31.
L'ancien Premier ministre britanique Clement Atlee ap-
porte ce tmoignage : La politique des tats-Unis en 
Palestine tait modele par le vote juif et par les subventions 
de plusieurs grandes _rmes juives. 
         Source : Clement Atlee. A Prime Minister Remember. Ed. 
Heinemann. Londres 1961 p. 181.
Eisenhover avait, en accord avec les sovitiques, stopp 
en 1956 l'agression isralienne (appuye par les dirigeants 
anglais et franais) contre le canal de Suez.
Le Snateur J.F. Kennedy n'avait, en cette affaire, 
montr aucun enthousiasme.
En 1958, la "Confrence des Prsidents" des associations 
juives charge son Prsident Klutznik, de contacter 
Kennedy, candidat possible. Il lui dclara crment :  Si 
vous dites ce que vous devez dire, vous pouvez compter sur 
moi. Sinon je ne serai pas le seul  vous tourner le dos .
Ce qu'il devait dire, Klutznik le lui rsuma : l'attitude 
d'Eisenhower dans l'affaire de Suez tait mauvaise alors 
qu'en 48 Truman tait dans la bonne voie_ Kennedy suivit 
ce "conseil" en 1960, lorsqu'il fut dsign par la Convention 
dmocrate comme candidat. Aprs ses dclarations  New-
York, devant des personnalits juives, il reut 500.000 
dollars pour sa campagne, Klutznik comme conseiller, et 80 
% du vote juif.
Source : Melvin I. Wrofsky, op. cit., p. 265-6 et 271  80.
Lors de sa premire rencontre avec Ben Gourion,  
l'htel Waldorf Astoria de New York, au printemps de 1961, 
John F. Kennedy lui dit :  Je sais que j'ai t lu grce aux 
votes des juifs amricains. Je leur dois mon lection. Dites-
moi ce que je dois faire pour le peuple juif. 
         Source : Edward Tivnan, The lobby. p. 56 (citant le 
biographe de Ben Gourion, Michel Bar Zohar) 
Aprs Kennedy, Lyndon Johnson alla plus loin encore. 
Un diplomate isralien crivait :  Nous avons perdu un 
grand ami. Mais nous en avons trouv un meilleur... 
Johnson est le meilleur des amis que l'tat juif ait eu  la 
Maison-Blanche .
                   Source : I.L. Kenan. Isral's defense line, Buffalo. 
Prometheus book. 1981. p. 66-67.
Johnson appuya en effet puissamment la "guerre des Six 
jours" en 1967. Dsormais 99% des juifs amricains d-
fendirent le sionisme isralien.  Etre juif aujourd'hui 
signi_e : tre li  Isral. 
Source : Schlomo Avineri : The Making of Modern Sionism. 
N.Y. Basic Books, 1981, p. 219.

La rsolution 242 des Nations Unies, en novembre 1967, 
exigeant l'vacuation des territoires occups pendant la 
guerre, De Gaulle, aprs cette agression, pronona 
l'embargo sur les armes  destination d'Isral. Le 
Parlement amricain suivit. Mais Johnson, en dcembre, le 
_t lever et, sous la pression de l'A.I.P.A.C., livra les avions 
Phantom commands par Isral.
Source : Bick, op. cit. p. 65 et 66.

En consquence de quoi, Isral ne critiqua pas la guerre 
au Vit-Nam.
Source : Abba Eban. Autobiographie. p. 460.

Lorsqu'en 1979, Golda Meir vint aux E.U., Nixon la 
compara  la "Deborah biblique" et la couvrit d'loges sur la 
prosprit (boom) d'Isral.
   Source : Steven L. S. Spiegel : The other arab-israeli con_ict 
University of Chicago Press. 1985, p. 185.
Le "Plan Rogers" reprenant l'essentiel de la rsolution 
262 de l'O.N.U., fut rejet par Golda Meir.
Source : Kenan. op. cit. p. 239.
Nixon livra  Isral 45 Phantoms de plus, et rajouta 
80 bombardiers Skyhawk.
Nasser mourut le 8 septembre 1970 et Sadate proposa la 
paix avec Isral. Mosh Dayan, ministre de la Dfense, 
refusa, malgr le ministre des Affaires trangres, Abba 
Eban.
Sadate, le 6 octobre 1973, lana alors l'offensive qui 
reut le nom de guerre du Yom Kippour et dtruisit la r-
putation de Madame Golda Meir qui dut dmissionner le 10 
avril 1974, ainsi que Mosh Dayan. 
Nanmoins, le lobby juif du Capitole remporta  
Washington un grand succs pour le rarmement acclr 
d'Isral : 2 milliards de dollars, sous prtexte de combattre 
un lobby arabe concurrent.
Source : Neff, Warriors of Jerusalem, p. 217.
L'argent des banques juives de Wall Street s'ajouta  
l'aide gouvernementale.
Source : Bick. op. cit. p. 65. et Abba Eban. op. cit. p. 460.
Sur les 21 personnes qui ont vers plus de 100.000 
dollars pour le Snateur Hubert Humphrey, 15 taient 
juives, aux premiers rangs desquelles les matres de la 
"ma_a juive d'Hollywood" comme Lew Wasserman. D'une 
manire gnrale ils apportaient plus de 30% des fonds 
lectoraux du Parti Dmocrate.
   Source : Stephen D. Isaacs. Jews and American politics. N.Y. 
Ed. Doubleday. 1974. chapitre 8.
L'A.I.P.A.C se mobilisa de nouveau et obtint en trois 
semaines, le 21 mai 1975, la signature de 76 snateurs 
demandant au Prsident Ford d'appuyer comme eux Isral.
Source : Texte intgral dans Shechan. "Arabis Israelis, and 
Kissinger". Reader's digest press, p. l75.
La voie de Jimmy Carter tait trace :  la Synagogue 
d'Elisabeth, dans le New Jersey, revtu de la toge de ve-
lours bleu, il proclama : 
 J'honore le mme Dieu que vous. Nous (les baptistes) 
tudions la mme Bible que vous.  Et il conclut :  La survie 
d'Isral ne relve pas de la politique. C'est un devoir moral. 
Source : Time du 21 juin 1976.
C'tait l'poque o Beghin et les partis religieux avaient, 
en Isral, enlev le pouvoir aux travaillistes :  Beghin se 
considrait plus comme juif que comme isralien , crit son 
biographe. 
Source : Silver, Beghin : The haunted prophet, p. 164.
En novembre 1976, Nahum Goldman, Prsident du 
Congrs juif mondial, vint  Washington voir le Prsident, 
et ses conseillers, Vance et Brzezinski. Il donna  
l'administration Carter ce conseil inattendu :  briser le 
lobby sioniste aux tats-Unis. 
Source : Stern. New York. 24 avril 1978.
Goldman avait consacr sa vie au sionisme et jou un 
rle de premier plan dans le "lobby" depuis l'poque 
Truman, et il disait aujourd'hui, que sa propre cration, la 
Confrence des Prsidents, tait une "force destructive" et 
"un obstacle majeur"  la paix au Moyen-Orient.
Beghin tait au pouvoir et Goldman tait dcid  miner 
sa politique, ft-ce en dtruisant son propre groupe de 
pression.
Six ans plus tard, Cyrus Vance, l'un des interlocuteurs 
de cette rencontre, con_rme les propos de Goldman : 
 Goldman nous a suggr de briser le lobby, mais le 
Prsident et le Secrtaire d'tat rpondirent qu'ils n'en 
avaient pas le pouvoir, et que d'ailleurs cela aurait pu ouvrir 
la porte  l'antismitisme. 
     Source : Interview de Cyrus Vance  Edward Tivnan : The 
Lobby. Ed. Simon and Schuster.1987 p. 123.
Beghin, partageant le pouvoir avec les travaillistes, d-
signa Mosh Dayan comme Ministre des Affaires 
trangres  la place de Shimon Peres. Le Prsident de la 
Confrence des Prsidents juifs aux tats-Unis, Schindler, 
_t accepter ce tournant en faveur des extrmistes et 
souligna le pragmatisme de Dayan. Beghin, pour un temps, 
ne se soucia gure des sionistes amricains, qu'il 
considrait comme les soutiens des travaillistes.
Mais les hommes d'affaires amricains constatant 
l'in_uence des rabbins sur Beghin et surtout l'attachement 
de celui-ci  la "libre entreprise" (contrairement aux 
interventions tatiques des travaillistes), salurent les 
accords de Camp David (septembre 1978). Sadate, faisant 
une paix spare avec Isral, ne touchait pas  la 
Cisjordanie (Jude et Samarie, terres "bibliques" selon 
Beghin) et ne retenait que le Sina qui, pour Beghin, n'tait 
pas "terre biblique".
Source : Stephan D. Isaacs : Jews and American Policy. 
Doubleday, 1974, p. 122.
En 1976, Carter avait recueilli 68% du vote juif ; en 1980 
il n'en obtint que 45%, ayant, dans l'intervalle, vendu des 
avions F 15  l'gypte et des "Awacs"  l'Arabie Saoudite, 
en assurant pourtant que cela ne servirait jamais contre 
Isral puisque l'arme amricaine en contrlait et en 
dirigeait toutes les donnes au sol.
Il fut nanmoins battu par Reagan en 1980, qui, au 
contraire, accorda 600 millions de dollars de crdits mili-
taires pour les 2 annes suivantes. 
Beghin assur, aprs Camp David, de n'tre pas attaqu 
 revers par l'gypte, et rassur par le fait que les Awacs 
vendus  l'Arabie Saoudite taient entirement sous 
contrle amricain, put montrer aux Amricains son 
pouvoir par une guerre prventive en procdant (comme les 
Japonais  Pearl Harbour et les Israliens pour l'aviation 
gyptienne lors de la guerre des Six jours)  une 
destruction, sans dclaration de guerre, de la centrale 
nuclaire irakienne d'Ozirak, construite par les Franais. 
Beghin invoquant toujours le mme mythe sacr : 
 Il n'y aura jamais plus un autre Holocauste. 
Source : Washington Post. 10 juin 1981.
Encourag par la faiblesse de la protestation amricaine 
craignant une aggravation de la situation au Moyen-Orient, 
Beghin, un mois plus tard, le 17 juillet 1981, bombardait 
l'Ouest de Beyrouth pour y dtruire, disait-il, des bases de 
l'O. L. P
Reagan annona alors le projet de vendre pour 8 mil-
liards et demi d'Awacs  l'Arabie Saoudite, et d'autres 
missiles, toujours dans des conditions qui ne menaaient en 
rien Isral car le contrle amricain tait total. 
Si bien qu'une majorit au Snat accepta cette bonne 
affaire conomique et ce renforcement de l'emprise am-
ricaine dans le Golfe. (Les Saoudiens s'taient engags  ne 
survoler ni la Syrie ni la Jordanie, et donc pas Isral.)
Source : Facts and _les. 20 septembre 1981, p. 705.
Beghin, toujours possd par la vision du "grand Isral" 
de la lgende biblique, poursuivit l'implantation de colonies 
israliennes en Cisjordanie (commence par les tra-
vaillistes) que Carter avait dclares "illgales" et 
contraires aux rsolutions 242 et 338 des Nations Unies. 
Mais Reagan voyait en Isral un moyen de bloquer les 
vises de l'Union Sovitique sur les ptroles du Golfe. En 
novembre 1981, Ariel Sharon, Ministre de la guerre de 
Beghin, rencontra son homologue amricain Caspar 
Weinberger, et labora avec lui un plan de "coopration 
stratgique" pour dissuader toute menace sovitique dans 
la rgion.
Source : N.Y. Times, 1er dcembre 1981.
Le 14 dcembre, Beghin annexe le Golan. Reagan pro-
teste contre cette nouvelle violation de la rsolution 242. 
Beghin s'insurge :  Sommes-nous une rpublique bana-
nire ? Un tat vassal du vtre ? 
                Source : Steven Emerson, "Dutton of Arabia" in New 
Republic du 16 juin 1982.
L'anne suivante Beghin envahissait le Liban. Le gn-
ral Haig, dirigeant le dpartement de la guerre, donne le 
feu vert  cette invasion destine  imposer un gouver-
nement chrtien  Beyrouth.
Source : Ze'ev Shiff et Ehud Ya'ari : Isral's Lebanon War. 
N.Y., Simon and Schuster, 1984.
Peu d'Amricains critiqurent cette invasion comme peu 
d'Israliens avaient critiqu celle du Vit-Nam. Mais les 
massacres de Sabra et de Chatila, sous les yeux de Sharon 
et d'Eytan, et avec leur complicit, et les images qui en 
furent donnes  la tlvision, obligeaient le lobby juif  
rompre le silence.
Le Vice-Prsident au congrs juif mondial, Hertzberg, et 
bon nombre de rabbins, critiqurent Beghin en octobre 
1982. Beghin reprocha au rabbin Schindler, qui avait fait 
cette critique  la tlvision, d'tre  plus amricain que 
juif  et l'un de ses adjoints le dnona comme  tratre .
Source : Michael Kremer : "American Jews and Israel. The 
schism", N.Y., 18 octobre 1982.
Un porte-parole de A.I.P.A.C. expliqua la stratgie de 
ceux qui, comme lui, approuvaient l'invasion : 
 Nous voulons renforcer notre soutien d'Isral vers la 
droite - avec les gens qui ne se soucient pas de ce qui se passe 
sur la "west bank" mais qui visent l'Union Sovitique. 
Source : Interview recueillie par Tivnan (op. cit.) p. 181.
A cette occasion les chrtiens sionistes soutinrent 
l'agression isralienne et leur chef Jerry Falwell, que 
Beghin appelait "l'homme qui reprsente 60 millions de 
chrtiens amricains" dans un pays o il n'y a que 6 millions 
de juifs reut la plus haute distinction sioniste : le prix 
Jabotinski pour services rendus  Isral, plus 100 millions 
de dollars de l'tat isralien et 140 millions de dollars de la 
donation Swaggert.
                                Source : Time "Power, glory - politics". 17 
fvrier 1986.
La puissance _nancire et, par consquent, politique, 
dans un monde o tout s'achte et se vend, devint de plus 
en plus dterminante.
Depuis 1948 les tats-Unis ont fourni  Isral 28 mil-
liards d'aide conomique et militaire.
Source : Time Magazine de juin 1994.

*

Conforts par le _ux _nancier qui, du dehors, dferlait 
sur Isral :
1 - Par les "rparations" allemandes et autrichiennes ;
2 - Par les libralits inconditionnelles des tats-Unis ; 
3 - Par les versements de la "Diaspora";
les dirigeants israliens pouvaient concevoir, en poli-
tique extrieure, les vises les plus ambitieuses d'un "grand 
Isral".
Un tmoignage prcis nous en est fourni par un article 
de la revue Kivounim (Orientations) publi  Jrusalem par 
L'Organisation sioniste mondiale sur les plans stratgiques 
d'Isral pour les annes 80 :
 En tant que corps centralis, l'gypte est dj un 
cadavre, surtout si l'on tient compte de l'affrontement de plus 
en plus dur entre musulmans et chrtiens. Sa division en 
provinces gographiques distinctes doit tre notre objectif 
politique pour les annes 1990, sur le front occidental.
Une fois l'gypte ainsi disloque et prive de pouvoir 
central, des pays comme la Libye, le Soudan, et d'autres plus 
loigns, connatront la mme dissolution. La formation d'un 
tat copte en Haute-gypte, et celle de petites entits 
rgionales de faible importance, est la clef d'un dve-
loppement historique actuellement retard par l'accord de 
paix, mais inluctable  long terme.
En dpit des apparences, le front Ouest prsente moins de 
problmes que celui de l'Est. La partition du Liban en cinq 
provinces... pr_gure ce qui se passera dans l'ensemble du 
monde arabe. L'clatement de la Syrie et de l'Irak en rgions 
dtermines sur la base de critres ethniques ou religieux doit 
tre,  long terme, un but prioritaire pour Isral, la premire 
tape tant la destruction de la puissance militaire de ces 
tats.
Les structures ethniques de la Syrie l'exposent  un d-
mantlement qui pourrait aboutir  la cration d'un tat 
chi'ite le long de la cte, d'un tat sunnite dans la rgion 
d'Alep, d'un autre  Damas, et d'une entit druze qui pour-
rait souhaiter constituer son propre tat - peut-tre sur notre 
Golan - en tout cas avec l'Houran et le nord de la Jordanie... 
Un tel tat serait,  long terme, une garantie de paix et de 
scurit pour la rgion. C'est un objectif qui est dj  notre 
porte.
Riche en ptrole, et en proie  des luttes intestines, l'Irak 
est dans la ligne de mire isralienne. Sa dissolution serait, 
pour nous, plus importante que celle de la Syrie, car c'est lui 
qui reprsente,  court terme, la plus srieuse menace pour 
Isral. 
           Source : Kivounim, Jrusalem, n  14, fvrier 1982, pages 
49  59. 
(Le texte intgral, dans son original hbreu, est repro-
duit dans mon livre : Palestine, terre des messages divins. 
d. Albatros. Paris 1986, p. 377  387, et dans sa 
traduction franaise  partir de la page 315.)
Pour la ralisation de ce vaste programme, les dirigeants 
israliens disposaient d'une aide amricaine sans 
restriction. Sur les 507 avions dont ils disposaient  la 
veille de l'invasion du Liban, 457 venaient des tats-Unis 
grce aux dons et prts consentis par Washington. Le lobby 
amricain se chargeait d'obtenir les moyens ncessaires, 
ft-ce, sous la pression du "lobby" sioniste, contre les 
intrts nationaux.
 Lorsque les objectifs du plan Kivounim taient trop 
loigns, et l'affrontement trop risqu, le lobby isralien 
russissait  faire raliser l'opration par les tats-Unis. 
La guerre contre l'Irak en est un exemple saisissant.
 Deux puissants groupes de pression poussent les tats-
Unis au dclenchement du con_it.
1 - Le "lobby juif" parce que l'limination de Sadam 
Hussein carterait la menace du pays arabe le plus puis-
sant... Les Juifs amricains jouent dans le systme mdia-
tique d'outre Atlantique un rle essentiel. Le compromis 
permanent entre le Prsident et le Congrs amne la Maison 
Blanche  tenir le plus grand compte de leurs instances.
2 - Le "lobby des affaires"... en est venu  penser que la 
guerre pouvait relancer l'conomie. La Seconde guerre 
mondiale, et les normes commandes qu'elle a valu aux 
tats-Unis, n'a-t-elle pas mis _n  la crise de 1929 dont ils 
n'taient vraiment jamais sortis ? La guerre de Core n'a-t-
elle pas provoqu un nouveau boom ?
Bienheureuse guerre qui ramnerait la prosprit en 
Amrique... 
Source : Alain Peyre_tte : le Figaro du 5 novembre 1990.
 Il est dif_cile de surestimer l'in_uence politique de 
l'American Israeli Public Affairs Committee (A.I.P.A.C.)_ 
disposant d'un budget qui a quadrupl de 1982  1988 
(1.600.000 dollars en 1982 ; 6.900.000 dollars en 1988)
Source : Wall Street Journal du 24 juin 1987.
Les dirigeants sionistes ne cachaient pas ce rle de leur 
lobby. Ben Gourion dclarait clairement :  Quand un Juif, 
en Amrique ou en Afrique du Sud, parle  ses compagnons 
juifs de "notre" gouvernement, il entend le gouvernement 
d'Isral. 
Source : Rebirth and Destiny of Isral, 1954, p. 489.
Au 23me Congrs de l'organisation sioniste mondiale il 
prcise  propos des devoirs d'un Juif  l'tranger, que : 
 l'obligation collective de toutes les organisations sionistes 
de diverses nations d'aider l'tat juif en toute circonstance 
est inconditionnelle, mme si une telle attitude entre en 
contradiction avec les autorits de leurs nations respectives. 
Source : Ben Gourion : "Tasks and character of a modern 
sionist", Jerusalem Post du 17 aot 1952 et "Jewish telegraphic 
agency" du 8 aot 1951  .
Cette confusion du judasme comme religion (respectable 
comme toute autre) avec le sionisme politique comportant 
allgeance inconditionnelle  l'tat d'Isral se substituant 
au Dieu d'Isral, ne saurait en effet que nourrir 
l'antismitisme.
Le Dpartement d'tat fut contraint de ragir. Dans une 
lettre adresse au "Conseil amricain pour le judasme", 
rendue publique par celui-ci le 7 mai 1964, le Secrtaire 
d'tat Talbot, se rfrant aux principes mmes de la 
Constitution amricaine,  l'gard desquels les exigences 
des dirigeants sionistes constituaient un d_, rappelait que 
son pays  reconnat l'tat d'Isral en tant qu'tat 
souverain, et la citoyennet de l'tat d'Isral. Il ne reconnat 
aucune autre souverainet ou citoyennet  cet gard. Il ne 
reconnat pas de relations politico-lgales fondes sur une 
identi_cation religieuse de citoyens amricains. Il ne fait 
aucune discrimination entre les citoyens amricains en ce qui 
concerne leur religion. En consquence, il devrait tre clair 
que le Dpartement d'tat ne considre pas le concept de 
"peuple juif" comme tant un concept de droit international. 
     Source : Cit par Georges Friedman dans Fin du peuple 
juif, Gallimard 1956, Ides poche, p. 292.
Dclaration purement platonique d'ailleurs car cet vi-
dent rappel juridique ne fut suivi d'aucune mesure contre le 
lobby.
L'affaire Pollard en fournit un exemple.
En novembre 1985, un militant sioniste amricain 
Jonathan Pollard, analyste  l'tat-major de la marine, est 
arrt alors qu'il transporte chez lui quelques documents 
secrets. Interrog par le F.B.I., il reconnat avoir reu 
50.000 dollars depuis le dbut 1984 pour transmettre ces 
documents  Isral.
 L'affaire Pollard n'a pas surgi brusquement,  partir de 
rien. Elle s'inscrit dans le systme actuel - de plus en plus 
malsain - des relations amricano-israliennes, caractrises 
par une dpendance excessive qui favorise des attitudes 
imprudentes.
Cette situation a t cre en 1981, lorsque l'Administra-
tion Reagan a donn  Isral ce qui a t interprt comme 
une "carte blanche"  son aventurisme militaire, sous pr-
texte d'autodfense_ Le premier rsultat en a t l'invasion 
du Liban.
_ Il tait prvisible qu'une telle complaisance de 
Washington encourage l'arrogance de Jrusalem.. Il est bien 
connu que des liens d'troite dpendance scrtent du 
ressentiment et de l'agressivit_ De la part d'Isral, ce 
ressentiment prend des formes inconsidres, le raid sur 
Tunis en est une, il se pourrait que l'affaire Pollard en soit 
une autre. 
Source : Washington Post, 5 dcembre 1985.
 Depuis des dcennies, les Juifs amricains s'efforcent de 
convaincre l'opinion publique amricaine que leur soutien 
inconditionnel  Isral ne porte pas atteinte  leur loyalisme 
 l'gard des tats-Unis. Il semble maintenant qu'il sera 
dif_cile de leur faire con_ance sur ce point, et ceux qui 
parlent de "double allgeance" vont trouver des oreilles 
complaisantes.
Source : Haaretz, 1er dcembre 1985.
Les exemples ne manquent pas o le lobby isralo-
sioniste russit  imposer aux tats-Unis une attitude 
contraire aux intrts amricains mais utile pour la poli-
tique d'Isral. 
En voici quelques exemples.
Le Prsident de la Commission des Affaires trangres 
du Snat, le Snateur Fullbright, dcida de faire compa-
ratre les principaux dirigeants sionistes devant un Comit 
qui mit  jour leurs activits souterraines. Il rsumait les 
rsultats de son enqute dans une interview "Face  la 
nation"  la C.B.S. du 7 octobre 1973 :  Les Israliens 
contrlent la politique du Congrs et du Snat , et ajoutait : 
 Nos collgues du Snat, environ 70 % d'entre eux, se 
dterminent plus sous la pression d'un lobby que sur leur 
propre vision de ce qu'ils considrent comme des principes de 
libert et de droit. 
Aux lections suivantes, Fullbright perdit son sige de 
Snateur.
Depuis l'enqute du Snateur Fullbright, le "lobby" 
sioniste n'a cess d'accrotre son emprise sur la politique 
amricaine. Dans son livre : They dare to speak out ("Ils ont 
os parler") publi en 1985 par Lawrence Hill and 
Company, Paul Findley, qui fut, pendant vingt-deux ans, 
Dput au Congrs des tats-Unis, a dcrit le fonc-
tionnement actuel du "lobby" sioniste et sa puissance. Cette 
vritable "succursale du gouvernement isralien" contrle le 
Congrs et le Snat, la Prsidence de la Rpublique, le 
"State department" et le Pentagone, de mme que les 
"mdias", et exerce son in_uence dans les Universits 
comme dans les glises.
Les preuves et les exemples abondent montrant com-
ment les exigences des Israliens passent avant les intrts 
des tats-Unis : le 3 octobre 1984, la Chambre des 
reprsentants,  une majorit de plus de 98%, abroge toute 
limitation aux changes entre Isral et les tats-Unis, 
malgr le rapport dfavorable du Ministre du Commerce et 
de tous les syndicats (p. 31). Chaque anne, quelles que 
soient les restrictions de tous les autres chapitres du 
budget, les crdits pour Isral sont augments. 
L'espionnage est tel que les dossiers les plus secrets sont 
aux mains du gouvernement isralien. Adla Stevenson 
(ancien candidat  la Prsidence des tats-Unis) crit dans 
le n  de l'hiver 75-76 de Foreign Affairs :  Pratiquement 
aucune dcision concernant Isral ne peut tre prise, ou 
mme discute, au niveau de l'Excutif, sans tre aussitt 
connue du gouvernement isralien.  (p. 126). Malgr le refus 
du Secrtaire d'tat  la Dfense, fond sur la loi 
amricaine, de livrer  Isral, en pleine agression au Liban, 
des bombes  fragmentation, arme dirige contre les civils, 
les Israliens l'obtiennent de Reagan et s'en servent  deux 
reprises  Beyrouth pour massacrer la population (p. 143).
En 1973, l'Amiral amricain Thomas Moorer (chef d'tat-
major interarmes, tmoigne : l'attach militaire isralien  
Washington, Mordeca Gur (futur commandant en chef des 
forces israliennes), demande aux tats-Unis des avions 
arms d'un missile trs sophistiqu (appel : Maverick). 
L'Amiral Moorer rappelle qu'il a dit  Gur :  Je ne peux pas 
vous livrer ces avions. Nous n'en avons qu'une seule 
escadrille. Et nous avons jur devant le Congrs que nous en 
avions besoin. Gur m'a dit : Donnez-nous les avions. Quant 
au Congrs, je m'en charge. C'est ainsi, ajoute l'Amiral, que 
la seule escadrille quipe de Mavericks est alle  Isral.  
(p. 161).
Le 8 juin 1967, l'aviation et la marine de guerre isra-
liennes bombardent le navire amricain "Liberty", quip 
de dtecteurs trs sophistiqus, pour empcher qu'il ne 
dcle leurs plans d'invasion au Golan. 34 marins sont tus 
et 171 blesss. Le navire est survol pendant 6 heures, et 
bombard pendant 70 minutes. Le gouvernement isralien 
s'excuse de cette "erreur" et l'affaire est classe. C'est 
seulement en 1980 que l'un des tmoins oculaires, Ennes, 
of_cier de pont sur le "Liberty", peut rtablir la vrit, d-
truisant la version of_cielle de "l'erreur", entrine par la 
Commission d'enqute de l'poque, prside par l'Amiral 
Isaac Kid. Ennes prouve que l'attaque tait dlibre et 
qu'il s'agissait d'un meurtre. L'Amiral Thomas L. Moorer, 
alors que le livre de Ennes tait touff par les soins du 
"lobby" sioniste, explique pourquoi ce crime a t pass sous 
silence :  Le Prsident Johnson craignait les ractions de 
l'lectorat juif.... L'Amiral ajoute :  Le peuple amricain 
deviendrait fou s'il savait ce qui se passe. (p. 179).
En 1980, Adla Stevenson ayant patronn un amen-
dement demandant une rduction de 10% de l'aide militaire 
apporte  Isral pour exiger qu'il ne continue pas  
installer des colonies dans les territoires occups, rappelait 
que 43% de l'aide amricaine allait  Isral (3 millions 
d'habitants), pour son armement, au dtriment de 3 mil-
liards d'habitants affams du globe.
Adla Stevenson conclut ;  Le Premier Ministre d'Isral a 
beaucoup plus d'in_uence sur la politique trangre des 
tats-Unis au Moyen-Orient qu'il n'en a dans son propre 
pays.  (p. 92).
Les exemples abondent :
"M. Rabin, qui a abandonnn depuis longtemps la 
tactique d'annexion rampante chre au parti travailliste 
isralien depuis 1967 ("dunan aprs dunan, chvre aprs 
chvre"_) a cru le moment venu d'acclrer la colonisation et 
la judasation de la Ville, en confiscant 53 hectares de plus 
dans le secteur de Jrusalem-est (dont Isral s'est dj 
appropri le tiers depuis 1967,  usage exclusif des Juifs) le 
but tant de crer une situation telle que, lors des 
ngotiations prvues en 1996, "il n'y ait plus rien  ngocier".
Cette nouvelle provocation suscita de vives protestations 
des pays arabes ulcrs par ailleurs par la proposition du 
snateur Dole (le mme qui, en 1990, traitait Isral "d'enfant 
gat") de transfrer l'ambassade des tats-Unis  Jrusalem. 
La ligue arabe demanda une runion urgente du Conseil de 
scurit _ comme la France le fit de son cot le 2 mai. A 
l'issue de cette session, 14 des 15 tats-membres votrent une 
rsolution demandant  Rabin de revenir  sur ce projet de 
confiscation, et les U.S.A. dcidrent alors, pour la 30  fois 
depuis 1972, de faire usage de leur droit de veto, pour 
soutenir Isral_
Cet isolement amricain inquita certains reprsentants 
du lobby aux U.S.A., comme Monsieur Thomas Friedman : 
"La question cruciale n'est pas celle du statut de Jrusalem, 
qui restera capitale d'Isral de toute faon_ c'est celle de la 
crdibilit des tats-Unis comme seul mdiateur dans le 
conflit isralo-arabe et celle de la conduite des ngotiations 
avec les Palestiniens?" (N. Y Times, 15/5/95).
Source : Dany Rubinstein, Haaretz, mai 1995.
Lors du Meeting de annuel de l'A.I.P.A.C. auquel il avait 
t invit, le Prsident Clinton a soulign l'ampleur de 
l'aide militaire des tats-Unis  Isral :
"Les tats ,Unis ont tenu leurs promesses : la puissance 
militaire d'Isral est aujourd'hui plus pointue que jamais. 
Nous avons donn notre accord  la vente de F 15 Is, le 
meilleur appareil du monde  long rayon d'action. Nous 
avons poursuivi la livraison, commence  la suite de la 
guerre du Golfe, de 200 avions et Hlicoptres de combat. 
Nous nous sommes engags  participer pour 350 millions de 
$  la production du Arrow, qui doit protger Isral de toute 
nouvelle attaque par des missiles. Nous lui avons livr un 
systme ultra-moderne de lanceur multiple de roquettes_
"_ Pour augmenter ses capacits de haute technologie, 
nous lui avons fourni des super-ordinateurs, et nous lui 
avons donn accs, ce qui est sans prcdent de la part des 
tats-Unis, aux march amricain de lanceurs d'engins dans 
l'espace.
"_ Notre coopration en matire de stratgie et de 
renseignements n'a jamais t aussi troite. Nous avons 
men, cette anne, des manouvres conjointes de grande 
envergure, et nous prvoyons une extension de nos 
installations de stockage de matriel militaire en Isral. Le 
pentagone a sign des contrats pour plud de 3 millions de $ 
pour acheter du matriel de haute technologie  des 
compagnies israliennnes_"
Source : reproduit par Middle East International 26-05-1995
Tous les moyens sont bons pour le "lobby" sioniste : 
depuis la pression _nancire jusqu'au chantage moral, en 
passant par boycott des mdias et des diteurs, et  la 
menace de mort.
Paul Findley concluait, :  Quiconque critique la politique 
d'Isral doit s'attendre  de douloureuses et incessantes 
reprsailles, et mme  la perte de ses moyens d'existence par 
les pressions du "lobby" isralien. Le Prsident en a peur. Le 
Congrs cde  toutes ses exigences. Les plus prestigieuses 
universits veillent, dans leurs programmes,  carter tout ce 
qui s'oppose  lui : les gants des mdias et les chefs 
militaires cdent  ses pressions.  (p. 315).
Source : Hearings. Part 9. 23 mai 1963.







2. Le lobby en France



 Il existe en France un 
puissant lobby pro-isralien 
exerant notamment son in_uence 
dans les milieux d'information.
Gnral de Gaulle


En France, le  Gnral de Gaulle a seul os dclar 
 qu'il existait en France un puissant lobby pro-isralien 
exerant notamment son in_uence dans les milieux d'in-
formation . Cette af_rmation,  l'poque, _t scandale. Elle 
contient pourtant une part de vrit qui est toujours d'ac-
tualit.
       Source : Philippe Alexandre. "Le prjug pro-isralien", Le 
Parisien Libr du 29 fvrier 1988.

Depuis lors il n'est aucun candidat  la Prsidence de la 
Rpublique franaise,  quelque parti qu'il appartienne, de 
Michel Rocard  Jacques Chirac, en passant par Mitterand, 
qui ne soit all en Isral pour en obtenir l'investiture 
mdiatique.
La puissance mdiatique du lobby, dont le centre diri-
geant, aujourd'hui constitu par la "L.I.C.R.A." (Ligue 
internationale contre le racisme et l'antismitisme), est 
telle qu'elle peut manipuler l'opinion  son gr : alors que la 
population juive, en France, constitue environ 2% du peuple 
franais, le sionisme rgne sur la majorit des dcideurs 
politiques des mdias,  la tlvision et  la radio, dans la 
presse crite, qu'il s'agisse des quotidiens ou des hebdos, le 
cinma - surtout avec l'invasion d'Hollywood - et mme 
l'dition (par les comits de lecture o ils peuvent imposer 
leur veto) sont entre leurs mains, tout comme la publicit, 
rgente _nancire des "mdias".
La preuve en est l'alignement quasi gnral des mdias, 
lorsqu'il s'agit d'inverser, en faveur d'Isral, le sens des 
vnements : on appelle "terrorisme", la violence des faibles 
et "lutte contre le terrorisme" la violence des forts.
Un juif in_rme est jet par dessus bord sur "l'Achille 
Lauro" par un rengat de l'O.L.P. C'est incontestablement 
du terrorisme. Mais lorsque, par reprsailles, un 
bombardement isralien sur Tunis fait 50 morts, dont 
plusieurs enfants, cela s'appelle : "lutte contre le terro-
risme, et dfense de la loi et de l'ordre".
Comme sous la baguette d'un chef d'orchestre clandestin, 
l'on entend la mme musique dans tous les "mdias", qu'il 
s'agisse des attentats contre la Synagogue de la rue 
Copernic, ou des profanations du cimetire de Carpentras, 
de l'invasion du Liban ou de la destruction de l'Irak.
Je peux apporter mon tmoignage personnel : jusqu'en 
1982, j'avais librement accs aux plus grandes maisons 
d'dition,  la tlvision,  la radio, dans la grande presse.
Au moment de l'invasion et des massacres du Liban, 
dans le journal Le Monde du 17 juin 1982, j'ai obtenu du 
Directeur Jacques Fauvet, la publication d'une page 
entire, paye, o, avec le Pre Michel Lelong et le Pasteur 
Matthiot, nous dgagions  aprs les massacres du Liban, le 
sens de l'agression isralienne .
 Nous montrions qu'il ne s'agissait pas d'une bavure, 
mais de la logique interne du sionisme politique sur lequel 
est fond l'tat d'Isral.
Je reois, par lettres anonymes et par tlphone, neuf 
menaces de mort.
La L.I.C.R.A. nous intente un procs pour 
"antismitisme et provocation  la discrimination raciale".
L'avocat de Jacques Fauvet rappelle qu'on ne peut 
confondre avec la communaut juive, et moins encore avec 
sa foi, l'tat d'Isral, dont les exactions au Liban ont t 
dnonces par de hautes personnalits juives telles que 
Mends France et Nahum Goldman.
Notre dfense, celle du Pre Lelong, du pasteur Matthiot 
et la mienne, mane du texte lui-mme : nous rappelons ce 
que nos vies doivent  la foi des prophtes juifs.
Mais le sionisme politique a remplac le Dieu d'Isral 
par l'tat d'Isral.
Son comportement, au Liban et en Palestine, en crant 
d'odieux amalgames, dshonore le judasme aux yeux du 
monde. Notre lutte contre le sionisme politique est donc 
insparable de notre lutte contre l'antismitisme.
Pour ma part, je reprends, devant le tribunal, les ana-
lyses de mon tude "La Palestine, terre des messages 
divins" : le sionisme politique, fond par Thodor Herzl (et 
condamn alors par tous les rabbins du monde comme 
trahison de la foi juive), dcoule, non de la foi juive, mais du 
nationalisme et du colonialisme europens du XIXe sicle.
Les dernires survivances du colonialisme de peuple-
ment, en Palestine comme en Afrique du Sud, se heurtent, 
par leur racisme (of_ciellement dnonc par l'O.N.U.),  la 
rsistance des autochtones  l'occupant colonial.
Comme dans tout colonialisme et tout rgime d'occu-
pation (nous l'avons vcu en France sous Hitler), la r-
pression s'appelle "maintien de l'ordre", et la rsistance 
"terrorisme".
coutant l'avocat de la L.I.C.R.A. qui tente de brosser, 
contre moi, un portrait d'antismite, je me revois,  
Jrusalem, accompagn, au Mur des lamentations, par le 
ministre isralien Barzila, en 1967, et puis dans la maison 
de Nahum Goldman, alors prsident du Congrs juif 
mondial.
Je me revois, au camp de concentration, avec mon ami 
Bernard Lecache, fondateur de la L.I.C.A. (qui deviendra 
L.I.C.R.A.), qui m'aidait  prparer mes cours  nos 
camarades dports comme nous, sur "Les Prophtes 
d'Isral."
Je revoyais ce vieux militant communiste et athe du 
Tarn, nous disant, aprs une lecture d'Amos par Bernard et 
moi :  a donne un renforcement de courage ! 
La domination quasi totale des mdias d'Amrique et de 
France par le sionisme isralien impose au monde cette 
subversion du sens : un diplomate isralien est agress  
Londres (Mme Thatcher elle-mme prouve,  la Chambre 
des communes, que l'auteur de l'attentat ne relve pas de 
l'O.L.P.), c'est du "terrorisme". L'arme isralienne envahit 
le Liban et y fait des milliers de morts : l'opration 
s'appelle "Paix en Galile" !
Le 1er janvier 1989, j'entends  la tlvision le bilan de 
"la rvolte des pierres": 327 tus chez les Palestiniens (la 
plupart des enfants, jetant des cailloux), et 8 du ct 
isralien (la plupart des soldats, tirant  balle). Le mme 
jour un ministre isralien dclare:  La ngociation ne sera 
possible que lorsque les Palestiniens renonceront  la vio-
lence.  Est-ce moi qui rve ? Ou bien cette anesthsie de 
l'esprit critique est-elle un cauchemar collectif ? le triomphe 
du non-sens !
Dj, en 1969, le Gnral de Gaulle dnonait 
"l'in_uence excessive" du lobby sioniste dans tous les 
mdias : de la presse  la tlvision, du cinma  l'dition. 
Aujourd'hui, cette "in_uence excessive" a russi  oprer 
une inversion totale du sens, appelant "terrorisme" la 
rsistance artisanale des faibles et "lutte contre le ter-
rorisme" la violence in_niment plus meurtrire des forts.
Nous avions eu le tort, le Pre Lelong, le pasteur 
Matthiot et moi, de dnoncer le mensonge de cette sub-
version du sens. Le tribunal de grande instance de Paris, 
par arrt du 24 mars 1983, considrant qu'il s'agit de la 
critique licite de la politique d'un tat et de l'idologie qui 
l'inspire, et non de provocation raciale... dboute la 
L.I.C.R.A. de toutes ses demandes et la condamne aux 
dpens .
La L.I.C.R.A. s'acharne et fait appel. Le 11 janvier 1984, 
la Haute Chambre de la Cour de Paris prononce son 
jugement.
La Cour d'appel cite un passage de notre article o nous 
accusons l'tat d'Isral de racisme.
La Cour,  considrant que l'opinion mise par les signa-
taires ne concerne que la d_nition restrictive de la judacit 
retenue par la lgislation isralienne... con_rme le jugement 
dfr en ce qu'il a dbout la L.I.C.R.A. de ses demandes et 
condamne la L.I.C.R.A. aux dpens .
La L.I.C.R.A. se pourvoit en cassation. L'arrt de la 
Cour de cassation du 4 novembre 1987 enlve tout espoir 
aux sionistes de nous dshonorer lgalement : la Cour 
 rejette le pourvoi et condamne aux dpens la de-
manderesse .
L'opration de l'touffement se poursuit au-del du ju-
ridique. Le "lobby" sioniste en a les moyens. Si nous avions 
t condamns, nous aurions eu droit  la Une de toute la 
presse pour nous clouer au pilori comme antismites. Par 
contre, la condamnation de la L.I.C.R.A. par les tribunaux 
a t systmatiquement passe sous silence : mme Le 
Monde, dont l'ancien directeur, Fauvet, tait impliqu avec 
nous dans ce combat, s'est content d'un articulet incolore.
Par contre le blocus de mon esprance a t magistra-
lement ralis. Lors de la parution de la page du Monde sur 
la logique du colonialisme sioniste, j'ai ajout deux lignes 
appelant les lecteurs  souscrire pour payer les frais 
d'insertion. Le panneau a cot cinq millions de centimes. 
J'en ai reu sept, par des centaines de petits chques. 
Parmi les donateurs, prs d'un tiers de juifs, dont deux 
rabbins.
Mais,  partir de l, commence l'asphyxie mdiatique : 
plus d'accs  la tlvision, mes articles refuss. J'avais 
publi quarante livres dans toutes les grandes maisons 
d'dition, de Gallimard au Seuil, de Plon  Grasset et  
Laffont. Ils avaient t traduits en vingt-sept langues. 
Dsormais sont fermes toutes les grandes portes : l'un de 
mes plus grands diteurs s'entend dire,  son conseil 
d'administration :  Si vous publiez un livre de Garaudy, 
vous n'aurez plus les droits de traduction d'ouvrages amri-
cains. . M'accepter et t faire exploser sa maison. Un 
autre "grand", pour un autre ouvrage, dit  sa directrice 
littraire qui, passionne par le livre, a travaill trois mois 
pour m'aider  le mettre au point :  Je ne veux pas de 
Garaudy dans la maison. 
Telle est l'histoire de l'emmurement d'un homme.
Nos rseaux de rsistance au non-sens sont condamns  
la clandestinit. Et moi-mme  la mort littraire. Pour 
dlit d'esprance.
Ce n'est l qu'un exemple dont je puis personnellement 
tmoigner sur "l'inversion du sens" par le sionisme.
Nous pourrions multiplier les exemples, mais chacun en 
est chaque jour tmoin : c'est le sens mme du crime 
hitlrien contre l'humanit tout entire qui est perverti par 
la propagande sioniste, qui rduit ce crime contre 
l'humanit  un vaste pogrom dont les Juifs auraient t 
les seules victimes.
*
Un pas de plus sera franchi lorsque ces "oukases" seront 
imposs par la loi, faisant des magistrats les juges de la 
vrit historique en dpit des lois antrieures sur la libert 
de la presse.
Le dlit d'opinion est dsormais lgalis par la loi Fabius 
(n  43) dite "loi Gayssot", du nom du dput communiste 
qui a accept la paternit de cette loi sclrate), en mai 
1990.
Elle consiste  insrer dans la loi de la libert de la 
presse de 1881, un article 24 bis, disant : 
Seront punis des peines prvues par le 6me alina de 
l'article 24, ceux qui auront contest... l'existence d'un ou 
plusieurs crimes contre l'humanit tels qu'ils sont d_nis par 
l'article 6 du statut du Tribunal militaire international 
annex  l'accord de Londres du 8 aot 1945.
Source : Proposition de loi adopte par l'Assemble Nationale, 
transmise par Mr le Prsident de l'A.N.  Mr le Prsident du 
Snat, n  278, annexe au procs-verbal de la sance du 3 mai 
1990.
Le rapport de M. Asensi (dput) prcisait (p. 21) : il 
vous est demand de crer une nouvelle incrimination 
concernant le "rvisionnisme".
En outre, il prconisait d' largir les possibilits donnes 
aux associations de se porter partie civile en cas d'infrac-
tion.  (article 7).
Ds son introduction, le rapporteur d_nissait le but 
poursuivi : complter l'arsenal rpressif existant, de tendre  
ce que la loi pnale... joue pleinement son rle d'intimidation 
et de rpression.  (p. 5).
Source : Rapport n  1296, annexe au procs verbal de la 
sance du 26 avril l990.
Le Tribunal de Nuremberg, nous l'avons montr, mrite, 
moins que tout autre, de faire jurisprudence. 
Un an aprs, un amendement tait propos, en vain,  la 
loi par M. Toubon :
 L'article 24 bis de la loi du 29 juillet 1881, sur la libert 
de la presse est abrog.  Ce qui annulait la rpression 
propose par M. Gayssot contre les historiens "rvision-
nistes", et refusait de mettre la critique historique sur le 
mme plan que le racisme ou l'apologie de Hitler.
Voici quelle tait son argumentation :
 Lorsque nous en avons discut en 1990, sur la base 
d'une proposition de loi du groupe communiste, dont le 
premier signataire tait M. Gayssot, j'avais contest - je 
n'tais pas le seul - le principe de ce texte, qui consiste  _xer 
la vrit historique par la loi au lieu de la laisser dire par 
l'histoire.
Certains objectent que si c'est bien l'histoire qui fait la 
vrit ce n'est pas  la loi de l'imposer. Certains propos vont 
trop loin et il ne faut pas permettre de les exprimer. Mais 
c'est glisser insensiblement vers le dlit politique et vers le 
dlit d'opinion.
L'article 24 bis reprsente,  mon avis, une trs grave 
erreur politique et juridique. Il constitue en ralit une loi de 
circonstance, et je le regrette beaucoup. Une anne s'est 
coule. Nous ne sommes pas  un mois des vnements de 
Carpentras. Nous n'avons pas  examiner un texte que la 
confrence des prsidents avait, je le rappelle, inscrit  l'ordre 
du jour, en toute hte, quarante huit heures aprs son dpt, 
et qui avait t discut immdiatement parce que le 
Prsident de l'Assemble M. Fabius avait dcid 
personnellement son inscription. Un an aprs,  froid, nous 
pouvons, comme je viens de le faire, examiner la validit de 
cette loi, la validit de ce dlit de rvisionnisme prvu par 
l'article 24 bis et conclure, avec Simone Veil, que ce dlit est 
inopportun. 
      Source : Journal of_ciel du 22 juin 1991, p. 3571. Dbats 
parlementaires, 2me sance du 21 juin 1991.
Il tait en effet interdit dsormais  tout historien de 
mettre en cause les conclusions du Tribunal de Nuremberg 
dont le Prsident amricain avait pourtant reconnu 
loyalement qu'il s'agissait  du dernier acte de la guerre  et 
qu'il  n'tait donc pas tenu aux rgles juridiques des 
tribunaux ordinaires en matire de preuve ni de 
condamnation. 

*

Dans la foule de cette loi sclrate, la dclaration de 
Jacques Chirac du dimanche 16 juillet 1995 marque un 
moment important de notre histoire : celui de la rupture 
avec l'unit de la nation, au pro_t de la collusion des re-
noncements : Lorsque le Prsident de la Rpublique pro-
clame que  la folie criminelle de l'occupant a t seconde 
par les Franais et par l'tat franais  il commet un double 
crime contre la France :
 d'abord en parlant de Vichy comme d'un tat franais, 
lui redonnant ainsi une lgitimit ;
 ensuite en avilissant le peuple franais en le confon-
dant avec les dirigeants serviles qui servaient l'occupant.
Ainsi tait of_cialise la conception sioniste dfendue 
par Bernard-Henri Lvy, dans son livre : L'idologie 
franaise o il crit :  C'est toute la culture franaise... ce 
sont nos plus chres traditions franaises qui une  une, 
tmoignent de notre anciennet dans l'abjection . 
Il appelle  traquer ce  vieux fond de purulence  
dissimul  au coeur de la pense franaise , qui fait de la 
France  la patrie du national-socialisme en gnral .
    Source : Bernard-Henri Levy. L'idologie franaise Grasset, 
1981, p. 61, 92 et 125.
Le couronnement de l'affaire c'est que la crmonie tait 
prside par le Grand Rabbin de France, Sitruk, qui, le 8 
juillet 1990, dclarait en Isral,  Itzac Shamir (celui-l 
mme qui avait offert ses services  Hitler et dont la 
politique, celle de l'tat qu'il a prsid, n'a cess de violer 
la loi internationale et de ne tenir aucun compte des 
dcisions de l'O.N.U.) : Chaque juif franais est un 
reprsentant d'Isral... Soyez assur que chaque juif, en 
France est un dfenseur de ce que vous dfendez. 
 sans pour autant, disait-il  son retour, songer  "une 
double allgeance". 
Source : Le Monde du 9 juillet 1990.
De tels propos  l'gard de Shamir, qui proposait son 
alliance  Hitler, lui auraient plus justement assign sa 
place parmi les pnitents que parmi les prsidents.
Bien entendu cet abaissement du peuple franais tait 
salu avec enthousiasme par les dirigeants du C.R.I.F. 
(Conseil reprsentatif des institutions juives en France) 
exprimant  son intense satisfaction de voir reconnatre 
en_n, par la plus haute autorit franaise, la continuit de 
l'tat franais entre 1940 et 1944. 
La honte c'est que les dirigeants de tous les partis 
franais, dans les organes publics, du "Figaro"  
l'"Humanit", aient approuv ce reniement de Chirac.
C'est le reniement de la tradition d'unit franaise et de 
la rsistance de tout un peuple.
De Gaulle n'a jamais considr Vichy comme un tat. 
 Hitler, disait-il, a cr Vichy  (Mmoires I, 389) et parlait 
des  _gurants de Vichy  (I, ibidem p. 130).
 J'ai proclam l'illgitimit d'un rgime qui tait  la 
discrtion de l'ennemi  (I, p. 107).  Il n'existe pas de gou-
vernement proprement franais.  (I, p. 388,  Brazzaville).
Se rfrant  l'accord du 28 mars 1940 avec l'Angleterre 
excluant toute suspension d'armes spare (I, p. 74), il 
disait clairement :  L'organisme sis  Vichy, et qui prtend 
porter ce nom (tat), est inconstitutionnel et soumis  
l'envahisseur... Cet organisme ne peut tre et n'est en effet 
qu'un instrument utilis par les ennemis de la France.  (I, p. 
342)
De Gaulle maintint cette attitude pendant toute la 
guerre. Le 23 septembre 1941, par ordonnance crant le 
Comit National franais, il proclamait :
 Vu nos ordonnances des 27 octobre et 12 novembre 
1940, ensemble notre dclaration organique du 16 novembre 
1940 ;
Considrant que la situation rsultant de l'tat de guerre 
continue  empcher toute runion et toute expression libre de 
la reprsentation nationale ;
Considrant que la Constitution et les lois de la 
Rpublique franaise ont t et demeurent violes sur tout le 
territoire mtropolitain et dans l'Empire, tant par l'action de 
l'ennemi que par l'usurpation des autorits qui collaborent 
avec lui ;
Considrant que de multiples preuves tablissent que 
l'immense majorit de la Nation franaise, loin d'accepter un 
rgime impos par la violence et la trahison, voit dans 
l'autorit de la France Libre l'expression de ses voux et de ses 
volonts. _
Source : Mmoires I, p. 394.
Il dsolidarisait ainsi le peuple franais de la servilit de 
ses dirigeants.
 La condamnation de Vichy dans la personne de ses di-
rigeants dsolidarisait la France d'une politique qui avait t 
celle du renoncement national.  (III, p. 301).
voquant la leve du peuple de Paris, il crit :
 Nul n'ignora, ni chez l'ennemi, ni chez nos amis, que 
quatre annes d'oppression n'avaient pas pu rduire l'me de 
la capitale, que la trahison n'tait qu'une cume ignoble  la 
surface d'un corps rest sain, que les rues, les maisons, les 
usines, les ateliers, les bureaux, les chantiers de Paris avaient 
vu s'accomplir, au prix des fusillades, des tortures, des 
emprisonnements, les actes hroques de la Rsistance. 
Source : (III, p. 442)
 Ft-ce aux pires moments, notre peuple n'a jamais re-
nonc  lui-mme.  (III, p. 494).
Voil ce que Chirac, en quelques mots, a reni pour 
mnager le pouvoir mdiatique des dirigeants sionistes, et, 
par l-mme, la vassalit  l'gard des tats-Unis, proie du 
lobby sioniste, qui lui a fait dj abandonner son opposition 
 Maastricht, ruine de la France, et con_rmer sa 
soumission aux diktats amricains du G.A.T.T. (rebaptis 
"Accords internationaux sur le commerce") qui dtruisent 
les possibilits d'indpendance et de renouveau de la 
France par le changement radical de ses rapports avec le 
Tiers Monde.

*

Le sionisme a aussi toujours agit l'pouvantail 
antismite pour faire croire  une menace permanente 
contre Isral et  la ncessit d'accourir  son secours. De 
rcentes provocations, destines  masquer les exactions 
d'Isral, ne manquent pas. La mthode est toujours la 
mme. Au moment des massacres de Sabra et de Chatila, 
l'crivain Tahar Ben Jelloun crivait :
 Il est des concidences qui,  force de se rpter, _nissent 
par devenir un indice majeur. A prsent on sait  quoi sert 
un attentat antismite en Europe, et  qui pro_te le crime : il 
sert  couvrir un massacre dlibr des populations civiles 
palestiniennes et libanaises. On peut constater que ces 
attentats ont prcd, suivi, ou concid avec un bain de sang 
 Beyrouth. Ces oprations terroristes sont montes de telle 
manire et excutes avec une telle perfection qu'elles ont 
jusqu' prsent rempli directement ou indirectement l'objectif 
politique poursuivi : dvier l'attention  chaque fois que la 
question palestinienne acquiert un peu plus de 
comprhension, voire de sympathie. Ne s'agit-il pas de 
renverser systmatiquement la situation pour faire des 
victimes des bourreaux et des terroristes? En faisant des 
Palestiniens des "terroristes", on les expulse de l'histoire, et 
par consquent du droit.
La tuerie de la rue des Rosiers, le 9 aot, n'a-t-elle pas 
prcd de quelques heures le dluge de bombes en tout genre 
sur Beyrouth ?
L'assassinat de Bechir Gemayel n'a-t-il pas t suivi, deux 
heures aprs, par l'entre  Beyrouth-ouest de l'arme 
isralienne (ce qui, du mme coup, clipsa la visite historique 
de Yasser Arafat au Pape) ?
L'explosion de la voiture pige rue Cardinet, et la fusil-
lade, le lendemain, devant la synagogue de Bruxelles, n'ont-
elles pas concid avec le massacre sans prcdent des camps 
palestiniens de Sabra et Chatila ? 
Source : Le Monde, mercredi 22 septembre 1982, p. 2.

Il est des prcdents historiques dont nous devrions tirer 
des leons : un effort systmatique pour modeler l'opinion, 
en la saturant d'une "information" d'inspiration ethnocen-
trique, nourrit l'antismitisme.
 A Berlin, le thtre, le journalisme, etc.. c'tait une 
affaire juive. Le "Berliner Tageblatt" tait le journal 
allemand le plus important, et, aprs lui le "Vosiche 
Zeitung". Le premier appartenait  Moss, le second  
Ulstein, tous les deux juifs. Le Directeur du "Vorwrtz" 
principal journal socio-dmocrate, tait juif. Quand les 
Allemands accusaient la presse d'tre juive, "Judenpresse", 
c'tait la pure vrit. 
                     Source : Y. Leibowitz : Isral et judasme Descle 
de Brouwer. 1993. p. 113. (chapitre sur les sources de 
l'antismitisme. 
L'exemple le plus rcent de ces manoeuvres et de leur 
exploitation mdiatique est celui de Carpentras.
En mai 1990, au cimetire juif de Carpentras, des 
tombes taient profanes. Le cadavre de l'un des morts 
tait empal et transport sur une autre tombe.
Le Ministre de l'Intrieur, Pierre Joxe, dclarait 
aussitt :  Il n'y a pas besoin d'enqute policire pour savoir 
qui sont les criminels, coupables de cette "abomination 
raciste". Pourtant, cinq ans aprs, et malgr l'envoi de 
dizaines d'enquteurs, magistrats ou policiers, personne ne 
peut aujourd'hui dire avec certitude quels sont les 
coupables de cette infamie.
Tout ce que l'on sait c'est qu'il y a eu profanation du 
cimetire juif, qu'il y a eu un "montage", car le cadavre de 
Monsieur Germon n'avait pas t empal, comme l'ont 
reconnu les enquteurs quelques jours aprs. L'on peut 
alors se demander par qui ? Pourquoi ? Qui avait intrt  
ce "montage" pour accrotre l'horreur de l'vnement et 
exciter la haine de l'opinion publique ?
La mthode fut pratique  Timisoara o l'on sortit de la 
morgue des cadavres pour que les photographies rpandues 
dans le monde entier dchanent plus d'indignation et de 
haine contre de prtendus massacres massifs.
Jean Marie Domenach (ancien directeur de la revue 
Esprit) crivait dans Le Monde du mercredi 31 octobre 
1990, sous le titre "Silence sur Carpentras":  Voici prs de 
six mois qu'a eu lieu la profanation du cimetire juif de 
Carpentras... Six mois plus tard on ne sait toujours pas qui 
sont les criminels. Chose encore plus troublante : les mdias 
crits et audiovisuels qui avaient fait de cet abominable 
vnement un scandale qui jeta dans les rues des centaines 
de milliers de manifestants et ternit  l'tranger la rputation 
de la France n'ont pas cherch  prendre le relais de l'enqute 
et se taisent. Nul parlementaire, nulle autorit morale ou 
intellectuelle n'ose interpeller le gouvernement. Carpentras 
semble tre entr d_nitivement dans la lgende noire de la 
nation sans qu'on connaisse les coupables et sans qu'on sache 
exactement ce qu'il s'est pass. Nul ne peut, ou n'ose, dire 
encore la vrit sur Carpentras. 
L'trange "silence sur Carpentras", dnonc par Jean-
Marie Domenach, contraste avec le vacarme mdiatique des 
premiers jours.
Lors de la manifestation organise le 14 mai 1990, 
quatre vingt mille personnes selon la police, 200.000 selon 
les organisateurs, avaient d_l dans Paris. Le bourdon de 
Notre-Dame avait sonn en leur honneur.
En ralit, personne ne savait quels taient les auteurs 
de l'infamie de Carpentras. Alors, contre qui manifestait 
on ? 
Contre qui ? L'enqute seule aurait pu le dire et ne l'a 
pas dit. 
Mais au pro_t de qui ? 
La chose tait vidente : le drapeau d'Isral resplendis-
sait en tte de la manifestation. 
Cette trange "Union Nationale", au cours de cette 
Manifestation o Georges Marchais serrait ostensiblement 
la main de Franois Lotard, permettait de lancer une 
attaque globale contre quiconque mettait en doute les 
dogmes plaant Isral au-dessus de toute loi internationale. 
Le grand Rabbin Sitruk, qui prononait l'allocution 
d_nissant le sens de la manifestation, pouvait s'crier : 
 Ne laissons pas dire n'importe quoi. Aux professeurs 
"rvisionnistes", aux hommes politiques irresponsables, 
donnons la leon .
Source : Le Mridional. Lundi 14 mai 1990.
La vrit sur la profanation de Carpentras n'est 
pourtant toujours pas tablie parce que de toutes les pistes 
suggres aux enquteurs, une seule a t exclue, qui est 
pourtant la plus vraisemblable. 
Pourquoi le silence fut-il ordonn  ceux qui auraient pu 
tre les tmoins les plus ncessaires ?
 Le gardien de la synagogue de Carpentras et dtenteur 
de la cl du cimetire, M. Kouhana, qui avait t l'un des 
premiers  dcouvrir le corps de Flix Germon, refuse de nous 
parler :  Mme si vous aviez t le Prfet, j'ai reu la 
consigne de ne rien dire.  Le Prsident du consistoire lui a 
interdit de s'exprimer  car il aurait dit n'importe quoi  la 
tl , justi_e le docteur Freddy Haddad, lui-mme trs 
rticent pour voquer la profanation, tout comme le Rabbin 
Amar. 
Source : Var Matin magazine, du lundi 15 avril 1995, Article 
des reporters Michel Letereux et Michel Brault.
Pourquoi le Rabbin de Carpentras,  qui l'on demandait 
si l'on ne resancti_erait pas les lieux rpondit-il :  Ce n'est 
pas de mon ressort ! , le Prsident du Consistoire :   n'a 
aucune raison d'tre ! . Et le Maire : On ne m'a rien 
demand.
Source : mme article de Var Matin, du lundi 15 avril 1995.
Pourquoi aucun journal franais n'a-t-il voqu le 
prcdent - exactement semblable - d'une telle 
"profanation" qui s'tait produite dans le cimetire isralien 
de Rishon Letzion, prs de Tel-Aviv, dans la nuit du 2 mars 
1984 : le corps d'une femme y avait t dterr et jet hors 
du cimetire juif. "Acte barbare d'antismitisme", 
proclamrent aussitt les communauts juives du monde 
entier. Quelques jours plus tard la police isralienne, aprs 
enqute, rvlait le sens vritable de cette abjection : le 
cadavre aussi honteusement trait tait celui de Madame 
Teresa Engelowicz, pouse d'un juif, mais d'origine 
chrtienne. Les intgristes juifs considraient sa prsence 
dans le cimetire juif comme souillant la puret des lieux et 
le Rabbin de Rishon Letzion avait dj rclam son 
exhumation.
Pourquoi aucun journal franais n'a voqu le parall-
lisme ? Monsieur Germon, dont le cadavre avait t lui 
aussi exhum dans la nuit et avait fait l'objet du sinistre 
"montage" de l'empalement, tait, lui aussi "coupable" 
d'avoir pous une chrtienne, et son cadavre fut transport 
sur une tombe voisine, celle de Madame Emma Ullma, 
coupable, elle aussi d'avoir pous un catholique.
Pourquoi personne n'a-t-il rappel qu'en Isral, pour 
convaincre qu'avant Isral, la Palestine tait un "dsert", 
des centaines de villages ont t rass au bulldozer avec 
leurs maisons, leurs cltures, leurs cimetires et leurs 
tombes ?
            Source : Isral Shahak, Le racisme de l'tat d'Isral p. 
152 et suivantes.
Au lendemain de la "Journe de la dmocratie"  l'Uni-
versit hbraque de Jrusalem des tudiants juifs ont pos 
la vraie question :
 Pourquoi ne pas protester quand vous savez que la rue 
Agron de Jrusalem et l'Htel Hilton de Tel-Aviv sont 
construits sur des cimetires musulmans dtruits ? 
Source : "Les tudiants de l'Organisation socialiste 
isralienne : Matzpen", P.O.B. 2234. Jrusalem.









3. Le mythe du "miracle isralien" :
le _nancement extrieur d'Isral



 La force du poing juif vient 
du gant d'acier amricain qui le 
recouvre, et des dollars qui le 
capitonnent. 
                       Source : 
Yeshayahou Leibowitz, 
Judasme et Isral, p. 253.

En ce qui concerne les sommes verses par l'Allemagne  
l'tat d'Isral, je laisse la parole  celui qui fut le principal 
ngociateur du montant des rparations, M. Nahum 
Goldman, qui en a relat le dtail dans son 
"Autobiographie" qu'il m'a amicalement ddicace le 23 
avril 1971, pour me remercier des missions que j'avais 
accomplies, sur sa demande, deux ans plus tt, auprs de 
Nasser, aprs la guerre des Six jours.
 Au dbut de l'anne 1951, Isral entra pour la premire 
fois en scne en adressant aux quatre Allis deux notes dans 
lesquelles les revendications juives concernant les 
ddommagements par la nouvelle Allemagne se montaient  
la somme d'un milliard et demi de dollars sur laquelle une 
moiti devait tre paye par l'Allemagne de l'Ouest et l'autre  
par l'Allemagne de l'Est. Ce total se fondait sur le calcul 
suivant :
Isral avait accueilli cinq cent mille Juifs environ, et la 
rintgration conomique d'un fugitif cotait environ trois 
mille dollars. Ayant sauv ces victimes du nazisme, ayant 
assum personnellement une norme charge _nancire, Isral 
s'estimait en droit d'imposer ses exigences au nom du peuple 
juif bien que sans base lgale, puisque l'tat juif n'existait 
pas sous le rgime nazi.  (p. 262).
 C'est dans ces circonstances que le ministre isralien des 
Affaires trangres s'adressa  moi au cours de l't 1951 en 
tant que prsident de la Jewish Agency pour la Palestine et 
me demanda de convoquer  une confrence les grandes 
organisations juives des tats-Unis, des pays du 
Commonwealth britannique et de France, a_n d'appuyer les 
revendications israliennes et de trouver un moyen pour les 
faire admettre.  (p. 263).
Les ngociations que nous envisagions devaient tre 
d'une nature trs particulire. Elles n'avaient aucun fon-
dement juridique..  (p. 268).
Avec beaucoup de courage et de grandeur, le chancelier 
fdral avait accept comme base de la discussion la somme 
d'un milliard de dollars mais je savais qu'un parti hostile  
une addition aussi gigantesque s'tait dj form au sein du 
gouvernement, parmi les chefs de partis politiques, dans le 
monde de la banque et de l'industrie. Il me fut rpt de cts 
trs diffrents qu'il tait inutile de compter sur des sommes 
mme approchantes. 
Dans la premire phase des ngociations entre les 
Allemands et la dlgation de la Claims Conference, on en 
vint  un accord gnral au sujet des indemnisations et de la 
lgislation rglementant les ddommagements. On remit  
une phase ultrieure le problme de la revendication globale 
se montant  une somme de cinq cents millions de marks_ .
Aprs de longues conversations, cette partie des entretiens 
se termina par l'accord de la dlgation allemande qui 
s'engageait  recommander auprs du gouvernement une 
revendication isralienne de trois milliards de marks (25 % 
de moins que ce que nous avions demand).  (p. 272).
Je dus me rendre  nouveau  Bonn le 3 juillet o je _s 
la concession suivante : 10 % des cinq cents millions seraient 
destins aux victimes non juives du nazisme et rpartis par le 
gouvernement allemand lui-mme.  (p. 282).
_les traits devaient tre signs le 10 septembre 1952  
Luxembourg ; le chancelier reprsenterait l'Allemagne, le 
ministre des Affaires trangres Mosh Sharett, Isral, et 
moi-mme la Claims Conference.  (p. 283).
_les livraisons allemandes ont t un facteur dcisif 
dans l'essor conomique d'Isral pendant ces dernires an-
nes. Je ne sais pas quel aurait t le sort d'Isral dans cer-
tains moments critiques de son conomie, si l'Allemagne 
n'avait pas tenu ses engagements. Les voies ferres, les t-
lphones, les installations portuaires, les systmes d'irriga-
tion, des branches tout entires de l'industrie et de l'agri-
culture ne seraient pas dans leur tat actuel sans les rpara-
tions allemandes. En_n, des centaines de milliers de victimes 
juives du nazisme ont reu ces dernires annes des sommes 
importantes au titre de la loi d'indemnisation.  (p. 286).
Lorsque le matin de mon arrive je me rendis chez le 
premier ministre isralien David Ben Gourion, celui-ci vint  
moi avec un air solennel :  Toi et moi avons eu le bonheur de 
vivre deux miracles, la cration de l'tat d'Isral et la 
signature de l'accord avec l'Allemagne. J'ai t responsable 
du premier et toi du second.  (p. 284).
Source : Nahum Goldman : Autobiographie. d. Fayard, Paris. 
1969.
 Dans un autre de ses livres : The Jewish Paradox, 
Nahum Goldman ne raconte pas seulement ses ngocia-
tions avec l'Allemagne, mais la manire dont il tira aussi 
des "rparations" de l'Autriche et du Chancelier Raab. Il dit 
au Chancelier :  Vous devez payer des rparations aux 
juifs ! 
_  Mais nous avons t victimes de l'Allemagne !  dit 
Raab.
Et Goldman reprit :  En ce cas je vais louer le plus grand 
cinma de Vienne, et, chaque jour, je passerai le _lm 
montrant l'entre des troupes allemandes et d'Hitler, dans 
Vienne, en mars 1938. 
Raab dit alors :  D'accord, vous aurez votre argent ! 
C'tait de l'ordre de 30 millions de dollars. Un peu plus 
tard Goldman revint :  Il faut 30 millions de plus ! 
_  Mais, dit Raab, nous tions d'accord pour seulement 
30 millions 
 Maintenant, vous devez donner plus !  dit Goldman, et 
il les obtint. Il revint une troisime fois et obtint la mme 
somme (31.8507).
Il y eut deux autres sources de _nancement de ce que 
certains appelaient "le miracle isralien" sur le plan co-
nomique, et aussi du gigantesque armement (y compris 
nuclaire) de l'tat d'Isral, qui rend drisoire l'image si 
souvent utilise d'un petit David avec sa fronde en face du 
gant Goliath. Dans les guerres actuelles, la force ne se 
mesure pas  la quantit de soldats mobilisables, mais  
l'quipement technique de l'arme : celle d'Isral, grce aux 
_ux _nanciers qui ont dferl sur le pays, dispose d'une 
puissance de frappe in_niment suprieure  celle de tous 
les tats arabes runis.
Outre les "rparations", Isral dispose d'un approvi-
sionnement pratiquement illimit, en armes et en argent, 
venant pour l'essentiel des tats-Unis, o son lobby tout 
puissant s'est rvl particulirement ef_cace, et aussi des 
dons venus de la "diaspora".
M. Pinhas Sapir alors Ministre des _nances d'Isral,  
Jrusalem, a rvl en 1967,  la "Confrence des mil-
liardaires juifs" (sic), que de 1949  1966, l'tat d'Isral a 
reu 7 milliards de dollars.
	Source : "The Israeli Economist" de septembre 1967, n  9.
Le Docteur Yaakov Herzog, Directeur gnral du cabinet 
du Premier Ministre isralien, d_nit ainsi le but de ces 
runions :  Examiner comment attirer de plus importants 
investissements en Isral, et mler troitement  l'conomie 
isralienne les dtenteurs de capitaux juifs rsidant  
l'tranger, en sorte qu'ils aient un sentiment immdiat de 
responsabilit et de participation... Nous plani_ons 
maintenant autre chose : une espce de dialogue grandiose 
sur l'identi_cation de la Diaspora avec Isral, dans le cadre 
de la lutte contre l'assimilation  l'tranger. 
L'opration s'est rvle payante, puisque les organi-
sations juives amricaines envoient chaque anne, en 
moyenne, un milliard de dollars  Isral. (Ces contribu-
tions, considres comme "charitables", sont dductibles de 
la feuille d'impts du donateur, c'est--dire qu'elles re-
tombent sur le contribuable amricain, mme si elles 
servent  pauler "l'effort de guerre" d'Isral. Mais l'es-
sentiel vient, nanmoins, directement de l'tat amricain, 
dont "l'aide" s'lve  plus de trois milliards de dollars par 
an).
Prs de la moiti de cette aide - of_cielle - consiste en 
dons et en "prts" qui sont "oublis" trs vite... Le reste va 
s'ajouter  la dette trangre isralienne, qui est en 
accroissement rapide, et approche actuellement de vingt 
milliards de dollars - soit une moyenne, sans prcdent, de 
cinq mille dollars par tte d'habitant.
L'essentiel de cette aide annuelle est constitu par des 
livraisons d'armements, pour lesquelles le Congrs, sou-
cieux d'en limiter le caractre spectaculaire, et d'viter les 
critiques du public, a prvu un mode spcial de _nancement 
dans son Arms Export Control Act, de 1976.
Pour mesurer la signi_cation de ces chiffres de 
_nancement extrieur, il suf_t de rappeler que l'aide du 
Plan Marshall, accorde de 1948  1954  l'Europe de 
l'Ouest, a atteint treize milliards de dollars, c'est--dire que 
l'tat d'Isral a reu pour moins de deux millions 
d'habitants, plus de la moiti de ce qu'ont reu deux cent 
millions d'Europens. C'est--dire cent fois plus, par tte 
d'habitant, que les Europens.
Deuxime lment de comparaison : la moyenne de l'aide 
annuelle reue par les "pays sous-dvelopps" durant la 
priode 1951-1959 n'a pas dpass 3.164 milliards de 
dollars alors qu'Isral, avec ( cette poque) 1,7 millions 
d'habitants, en recevait 400 millions, c'est--dire qu'avec 
moins d'un millime de la population "sous-dveloppe" du 
globe, Isral a reu un dixime du total. Deux millions 
d'Israliens ont reu, par tte, cent fois plus que deux 
milliards d'habitants du Tiers Monde.
Toujours pour donner des comparaisons claires : les sept 
milliards de dollars reus, en dix-huit ans, comme don, par 
Isral, reprsentent plus que le total du revenu national 
annuel du travail de l'ensemble des pays arabes voisins 
(gypte, Syrie, Liban, Jordanie), qui tait, en 1965, de six 
milliards.
Si l'on tient compte de la seule contribution amricaine, 
l'on s'aperoit que, de 1948  1967, les tats-Unis ont 
donn 435 dollars  chaque Isralien, et 36 dollars  
chaque Arabe, ou, en d'autres termes, que l'on attribue  
2,5% de la population 30% de l'aide attribue aux 97,5% 
restant.
   Source : D'aprs les statistiques de l'O.N.U. parues dans "Le 
courant international des capitaux  long terme et les donations 
publiques" (1951-1959) Cites par Georges Corm dans les 
"Finances d'Isral" (IPS, 1968).
Mais les mthodes de _nancement de l'tat d'Isral sont 
plus ambitieuses encore : elles tendent  crer, en faveur de 
cet tat, un rseau _nancier mondial dont il orienterait les 
investissements. (A l'occasion, en 1967, de la premire 
"Confrence des milliardaires juifs").
Une rcente thse de doctorat, prsente  l'Universit 
de Paris II, par Monsieur Jacques Bendlac, et publie sous 
le titre : "Les fonds extrieurs d'Isral" fournit sur ces 
diffrents aspects des _nances israliennes des chiffres 
prcis, tirs de sources irrcusables.
   Source : Jacques Bendlac : Les fonds extrieurs d'Isral, d. 
"Economica". Paris, 1982.
L'auteur s'attache essentiellement  l'tude des rapports 
entre les contributions de la Diaspora et l'aide directe du 
gouvernement amricain.
Il caractrise ainsi l'volution de ces rapports :  Si la 
Diaspora tait, jusqu' une date rcente (les annes 70), le 
principal fournisseur de capitaux d'Isral, la tendance ac-
tuelle indique que l'aide gouvernementale amricaine, (2 
milliards de dollars par an environ), dpasse largement les 
contributions _nancires de la Diaspora (environ 900 
millions de dollars par an). 
C'est ainsi que, pour l'anne _scale 1980, la vente d'un 
milliard de dollars d'armements a t autorise au pro_t 
d'Isral. Mais, tout de suite aprs ces livraisons, la moiti 
de la somme - cinq cents millions, consentis sous forme de 
prts - tait efface... et le reste venait grossir la dette 
d'Isral vis--vis du gouvernement amricain... Une dette 
pour le remboursement de laquelle il bn_cie de dlais de 
grce de plus de dix ans. De plus, compte tenu de 
l'aggravation constante de la situation conomique d'Isral 
depuis 1973, ces remboursements sont _ctifs, dans la 
mesure o les versements sont aussitt compenss par une 
nouvelle aide annuelle accrue des tats-Unis.
                     Source: T. Stauffer, Christian Science Monitor du 
20 dcembre 1981.
Dj, lors de l'agression isralienne de 1956 contre 
l'gypte, l'apport amricain en armement tait gigan-
tesque ; le sioniste Michel Bar Zohar crit :  A partir du 
mois de juin, des quantits normes d'armement commen-
crent  af_uer en Isral, aux termes d'un accord ultra-secret, 
et ces livraisons ne seront connues ni de Washington, ni de 
l'organisme anglo-franco-amricain charg de veiller sur la 
balance des forces au Moyen-Orient, ni par le Quai d'Orsay, 
jalousement oppos  un rapprochement trop risqu avec 
Isral, qui compromettrait ce qui reste de liens entre la 
France et sa clientle arabe. 
Source : Michel Bar Zohar : Ben Gourion, le Prophte arm, 
d. Fayard, Paris, 1966, Chapitre 27.
Une deuxime source _nancire est constitue par les 
Bons de l'tat d'Isral, titres en dollars, vendus  
l'tranger, mais dont le remboursement et les intrts sont 
pays en monnaie isralienne.
Ces bons (dont 99,8%, en 1951, taient vendus aux 
tats-Unis, et encore 80% en 1978) ont mis  la disposition 
de l'conomie isralienne plus de 5 milliards de dollars.
Source : State of Isral Bonds, Jerusalem-New-York, Americ. 
Jewish Yearbook, 1972, p. 273; 1978, p. 205; 1980, p. 153.
Entre les "dons" et les "bons", l'tat sioniste a reu, de 
1948  1982, prs de onze milliards et demi de dollars.
                     Source : Statistical abstract of Isral (annuel) et 
Bank of Isral, Annual Reports. 
Une telle ef_cacit implique ce que M. Bendlac appelle 
la  collusion entre le pouvoir et le monde de la _nance  
dans le mouvement sioniste. Il en donne, pour la France, 
une illustration saisissante, en 1982 :
 Guy de Rothschild est prsident du Fonds Social Juif 
Uni_ et de l'A.U.J.F. ; 
David est trsorier du F.S.J.U. et membre franais du 
Conseil d'administration de l'Agence juive ; 
Alain a t prsident du Conseil Reprsentatif des 
Institutions juives de France et du Consistoire Isralite 
Central ; 
Elie est prsident du Comit excutif de l'A.U.J.F. ; 
Edmond est prsident de l'Organisation Europenne des 
Bons d'Isral ; 
en_n Alix de Rothschild tait prsidente mondiale de 
l'"Aliya des Jeunes".
Source : Bendlac, op. cit. p. 76.
Mais la dpendance est plus grande encore  l'gard du 
gouvernement amricain, surtout depuis les annes 70.
 Au moment de la guerre des Six Jours, le d_cit ext-
rieur atteignait 700 millions de dollars, et dpassa le mil-
liard de dollars au dbut des annes soixante-dix. L'apport 
_nancier du judasme mondial ne suf_sait plus  satisfaire 
les besoins en capitaux de l'conomie isralienne ; il fallut 
alors faire appel  l'aide du gouvernement amricain, qui 
fournit d'abord des crdits militaires, avant d'tendre son 
aide au secteur conomique, aprs la guerre du Kippour. Cet 
apport de capitaux du gouvernement amricain se traduisit 
par un accroissement spectaculaire de l'endettement extrieur 
d'Isral, qui dpassait les 20 milliards de dollars en 1982. 
Ainsi, la dtrioration de l'aide _nancire de la Diaspora, 
depuis le dbut des annes soixante-dix, peut s'analyser par 
rapport  deux aspects de la dpendance conomique 
d'Isral : l'aide gouvernementale amricaine, et le poids de la 
dette extrieure. .
Source : Bendlac, op. cit. p. 79.
Depuis 1948, l'aide du gouvernement amricain  Isral 
a atteint prs de 18 milliards de dollars, rpartis,  parts 
gales entre prts et dons, les deux-tiers tant destins  
des _ns militaires.
Source : jusqu'en 1977 : Trsor, Division des changes ext-
rieurs. De 1978  81. Ambassade des tats-Unis (Tel-Aviv).
L'acclration de cette aide est vertigineuse : en gnral 
infrieure  100 millions de dollars jusqu'en 1975, et  2 
milliards de dollars jusqu'en 1981. En janvier 1985 l'tat 
d'Isral rclame encore 12 milliards de dollars pour 8 ans.
Quant  la dette extrieure, elle passe de 6 milliards de 
dollars en 1973,  10 milliards en 1976,  17 milliards de 
dollars au 1er janvier 1981, soit le chiffre record de 4 350 
dollars par habitant !
L'aide s'accrot avec les contrats de sous-traitance, no-
tamment pour l'aviation (par exemple, la Isral Aircraft 
Industries reoit des contrats de fabrication d'lments pour 
les F-4 et F-15).
En_n l'aide conomique comporte des facilits accordes 
aux exportations israliennes aux USA, qui bn_cie des 
tarifs prfrentiels des "pays en voie de dveloppement", 
moyennant quoi 96% de ces exportations (un milliard de 
dollars) entrent aux tats-Unis libres de toutes taxes.
En bref, un seul chiffre suf_t  d_nir le caractre de 
l'tat sioniste d'Isral : le total de "l'aide" of_cielle amri-
caine qu'il reoit,  elle seule, correspond  plus de 1 000 
dollars par tte d'habitant, c'est--dire, comme pourboire 
ajout  son revenu national, plus de trois fois le revenu 
national brut, par tte d'habitant, de l'gypte, et de la 
plupart des pays africains.
Le Professeur Yeshayahou Leibowitz, de l'Universit 
hbraque de Jrusalem, qui composa un ouvrage majeur 
sur La Foi de Mamonide, (traduit en franais en 1992,  
Paris, aux ditions du Cerf), et dirigea pendant vingt ans 
la composition de l'Encyclopdie hbraque, dans son livre : 
Isral et Judasme, paru en hbreu,  Jrusalem, en 1987, 
(et traduit en franais, aux ditions Descle de Brouwer en 
1993, peu avant sa mort), rsume ainsi, du point de vue 
d'un juif ulcr dans sa foi de sioniste religieux vivant en 
Palestine depuis 1934, son opinion sur le sionisme 
politique :
 Notre systme est pourri  la base  (p. 255). Et ceci pour 
deux raisons:
1 -  Le malheur provient de ce que tout s'articule au 
problme de la Nation et de l'tat.  (p.182). Si l'tat et la 
Nation sont tenus pour une _n en soi, alors  le judasme 
est rejet puisque le plus important c'est l'tat d'Isral  (p. 
182).
 Le nationalisme est la destruction de l'essence de 
l'homme.  (p. 182)  L'tat d'Isral n'est pas un tat qui 
possde une arme, mais une arme qui possde un tat.  
(p. 31).
2 - La dpendance de cet tat  l'gard des tats-Unis 
 Chez nous l'effondrement total peut se produire en une 
nuit : consquence de la stupidit totale qui fait dpendre 
toute notre existence de l'aide conomique amricaine.  (p. 
225).
 Les Amricains ne sont intresss que par l'ide de 
maintenir ici une arme de mercenaires amricains sous 
l'uniforme de Tsahal  (p. 226). La force du poing juif vient 
du gant d'acier amricain qui le recouvre, et des dollars qui 
le capitonnent.  (p. 253).









Conclusion



a) _ Du bon usage des mythes comme tapes de 
l'humanisation de l'Homme
Tous les peuples, avant mme la dcouverte de l'criture, 
ont labor des traditions orales, reposant parfois sur des 
vnements rels, mais ayant pour caractre commun de 
donner une justi_cation souvent potique de leurs origines, 
de leur organisation sociale, de leurs pratiques cultuelles, 
des sources du pouvoir des chefs ou des projets futurs de la 
communaut.
Ces grands mythes jalonnent l'pope de l'humanisation 
de l'homme, exprimant, par le rcit des exploits d'un dieu 
ou d'un anctre lgendaire, les grands moments de la leve 
de l'homme prenant conscience de ses pouvoirs et de ses 
devoirs, de sa vocation au dpassement de sa condition 
prsente,  travers des images concrtes, nes de son 
exprience ou de ses esprances ; il projette un tat ultime 
de l'avenir o seraient accomplis tous ses rves de bonheur 
et de "salut".
Pour ne retenir que quelques exemples emprunts aux 
divers continents, le Ramayana de l'Inde nous donne,  
travers le rcit des preuves et des victoires de son hros 
Rama et de son pouse Sita, la plus haute image de 
l'homme et de la femme, leur sens de l'honneur, de la 
_dlit aux exigences d'une vie sans tache. Le nom mme 
du hros Rama est proche de celui de Dieu : Ram. La puis-
sance du mythe est telle, trs au-del du rcit, qu'elle 
inspirera pendant des millnaires la vie des peuples en 
levant une image grandiose de l'homme  l'horizon de leur 
vie : des sicles aprs la version de Valmiki, rassemblant 
par l'criture les plus belles traditions orales, le pote 
Tulsidas, au XVme sicle, rcrira le Ramayana en 
fonction d'une vision mystique plus profonde, le pome 
toujours inachev de l'ascension humaine, et lorsque, en 
mourant, Gandhi bnira son assassin, c'est le nom de Ram 
qui, le dernier, sortira de ses lvres.
Il en est de mme du Mahabaratha, culminant dans la 
Bhagavad Gita, o le prince Arjuna se pose, en pleine ba-
taille de Kurukshetra, la question ultime du sens de la vie 
et de ses combats.
Dans une autre civilisation, c'est--dire dans une autre 
conception des rapports de l'homme avec la nature, avec les 
autres hommes et avec Dieu, l'Iliade, dont toutes les 
traditions orales populaires sont attribues  un auteur qui 
leur a donn une forme crite, Homre (comme Valmiki 
pour le Ramayana) projette l'image la plus haute que l'on 
pouvait dresser de l'homme,  travers, par exemple, le 
personnage d'Hector marchant  la mort prdestine d'un 
pas in_exible pour le salut de son peuple.
De mme le "Promthe" d'Eschyle deviendra, plus de 
deux millnaires plus tard, au XIXe sicle, avec le 
"Promthe Dchan" de Shelley, le symbole ternel de la 
grandeur des luttes libratrices, comme l'appel d'Antigone  
ces "lois non-crites" dont l'cho n'a cess de retentir dans 
la tte et le coeur de tous ceux qui entendent "vivre haut", 
plus haut que les critures, les pouvoirs et les lois.
Les grandes popes initiatiques de l'Afrique comme 
celles du Kaydara, dont, en les faisant passer de la 
tradition orale des griots  l'oeuvre crite, Hampate Ba 
s'est fait l'Homre ou le Valmiki de l'Afrique, comme les 
auteurs anonymes de l'Exode des tribus aztques, ou 
comme Goethe en qui mrit, pendant sa vie entire, 
"Faust", le mythe de tous les vouloirs du XIXe sicle 
europen, ou comme Dostoevski crivant, avec son roman 
"L'Idiot", sous les traits du prince Muichkine, une version 
nouvelle de la vie de Jsus, briseur de toutes les idoles de la 
vie moderne, semblable  cette autre vie de Jsus  travers 
les aventures de Don Quichotte, le chevalier Prophte, se 
heurtant sans faiblir  toutes les institutions d'un sicle qui 
voyait natre le rgne nouveau de l'argent, o une gn-
rosit sans peur et sans reproche ne pouvait aboutir qu' la 
drision et  l'chec.
Ce ne sont l que des exemples de cette "Lgende des 
sicles" qui sonne une fois encore le rveil des hommes avec 
Victor Hugo.
Leur ensemble constitue la vritable "histoire sainte" de 
l'humanit, l'histoire de la grandeur de l'homme, 
s'af_rmant, mme  travers ses tentatives avortes, pour 
dpasser les coutumes et les pouvoirs.
Ce que l'on appelle "L'Histoire", est crite par les 
vainqueurs, les matres des empires, les gnraux rava-
geurs de la terre des hommes, les pillards _nanciers des 
richesses du monde assujettissant le gnie des grands 
inventeurs de la science et des techniques  leur oeuvre de 
domination conomique ou militaire.
De ceux l, les traces sont restes, inscrites dans des 
monuments de pierre, des forteresses, des arcs de triomphe, 
des palais, dans des crits  leur gloire, dans les images 
ciseles dans la pierre, comme  Karnak, bande dessine 
des frocits de Ramss, ou dans les mmoires 
apologtiques des chroniqueurs comme Guibert de Nogent, 
chantre des Croisades, ou dans les mmoires des rapaces de 
la domination, comme la "Guerre des Gaules" de Jules 
Csar, ou le "Mmorial de Saint-Hlne" o Napolon 
vantant avec la plume complaisante de Las Cases, les 
exploits par lesquels il a laiss une France plus petite qu'il 
ne l'avait trouve.
Cette histoire ne ddaigne pas, au passage, de mettre  
son service les mythes, en les enchanant  son char de 
victoire.

b) _ Le mythe dguis en histoire et son 
utilisation politique
La lecture de ce livre, Les Mythes fondateurs de la 
politique isralienne ne doit crer aucune confusion, ni 
religieuse, ni politique.
La critique de l'interprtation sioniste de la Thora, et 
des "livres historiques", (notamment ceux de Josu, de 
Samuel et des Rois) n'implique nullement une sous-
estimation de la Bible et de ce qu'elle a rvl, elle aussi, 
sur l'pope de l'humanisation et de la divinisation de 
l'homme. Le sacri_ce d'Abraham est un modle ternel du 
dpassement par l'homme de ses provisoires morales et de 
ses fragiles logiques au nom de valeurs inconditionnelles 
qui les relativisent. De mme que l'Exode demeure le 
symbole de l'arrachement  toutes les servitudes, de l'appel 
irrsistible de Dieu  la libert.
Ce que nous rejetons, c'est la lecture sioniste, tribale et 
nationaliste, de ces textes, rduisant l'ide gante de 
l'Alliance de Dieu avec l'homme, avec tous les hommes, et 
de sa prsence en tous, et en tirant l'ide la plus mal_que 
de l'histoire humaine : celle de peuple lu par un Dieu 
partial et partiel (et donc une idole) justi_ant par avance 
toutes les dominations, les colonisations et les massacres. 
Comme si, dans le monde, il n'y avait d'"Histoire sainte" 
que celle des Hbreux.
De ma dmonstration, dont nul chanon ne fut apport 
sans en donner la source, ne dcoule nullement l'ide de la 
destruction de l'tat d'Isral mais simplement sa d-
sacralisation : cette terre, pas plus qu'aucune autre, ne fut 
jamais promise mais conquise, comme celle de la France, de 
l'Allemagne ou des tats-Unis, en fonction des rapports de 
force historiques en chaque sicle.
Il ne s'agit pas de refaire ind_niment l'histoire  coups 
de canon, mais simplement d'exiger, pour tous, l'application 
d'une loi internationale qui n'ternise pas des rapports de 
jungle.
Dans le cas particulier du Proche Orient, il s'agit sim-
plement d'appliquer les dcisions de partage prises par 
l'O.N.U. au lendemain de la dernire guerre et la dcision 
242, qui excluait  la fois le grignotage des frontires des 
pays voisins et la captation de leurs eaux, et l'vacuation 
des territoires occups. L'implantation, dans les zones 
illgalement occupes, de colonies protges par l'arme 
isralienne et l'armement des colons, c'est la perptuation 
de fait d'une occupation qui rend impossible une paix 
vritable et une cohabitation paci_que et durable de deux 
peuples gaux et indpendants, paix qui serait symbolise 
par le respect commun, sans prtention  une possession 
exclusive de Jrusalem, lieu de rencontre des trois religions 
abrahamiques.

*

De mme la critique du mythe de l'Holocauste n'est pas 
une comptabilit macabre du nombre de victimes. N'y et-il 
qu'un seul homme perscut pour sa foi ou son 
appartenance ethnique, il n'y aurait pas moins eu un crime 
contre l'humanit tout entire.
Mais l'exploitation politique, par une nation qui 
n'existait pas lorsque furent commis les crimes, de chiffres 
arbitrairement exagrs pour tenter de prouver que la 
souffrance des uns tait sans commune mesure avec celle de 
tous les autres, et la sacralisation (par le vocabulaire 
religieux lui-mme - celui d'"Holocauste") tend  faire 
oublier des gnocides plus froces.
Les plus grands bn_ciaires en taient les sionistes, se 
donnant pour les victimes exclusives, crant, dans la foule, 
un tat d'Isral, et, malgr les 50 millions de morts de cette 
guerre, en faisant la victime quasi unique de l'hitlrisme, et 
le plaant,  partir de l, au-dessus de toute loi pour 
lgaliser toutes ses exactions extrieures ou intrieures.

*

Il ne s'agit pas non plus d'accuser de mauvaise foi les 
millions d'honntes gens qui ont cru  ces mythologies 
menteuses propages par tous les mdias et justement 
indignes, par exemple, par le martyre des chambres  gaz, 
ou convaincus par une lecture littrale de la Bible, 
totalement ignorante de l'exgse moderne, de la vracit 
des promesses divines faites  un peuple lu. Pendant plus 
d'un millnaire (du IVme sicle  la Renaissance) des 
chrtiens pieux ont cru  la "donation" par Constantin des 
tats du Pape au Pontife romain. Le mensonge a rgn 
mille ans.
Ma propre grand-mre a vu, de ses yeux vu, comme des 
milliers de gens de bonne foi, une Croix de sang s'lever 
dans le ciel dans la nuit du 2 aot 1914. Elle y a cru jusqu' 
sa mort.
Le prsent livre n'a d'autre objet que de donner  tous 
les lments leur permettant de juger les mfaits d'une 
mythologie sioniste qui, inconditionnellement soutenue par 
les tats-Unis, a dj engendr 5 guerres et constitue, par 
l'in_uence qu'exerce son lobby sur la puissance amricaine 
et par l, sur l'opinion mondiale, une menace permanente 
pour l'unit du monde et de la paix.
c) _ Les faussaires et l'histoire critique
En_n, il s'agissait pour nous - en donnant, pour la plus 
minime information, la source et la preuve de ce que nous 
af_rmions - de nous sparer radicalement de tous les faux 
destins  jeter le discrdit sur une religion ou une 
communaut, et  appeler contre elle la haine et la 
perscution .
Le modle de ce genre d'infamie est le "Protocole des 
sages de Sion", dont j'ai, dans mon livre : Palestine, terre des 
messages divins, longuement dmontr (p. 206  214), les 
procds policiers de fabrication en m'inspirant de 
l'irrfutable dmonstration que _t Henri Rollin, en 1939, 
dans L'Apocalypse de notre temps (Gallimard 1939) 
qu'Hitler _t dtruire en 1940 parce qu'il anantissait l'un 
des instruments favoris de la propagande antijuive des 
nazis (rdition, Allia 1991).
Henri Rollin exhuma les deux plagiats  partir desquels 
avaient t fabriqus le faux par la police du Ministre russe 
de l'Intrieur, Von Plehve, au dbut du sicle.
1  - Un pamphlet crit en France, en 1864, par Maurice 
Joly contre Napolon III :  Dialogue aux enfers entre 
Montesquieu et Machiavel , dont il reproduit, paragraphe 
par paragraphe, toutes les critiques adresses  la dictature 
de l'Empereur et qui peuvent s'appliquer  toute politique 
de domination.
2  - Un essai dirig, par un migr russe, Ilya Tsion, 
contre le ministre des Finances russe, le comte de Witte, 
intitul :  O la dictature de M. Witte conduit la Russie  
(1895) qui,  son tour, tait un plagiat des libelles dirigs, 
avant 1789, contre Monsieur de Calonne, et qui peut 
s'appliquer  toutes les liaisons de ministres des _nances 
avec les Banques internationales. Dans le cas particulier, 
c'tait un rglement de compte de Von Plehve contre de 
Witte, qu'il hassait .
Ce roman policier du genre ignoble a malheureusement 
t utilis largement, (en particulier par certains pays 
arabes que j'ai dnoncs depuis longtemps). Il donnait ainsi 
occasion, aux sionistes et aux israliens, de dnoncer toute 
critique de leur politique au Proche-Orient et de leurs 
groupes de pression dans le monde, pour les assimiler  ce 
travail de faussaires .
C'est pourquoi, au risque de la surcharger et de fatiguer 
un lecteur trop press d'arriver aux conclusions sans passer 
par le travail souvent fastidieux des preuves, nous n'avons 
avanc aucune thse sans en donner les sources.

*

Rsumons ce que l'histoire critique peut dire, sans la 
sacraliser avec des mythes mis au service d'une politique.
A partir de son idologie raciste, Hitler, ds ses pre-
mires manifestations politiques, prit les juifs comme cible, 
aprs le communisme, dont la destruction tait sa mission 
principale (ce qui lui valut longtemps l'indulgence et les 
concessions des "dmocraties occidentales" depuis la 
livraison des moyens de son rarmement par les industriels 
jusqu' la livraison des peuples par leurs politiques, par 
exemple  Munich). Ses premiers prtextes, dans sa lutte 
contre les juifs, taient d'ailleurs contradictoires : d'une 
part il prtendait que la Rvolution d'Octobre tait l'oeuvre 
des juifs et menaait l'Europe d'y instaurer, avec la 
complicit juive, le communisme, et il dveloppait le thme 
du "judo-bolchevisme", comme incarnation du 
communisme mondial, et, en mme temps, il dnonait les 
juifs comme incarnation du capitalisme mondial.
Le programme du Parti national-socialiste proclamait 
dj : "un juif ne peut tre un compatriote."
Source : P. S. 1708.
Excluant ainsi de la nation allemande quelques-uns de 
ses _ls les plus glorieux dans tous les domaines de la cul-
ture, de la musique  la science, sous prtexte qu'ils taient 
de confession juive, et confondant  dessein la religion et la 
race. 
A partir de cette monstrueuse exclusion, qui reniait le 
pote Heine, et chassait Einstein le gant, il d_nissait, ds 
1919, dans une lettre du 16 septembre  son ami Gemlich, 
ce qu'il appelait dj son "but ultime" (letztes Ziel) 
"l'loignement des juifs". Ce "but ultime" restera le sien 
jusqu' sa mort, comme la lutte contre le "bolchevisme", sur 
lequel il se brisera.
Cet "loignement des juifs", l'une des constantes de sa 
politique, prendra des formes diverses selon les vicissitudes 
de sa carrire.
Ds son arrive au pouvoir, son ministre de l'conomie 
signe avec l'Agence juive (sioniste) l'accord du 28 aot 1933, 
accord favorisant le "transfert" ("Haavara" en hbreu) des 
juifs allemands en Palestine.
Source : Broszat, Jacobsen, Krausnick : Anatomie des S.S. 
Staates, Munich. 1982. vol. II, p. 263.
Deux ans plus tard, les lois de Nuremberg du 15 sep-
tembre 1935, donnent valeur lgislative aux articles 4 et 5 
du programme du Parti, formul  Munich le 24 fvrier 
1920, sur la citoyennet du Reich et la "dfense du sang" 
(comme les "rois catholiques" d'Espagne l'avaient fait au 
XVIme sicle, sous prtexte de "puret du sang" ("limpieza 
del sangre") contre les juifs et les "maures"), en s'inspirant 
l'un et l'autre de l'exemple des Esdras et des Nhmie dans 
la Bible. Ces lois permettaient d'exclure les juifs des 
fonctions d'tat et des postes dominants de la socit civile. 
Ces lois interdisaient les mariages mixtes et assignaient 
aux juifs le statut d'trangers.
La discrimination allait bientt devenir plus sauvage en 
1938, avec la Nuit de cristal,  partir d'un prtexte.
Le 7 novembre 1938, le Conseiller d'ambassade  Paris, 
Von Rath, est assassin par un jeune juif nomm Grynspan.
Le fait, orchestr par la presse nazie, dchane, dans la 
nuit du 9 au 10 novembre, une vritable chasse aux juifs, le 
pillage et le saccage de leurs magasins, le bris de leurs 
vitrines (d'o le nom de "Nuit de cristal").
Le bilan en est sinistre :
 Pillage et destruction de 815 magasins, de 171 
maisons, de 276 synagogues, 14 autres monuments de la 
Communaut juive, arrestation de 20.000 juifs, 7 aryens, 3 
trangers, 36 morts et 36 blesss 
Source : Rapport de Heydrich  Goering en date du 11 no-
vembre 1938, Nr. T. IX p. 554. Document reconnu authentique 
par Goering et tous les accuss contre lesquels il a t produit.
Il ne s'agissait pas d'une raction passionnelle du peuple 
allemand, mais d'un pogrom organis par le Parti nazi. En 
tmoigne le rapport du juge suprme du Parti national-
socialiste, Walter Buch, charg de l'enqute (Doc. P.S. 3063 
portant la date du 13 fvrier 1939, Nur. T. XXXII, p. 29) 
qui devait juger les 174 membres du Parti arrts ds le 11 
novembre sur ordre de Heydrich pour avoir organis ce 
pogrom et y avoir particip.
Mais, parmi les 174, ne _gurent que des cadres 
subalternes du Parti.
Le gouvernement, ( l'exception de Goebbels qui 
approuvait le crime) et le Fhrer lui-mme, les 
dsavourent. Mais cela n'exclut pas l'hypothse de 
directives venues "d'en haut". D'autant plus que Goering 
prit aussitt trois dcrets aggravant la discrimination.
- le premier frapperait les juifs allemands d'une amende 
collective d'un milliard de marks (P.S. 1412 Reichs-
gesetzblatt 1938, partie I, page 1579) ;
- le second exclurait les Juifs de la vie conomique 
allemande (P.S. 2875. Reichsgesetzblatt 1938, partie I, 
page 1580) ;
- le dernier dcidant que les compagnies d'assurance 
verseraient  l'tat, non  l'intress juif, le rembourse-
ment du dommage  lui caus au cours de la Nuit de cristal 
(P.S. 2694. Reichsgesetzblatt 1938, partie I, page 1581). 
Le rapprochement des prtextes et des mthodes pour 
accabler les juifs en Allemagne et les Arabes en Palestine 
est saisissant : en 1982 un attentat est commis,  Londres, 
contre un diplomate isralien. Les dirigeants israliens 
l'attribuent immdiatement  l'O.L.P. et envahissent le 
Liban pour y dtruire les bases de l'O.L.P., faisant 20.000 
morts. Beghin et Ariel Sharon, comme autrefois Goebbels, 
avaient eu "leur Nuit de cristal" avec un nombre beaucoup 
plus grand de victimes innocentes.
La diffrence est dans le prtexte du dclenchement de 
l'invasion du Liban, projete par les dirigeants israliens 
depuis longtemps. Le 21 mai 1948 Ben Gourion crivait 
dans son "Journal" :
 Le talon d'Achille de la coalition dans son "Journal" 
arabe, c'est le Liban. La suprmatie musulmane dans ce 
pays est arti_cielle, et peut aisment tre renverse ; un tat 
chrtien doit tre instaur en ce pays. Sa frontire sud serait 
la rivire du Litani. 
  Source : Michal Bar Zohar. Ben Gourion. Le prophte arm. 
p. 139.
Le 16 juin, le Gnral Mosh Dayan prcise la mthode :
 Tout ce qu'il nous reste  trouver, c'est un of_cier, mme 
un simple capitaine. Il faudrait le gagner  notre cause, 
l'acheter, pour qu'il accepte de se dclarer le sauveur de la 
population maronite. Alors, l'arme isralienne entrerait au 
Liban, occuperait les territoires o elle tablirait un rgime 
chrtien alli  Isral, et tout marcherait comme sur des 
roulettes. Le territoire du sud du Liban sera totalement 
annex  Isral. 
Source : Journal de l'ancien premier ministre d'Isral, Mosh 
Sharett, publi en hbreu en 1979.
Ce qui rend encore plus odieux le crime du Liban, en son 
principe mme (au-del des massacres perptrs, sous les 
yeux de Sharon, et prpars grce  lui) c'est que le 
prtexte mme n'en pouvait tre imput  l'O.L.P.
Madame Thatcher a apport devant la Chambre des 
Communes, la preuve que ce crime tait l'oeuvre d'un 
ennemi dclar de l'O.L.P. Aussitt aprs l'arrestation des 
criminels et au vu de l'enqute policire, elle dclare :  Sur 
la liste des personnalits  abattre, trouve sur les auteurs de 
l'attentat, _gurait le nom du responsable de l'O.L..P.  
Londres... Ceci tend  prouver que les assaillants n'avaient 
pas, comme l'a prtendu Isral, le soutien de l'O.L..P.... Je ne 
crois pas que l'attaque isralienne sur le Liban soit une 
action de reprsailles conscutive  cet attentat : les Israliens 
y ont trouv un prtexte pour rouvrir les hostilits. 
Source : International Herald Tribune, du 8 juin 1982.
Ce dmenti  la propagande isralienne est pass  peu 
prs inaperu en France, alors qu'il dtruisait la lgende de 
la "lgitime dfense" qui avait servi de prtexte  cette 
nouvelle agression.
Car cette guerre s'inscrivait, comme toutes les agressions 
et les exactions de l'tat d'Isral, dans la logique interne de 
la doctrine sioniste, comme la "Nuit de cristal" dans la 
logique interne du racisme hitlrien.
La situation des Juifs, aprs la "Nuit de cristal", 
devenait de plus en plus dramatique. Les "dmocraties 
occidentales" runirent la Confrence d'vian en 1938, qui 
assembla 33 pays (L'URSS et la Tchcoslovaquie n'y 
taient pas reprsentes ; la Hongrie, la Roumanie, la 
Pologne n'avaient que des observateurs pour demander 
qu'on les dbarrasse de leurs propres juifs).
Le Prsident Roosevelt donna l'exemple de l'gosme, 
disant,  la Confrence de presse de "Warm Springs" 
qu' aucune rvision ni augmentation des quotas d'immi-
gration aux tats-Unis n'tait prvue. 
Source : Mazor,"Il y a trente ans, la Confrence d'vian", dans 
le monde Juif, d'avril - juin 1968, N  50 ; p. 23 et 25.
A vian, nul ne se proccupa de  prendre en charge les 
perscuts, voire de se proccuper srieusement de leur sort. 
Source : Dix leons sur le nazisme, sous la direction d'Alfred 
Grosser. Paris, 1976, p. 216.
En mars 1943, Goebbels pouvait encore ironiser :
 Quelle sera la solution de la question juive ? Crera-t-on 
un jour un tat Juif dans un territoire quelconque ? On le 
saura plus tard. Mais il est curieux de constater que les pays 
dont l'opinion publique s'lve en faveur des juifs refusent 
toujours de les accueillir. 
Source : Lon Poliakov. Brviaire de la haine p. 41.
Aprs la dfaite de la Pologne, une autre solution pro-
visoire de la question juive parut possible : le 21 septembre, 
Heydrich, rappelant le "but _nal" (Endziel) ordonna aux 
chefs de la scurit de crer,  la nouvelle frontire de 
l'URSS, une sorte de "rserve juive."
Source : Lon Poliakov, op. cit., p. 41.
La dfaite de la France ouvrit aux nazis de nouvelles 
perspectives. L'on pouvait, pour la question juive, pour sa 
"solution _nale", utiliser l'empire colonial franais.
Ds l'armistice de juin 1940 est lance l'ide d'une 
expulsion de tous les juifs  Madagascar.
Ds le mois de mai 1940, Himmler, dans une note 
intitule :  Quelques r_exions sur le traitement des 
personnes trangres  l'Est , crit :  J'espre voir la notion 
de juif d_nitivement efface grce  l'vacuation de tous les 
juifs vers l'Afrique ou dans une colonie. 
Source : Vierteljahreshefte fr Zeitgeschichte 1957. p. 197.
Le 24 juin 1940 Heydrich crivait au Ministre des 
Affaires trangres, Ribbentrop, que l'on pouvait dsormais 
entrevoir  une solution _nale territoriale . (eine territoriale 
Endlsung) du problme juif.
Source : Gerald Fleming : Hitler und die Endlsung 
Wiesbaden-Munich. 1982. p. 56.
Ds lors fut labor techniquement le "projet de 
Madagascar": le 3 juillet 1940, Franz Rademacher res-
ponsable des affaires juives au Ministre des affaires 
trangres, labora un rapport disant :
 La victoire imminente donne  l'Allemagne la possibilit 
et,  mon avis, le devoir galement, de rsoudre la question 
juive en Europe. La solution souhaitable est : tous les juifs 
hors d'Europe ("Alle Juden aus Europa").
Le Referat D III propose comme solution de la question 
juive : dans le trait de paix, la France doit rendre l'le de 
Madagascar disponible pour la solution de la question juive 
et doit transfrer et indemniser les quelques 25.000 Franais 
qui y rsident. L'le passera sous mandat allemand. 
Source : N.G. 2586 -B. Voir : "Documents on German Foreign 
Policy (1918- 1945)". Series D, Vol. X, Londres.1957. p. 111- 113.
Le 25 juillet 1940, Hans Frank, gouverneur de Pologne, 
con_rma que le Fhrer tait d'accord avec cette vacuation, 
mais que des transports outre-mer de cette importance 
n'tait pas ralisables tant que la marine britanique tenait 
les cls de la mer.
Source : P.S. 22.33. I.M.T. vol. XXIX, p. 405.
Il fallait trouver une solution provisoire de remplace-
ment.
Il est dit dans le "procs verbal" :
 C'est le Reichsfhrer SS et chef de la police allemande, 
qui sera responsable de l'ensemble des mesures ncessaires  
la solution _nale (Endlsung der Judensfrage), sans 
considration de limites gographiques. 
Source : N.G. 2586 G.
La question juive se posait dsormais  l'chelle de 
l'Europe, occupe par les nazis.
Le projet de Madagascar tant provisoirement ajourn 
 la guerre contre l'Union Sovitique nous a permis de dis-
poser de nouveaux territoires pour la solution _nale (fr die 
Endlsung). En consquence le Fhrer a dcid d'expulser les 
juifs non pas  Madagascar mais vers l'Est. 
Source : N.G. 5570.
Le Fhrer avait en effet dclar le 2 janvier 1942 :  Le 
juif doit quitter l'Europe. Le mieux est qu'ils aillent en 
Russie. 
Source : Adolf Hitler : Monologues 1941-44. Albrecht Krauss 
Verlag. Hambourg 1980, p. 241.
Avec le re_ux des armes allemandes sous la pression de 
l'arme sovitique, la solution de la "question juive" 
rclama  une impitoyable rigueur .
Source : H. Monneray : La perscution des juifs dans les pays 
de l'Est. p. 91-92.
En mai 1944, Hitler ordonne d'utiliser 200.000 juifs, 
encadrs par 10.000 gardiens SS pour travailler dans les 
usines d'armement ou dans les camps de concentration 
dans des conditions si horribles que les pidmies de typhus 
y _rent des dizaines de milliers de victimes, exigeant la 
multiplication de fours crmatoires.
Puis les dports furent envoys sur des routes qu'ils 
devaient eux-mmes construire dans des conditions 
d'puisement et de famines telles que la majorit d'entre 
eux, par dizaines de milliers, succombaient.
Tel fut le martyrologe des dports juifs et slaves et la 
frocit des matres hitlriens les traitant en esclaves 
n'ayant mme pas valeur humaine de travailleurs utiles.
Ces crimes ne peuvent tre sous-estims, ni les 
souffrances indicibles des victimes. C'est pourquoi il n'est 
nul besoin d'ajouter  cet horrible tableau des lueurs 
d'incendies empruntes  l'Enfer de Dante, ni de leur 
apporter la caution thologique et sacri_cielle de 
"l'Holocauste", pour rendre compte de cette inhumanit.
L'histoire la moins emphatique est,  elle seule, plus 
accusatrice que le mythe.
Et surtout elle ne rduit pas l'ampleur d'un vritable 
crime contre l'humanit, qui cota 50 millions de morts, 
aux dimensions d'un pogrom  l'gard d'une seule catgorie 
de victimes innocentes, alors que des millions moururent 
les armes  la main pour faire face  cette barbarie.

*

Ce bilan historique, rptons-le, est encore provisoire. 
Comme pour toute histoire critique et comme toute science, 
il est rvisable et sera rvis en fonction des dcouvertes 
d'lments nouveaux : des tonnes d'archives allemandes ont 
t saisies et transportes aux tats-Unis : elles n'ont pas 
encore t compltement dpouilles. D'autres archives, en 
Russie, dont l'accs a longtemps t interdit aux 
chercheurs, ont commenc  s'ouvrir.
Un grand travail reste donc  faire  condition de ne pas 
confondre le mythe avec l'histoire, et de ne pas prtendre 
poser les conclusions avant la recherche, comme un certain 
terrorisme intellectuel a prtendu l'imposer jusqu'ici : la 
"canonisation" des textes de Nuremberg s'est rvle bien 
fragile.
L'histoire, pas plus que les sciences, ne peut partir d'un 
a priori intouchable.
Nuremberg avait promulgu des chiffres dont les plus 
importants se sont rvls faux : les "4 millions" de morts 
d'Auschwitz ont t ramens  "un peu plus d'un million", 
et mme les "autorits" ont d accepter cette rvision et 
changer les plaques commmoratives du crime.
Le dogme des "six millions", dj mis en cause par les 
dfenseurs les plus intransigeants du gnocide comme 
Reitlinger, qui arrivait dans son livre : La solution _nale,  
4 millions et demi, est dsormais exclu par toute la 
communaut scienti_que, mme s'il reste un thme de 
propagande mdiatique  l'gard de l'opinion et des 
coliers.
Il ne s'agit pas, en montrant la vanit de ces a priori 
arithmtiques, de se livrer  une vri_cation comptable qui 
serait macabre. Il s'agit de montrer combien la volont 
dlibre de perptuer un mensonge a contraint  une 
falsi_cation systmatique et arbitraire de l'histoire.
Il a fallu, pour faire du martyrologe rel des juifs, sous 
prtexte de ne pas le banaliser, non seulement faire passer 
au second plan tous les autres, tels que la mort de 17 
millions de citoyens sovitiques et de 9 millions 
d'Allemands, mais encore confrer  ces souffrances relles 
un caractre sacral (sous le nom d'Holocauste), qui tait 
refus  tous les autres.
Il a fallu, pour atteindre cet objectif, violer toutes les 
rgles lmentaires de la justice et de l'tablissement de la 
vrit.
Il fallait, par exemple, que "solution _nale" signi_e 
extermination, "gnocide", alors qu'aucun texte ne permet 
cette interprtation, s'agissant toujours d'expulsion de tous 
les juifs d'Europe,  l'Est d'abord, puis dans une quelconque 
rserve africaine. Ce qui est dj suf_samment 
monstrueux.
Il a fallu, pour cela, falsi_er tous les documents : tra-
duire "transfert" par "extermination". De sorte que cette 
"mthode" d'interprtation permet de faire dire n'importe 
quoi  n'importe quel texte. Ce qui tait un horrible 
massacre devenait "gnocide".
Pour ne citer qu'un exemple de cette manipulation ten-
dancieuse des textes : dans son livre sur Les crmatoires 
d'Auschwitz (1993), Jean-Claude Pressac est tellement 
soucieux d'adjoindre une horreur supplmentaire  cette 
effrayante mortalit que chaque fois qu'il rencontre le mot 
allemand "Leichenkeller", "cave  cadavres", c'est--dire 
"morgue", il traduit "chambre a gaz" (exemple p. 65). L 
encore il introduit la notion de "langage cod", disant que le 
bourreau (du nom de Messing)  n'eut pas le cran d'crire 
que la "cave  cadavres" tait une "cave  gazage" (p. 74).
Or l'hypothse du "langage cod", constamment utilis 
pour faire dire aux textes ce que l'on voudrait qu'ils disent, 
n'a aucun fondement, d'abord parce que Hitler et ses 
complices, comme nous l'avons montr (p. 88  109) n'ont 
jamais essay de dissimuler leurs autres crimes et les ont 
proclams cyniquement en langage clair, ensuite parce que 
les Anglais avaient pouss trs loin les techniques et les 
machineries du dchiffrement des codes et possdaient en 
clair les messages, qui n'auraient pas manqu d'tre 
nombreux pour mettre en oeuvre une entreprise technique 
aussi gigantesque que l'extermination industrielle de 
millions d'hommes.
Le refus systmatique de tenir compte de l'expression, 
qui revient si souvent dans les textes hitlriens, de 
"solution _nale territoriale", est galement rvlateur de 
cette volont de refuser toute analyse qui ne justi_erait pas 
les conclusions a priori : les "six millions" et le "gnocide".
Il a fallu, avec le mme arbitraire, lorsqu'il fut prouv 
que, malgr un nombre considrable de dclarations de 
"tmoins oculaires" sur l'existence de "chambres  gaz", 
celles-ci n'avaient jamais exist en territoire allemand, 
continuer  tenir pour incontestables les tmoignages 
identiques sur leur existence dans les camps de l'Est.
En_n, le refus de discuter d'une manire  la fois 
scienti_que et publique les expertises techniques, et au 
contraire, de ne rpondre que par la rpression et le silence, 
ne peuvent qu'entretenir le doute.
Il n'est pas de plus ef_cace rquisitoire contre 
l'hitlrisme que l'tablissement de la vrit historique.
C'est  cela que, par ce dossier, nous avons oulu 
contribuer.







ANNEXE
Les Nouveaux historiens en Isral
Bibliographie des oeuvres de Roger Garaudy
et des tudes sur l'auteur







"Les Nouveaux historiens" en Isral


Une interview du Professeur Mosh Zimmerman, chef du 
dpartement d'tudes germaniques  l'Universit 
hbraique de Jrusalem, dans le journal Yerushalayim du 
28 avril 1995.
Le Professeur Zimmerman, dit le journaliste dans sa 
prsentation, est spcialiste de l'Allemagne, des juifs 
allemands, du Troisime Reich, de l'Holocauste. Ses 
analyses historiques et les conclusions auxquelles il 
arrive... l'ont plac, au cours des dernires annes, au 
centre de nombreuses controverses publiques... Les 
parallles qu'il tablit entre le pass et le prsent sont 
difficiles  digrer. Par exemple lorsqu'il compare les 
soldats juifs volontaires pour servir dans les territoires 
occups aux allemands volontaires pour servir dans les 
S.S., ou lorsqu'il dclare que les enfants des colons juifs 
d'Hbron sont forms comme la jeunesse hitlrienne... ou 
lorsqu'il dnonce l'utilisation de l'Holocauste par Isral.
 ZIMMERMAN :
Dans une confrence que j'ai faite sur l'utilisation de 
l'Holocauste, j'ai rappel qu'il est frquent et qu'il est de bon 
ton de dire que l'Holocauste est la justification principale de 
l'instauration d'Isral. S'il en tait ainsi nous devrions 
remercier Hitler... pour cette contribution minente au 
Sionisme....L'un des auditeurs crivit au journal "Haaretz" 
que j'avais dit qu'il faut remercier Hitler alors que j'avais dit 
le contraire. 
 Question : 
Les juifs, dans Mein Kampf, sont dsigns comme un 
germe  dtruire. Ce livre a toujours t considr comme 
un plan oprationnel d'Hitler, exprimant son intention de 
dtruire les juifs.
 ZIMMERMAN :
Alors, pourquoi aurait-il attendu deux ans et demi pour 
faire les lois de Nuremberg ? 
Et s'il avait l'intention prmdite de dtruire les juifs 
avait-il besoin de lois ?
Prenons l'exemple de la Nuit de cristal.
Lors de la commmoration du putsch de 1923, le thme 
tait l'expulsion des juifs polonais hors d'Allemagne. Dans 
son discours Hitler ne parla nullement de les assassiner. 
Mais,prenant prtexte de l'assassinat  Paris d'un diplomate 
allemand par un jeune juif, Goebbels, pour se faire valoir, 
organisa le pogrom.
 Question :
Considrez-vous que tous les Allemands sont coupable ?
 ZIMMERMAN :
 Les recherches des 20 dernires annes montrent que ceux 
qui n'ont d'autre lien avec le nazisme que d'avoir vot pour 
Hitler en 1933, sous prtexte du dsordre rgnant en 
Allemagne, ont une part de responsabilit, mme s'ils disent 
qu'ils ne se doutaient pas que le rgime irait  de telles 
extrmits. Mais je n'incrimine pas chaque individu.. Le 
nazisme illustre une situation o la majorit d'un peuple 
choisit ou d'ignorer ou de collaborer avec les premires 
horreurs. J'ai tudi ce phnomne, et c'est  cette aune que 
je mesure la situation en Isral : je n'entends gure de 
protestations publiques contre l'immoralit de l'occupation 
de territoires. Voter pour un parti qui approuve l'occupation 
n'est pas considr comme un grand crime. Les soldats qui 
partent comme volontaires pour servir dans les Territoires 
occups sont considrs comme des hros, alors qu'en vrit 
ce volontariat peut tre compar  celui des Allemands 
volontaires pour servir dans la S.S.
 Question : 
Dans quelle mesure peut-on tablir un parallle entre 
notre occupation, et le fait d'imposer notre loi aux 
Palestiniens, avec les horreurs perptres par le nazisme ?

 ZIMMERMAN : 
Nous avons de meilleurs "prtextes" pour agir comme nous 
le faisons. Mais il y a aussi un monstre en chacun de nous et 
si nous continuons  affirmer que nous sommes toujours 
justifis, ce monstre peut grandir... Dj aujourd'hui je pense 
 un phnomne qui prend des proportions toujours plus 
grandes : il y a un secteur entier de la population juive que je 
dfinis, sans hsitation, comme une copie des nazis 
allemands. Regardez les enfants des colons juifs d'Hbron, 
ils ressemblent exactement  la jeunesse hitlrienne. Depuis 
leur enfance on les imprgne de l'ide que tout Arabe est 
mauvais, et que tous les non-juifs sont contre nous. On en 
fait des paranoaques : ils se considrent comme une race 
suprieure, exactement comme les jeunesses hitlriennes. 
Rehevan Ze'evi  (ministre de 1990  1992 dans le 
gouvernement  Shamir) demande l'expulsion ("transfert") de 
tous les Palestiniens des territoires. C'tait le programme 
officiel du Parti nazi : l'expulsion de tous les juifs 
d'Allemagne.
 Question : 
Vous y allez fort : les juifs qui ne vivent pas  Hbron, 
qui ne votent pas pour le parti de Kahane, et qui ne sont 
pas volontaires pour servir dans les units spciales dans 
les Territoires, qu'en faites- vous ?
 ZIMMERMAN : 
Je fais une diffrence entre les volontaires des units 
spciales, et les soldats appels au service militaire... Mais l 
encore, je fais un parallle avec l'arme allemande pendant 
la deuxime guerre mondiale.... Nous devrions, nous les juifs, 
nous rappeler qu'au cours de cette guerre plus de 100.000 
soldats allemands furent excuts parce qu'ils refusaient de 
participer  des crimes contre l'humanit. Parfois parce 
qu'ils refusaient de tuer les juifs. 
*
*	*
Dans le journal isralien Haaretz du 10 mai 1995, le 
Professeur Zimmerman, menac d'tre chass de sa chaire 
 l'Universit, et cette menace tant soutenue par une 
ptition de 79 professeurs (membres du Likoud ou des 
intgristes religieux), rpond  propos d'un article de Dan 
Margeli dans le numro du 5 mai du mme journal. Il 
proteste contre cette tentative d'expulsion en rappelant que 
la prtention de ces professeurs de parler au nom de "la 
saine opinion du peuple" est semblable  l'attitude de 
certains universitaires nazis, qui proposaient eux aussi de 
chasser de l'Universit les opposants  la "pense unique".
 On cite souvent le mot de Heine :  "Quand les livres sont 
brls, le peuple finira lui aussi par brler".  Cela commence 
mme avant : quand le droit lgal  la libre expression est 
menac les livres finiront par tre brls_
Je  me demande si ceux qui veulent me chasser de 
l'Universit en raison de mes ides vont recommander de 
brler mes livres. Chaque anne des milliers d'tudiants les 
lisent. Seront-ils aussi vous au bcher ?
Mes propos sont-ils terribles, en ce qui concerne les enfants 
d'Hbron appels  clbrer le premier anniversaire de la 
mort de Baruch Goldstein lorsque je compare cette crmonie 
aux manifestations des nazis ?
Ce que je dis n'a rien  voir avec les thses de ceux qui 
veulent minimiser les crimes hitlriens... Connaissant bien 
l'histoire du nazisme je veux pouvoir avertir l'opinion du 
danger potentiel prsent en toute vrit... Alors que certains 
pensent que je suis manipul par le gouvernement allemand, 
il faut rappeler, qu'au contraire des politiciens et des 
historiens officiels rejettent la tendance rvisionniste : la 
preuve en est que lorsque les rvisionnistes voulurent tenir le 
7 mai 1995 un meeting pour rappeler que le 8 mai 1945 
(capitulation nazie) n'tait pas seulement le jour de la 
libration mais aussi le "premier jour ou les allemands 
furent expulss de l'Est", le rassemblement fut interdit sous 
la pression des officiels.
Il vaudrait donc mieux que ceux qui, en Isral, pensent 
qu'ils dfendent la vrit et l'honntet, la libert 
d'expression et la recherche critique, vitent de collaborer 
avec les ennemis de ces valeurs et de s'en servir comme d'une 
feuille de vigne idologique pour prparer un lynchage.
*
*	*

L'historien Baruch Kimmerling, dans le mme dbat, 
dans "Yediot Aaronot" du 15 mai 1995, dfend lui aussi la 
libert d'expression et de recherche critique. Il accuse les 
auteurs de la ptition demandant l'expulsion du Professeur 
Zimmerman :  Ils se placent sur le terrain de la violence et 
de l'idologie, pour essayer d'imposer un rgime de 
terrorisme intellectuel, politique et idologique dans 
l'Universit hbraque... Sans libert de penser, comme l'ont 
montr les exemples des acadmies nazies et bolcheviques il 
n'est pas possible de dvelopper une science digne de ce 
nom.... 
 Si le Professeur Zimmerman tait exclu, l'esprit du 
Snateur McCarthy planerait sur les campus de l'Universit 
Hbraque. 
*
*	*

Dans Haaretz du 12 mai 1995, Arieh Kaspy proteste 
aussi contre le projet d'expulsion du Professeur 
Zimmerman, expert de l'histoire du nazisme, sous prtexte 
qu'il compare les voyous juifs des territoires occups avec 
les actes de la jeunesse hitlrienne... :  Aucun des 79 
signataires n'a fait de ptition lorsqu'il fut rvl que notre 
Shabak pratiquait la torture. Ils n'taient pas choqus 
lorsque des gens mourraient au cours d'un interrogatoire... 
Ils n'ont rien dit lorsque les colons assassinaient des 
Arabes..., ils n'ont pas demand que l'on supprime le 
mausole sur la tombe de Baruch Goldstein avec cette 
inscription : "Baruch le hros"  Kiryat Arba, et ils n'ont pas 
promis que l'acte de Goldstein ne se reproduira pas.
Une note du journal ajoute que la riposte  ces gens est 
lente et difficile pour des raisons de financement des 
publications :  Le judo-nazisme, dit-il, est trs populaire 
parmi les juifs des pays anglophones, plus encore qu'en 
Isral : un simple appel tlphonique ou un fax fournit 
l'argent ncessaire pour aider n'importe quel texte judonazi. 
Au contraire les opposants au judo-nazisme doivent publier 
 leurs frais. 







Bibliographie des ouvres de Roger Garaudy
et des travaux sur l'auteur

OUVRES DE ROGER GARAUDY
I. Histoire du  marxisme
A. Les sources
Les Sources franaises du socialisme scientifique. ditions 
Hier et Aujourd'hui, 1949. Traduit en polonais, allemand et 
japonais.
Dieu est mort (tude sur Hegel). P.U.F., 1962. Traduit en 
allemand, espagnol (Argentine).
La Pense de Hegel. ditions Bordas, 1966. Traduit en 
espagnol, portugais, albanais, grec.
B. Les classiques
Karl Marx. ditions Seghers, 1965. Traduit en onze 
langues: tchque, roumain, anglais (tats-Unis), hongrois, 
portugais (Brsil), espagnol (Mexique), allemand, grec, 
italien, yougoslave, arabe (Liban). Rdit en franais en 
1972 et 1977.
Lnine. P.U.F., 1968. Traduit en italien, espagnol, 
portugais.
II. Problmes du marxisme
Thorie matrialiste de la connaissance. P.U.F., 1953. 
Traduit en tchque, russe, japonais, allemand.
La Libert. ditions Sociales, 1955. Traduit en roumain, 
grec, slovaque, allemand, bulgare, espagnol (Cuba), 
vietnamien.
Perspectives de l'homme. P.U.F., 1961. Traduit en serbo-
croate, espagnol (Argentine), polonais, portugais (Brsil). 4e 
dition franaise en 1969.
Marxisme du XXe sicle. Plon, 1961. Traduit en norvgien, 
anglais (tats-Unis et Angleterre), turc, tchque.
Pour un modle franais de socialisme. ditions Gallimard, 
1968.
Peut-on tre communiste aujourd'hui ? ditions Grasset, 
1968. Traduit en allemand, espagnol, portugais.
Le Grand Tournant du Socialisme. ditions Gallimard, 
1969. Traduit en douze langues : allemand, serbo-croate, 
portugais, anglais, slovne, turc, sudois, japonais, 
espagnol, grec, finnois, italien.
Marxisme et Existentialisme. Plon, 1962. Traduit en 
allemand, espagnol (Argentine), portugais (Brsil), 
japonais.
Questions  Jean-Paul Sartre. ditions Clart, 1960. 
Traduit en hongrois, russe.
Prague 68... La libert en sursis. ditions Fayard, 1968. 
Traduit en italien, portugais (Brsil).
Toute la vrit. ditions Grasset, 1970. Traduit en italien, 
allemand, slovaque, portugais (Brsil), espagnol 
(Venezuela), anglais (New York), hollandais, finlandais, 
sudois.
Souviens-toi ! Courte histoire de l'Union Sovitique.  
ditions Le Temps des cerises.1994
III. Religion
L'glise le Communisme et les Chrtiens. ditions sociales, 
1949. Traduit en polonais, hongrois, slovaque, russe.
De l'anathme au dialogue. ditions Plon, 1965. Traduit en 
dix langues: allemand, hollandais, anglais (tats-Unis et 
Angleterre), tchque, espagnol, portugais (Brsil), polonais, 
italien, japonais.
Dfataliser l'Histoire. Centre protestant d'tudes, Genve, 
1973.
Avons nous besoin de Dieu? (Prface de l'abb Pierre) 
ditions Descle de Brouwer, 1984.
Vers une guerre de religion. (Prface de Lonardo Boff) 
ditions Descle de Brouwer, 1995. Traduit en espagnol, 
hollandais, arabe, portugais .
Grandeur et dcadences de l'Islam. ditions AFKAR, 1996. 
Traduit en russe et en arabe.
"les Mythes fondateurs de la politique isralienne" Samizdat 
Roger Garaudy. En cours de traduction et de publication en 
anglais, italien, arabe, turc, allemand, russe.
IV. Morale
Le Marxisme et la Morale. ditions Sociales, 1948 Traduit 
en polonais, italien.
Qu'est-ce que la morale marxiste? ditions Sociales, 1963. 
Traduit en espagnol (Cuba).
Humanisme marxiste. ditions Sociales, 1957. Traduit en 
russe, roumain, hongrois, espagnol (Argentine).
V. Esthtique
L'Itinraire d'Aragon (du surralisme au monde rel). 
ditions Gallimard, 1961. Traduit en hongrois.
Pour un ralisme du XXe sicle. tude sur Fernand Lger. 
ditions Grasset, 1968.
D'un ralisme sans rivages. (Prface d'Aragon). ditions 
Plon, 1964. Traduit en treize langues: polonais, hongrois, 
grec, espagnol (Argentine et Cuba), hollandais, tchque, 
serbo-croate, japonais, roumain, turc, portugais, russe, 
chinois (Pkin).
Danser sa vie. (Prface de Bjart). ditions du Seuil, 1973. 
Traduit en italien, portugais, hollandais, espagnol, persan, 
grec.
60 Ouvres qui annoncrent le futur. ditions Skira, Genve, 
1974.
La Posie vcue. Don Quichotte. ditions Vgapress, Paris, 
1988. Traduit en espagnol.
VI. Dialogue des civilisations
Contribution historique de la civilisation arabo-islamique. 
ditions Libert (Alger, 1946). Traduit en arabe.
Le Problme chinois. ditions Seghers, 1967 (et 10/18 chez 
Plon). Traduit en tchque, italien, serbe, portugais (Brsil), 
allemand, hongrois, japonais.
Pour un dialogue des civilisations. ditions Denol, 1977. 
Traduit en arabe, turc, espagnol, italien, portugais, 
allemand.
Comment l'homme devint humain (ditions Jeune Afrique, 
1978).
Promesses de l'lslam.ditions du Seuil, 1981. Traduit en 
arabe, en portugais (Brsil), indonsien, espagnol.
L'Affaire Isral. ditions Papyrus, 1983. Traduit en 
anglais, arabe, allemand, italien.
Palestine, terre des messages divins. ditions Albatros, 
Paris, 1986. Traduit en espagnol, arabe.
Islam d'Occident. Cordoue, une capitale de l'esprit. ditions 
L'Harmattan, Paris, 1987. Traduit en espagnol.
Mosques, miroir de l'Islam. ditions Le Jaguar, Paris, 
1985.

VII. Essais sur l'invention d'un avenir  visage 
humain
Reconqute de l'espoir. ditions Grasset, 1971. Traduit en 
hollandais, portugais, italien, espagnol.
L'Alternative. ditions Robert Laffont, 1972. Traduit en 
allemand, espagnol (Venezuela et Espagne), hollandais, 
anglais, italien, portugais, sudois.
Le Projet esprance. ditions Robert Laffont, 1976. Traduit 
en italien, portugais, espagnol, allemand.
Qui dites-vous que je suis ? (roman) ditions du Seuil, 1978. 
Traduit en portugais, arabe, italien, hollandais, allemand.
Parole d'homme. ditions Robert Laffont, et Point-Seuil. 
Traduit en italien, espagnol, finlandais, grec, portugais 
(Portugal et Brsil), allemand, hollandais, japonais, serbo-
croate.
Appel aux vivants. ditions du Seuil, 1979. Traduit en 
allemand, danois, portugais, espagnol, italien, arabe, 
catalan.
Il est encore temps de vivre. ditions Stock, 1980. Traduit 
en portugais (Lisbonne et Brsil).
Pour l'Avnement de la femme. ditions Albin Michel, 1981. 
Traduit en portugais, arabe, allemand, espagnol.
Biographie du XXesicle. Le testament philosophique de 
Roger Garaudy. (Prface du Pre Chenu). ditions Tougui, 
Paris, 1985. Traduit en espagnol.
A Contre-Nuit (pome). ditions de l'Aire, Lausanne, 1987.
Mon tour du sicle en solitaire (Mmoires). Laffont, 1989.. 
Traduit en espagnol, italien, portugais.
O allons-nous ? Messidor, Paris, 1990.
Intgrismes . d. Belfond. 1990. Traduit en arabe et en 
espagnol.

tudes sur l'ouvre de Roger Garaudy

 EN FRANCE
R.P.Cottier (O.P.), Chrtiens et Marxistes. Dialogue avec 
Roger Garaudy. Prface du Pre Chenu (O.P.), 1967.
Serge Perottino, Garaudy. ditions Seghers, collection: 
Philosophes de tous les temps, Paris, 1969; 2e dition, 
1974. Traduit en italien, portugais, espagnol.
Claude Glayman, Garaudy par Garaudy. ditions La Table 
Ronde, Paris, 1970. Traduit en japonais (Best-seller 
selected). Tokyo, 1970.
Andr Dupleix, Le Socialisme de Roger Garaudy et le 
Problme religieux, ditions Privat, Toulouse, 1971.
Robert Goulon, L'Itinraire spirituel de Roger Garaudy 
(thse). Universit de Metz, 1983.
 EN ALLEMAGNE
Wolfgang Geiger, Garaudy et le Dialogue des civilisations, 
(thse). Universit de Francfort, 1984.
 EN BELGIQUE
Salim Bustros, Socialisme, christianisme et libration de 
l'homme dans la pense de R. Garaudy (thse de thologie). 
Universit de Louvain, 1976.
Mark Bijvot, Le Marxisme du xxe sicle et le Dialogue avec 
les chrtiens chez R. Garaudy (thse). Universit de Lige, 
1978.
 EN GYPTE
Amina Assawi et Abd El Aziz Sharaf, Roger Garaudy et 
l'Islam. Prface du Cheikh d'EI Azhar: Cheikh Ahmed 
Hassan al Bakouri, directeur de la Fondation pour les 
tudes islamiques du Caire, et prsident de l'Association 
mondiale des jeunes musulmans. d. Dar'misr Littiba'ah, 
Le Caire, 1984. En arabe.
 EN ESPAGNE
R.P. Antonio Matabosch (S.J.), Roger Caraudy y la 
construccion del hombre, ditions Nova Terra, Barcelone, 
1971.
Jos Maria Aguirre Oraa, La Atitud de Roger Caraudy ante 
la religion, superacion de las perspectivas de K. Marx et F. 
Engels: de la incompatibilidad a la fecundacion reciproca 
(thse). Universit de Vitoria, 1975.
Santiago C. Ruete Fernandez, Dios y la religion en la vida y 
el pensamiento de Roger Garaudy (thse). Facult de 
philosophie de Barcelone, 1980.
Dominos Anton Garcia Fernandez, L'volution de la pense 
de Garaudy (thse). Universit de Pontevedra, 1988.
 AUX TATS-UNIS
Russel Bradner Norris, God, Marx and the Future: Dialogue 
with Roger Garaudy, Fortress Press, Philadelphie, 1974.
 EN HOLLANDE
Bob Van Geffen, Garaudy et le matrialisme chrtien 
(thse). 1984.
 EN ITALIE
Giuliana Marton, Alienazione religiosa e sue implicazioni 
morali nel pensiero di Roger Garaudy (thse de philosophie). 
Universit de Padoue, 1969-1970.
Marta Liva, Il Pensiero politico di Roger Garaudy (thse de 
philosophie). Universit de Padoue, 1970-1971.
Cosimo Cuppone, Pluralismo i dialogicita nel pensiero di 
Roger Garaudy (thse de philosophie). Universit de Lecce, 
1972-1973.
Dino Manfrin, Roger Garaudy e il problema della libert 
(thse). Facult de sociologie de Trente, 1974.
Francesca Prinzivalli, L'Estetica di Garaudy (thse). 
Universit de Padoue, 1974.
Italo Lini, Roger Garaudy: un marxista del XX secolo 
(thse). Universit de Pise, 1974.
Manuel Pagola: La Subjectividad y la Trancendencia en el 
pensimiento de Roger Garaudy (thse). Pontificia 
Universitas Lateranensis. Rome, 1974.
 AU PORTUGAL
M.F. Branco: Dialogos com Roger Garaudy, Edicoes Base, 
Lisbonne, 1979.
EN UNION SOVITIQUE
Momdjian: Marksizm i renegat Garaudy. ditions de 
l'Acadmie des sciences de l'U.R.S.S. (Naouka), Moscou, 
1973.
 EN YOUGOSLAVIE
Zdravko Munisic: Filozofska schzvatania Roger Garaudy. 
(Les recherches philosophiques de Roger Garaudy). ditions 
Slovo, Belgrade, 1972.
 AU ZAIRE
Lemba-Tiebwa: Fondements philosophiques du socialisme 
de Roger Garaudy. Pour une remise en question du 
socialisme africain (thse). Universit Lumumbashi, 1982.





TABLE DES MATIERES


Pourquoi ce livre ?				7
Introduction				15

Les mythes thologiques			
	1. Le mythe de la "promesse" :		
	Terre promise ou terre conquise ?				29
	2. Le mythe du "peuple lu".				41
	3. Le mythe de Josu :		
	La purification ethnique.				49

Les mythes du XXe sicle				
	1. Le mythe de l'antifascisme sioniste.			65
	2. Le mythe de la justice de Nuremberg.		91
	3. Le mythe des "six millions" (l'Holocauste).	151
	4. Le mythe de la "terre sans peuple".		169

L'utilisation politique du mythe				
	1. Le lobby aux tats-Unis.				193
	2. Le lobby en France.			213
	3. Le miracle isralien :		
	le financement extrieur.			231
		
Conclusion				243


Annexe : Les Nouveaux historiens en Isral.		263

Bibliograpie des ouvres de Roger Garaudy.		269
tudes sur l'auteur.				274
  - Cf. A. Alt, "Der Gott der Vter" (1929), in A. Alt, Kleine Schriften zur 
Geschichte des Volkes Israel, I, Munich, 1953  (= 1963), p. 1-78 (tr. angl. in 
"Essays on old Testament History and Religion, Oxford, Blackwell, 1966, 
p. 1-77 ; "Die Landnahme der Israeliten in Palstina" (1925), in Kleine 
Schriften , I, p.89-125 (tr. angl. idem, p. 133-169) .
1-  La lecture des textes sacrs du Moyen-Orient nous montre que tous 
les peuples y ont reu des promesses semblables de leur dieu leur 
promettant la terre, de la Msopotamie  l'Egypte, en passant par les 
Hittites.
En Egypte, sur la stle de Karnak, dresse par Toutmosis III (entre 1480 
et 1475 av. J.C.) pour clbrer les victoires qu'il avait accumules sur la 
route de Gaza, Megiddo, Qadesh, et jusqu' Karkemish (sur l'Euphrate), 
le dieu dclare :  je t'assigne, par dcret, la terre de long en large. Je suis 
venu et je te donne d'craser la terre d'Occident. 
A l'autre bout du "croissant fertile", en Msopotamie, dans la 6me 
tablette du "Pome babylonien de la cration", le dieu, Mardouk, _xe  
chacun son lot (verset 46), et pour sceller l'Alliance ordonne de 
construire Babylone et son temple .(a)
Entre les deux, les Hittites chantent  Arinna, la desse solaire :
Tu veilles sur la scurit des cieux et de la terre 
Tu tablis les frontires du pays.  (b)
Si les Hbreux n'avaient pas reu une telle promesse, alors ils 
constitueraient vraiment une exception ! (c)
(a) - "Les religions du Proche-Orient", par Ren Labet, d. Fayard, 
1970, p. 60.
(b) - Ibidem p. 557.
(c) - Voir, sur la promesse, la thse du Pre Landouzies,  l'lnstitut 
catholique de Paris., sur "Le don de la terre de Palestine"(1974), pp. 
10-15. 
  - - T.O.B =Traduction Oecumnique de la Bible.
 - Mircea Eliade. "Histoire des croyances et des ides religieuses" (T.I., p. 
l90).
 - ibidem. p. 191.
 . Plus de 30 % des Amricains de la Brigade Abraham Lincoln taient 
des juifs, que dnonait la presse sioniste, parce qu'ils se battaient en 
Espagne, au lieu de venir en Palestine. Dans la Brigade Dombrovski, sur 
5000 Polonais, 2250 taient juifs. Ces juifs hroIques qui luttrent sur 
tous les fronts du monde avec les forces antifascistes, les dirigeants 
sionistes, dans un article de leur reprsentant  Londres, intitul : Les 
Juifs doivent-ils participer aux mouvements antifascistes ? rpondait  : 
Non !_ et fixaient l'objectif unique : La construction de la terre 
d'Isral. (Source : Jewish Life, avril 1938, p. 11)
 .Imaginons qu' ce tribunal aient sig des reprsentants des 
pays neutres, ou des reprsentnts des pays coloniss : Indiens 
d'Asie ou d'Amrique, Noirs d'Afrique, Asiatiques, qui subissaient 
depuis 500 ans une domination froce qu'Hitler avait inflig  des 
blancs.

 .En 1919, le clbre conomiste Lord George Maynard Keynes, 
disait : Avec un tel trait, dans vingt ans vous aurez une nouvelle 
guerre.
 . Les rfrences rduites  un nombre renvoient au minutes du procs 
de Toronto de 1988, publies par Barbara Kulaszka, Toronto, aot 1992.
 .Dans son livre The Jewish paradox (Grosset & Dunlap, 1978, p. 
122) le Docteur Goldman prcise : Pendant la guerre, le Congrs mondial 
juif a mis en place un institut pour les affaires juives  New York. Les 
directeurs taient deux grands juristes juifs lithuaniens, Jacob et 
Nehemiah Robinson. Grce  leur apport, l'institut a labor deux ides 
totalement rvolutionnaires : le tribunal de Nuremberg et les rparations 
allemandes.

  Rfrence au minutes du Procs de Toronto de 1988. (rappel)
 .Elle permet en effet de faire dire n'importe quoi  n'importe quoi. 
Pendant l'occupation, un message cod de Londres, par exemple : 
N'oublie pas le rendez-vous avec Marguerite pouvait signifier : Faites 
sauter tel pont
 - I.M.T. sont les initiales du "International Military Trial" o furent 
jugs les plus hauts responsables du rgime hitlrien.
N.M.T. (Nuremberg Military Trials) dsigne un ensemble de procs 
ultrieurs visant des criminels moins importants, bien que certains de 
ces accuss aient comparu dans plusieurs de ces procs. C'est le cas du 
Gnral Ohlendorf, inculp dans le 9me de ces procs (Volume 4 du 
N.M.T.).
  The American Jewish Year Book, n  5702, du 22 septembre 1941 au 11 
septembre 1942, vol. 43, publi  Philadelphie par The jewish publication 
society of America, indique  la page 666, qu'aprs l'expansion maxima 
nazie, jusqu'en Russie, et en comptant ceux des juifs rests en 
Allemagne, en 1941, il y avait en Europe soumise  l'Allemagne trois 
million cent dix mille sept cent vingt deux (!) juifs.
Comment en exterminer six millions ?
  Contredisant ainsi une fois de plus les "dcisions" de Nuremberg qui 
se fondaient sur l'existence de "gazages" dans ces camps. Mr Martin 
Broszat devint, en 1972, Directeur de l'Institut d'histoire contemporaine 
de Munich. La rvlation tait d'autant plus importante qu'une quantit 
de "tmoignages" de "tmoins oculaires" avaient affirm l'existence de 
chambres  gaz dans ces camps et qu'une mise en scne "reconstituant" 
la "chambre  gaz" de Dachau tait le document qui impressionnait le 
plus fortement les visiteurs.
Au tribunal de Nuremberg, Sir Harley Shawcross, le 26 juillet 1946, 
mentionne des chambres  gaz non seulement  Auschwitz et  
Treblinka, mais aussi  Dachau.. (TMI, tome 19, p. 4563)
  - Rien n'a chang  cette attitude depuis un demi-sicle. Le grand 
Rabbin de France Joseph Sitruk dclarait  Jrusalem au Premier 
Ministre isralien Itzhac Shamir :  chaque Juif franais est un 
reprsentant d'Isral... Soyez assur que chaque Juif en France est un 
dfenseur de ce que vous dfendez.
Source : Radio isralienne du lundi 9 juillet 1990. Repris par "Le Monde" 
du 12 et du 13 juillet 1990 et par le quotidien de la Communaut juive de 
France : "Jour J", du jeudi 12 juillet 1990 o il ajoutait :  Il n'y a pas 
dans mon esprit la moindre ide d'une double allgeance.  On et pu en 
effet s'y tromper !


 


